Communiqué de presse du Mouvement de la Paix. Pour une solution politique au conflit entre la Russie et l’Ukraine

La France doit mettre tout son poids en faveur d’une solution politique au conflit entre la Russie et l’Ukraine. C’est la solution pour stopper l’aggravation du conflit et construire une sécurité commune en Europe.

Après les bombardements intenses de la Russie sur Kiev fin mai 2026, touchant gravement une fois de plus des populations civiles, suite, selon la Russie, à une frappe meurtrière de l’Ukraine contre un lycée de la région de Lougansk, la diplomatie russe a appelé le lundi 25 mai les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements de l’armée russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a en effet déclaré que « des frappes seront menées sur des centres de décision » et des « entreprises du complexe militaro-industriel » à Kiev, et a indiqué « Nous avertissons les ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des représentations d’organisations internationales, de la nécessité de quitter la ville dès que possible… »(1)

Le Mouvement de la paix à cette occasion rappelle sa condamnation de l’agression russe contre l’Ukraine en violation du droit international et de la Charte des Nations unies (cf déclarations antérieures).

Le Mouvement de la Paix rappelle que seule une solution diplomatique, s’inspirant par exemple des propositions avancées dans le cadre des négociations en vue des accords de Minsk était susceptible d’arrêter ces atrocités dont sont victimes les populations civiles. Le Mouvement de la paix se réjouit de la position de la Suisse qui, en tant que pays assurant la présidence de l’OSCE a déclaré le 24 février 2026 que « L’OSCE a été conçue comme un lieu de dialogue entre adversaires — non comme un club d’États partageant les mêmes vues. En temps de guerre plus encore, ce dialogue doit rester réel. Il ne peut se réduire à deux monologues parallèles. Telle est l’ambition de la présidence suisse : défendre les principes d’Helsinki et préserver cette plateforme unique de dialogue inclusif. Face au retour des logiques de puissance, nous ne devons pas marginaliser notre organisation ; nous devons la rendre opérationnelle et utile, en y apportant les réformes et le courage nécessaires. La paix exige anticipation et détermination. Il nous appartient, collectivement, de faire de l’OSCE un instrument crédible au service de la paix et de la sécurité en Europe. »(2)

Le Mouvement de la paix estime que la France doit agir dans ce sens non seulement au sein de l’OSCE mais aussi en tant que membre du conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Mouvement de la Paix estime qu’il est urgent que la France révise totalement sa politique et son positionnement en particulier au niveau européen et mette tous ses moyens diplomatiques au service de la construction d’une issue politique et donc de remettre complètement en cause ses logiques de militarisation de l’Europe, d’européanisation de l’arme nucléaire, de doublement du budget militaire, de soumission aux exigences de Trump et de l’Otan visant à augmenter les dépenses militaires ; d’augmentation du potentiel en armes nucléaires de la France en violation du TNP.

La France doit faire des propositions pour ce qui concerne le désarmement nucléaire, l’arrêt de la militarisation de l’Europe, et agir pour une sécurité commune européenne basée sur les principes réactualisés des accords d’Helsinki.

C’est la raison pour laquelle le Mouvement de la paix participera aux cotés des organisations pacifistes européennes, du bureau international de la paix, du collectif No Rearm Europe (dont fait partie le Mouvement de la Paix) à la manifestation qui aura lieu à Bruxelles le 14 juin 2026, « Le bien-être, pas la guerre »(3)

Le Mouvement de la paix
Le 9 juin 2026

(1) Article du Figaro du 26 mai 2026.
(2) Vienne, 24.02.2026 — Discours du président en exercice de l’OSCE, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, devant le Conseil permanent de l’OSCE.
(3) « Le 14 juin à 15h, nous descendrons dans les rues de Bruxelles, devant les institutions qui pilotent le réarmement de l’Europe. Avec la Plateforme Halte à la militarisation, nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les forces politiques et les parlementaires –aux niveaux européen et national– à nous rejoindre. Nous nous réunirons ensuite en assemblée pour discuter et définir les prochaines étapes d’une mobilisation européenne contre le réarmement. Le 14 juin est un point de ralliement commun, et non une date butoir. Tout au long du mois, les mouvements, les organisations et les communautés de tout le continent sont appelés à organiser leurs propres manifestations, réunions publiques et actions coordonnées ».

Wellfare NOT Warfare – La justice sociale PAS la guerre ! Manifestation à Bruxelles le 14 juin 2026 à 15h

Le Mouvement de la Paix fait partie des organisations qui appellent à cette manifestation, et est membre du Bureau International de la Paix (BIP) et du collectif Stop RearmEurope 2 qui appellent aussi à cette manifestation.

Cette manifestation est organisée par deux plateformes principales : la plateforme « Stop Militarization » en Belgique et la coalition européenne « Stop Rearm Europe ».

Départ de la manifestation : Bruxelles-Nord à 15 h (initialement 14 h , décalée à la demande de la police). Parcours en direction du quartier européen, à confirmer.

Après la manifestation, assemblée animée par Stop Rearm Europe pour discuter des stratégies futures.

Appel de la plateforme « Stop militarisation »

Les conflits se multiplient dans le monde entier, la loi du plus fort piétine de plus en plus le droit international et le multilatéralisme, l’autoritarisme gagne du terrain, les armes nucléaires continuent de menacer l’humanité et, malgré tout cela, des milliards sont dépensés dans le militaire et l’armement et dans la préparation des conflits. Ce sont les travailleurs et travailleuses, les familles et notre planète qui en paient le prix.

Nous nous opposons à la militarisation irresponsable de notre société. Nous sommes opposés aux projets de l’UE visant à dépenser 800 milliards d’euros supplémentaires en armement, argent qui est retiré des services sociaux, des soins de santé, de l’éducation, du travail, de la consolidation de la paix, de la coopération internationale, d’une transition juste et de la justice climatique. Comme en Belgique, où des économies sociales massives sont présentées comme nécessaires, tandis que des dépenses militaires supplémentaires passent sans débat.

L’Europe doit se remettre de la fièvre guerrière et arrêter de capitaliser sur un climat de peur afin de laisser à nouveau place à une perspective de paix et de désarmement, seule voie possible pour notre avenir commun. Nous appelons toutes celles tous ceux qui choisissent la paix et la justice sociale à participer à une manifestation européenne à Bruxelles pour plaider en faveur d’investissements pour la société et non dans la guerre.

Nous exigeons :

  • Pour la paix et la sécurité – des investissements dans les soins de santé, l’éducation, le travail décent, la justice, la transition climatique et la protection sociale, et non dans la militarisation de la société ;
  • Pour le respect du droit international – le respect de la Charte des Nations Unies, la défense des droits humains et des droits du travail, la promotion de la justice sociale et climatique ;
  • Pour le dialogue et la diplomatie – rassembler les peuples et les pays, plutôt que de les monter les uns contre les autres ;
  • Pour l’investissement dans la solidarité et la coopération internationales – le développement durable est la meilleure garantie d’une société stable et sécurisée, et donc le meilleur moyen de prévenir les conflits ;
  • Pour le désarmement – le contrôle des armements et le désarmement nucléaire garantissent la paix et la sécurité.

Rejoignez-nous pour une Europe de paix et de solidarité.

Invitation de la coalition « Stop rearm Europe »
dont est membre le Mouvement de la Paix

Nous assistons à des niveaux sans précédent de destruction et à une guerre contre la vie elle-même.

Les génocides sont en train d’être normalisés, les infrastructures civiles deviennent la cible privilégiée, les institutions internationales paralysées par l’inaction.

L’Europe n’est pas un spectateur.

À travers le continent, les gouvernements préparent les citoyens à la guerre, réintroduisent la conscription et détournent les ressources publiques vers la machine de guerre — tandis que l’industrie se prépare à faire du profit.

Les institutions européennes, désireuses d’apaiser la superpuissance mondiale, se contentent de soutenir les fantasmes impériaux de forces réactionnaires telles que représentées par Trump, Netanyahu et Alex Karp de Palantir : le tapis rouge est toujours déployé, les systèmes d’armes toujours exportés, leurs bombardiers réapprovisionnés. Cette nouvelle ère qu’ils souhaitent annoncer sera encore plus sombre grâce à l’expansion des logiciels testés sur les Palestiniens et conçus pour maximiser la mort et la destruction.

Nous refusons cela. Et nous nous mobilisons.

Rejoignez-nous — à Bruxelles et à travers l’Europe !

Le 14 juin à 15h, nous descendrons dans les rues de Bruxelles, devant les institutions qui mènent le réarmement de l’Europe. Avec la Plateforme Stop Militarization, nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les forces politiques et les parlementaires -aux niveaux européen et national- à se joindre à nous. Ensuite, nous nous réunirons en assemblée pour discuter et élaborer une stratégie des prochaines étapes d’une mobilisation à l’échelle européenne contre l’agenda ReArm.

Pourquoi nous mobilisons-nous ?

Au nom de la « sécurité », l’Union européenne et l’OTAN poussent une expansion militaire sans précédent. 800 milliards d’euros sont déjà réaffectés vers l’armement — des ressources retirées de la santé, de l’éducation, de l’action climatique et de la protection sociale. Au cours de la prochaine décennie, ce chiffre pourrait atteindre 6,8 000 milliards d’euros, alors que l’OTAN exerce des pressions sur les États membres pour des dépenses militaires allant jusqu’à 5 % du PIB.

C’est une économie de guerre permanente qui va transformer chaque aspect de la vie en Europe et au-delà :

  • Cela approfondit les conflits plutôt que de les résoudre. Investir des milliards dans les armes alimente les tensions mondiales et renforce la logique selon laquelle la force militaire -et non la diplomatie- est la réponse de l’Europe à chaque crise.
  • Cela accélère une course aux armements. Les pays réagiront à l’armement de leurs voisins, avec plus d’armes. Les frontières armées, la prolifération de bases militaires et la volonté d’investir dans les armes nucléaires deviendront la nouvelle norme.
  • C’est un transfert de richesse de la vie vers la destruction. Chaque euro dépensé en armes est un euro retiré de la protection sociale, de la transition juste et des services publics. Le réarmement et le démantèlement de nos systèmes de protection sociale ne font qu’un.
  • Il cible la prochaine génération. Une Europe réarmée exigera des soldats. Les jeunes seront invités à combattre et mourir dans des guerres qu’ils n’ont pas choisies. De plus, cela laissera les générations futures avec une dette encore plus importante.
  • Elle transforme nos sociétés. La militarisation entraîne la surveillance, la répression de la dissidence et un espace démocratique rétréci. La politique de guerre a toujours des conséquences autoritaires.

Nous rejetons cette direction. Nous défendons une Europe fondée sur la paix, la démocratie, les droits de l’homme, ainsi que la justice sociale et climatique — une Europe qui investit dans les soins, la solidarité et la coopération internationale plutôt que dans l’industrie de l’armement.

Informations pratiques

  • Manifestation Quand : 14 juin, 15h00. Où : Bruxelles Nord. Matériel utile (affiches, banderoles, etc.)
    https://stoprearm.org/materials/
  • Assemblée : Quand : 14 juin, 17h00 – 21h00. Où : Bruxelles près de Pl. Jean Rey. Pour toute question ou demande.

Sur le site de l’IPB (International Peace Bureau) : Welfare not Warfare! 14th of June we take the streets for peace and justice! – IPB – International Peace Bureau.

Sur le site de VREDE (Belgique) : Stop Militarisation | Vrede.

Paix et sécurité humaine selon le Mouvement de la Paix

Nos exigences pour cultiver la paix du quartier à la planète. Un autre monde est possible !

L’approche globale

Jamais les problèmes qu’affronte l’humanité n’ont été aussi graves : conflits sans fin, prolifération des armes, y compris nucléaires, atteintes à l’environnement, mauvaise gestion des ressources vitales, malnutrition et épidémies… Cependant jamais l’humanité n’a autant qu’aujourd’hui disposé de moyens (connaissances, techniques, analyses) pour résoudre ces problèmes et créer les conditions afin que chaque être humain puisse vivre en paix et en sécurité, sécurité physique, sociale, médicale, nutritive et environnementale.

Les engagements pris par les chefs d’État en l’An 2000 et réaffirmés depuis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) destinés à réduire de moitié la pauvreté dans le monde, ne sont pas tenus.

Cette situation qui plonge plus d’un milliard d’habitants de la planète dans l’extrême pauvreté, est un facteur majeur d’insécurité sociale, de violences et de conflits armés. La volonté d’une remilitarisation des relations internationales, sous la pression de certains gouvernements dont ceux engagés dans l’OTAN, se confirme.

La « sécurité humaine » conçue comme le respect des droits, individuels et collectifs, et la satisfaction des besoins, fondée sur une éthique de solidarité, doit devenir la référence commune pour promouvoir un développement durable, soutenable par la planète, partagé et respectueux de l’environnement.

Au premier rang des besoins, figure le droit pour tous de vivre en paix et en sécurité, dans des frontières garanties et reconnues, le droit de vivre sans crainte en tous lieux et à tout moment de sa vie.

Citoyens motivés, nous appelons à un sursaut civique. Pour cultiver la paix du quartier à la planète, nous mettons dans le débat des propositions pour le court, le moyen et le long terme en vue de la co-élaboration d’alternatives sous la dénomination de sécurité humaine et/ou culture de la paix.

Un 8 mai 45 sous tension à Perpignan

Ce vendredi 8 mai 2026, notre Collectif « Pour une histoire franco algérienne non falsifiée » a organisé la commémoration de l’Autre 8 mai 45 en Algérie sous forme d’un dépôt de gerbe et de prises de parole en hommage aux victimes algériennes de la répression coloniale.

Ce rassemblement pacifique, déclaré et autorisé, ne présentait aucun trouble à l’ordre public.

Or, il a fait l’objet d’une irruption de la police nationale motivée par la présence d’un drapeau palestinien, avec menace de verbalisation en application d’un arrêté que les fonctionnaires de police ont été dans l’incapacité de produire.

Chercher à dicter, par la force, aux organisateurs d’une initiative associative, qui est autorisé (ou pas) à assister à une commémoration et à s’identifier par le biais d’un étendard, interroge le respect de la liberté d’expression dont le droit de manifestation est partie intégrante.

Nous tenons donc à porter à votre connaissance cet incident qui s’inscrit dans une certaine continuité de tentatives d’intimidation, à la veille de la tenue à Perpignan du « Printemps de la liberté d’expression » … de l’extrême droite (29-31 mai 2026).

Nous adressons par ailleurs un courrier de protestation au préfet (voir ci-dessous).

Collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » : Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA) ; ASTI ; Fédération franco-algérienne ; LDH66 ; Mouvement de la Paix ; MRAP66 ; NPA66 ; PCF66 ; Pour la mémoire, contre l’oubli ; Survie

8 mai 2026 : Se souvenir et agir pour la paix et pour un monde meilleur

Le 8 mai 2026 marquera le 81e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et la défaite du nazisme.

Ce conflit, l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’humanité, a coûté la vie à plus de 60 millions de personnes. À la souffrance directe des combats se sont ajoutées celles, des irradiations générées par les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, des famines, des déportations, et de l’effondrement des systèmes de santé.

Nous n’oublions pas non plus que le 8 mai 1945 fut, en Algérie, le jour des massacres coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata. Ce souvenir nous rappelle que la paix véritable ne peut exister sans vérité, sans justice et sans reconnaissance des violences passées.

C’est dans ce contexte tragique que l’appel « Plus jamais la guerre » a trouvé sa pleine signification. Cet appel demeure d’une brûlante actualité car aujourd’hui encore, la paix est loin d’être acquise. Des conflits sanglants déchirent le monde : en Ukraine, en Palestine, en Iran, au Liban, au Soudan, en République Démocratique du Congo, et dans bien d’autres endroits. En même temps, certaines grandes puissances mettent tout en œuvre pour le retour de la loi du plus fort avec la remise en cause de l’Organisation des Nations Unies et le piétinement du droit international.

Mais le combat pour la paix ne se limite pas aux zones de guerre. En Europe, en Amérique et ailleurs, nous assistons à une résurgence inquiétante des idéologies fascistes, racistes, xénophobes. Ces idéologies menacent la démocratie, les droits fondamentaux, le vivre-ensemble.

Face à cette situation, le Mouvement de la Paix en appelle au devoir de mémoire qui implique également un devoir de vigilance et de résistance, car se souvenir, c’est aussi refuser le retour de ces idéologies mortifères et rappeler que la paix tout comme les droits sociaux n’est pas un acquis mais bel et bien un conquis de « Nous les peuples ».

Dans le même temps le droit international (et en particulier la Charte des Nations Unies) est bafoué. Les massacres, les crimes contre l’humanité, les crimes génocidaires se succèdent.

À tout moment le monde peut basculer dans une extension mondiale de la guerre incluant la possible utilisation des armes nucléaires.

Cependant l’aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité est immense. Des luttes et des résistances se font entendre un peu partout dans le monde.

Le Mouvement de la Paix appelle aujourd’hui à une « insurrection des consciences » pour créer en France et partout dans le monde une dynamique unitaire pour la paix, la justice, le respect du droit international et de tous les droits humains.

Face aux défis immenses auxquels l’humanité entière est confrontée, il n’y a pas d’autre voie que celle de la paix et de la justice.

En ce 8 mai 2026, le Mouvement de la paix réitère son appel à toutes les forces sociales, humanistes, féministes, écologistes, syndicales, pacifistes, ainsi qu’aux défenseurs des droits humains, à s’unir dans la diversité pour agir ensemble.

L’espoir existe, il réside dans la capacité des sociétés civiles à s’unir pour défendre la paix, la justice sociale et la protection de la planète. En construisant cette union à tous les niveaux, local, national, européen et mondial nous pouvons isoler ceux qui veulent la guerre et rappeler aux gouvernements leur devoir fondamental : protéger la vie et la paix, fonder une économie de paix et construire une culture de la paix et de la non-violence.

Un monde meilleur est possible ! Construisons-le, ensemble, en faisant vivre et revivre l’esprit de résistance et les énergies, en particulier des jeunesses du monde qui peuvent une fois encore conduire « Nous les peuples » à avancer dans la construction d’un monde meilleur où il fera bon vivre ensemble.

Le Mouvement de la Paix le 8 mai 2026

Déclaration du mouvement de la Paix. « Ensemble, le 1er mai 2026 pour la Paix, la Justice sociale et les Droits »

Le 1er mai, journée internationale des travailleuses et travailleurs, ensemble réaffirmons que la Paix, la Justice sociale, le respect du Droit international et des Droits humains sont indissociables.

Dans un contexte international d’une gravité exceptionnelle, marqué par la multiplication des conflits armés, des violations du droit international et une militarisation croissante, les travailleurs et travailleuses du monde entier font le plus souvent face à une dégradation de leurs droits, de leurs conditions de vie, de leur sécurité et de leurs libertés.

Les guerres, occupations, agressions interétatiques, crimes contre l’humanité et violations de la souveraineté de certains États -en Palestine, en Ukraine, au Venezuela, en Iran, en République démocratique du Congo, en Amérique latine, au Liban et ailleurs- touchent en premier lieu les populations civiles, aggravent les inégalités et détournent des ressources essentielles nécessaires pour la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux : emploi, salaires, santé, éducation, logement, services publics et transition écologique.

Nous affirmons que le droit international doit primer sur la force et que les solutions politiques négociées doivent prévaloir sur la guerre et la violence, dans le respect de la souveraineté des peuples et des droits humains.

Face à l’impasse des logiques de domination, de confrontation et de militarisation, l’action unie des organisations syndicales et des mouvements et associations œuvrant pour la paix, la justice sociale, la justice écologique et les droits humains, est indispensable pour : défendre les droits sociaux, les libertés syndicales et la dignité humaine, faire prévaloir des logiques de coopération, fonder une économie de Paix et construire une culture de la paix.

Nous refusons que nos droits, nos vies, notre avenir et l’avenir des générations futures soient sacrifiés au nom de la guerre, des logiques de militarisation du monde et des escalades militaires qui peuvent faire basculer le monde vers la mondialisation de la guerre.

Le 1er mai 2026, partout ! Ensemble pour la Paix – la Justice – les Droits sociaux – les Droits humains !

Le droit doit primer sur la force ! Pour son avenir l’humanité n’a d’autres choix que la Paix, la Justice, les Droits humains.

Déclaration du Mouvement de la Paix. Stop la guerre d’Israël contre le Liban, stop le massacre des populations civiles, la France doit agir plus fermement

Le Mouvement de la paix condamne les bombardements du Liban par Israël alors qu’un cessez le feu de 15 jours vient d’être signé avec l’Iran. Le cessez le feu doit immédiatement être étendu au Liban et à toute la région

L’invasion du Liban par Israël est inacceptable car totalement contraire au droit international. Le bombardement délibéré des populations civiles tant à Beyrouth que dans d’autres villes du Liban qui ont fait des centaines de morts est un crime contre l’humanité.

La France doit cesser ses atermoiements, et doit accompagner ses déclarations condamnant Israël d’actes concrets et de sanctions concrètes en stoppant toute vente d’armes à Israël, et agissant pour la suspension de l’accord Israël union européenne.

La France doit traduire sa reconnaissance de l’État de Palestine par des actions politiques et diplomatiques marquantes à tous les niveaux, national, européen et mondial pour que l’armée israélienne quitte Gaza et la Cisjordanie.

Le Mouvement de la paix appelle tous ses comités et ses adhérents partout en France à se joindre aux manifestations, rassemblements et protestations qui se dérouleront dès aujourd’hui jeudi mais aussi les jours suivants.

Le Mouvement de la paix le 9 avril 2026

Un Castillet pour la Paix

Le 28 Mars est une journée nationale de solidarité avec le peuple Palestinien portée par 13 organisations Françaises qui demandent justice pour le peuple Palestinien fondé sur le droit international afin que le peuple Palestinien puisse enfin exercer son droit à l’autodétermination, et que cesse l’agression systématique et meurtrière dont il est victime de la part du Gouvernement Israélien..

Ce même jour, en fin de soirée l’Association Cultures de Paix à organisé une action symbolique à Perpignan consistant à revêtir les Murs du Castillet d’images numériques porteuses de messages en faveur de la Paix dans le monde, du refus de l’escalade guerrière et de faire payer par les salariés et la population la facture de la guerre que présentent gouvernants et profiteurs de ces conflits.

Bravant le froid et la pluie une cinquantaine de personnes ont participé à cette action symbolique.

Une action et des messages destinées à être partagés avec les habitants du Département, dans les jours et les semaines à venir afin de faire grandir ces exigences et d’appeler également à la solidarité avec tous les peuples victimes de ces agressions qui les enfoncent dans la terreur et la misère.

Cette initiative portée par « Cultures de Paix » est également soutenue par CGT, FSU, Mouvement de la Paix, AFMD66, MRAP, LSR, PCF, MJCF.

Le Mouvement de la Paix appelle à faire barrage à l’extrême droite

Le Mouvement de la Paix contribue à la construction d’une culture de la paix et de la non-violence à travers l’élimination de toutes les formes de discrimination, le développement de la justice sociale, la compréhension mutuelle, la solidarité et l’amitié entre tous les peuples et toutes les cultures.

Depuis sa création le Mouvement de la paix participe à la promotion de ces valeurs qui sont autant d’éléments constitutifs du vivre-ensemble en paix dans la fraternité au sein de la société française, dans nos communes et quartiers, mais aussi sur le plan international pour la construction d’un monde, devenu multipolaire, de justice, de solidarité et de paix.

Ces valeurs sont portées par la charte des Nations unies, les textes internationaux fondateurs des droits humains et par les résolutions des Nations Unies en matière de culture de la paix et de la non-violence.

Ces valeurs fondent notre rejet du racisme, de la xénophobie, de la stigmatisation des étrangers désignés à tort comme boucs émissaires pour les problèmes que connaît une partie importante de la société. Elles permettent d’élaborer, dans la justice et le respect des droits humains, des politiques nationales ou locales de nature à répondre aux besoins essentiels de la population tout en favorisant le développement du vivre-ensemble dans un esprit d’entraide, de solidarité et de coopération.

À contrario, l’extrême droite porte une idéologie, contraire à ces valeurs humanistes, qui ne peut que nous entraîner vers la spirale des divisions, du racisme, des haines et des violences.

Le Mouvement de la Paix, le 13 mars 2026