L’édito du TC par Michel Marc. Le piège de la désunion à gauche

Il nous faut regarder la réalité en face. En France et dans le département, des communes seront « abandonnées » à la droite ou à l’extrême droite. Les difficultés à rassembler l’ensemble des « progressistes » sont toujours là, présentes. Et ce plutôt dans les grandes villes. Les socles de résistance locale aux mauvais coups portés par les gouvernements successifs risquent de s’effondrer. Les acquis environnementaux, humains et sociaux, l’attention portée aux services publics de proximité (crèches, écoles, culture, santé, vie associative…) seront, sans aucun doute possible, mis en danger par de nouvelles majorités libérales. Nous évoquons là les quatre plus grandes villes de France, Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux, pour ne parler que des communes les plus importantes administrées par la gauche. Inadmissible.

Ajoutons que d’importantes communes (Le Havre, Nîmes…) pourraient être gagnées sans ces désaccords tenaces.

Au soir du second tour, nous risquons la gueule de bois, voire le coma. Ces difficultés installées, de même nature, persistent douloureusement dans la plus grande ville du département, Perpignan. Deux listes à gauche, identifiées, et une troisième qui, en l’état, prétend rassembler du PS à la droite. Le risque est pris qu’aucune de ces listes ne parviennent à se qualifier pour le second tour. Le pari est mortifère. Les citoyens sont mécontents. Le traumatisme laissera des blessures importantes. Et pour longtemps.

Les villes moyennes et les villages s’en sortent mieux. Les statistiques le disent. Il y aura plus de listes d’union à gauche qu’aux précédentes élections en France. Souvent sans LFI. Pour autant, le quotidien l’Humanité met les pieds dans le plat. « Les divisions entretenues par le PS et par LFI pourraient conduire à de sévères échecs électoraux », et, plus loin dans l’article, « les Insoumis jouent un jeu dangereux (…). LFI mène une autre stratégie : elle entend faire le plus gros score possible pour être présente et en situation de force au second tout pour négocier ». À Perpignan, les Insoumis étaient, depuis le début (automne 2024) invités à un travail en commun. Ils ne l’ont pas souhaité.

Elne. Les candidats confrontent leurs projets pour le centre-ville (L’Indep)

Ce mardi 20 janvier, le premier des 25 débats qu’organise L’indépendant à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains a réuni les quatre candidats déclarés à la mairie d’Elne. Ces derniers ont notamment débattu de la redynamisation du centre-ville. Extraits choisis.

Ils étaient tous présents. Ce mardi 20 janvier en fin d’après-midi, les quatre candidats déclarés en vue de l’élection municipale d’Elne étaient tous rassemblés sur le même plateau dans les locaux perpignanais de L’Indépendant. Le maire sortant, Nicolas Garcia, qui mène la liste « Elna endavant »« En avant Elne » en binôme avec André Trives. S’est confronté pour l’occasion à Marie-Ange Izquierdo pour « Elne autrement », Christelle Jimenez d’« Elne pour tous » et Steve Fortel d’« Elne à cœur ». Une grande partie de ce débat a tourné autour de la redynamisation du centre-ville.

« Les centres-villes connaissent tous des difficultés », a rappelé Nicolas Garcia, « Dernièrement, au moins cinq commerces se sont installés en cœur de ville. Mais cela reste insuffisant. Nous allons rendre le cœur de ville en partie piéton, sauf pour les riverains, et revitaliser la ville basse. Autour de la salle Héléna, où nous comptons rénover le théâtre à l’italienne et aménager un lieu de vie, nous préemptons chaque fois que c’est possible des bâtiments pour les mettre ensuite a disposition des commerçants ».

Sur le même thème, Marie-Ange Izquierdo a estimé qu’il convenait entre autres de « revoir le plan de circulation », de « travailler sur la propreté » et de « soutenir les commerces ». « Concernant la salle Helena, nous sommes en pourparlers pour la réhabiliter dans le cadre d’un partenariat public-privé. Nous voulons en faire un lieu de rencontre intergénérationnel et une salle polyvalente et culturelle », a t-elle expliqué.

Quel avenir pour la salle Héléna ?

De son côté, Christelle Jimenez a pris le contrepied. « Pour nous, la priorité, ce n’est pas la salle Héléna, mais de refaire venir des commerces Il va aussi de soi qu’il faut travailler sur le stationnement. Il faut redonner un cœur à cette belle ville en lien avec le patrimoine. Par exemple en mettant en place un balisage pour inciter les enfants à découvrir l’histoire de la ville ».

Quant à Steve Fortel, il a pour sa part émis l’idée de « faire des halles » à la salle Héléna. « Je ne pense pas qu’il faille faire une ville piétonne pour redonner de l’attractivité au centre-ville », a-t-il jugé. « Il faut plutôt ajouter des stationnements à durée limitée et revoir le plan de circulation. Pour redynamiser le centre-ville, il faut aussi impliquer les commerçants, les habitants, mais aussi les associations, pour y ramener des fêtes traditionnelles et populaires ».

Nicolas Garcia a repris la balle au bond en rappelant qu’Elne avait tout de même déjà
« 800 places de parking autour du cœur de ville ». Coté bilan, le maire sortant n’a pas non plus manqué de mettre en avant le centre de santé communal qu’il a mis en place.

Autre sujet évoqué, la tendance politique de Steve Fortel, notamment connu pour avoir été membre du Parti nationaliste français (extrême droite). « Ceci, c’est du passé », a assuré ce dernier, qui se revendique aujourd’hui à la tête d’une liste « sans étiquette ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 janvier 2026)

Cabestany. La déchirure du RN, une aubaine pour la maire sortante ? (L’Indep)

Édith Pugnet, maire communiste de Cabestany, assiste aux querelles du Rassemblement national sur sa commune pour le scrutin du 15 et 22 mars 2026. Après avoir retire son investiture à Jean-Pierre Brazès, le parti de Louis Aliot l’a finalement donné à Olivier Mas. Deux listes, revendiquées a l’extrême droite de l’échiquier politique devraient donc se présenter aux municipales. Une dispersion des voix qui pourrait être de bon augure pour la maire sortante.

Elle regarde ses opposants se déchirer, de loin, tout en tentant d’afficher la plus grande « sérénité » possible. Édith Pugnet, la maire sortante de Cabestany, assiste sur sa commune à la polémique qui est née à l’opposé de son bord politique, l’extrême droite.

Pour le contexte: Jean-Pierre Brazès s’est vu retirer son investiture par le Rassemblement national le 10 janvier. Raisons principales invoquées par le parti de Louis Aliot : la présence d’élus Reconquête sur la liste, mais aussi de l’ex-compagne d’Yvan Benedetti, militant de l’ultra-droite déjà exclu du Front national en 2012. Le RN a finalement envoyé dans la course aux municipales Olivier Mas, administrateur du théâtre de l’Archipel. Cet ancien colistier de Jean-Pierre Brazès a moins d’un mois pour constituer une liste de 33 noms + 2. Quant à Jean-Pierre Brazès, il a assuré maintenir sa candidature.

« À Cabestany, il n’est un secret pour personne que l’ex compagne d’Yvan Benedetti réside sur la commune, ni qu’elle est présente sur la liste de Jean-Pierre Brazès depuis un moment », assure Édith Pugnet. « De la même manière, quand on vit à Cabestany, on peut apercevoir Yvan Benedetti quelque fois dans la commune. J’avoue avoir du mal à comprendre la polémique soudaine née au RN sur ce sujet. Car rien de tout cela n’était un secret. Quant aux candidats Reconquête présents sur cette liste, ils étaient aux côtés de Louis Aliot lors de l’inauguration de la permanence de Jean-Pierre Brazès… ».

Si les deux candidats arrivent à monter leur liste, cette dispersion des voix à l’extrême droite pourrait être une aubaine pour la maire sortante. Car, même si son opposant Éric Poupet est aussi engagé dans le scrutin à Cabestany, le RN semble bien être le principal concurrent de l’élue communiste. « Je reste prudente car on n’est jamais à l’abri qu’ils (Jean-Pierre Brazès et Olivier Mas, NDLR) se remettent ensemble », commente-t-elle. « Mais je suis sereine et confiante. En revanche, je suis très en colère pour tous les habitants de Cabestany. Ils méritent mieux que cette guéguerre fratricide. Pour monter une liste, il faut s’y prendre à l’avance, se connaître et proposer un vrai programme ».

La maire sortante argumente en annonçant repartir, elle, avec la moitié de son équipe.
Des colistiers aux profils assurés pluriels car sur les 33 noms + 2 qui l’accompagnent, « 19 sont encartés dans aucun parti. Mais ils sont des membres actifs de Cabestany, que ce soit dans des associations culturelles et sportives ou dans les quartiers ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 janvier 2026)

Canet-en-Roussillon. Nadine Pons candidate à gauche (L’Indep)

Avec sa liste « La gauche écologiste et solidaire pour Canet », Nadine Pons se lance dans la campagne.

Nadine Pons est candidate aux prochaines élections municipales. Née dans la commune, où elle vit depuis toujours, cette enseignante retraitée, mère de deux enfants, est engagée de longue date dans la vie politique et associative locale. Élue de gauche depuis 2001, elle a mené des actions féministes, humanitaires et contre les discriminations au sein de plusieurs associations du département.

Sa candidature vise à offrir une « alternative politique dans la deuxième ville du département ». Elle met en avant des valeurs de justice sociale, de tolérance, de droit au logement et d’accès à la culture et au sport. Pour Nadine Pons, « la commune reste un échelon essentiel pour répondre aux besoins quotidiens des habitants et porter des politiques publiques de proximité ».

Présente au conseil municipal depuis de nombreuses années, son équipe revendique une expérience locale. Selon la candidate, « plusieurs propositions portées par son groupe ont été reprises par la majorité municipale, notamment le centre municipal de santé », inscrit dans son programme dès 2014.

Une épicerie solidaire

Pour le prochain mandat, elle défend « la création d’une médiathèque, d’un centre de loisirs et d’un complexe sportif pour les associations ». La sécurité serait abordée de manière globale, en lien avec la précarité, avec notamment la création d’une épicerie solidaire.

Le programme comprend également un service public du numérique, le dispositif Territoire zéro chômeur et une ferme municipale. La transition écologique occupe une place centrale, avec « la création d’une ceinture verte, la végétalisation de l’espace public, la préservation de l’étang et le développement des mobilités douces », avance-t-elle. Le projet prévoit aussi le soutien à l’Arboretum et à son espace agricole.

Parmi les priorités figurent « le logement, le vieillissement de la population et la solidarité ». Nadine Pons plaide pour « une augmentation du logement social et souhaite renforcer le CCAS, dont la subvention municipale est, selon elle, inchangée depuis 2014, afin d’améliorer l’accompagnement des publics fragiles ». L’emploi serait soutenu par l’économie sociale et solidaire, notamment autour des métiers de la mer, de l’étang et de l’agriculture locale.

Nadine Pons annoncera officiellement sa candidature ce jeudi 15 janvier à 11h aux voiles rouges.

Soraya Gayraud-Mehentel (L’Indépendant, le 15 janvier 2026)

Vernet-les-Bains. Municipales : Pierre Serra est candidat à la mairie (L’Indep)

Agé de 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et en université, Pierre Serra, élu de l’opposition, se présente pour les élections municipales. Il est à la tête de la liste « Vernet-les-Bains nous rassemble ». Défenseur actif de la citoyenneté, des services publics, de la santé, du monde agricole, cofondateur de l’Université populaire de Perpignan, animateur sportif, il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

« Ce sont les échanges avec les Vernétois et l’état de la ville qui m’ont décidé. Les ressentis de la population et les constats, ainsi que l’attachement des candidats de ma liste au collectif et à l’ouverture ont forgé notre résolution de rassembler les qualités et volontés de chacun, sans discrimination. Nos axes prioritaires sont la maîtrise de la fiscalité locale qui bat tous les records, la santé et les services publics qui nécessitent des actions fortes pour une population particulièrement en besoin. L’état général du village mérite un plan clair. Enfin bien sûr, nous avons une véritable ambition pour la culture au sens large, divertissante et formatrice ».

Afin de mener à bien ce projet, Pierre Serra et son équipe souhaitent « travailler avec tous pour améliorer fortement le fonctionnement démocratique ». Ce qui passe par la création de commissions extra-communales. « Ce seront réellement des lieux de décision identifiés, tout au long du mandat où chacun pourra s’impliquer. Des lieux de pouvoir citoyen. Nous avons déjà des volontaires avec des projets », poursuit le candidat.

La liste désire par ailleurs « redéfinir un véritable projet intercommunautaire au service équitable de toutes les communes du territoire ».

Pour l’ensemble de ces projets, Pierre Serra affirme qu’il faut « être réalistes et rigoureux. Pour un premier mandat, nous nous concentrerons sur la voirie. En partenariat avec les acteurs concernés, nous aurons une réflexion pour la mise à disposition d’un accès libre à des eaux chaudes pour tous ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

Estagel. Hugo Roquere, candidat du rassemblement à gauche (L’Indep)

Âgé de 32 ans, né et ayant grandi à Estagel, Hugo Roquere, tête de la liste « Estagel, nouveau souffle », n’est pas un inconnu de la vie publique locale. Engagé très jeune, il devient conseiller municipal à seulement 21 ans, de 2014 à 2020. Aujourd’hui, il est animateur de La France insoumise (LFI) dans les Fenouillèdes. Petit-fils d’Antoine Sarda, il revendique « un héritage politique fondé sur le sens de l’intérêt général ». Après sept années passées comme agent d’entretien dans les collèges, il reprend des études en sociologie.

Désigné pour conduire cette liste de rassemblement à gauche, il se dit « très honoré » de la confiance accordée. La création de cette liste trouve son origine dans un constat partagé par ses membres: depuis six ans, une perte progressive des valeurs humanistes et solidaires au sein du village. « La progression d’Estagel s’est faite essentiellement sous l’impulsion de politiques de la communauté urbaine, sans réelle concertation avec les habitants, ni ligne directrice claire », explique-t-il.

En 2020, alors conseiller municipal aux côtés de Robert Semper, il avait dénoncé cette orientation avant de se retirer du conseil. Face au risque d’une victoire de la droite, aucune liste de gauche n’avait alors été présentée. Aujourd’hui, le contexte est différent : « Nous avons décidé de réagir face à l’immobilisme et de proposer une alternative pour remplacer la municipalité sortante ».

La liste réunit LFI, le Parti communiste et des citoyens engagés. Elle s’inscrit dans une dynamique de rassemblement de la gauche, avec pour boussole le programme du Nouveau Front populaire (NFP). Parmi les priorités annoncées, l’instauration d’une véritable démocratie locale avec la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, d’une charte des élus et d’un référendum révocatoire.

Sur le plan social et éducatif, la liste défend une cantine scolaire 100 % bio et gratuite. L’ambition affichée est de bâtir « une commune humaniste et solidaire, qui protège, accompagne et n’abandonne personne », en plaçant le lien social au cœur de l’action municipale. En citant le sociologue Pierre Bourdieu, « Pour changer la vie, il faudrait commencer par changer la vie politique », le candidat conclut : « Alors, changeons la ensemble ».

L’Indépendant, le 12 janvier 2026

Une permanence de campagne est assurée tous les lundis de 17h à 19h et les samedis de 9h30 à 12h à la Maison des communistes Antoine-Sarda, 6 rue Philippe-Morat.

Municipales 2026 : Propositions pour l’égalité réelle des personnes handicapées dans toutes les communes de France

Préambule

Alors que les communes préparent le dernier budget du mandat, ce sont plus de 7 milliards de coupes budgétaires en 2025, qui frappent tous les échelons de collectivités territoriales, depuis la commune jusqu’à la région et auront des répercussions profondes sur l’action publique dans tous les domaines. À croire, comme le dit si bien Philippe Rio, président de la Coop des Elu.e.s communistes, républicain.e.s et citoyen.n.es, que les idées de l’Argentin Milei ou d’Elon Musk ont infusé les esprits pour mieux détruire nos services publics.

À un an des élections municipales, alors que la marche à la guerre justifie tous les reculs sociaux, et que montent les extrêmes droites, la commission des droits des personnes handicapées énonce dans cette note des pistes de réflexion et des propositions-socle, dont l’ensemble des camarades, déjà en responsabilité et en renouvellement de mandat, ou candidat.es, ou encore militant.es, pourront s’emparer pour alimenter leur projet municipal sur la question des droits des personnes handicapées.

Car si « le handicap » n’est pas directement ou de façon universelle une compétence communale ou intercommunale, les personnes handicapées –qui comptent bien souvent parmi les plus pauvres et précarisé.es de nos villes et village– ont comme premier interlocuteur le ou la Maire. En cela, elles et ils ne différent guère des autres habitant.es !

Mais nos élu.es et futur.es élu.es doivent avant tout adopter une approche par les droits des personnes handicapées et lutter contre toutes les discriminations, y compris validistes, qui frappent leurs administré.es. C’est pourquoi nous préconisons des délégations « handicap » centrées sur la lutte contre les discriminations et les stéréotypes validistes. C’est déjà le cas à Bordeaux par exemple.

Il nous faut plus que jamais résister, expérimenter localement ce que pourrait être une société de l’humain d’abord, et répondre aux besoins sociaux et aux aspirations de nos concitoyens.nes handicapé.es à être partie intégrante de cette société. Démontrer que nous sommes et serons des élu.es aux côtés de toutes et tous, car nous portons un projet de société transformateur et non gestionnaire !

Enfin, n’oublions pas que les personnes handicapées peuvent être candidat.es et élu.es : trop peu nombreuses aujourd’hui au vu des obstacles (seulement une centaine, tous échelons confondus, dont une majorité au niveau municipal, selon le dernier décompte de l’étude HandiPpolitique), nous devons favoriser concrètement leur participation sur nos listes, en nombre mais aussi par des moyens leur permettant une participation pleine et entière.

Accessibilité universelle du bâti et de l’espace public

L’inaccessibilité de l’espace public est la cause première de l’exclusion des personnes handicapées dans nos villes et nos villages. L’accessibilité de tout à toutes et tous est la condition préalable de la citoyenneté des personnes handicapées mais l’action publique a été largement défaillante depuis 2005 pour remplir cette condition, et même depuis 1975, date de la première loi handicap : reports successifs, absence de planification et de financements suffisants, insuffisance de l’accompagnement technique, manque de contrôles et de sanctions…

Propositions

  • Ressusciter les Plans d’Accessibilité de la Voirie et de l’Espace public (PAVE) et les transformer en outils de planification à moyen et long terme (exemple de Valenton -94) des travaux d’aménagement de la voirie ;
  • Associer les Commissions communales et intercommunales d’accessibilité à cette programmation : au-delà des réunions obligatoires et attendues de ces instances, en élargir la composition à des usager.es pour s’appuyer sur leur expertise du quotidien et leur connaissance des cheminements dans les quartiers ;
  • La mise en accessibilité du domaine et des ERP publics doit être pensée de façon globale : continuité du cheminement sans obstacle ni détours inutiles et avec un repérage sensoriel facilité, espaces de repos et de calme.

Les événements temporaires ou ponctuels doivent être pensés pour être accessibles à toutes et tous, y compris les marchés alimentaires et marchés de Noël. Les dossiers d’autorisations de manifestations ou événements sur le domaine public peuvent inclure les niveaux requis en matière d’accessibilité (implantation, organisation, accueil du public, communication). Il convient aussi de ne pas négliger les parcs et jardins, les terrasses et les étalages, ainsi que de veiller à ce que les chantiers ne dégradent pas l’accessibilité et la sécurité de toutes et tous.

  • Accessibilité des ERP sportifs : stades, gymnases, piscines… doivent être accessibles mais également permettre réellement la pratique sportive des personnes handicapées. Conditionner les subventions des associations sportives à un accueil inconditionnel, proposer un bonus financier (exemple de Bordeaux : bonus PH, égalité femmes-hommes, QPV), les accompagner dans la formation de leurs dirigeants et éducateurs pour mener un projet associatif et sportif inclusif. Dans le cas de financements du sport au niveau professionnel, exiger un engagement exemplaire dans le cadre des missions d’intérêt général liées à ces financements ;
  • Accessibilité des ERP culturels : accessibilité des lieux, bien sûr, mais aussi des spectacles (audiodescription, LSF, surtitrage), de la pratique artistique et culturelle et de l’information (programmes en FALC et en gros caractères). Visibiliser les artistes en situation de handicap et s’assurer qu’ils prennent toute leur place dans la programmation des scènes municipales.

Exemple à Bordeaux : un programme universel, en FALC, de Nuit des musées ; résidence d’un artiste sourd avec aménagements, partage d’information entre les établissements culturels.

Le Maire étant consulté pour avis sur les dérogations à l’accessibilité des ERP par les services préfectoraux (Commission consultative de sécurité et d’accessibilité), une vigilance doit être de mise afin de d’éviter l’inaccessibilité sans justification réelle de certains ERP privés.

Logement

  • Susciter le recensement des logements sociaux accessibles par les bailleurs. C’est d’ailleurs une des missions des commissions intercommunales pour l’accessibilité.
  • Travailler avec les bailleurs pour améliorer leur taux de logements accessibles. Anticiper les aménagements accessibles ou facilement modulables dès la conception de nouveaux programmes. Cette réflexion n’amène pas forcément de surcoûts. Ils sont en tout cas bien moindres qu’en cas d’aménagements à réaliser a posteriori.
  • Mettre en place un contrôle de l’accessibilité des constructions neuves via les permis de construire (logements sociaux).
  • Ne pas oublier les aides financières à l’amélioration de l’habitat en matière d’accessibilité dans les programmes d’aide à la rénovation, trop souvent centrés sur la rénovation énergétique. Cela concerne aussi bien le handicap que les enjeux liés au vieillissement de la population.

Mobilités

  • Stationnement : veiller à la qualité d’usage des places réservées, créer des places accessibles avec bornes de recharge, faire respecter la loi de mars 2015 sur la gratuité par des démarches simples.
  • Proposer ou faire proposer des alternatives au vélo en libre-service : tandems, vélos adaptés.
  • Veiller à l’accessibilité du réseau de transports. S’appuyer, dans le cadre des CCA ou des CIA, sur les préconisations des associations et des usagers.
  • Veiller à la qualité et amplitude horaire des services de transport à la demande (ne pas exclure certaines personnes handicapées de ces services).
  • Créer des navettes municipales accessibles.

Services municipaux et vie citoyenne locale

  • Créer une fonction de médiateur municipal de l’accessibilité
  • Formation de l’ensemble des élus et des agents communaux à l’approche du handicap par les droits des personnes, ainsi qu’à l’accessibilité de la communication.
  • S’assurer que les enjeux liés au handicap et à l’accessibilité irriguent l’ensemble des politiques municipales et ne soient pas limités à la seule délégation de l’élu directement concerné. Le portage politique par le maire est primordial, afin d’en faire une priorité de l’action publique. Mettre en œuvre des organisations internes pour que ces enjeux soient portés en amont, lors de la définition et la conception des projets, et non pas comme trop souvent comme un sujet « en plus », souvent traité trop tard.
  • Élaborer une feuille de route pour le recrutement et l’avancement des agents handicapés – et rendre compte publiquement des résultats. Former régulièrement les encadrants chargés des recrutements, ainsi que les représentants du personnel. Mieux faire connaître les possibilités d’aménagements de postes. Créer un groupe de référents d’agents en situation de handicap pour recueillir leur expertise (exemple à Bordeaux et Bordeaux Métropole), tant pour proposer des aménagements en interne que pour irriguer les politiques publiques.
  • Communication de la ville : accessibilité numérique du site Internet, des applications, des plateformes de services (inscriptions), des publications de réseaux sociaux, des réunions publiques et instances municipales (y compris et même surtout les conseils de quartier). Pour rappel, l’obligation légale d’accessibilité numérique sera renforcée à partir du 28 juin 2025.
  • Ouvrir la ville aux établissements médico-sociaux présents sur son territoire ;
  • Veiller à l’accessibilité (au-delà du bâti) des bureaux et opérations de vote (braille, gros caractères), faciliter la participation d’assesseurs-seuses handicapé.es)

Exemple de Paris (liste d’émargement en gros caractères, étiquettes en Braille) et de Bordeaux (LSF pour un assesseur sourd à l’ouverture et fermeture d’un bureau de vote, FALC et vidéo explicative des opérations de vote).

  • Avoir 10 % de personnes handicapées sur nos listes municipales et créer les conditions de leur pleine participation à la campagne, comme à l’exercice du mandat. Les possibilités de financement de l’accessibilité comme de la compensation sont aujourd’hui très limitées dans les textes réglementaires mais nous devons faire preuve d’exemplarité dans les communes où nous sommes en responsabilité, et apporter notre soutien politique aux évolutions réglementaires et législatives nécessaires.

Enfance, scolarité

  • Proposer un accompagnement des parents faisant face à l’annonce d’un handicap ;
  • Mettre en œuvre des centres ressources pour les familles.
  • Travailler des dispositifs passerelles, notamment entre la crèche et l’école maternelle.
  • Accompagner les familles dans leurs démarches auprès de la MDPH, la notification des droits liés à l’enfance ayant le plus souvent les délais les plus longs.
  • Mettre en œuvre des relations de proximité entre services municipaux et représentants de l’Éducation nationale pour régler au plus vite les situations d’élèves avec notification d’aide humaine mais ne disposant pas d’accompagnant ou d’aménagements.
  • Programmer l’accessibilité universelle des établissements scolaires, des crèches, des lieux d’accueil de loisirs et des services à la jeunesse (y compris les sorties)
  • Proposer un accueil inconditionnel, avec accompagnement, de tous les enfants.

Accès aux droits

  • Accompagner les habitant.es handicapé.es dans leurs démarches auprès de la MDPH : pôle handicap du CCAS ou CIAS, conventionnement avec la MDPH.
  • Accueil et accompagnement accessible des CCAS et CIAS : permanences renforcées et accessibles.
  • Assurer un accueil permettant de faire connaître et mettre en relation avec les différents interlocuteurs (municipaux, institutionnels, associatifs).
  • Proposer des avances financières, en amont du versement des droits par le Département (PCH).
  • Accompagnement des aidant.es : information sur les réseaux d’acteurs, aides aux démarches, aide psychologique, mise en œuvre de dispositifs de répit.

Prades. Aude Vives : « Le seul constat est que Prades décline » (L’Indep)

Aude Vives, conseillère municipale et communautaire mais aussi vice-présidente du département en charge du tourisme, se lance officiellement dans la bataille. Après un premier mandat dans l’opposition, la quadragénaire espère bien faire valoir son expérience lors des élections qui se profilent les 15 et 22 mars 2026.

Aude Vives pourquoi vous présentez-vous ?

C’est tout simplement la continuité de mon engagement pour le territoire. J’ai envie de continuer à mettre mes compétences, mes connaissances et mon réseau au service de Prades. Il y a aussi un besoin de changement, c’est une demande de la part de nombreux Pradéens.

Aux précédentes élections, il y avait eu une alliance avec le candidat écologiste Nicolas Berjoan. En 2026, ce ne sera pas le cas avec David Berrué, pourquoi ?

J’ai envie de m’extraire des injonctions partisanes, de cette binarité qui enferme. C’est pour ça que notre liste « Pour les Pradéens » est sans étiquette et c’est pour ça aussi qu’il n’y a pas d’alliance avec un autre candidat. Lors des élections municipales, nous devons former une unité autour des Pradéens. Je n’ai pas envie d’attendre une réponse qui vienne de Paris ou d’où que ce soit, nous devons être maitres de nos décisions.

Quel regard portez-vous sur le mandat qui se termine ?

C’est clairement un mandat subi, il n’y avait pas de projet. Le seul gros projet de la mandature est la reconstruction du centre technique municipal (NDLR, en partie détruit par l’incendie en juin 2023) qui va mettre a mal les finances de la commune. Il n’ya pas de bilan ! Le seul constat est que Prades décline.

Que faire alors pour inverser la tendance selon vous ?

Il faut revitaliser Prades dans son ensemble, le centre-ville mais également les quartiers. Il faut retisser du lien social, avoir des élus continuellement sur le terrain, disponibles et à l’écoute, qui répondent aux sollicitations. D’ailleurs, nous allons commencer avec d’ores et deja huit rendez-vous donnés aux Pradéens pour parler de la ville avec eux (première rencontre le samedi 10 janvier, 15h30, au square Henri-Lapassat). Le but et d’écouter leurs besoins, leurs préoccupations et leurs propositions.

Est-ce que vous avez déjà des projets qui émergent ?

Ce qui est sûr c’est qu’une remise à plat de la fiscalité s’impose. Nous subissons une pression fiscale trop forte. Nous souhaitons trouver d’autres recettes en cherchant des dispositifs, des subventions, des appels à manifestation d’intérêt.. En tout cas, tout nouveau projet ne pourra se faire qu’en informant et en expliquant afin d’impliquer davantage les Pradéens Aujourd’hui personne n’est au courant de rien. C’est fermé, à l’image de l’hôtel de ville qui est inaccessible. C’est un symbole mais il en dit tellement long. Nous voulons appliquer des méthodes de travail différentes. Ne pas prendre des décisions entre soi mais inclure les Pradéens.

Un mot sur le thème à la mode : la sécurité ?

Il faut évidemment lutter contre ce sentiment de peur. Mais cela se fera tout naturellement en ré-investissant le centre-ville, en s’occupant de la population en errance et en faisant en sorte que chacun trouve sa place.

Si vous êtes élue, serez-vous candidate à la présidence de la communauté de communes Conflent Canigó ?

Oui ! La Communauté de communes porte des compétences extrêmement importantes comme le développement économique ou encore l’enfance jeunesse. Il est important qu’une ville comme Prades soit fédératrice et que toutes les petites communes aient leur place dans cette structure. Ceci afin de développer des projets communs bénéfiques pour l’ensemble du territoire.

Un dernier mot sur Prades ?

On a un capital énorme à faire émerger et à valoriser, pour les Pradéens.

Recueilli par Philippe Comas (L’Indépendant, le 8 janvier 2026)

Frédéric Dabi. « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle » (La Marseillaise)

Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, compare le scrutin de 2026 à celui de 2001 en termes de portée nationale. Il sera profondément inédit, à la fois fortement nationalisé et toujours structuré par des logiques locales.

La Marseillaise : Est-ce que ces élections municipales de 2026 vont, selon vous, présenter des caractéristiques, une tonalité spécifique, qui les rendraient assez différentes des précédentes ?

Frédéric Dabi : Oui, très clairement. D’abord parce que, sauf dissolution, ce sera le dernier scrutin avant la présidentielle de 2027. Comme en 2001, ces municipales pourront être lues comme une répétition générale, moins par leurs résultats que par la lecture politique qui en sera faite. En 2001, on avait mis en avant les victoires de la gauche à Paris, Lyon et Dijon, en occultant le nombre de villes perdues ailleurs. En 2026, il y aura une vraie bataille d’interprétation, et toutes les forces politiques peuvent se retrouver fragilisées : un PS perdant de grandes villes, une droite LR en recul, un RN qui ne perce pas, ou une France insoumise cantonnée à gêner les socialistes sans gagner de municipalités, y compris à Roubaix.
Ces élections seront donc plus politiques que les précédentes. Elles s’inscrivent aussi dans un contexte inédit, que j’appelle l’éclipse du politique à l’échelle nationale. Les Français ont le sentiment que le politique ne les écoute plus et ne parvient plus à améliorer leur situation, ce qui pourrait avoir des effets importants sur la participation. À mes yeux, ce seront des municipales très particulières.

La Marseillaise : Vous évoquez ce contexte. Est-ce que l’on sait déjà quelles sont les préoccupations des Français à la veille de ces élections ? Et est-ce qu’elles ont, elles aussi, évolué depuis 2020 ?

Frédéric Dabi : Les enquêtes récentes montrent une hiérarchie des préoccupations totalement inédite pour des municipales. La première, c’est la sécurité des personnes et des biens, un niveau que l’on n’avait plus vu depuis les régionales de 2015 ou la présidentielle de 2002. À cela s’ajoute le narcotrafic, désormais clairement identifié par les Français. Viennent ensuite l’accès aux soins et la santé, puis la dette. Ce sont des enjeux nationaux, presque régaliens, qui, faute de réponses au niveau national, redescendent vers le local et s’invitent dans les campagnes municipales. La question de l’accès aux soins ne connaît pas d’opposition simple entre métropoles et petites communes. Ces trois enjeux inédits peuvent fragiliser les maires sortants, notamment dans les petites communes, et montre que ce qui se joue au niveau national pèse directement sur le vote municipal. Les sortants peuvent néanmoins valoriser leur bilan, leur présence sur le terrain et leur capacité d’écoute, et mettre en avant d’autres sujets très appréciés localement, comme le logement, les mobilités ou le cadre de vie. Les campagnes mêleront ainsi une forte dimension nationale – sécurité, santé, dette – et des enjeux locaux, avec une homogénéisation des préoccupations sur tout le territoire.

La Marseillaise : Vous avez souligné la proximité de l’élection présidentielle, en faisant le parallèle avec 2001. Quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur la stratégie du Rassemblement national et de la France insoumise ?

Frédéric Dabi : Les deux forces dites radicales s’engagent fortement dans ces municipales, ce qui n’était pas le cas en 2020. Cela confirme que ce scrutin est perçu comme important, presque comme une répétition générale avant la présidentielle.
Mais le RN et LFI n’y vont pas avec les mêmes atouts. Pour LFI, c’est une véritable première : elle a très peu de sortants, à l’exception du maire de Faches-Thumesnil, ce qui limite ses gains potentiels, même s’il existe des possibilités à en Seine-Saint-Denis ou à Roubaix avec David Guiraud. Cela tient au fait que LFI reste une force très nationale, encore en décalage avec l’imaginaire municipal. Elle dispose néanmoins de points d’appui, notamment les scores élevés de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et d’un possible rôle d’arbitre au second tour dans plusieurs grandes villes. Mais un mauvais scrutin municipal aurait des conséquences, y compris sur la dynamique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le RN, lui, est dans une autre logique : il dispose déjà de nombreux sortants et cherche à prolonger son implantation locale, dans la continuité de législatives réussies, y compris dans des départements où il était jusque-là faible.

La Marseillaise : Ce que certains appellent « l’ancien monde », soit le PS et LR se partageant l’essentiel des collectivités locales, pourrait-il être chamboulé en 2026 pour se rapprocher du rapport de force national ? Peut-on aller vers une forme de tripartition territoriale ?

Frédéric Dabi : L’hypothèse est séduisante, mais je n’y crois pas. Il existe une étanchéité jamais vue entre le national et le local, encore renforcée par la fin du cumul des mandats. Les forces dominantes au niveau national restent faibles à l’échelle locale. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, entre 80% et 90% des villes sont toujours tenues par le PS, le PCF, les Écologistes, LR ou l’UDI. Je ne vois pas pourquoi cela changerait fondamentalement. Il peut y avoir des ajustements à la marge. LR est en difficulté et ne dominait plus guère que Nîmes parmi les grandes villes. Le PS peut perdre une grande ville. Mais il est très difficile d’imaginer que LFI, le RN ou Renaissance émergent au point de reproduire localement la tripartition nationale. Aux municipales, le dégagisme reste limité.

La Marseillaise : Est-ce que, justement, les maires sortants bénéficient toujours de cette prime au sortant ?

Frédéric Dabi : Oui, elle existe toujours, même si elle se fragilise. On observe une forme de défiance qui touche le local, notamment parce que des enjeux nationaux irriguent les campagnes municipales. Les maires font face à des exigences citoyennes inédites, et à des polémiques symboliques qui s’invitent dans la fin de mandat. Pour autant, dans les villes de plus de 10 000 habitants, les municipales restent un scrutin de stabilité. Même en 2014, année de forte alternance, environ 70% des maires sortants ont été reconduits. Mais c’est aussi un scrutin de récit : si des villes majeures comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice ou Bordeaux changeaient d’étiquette, l’impact symbolique serait considérable.

La Marseillaise : En Occitanie, est-ce que le scrutin va obéir aux mêmes logiques que dans le reste du pays ? Peut-on déjà identifier des configurations ou des villes emblématiques ?

Frédéric Dabi : Oui, globalement. Les enjeux de sécurité, de trafic de drogue et de santé y sont très concrets, et je ne vois pas pourquoi la région ferait exception. Comme ailleurs, il y aura des villes symboles. À Montpellier, Michaël Delafosse apparaît bien placé. À Nîmes, une division possible de la droite pourrait profiter à d’autres forces notamment à l’association de gauche et des écologistes autour de Vincent Bouget. À Castelnau-le-Lez, un jeune élu proche de la majorité présidentielle pourrait l’emporter. Reste le cas de Toulouse : Jean-Luc Moudenc parviendra-t-il une nouvelle fois à s’en sortir, ou la force de la gauche aux élections nationales, combinée à une possible division à gauche, peut-elle rebattre les cartes ? Comme ailleurs, il y aura des configurations locales fortes, mais sur les grandes thématiques, l’Occitanie s’inscrit dans une logique d’homogénéité avec le reste du pays.

Propos recueillis par Diego Chauvet (La Marseillaise, le 2 janvier 2026)

Cabestany. La liste « La passion de Cabestany » en course pour les municipales 2026 (L’Indep)

Conduite par Édith Pugnet, maire sortante, la liste « La passion de Cabestany » a été dévoilée lors de la restitution des ateliers autour du projet municipal, qui ont émaillé ce dernier trimestre.

Édith Pugnet la définissait comme « une liste largement ouverte et composée de citoyennes et citoyens de Cabestany qui partagent les belles valeurs de progrès social, d’humanisme, d’environnement et de citoyenneté », et dont plus de la moitié des candidates et candidats sont nouveaux. Ce sont des personnalités engagées de longue date, ou plus récemment, dans des clubs ou associations, déjà présentes sur le terrain depuis des années dans les domaines de la culture, du sport, de l’éducation, de la catalanité, de l’enfance, de la jeunesse, de la citoyenneté, de l’éducation populaire, du bien vieillir, du bien vivre ensemble et du développement économique, entre autres. « Tous ont déjà fait la démonstration de leur engagement au service des autres ».

Les colistiers

Édith Pugnet maire sortante ; François Allaigre, Sylvette Antony, Olivier Babinot, Virginie Baillette, Hervé Blanchard, Sébastien Bracq, Chantal Casimir, Stéphane Comes, Thienry Crane, Patricia Dubois, Mathieu Escudié, Antoine Figue, Alicia Font, Marie-Pierre Garcia, André Gillard, James Gillon, Christophe Emery, Alison Idalgo, Kader Khelfaoui, Cécile Lacapère, Louison Lalouette, Aurélia Lesbros, Ludivine Lorieux, Brigitte Pages, Laëtitia Pasquier, Vanessa Paya, Myriam Polato, Alais Portier, Stéphane Quintin, Alexandra Raymont, Jean-François Régnier, Élisabeth Rivas, Fabien Torrès et Marc Zarcone.

L’Indépendant, le 29 décembre 2025