Mise en place d’un « Conseil territorial de la logistique »

À Monsieur Pierre Regnault de la Mothe
Préfet des Pyrénées-Orientales

Perpignan le 14 octobre 2026

Monsieur le préfet,

Nous apprenons par voie de presse la mise en place d’un « Conseil territorial de la logistique ».

Nous nous permettons de vous rappeler que notre association d’élus est à l’origine d’une proposition de ce type dès le printemps 2024. Nous nous étions alors adressés à votre prédécesseur, Monsieur Thierry Bonnier, pour affirmer notre conviction que la lutte contre le réchauffement climatique exigeait de reconquérir une part modale significative du fret au profit du ferroviaire.

Nous avions également proposé que soit examiné en urgence un plan de mise en circulation de trains du quotidien dans les trois vallées du département, afin de lutter contre l’asphyxie routière de l’agglomération perpignanaise et d’offrir aux habitants une véritable alternative, tant sur le plan environnemental que social. La crise énergétique et climatique que nous traversons conforte nos convictions et la pertinence de ces propositions.

En avril 2025, nous avions relancé le Préfet Thierry Bonnier, en nous étonnant qu’une réunion sur ce thème se soit tenue sans la présence de tous les acteurs concernés. Il nous avait été répondu qu’à l’issue de cette première étape la concertation serait effectivement élargie.

Or nous constatons que vous renouvelez l’annonce d’une démarche en étant accompagné du seul Président de la CCI. Sans mettre en cause l’engagement de ce dernier, il nous semble que la CCI, dont la mission première est de représenter les intérêts des entreprises, n’est pas nécessairement la mieux placée pour porter seule une réflexion qui suppose de transformer en profondeur, de manière ambitieuse et novatrice, les pratiques en matière de logistique.

Par ailleurs, l’annonce simultanée de la fermeture précipitée de l’ entreprise Tranfesa sur le site de Cerbère nous préoccupe : celle-ci devrait pouvoir continuer à jouer un rôle dans le développement du ferroviaire sur notre territoire.

Nous réitérons donc notre demande que l’ensemble des acteurs concernés, notamment les associations d’élus et les organisations syndicales de salariés, soient associés à l’étude en cours. À cette fin, nous vous demandons de bien vouloir nous communiquer l’intitulé du bureau d’études chargé de cette mission. L’argent public consacré à ce travail doit en effet permettre de recueillir, en amont, l’ensemble des avis et propositions.

Nous vous remercions de votre attention et vous confirmons que notre association est prête à contribuer à cette réflexion et à formuler des propositions. Elle est pleinement engagée à faire réellement progresser la lutte contre les injustices, environnementale et sociale.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de notre haute considération.

Jean-André Magdalou
Maire d’Alénya
Président de la Coopérative des Elus communistes, républicains et citoyens

Situation du groupe Elsan. Courrier de la Coopératives des élu•es communistes républicain•es et citoyen•nes 66 à Monsieur le Préfet des Pyrénées Orientales

Monsieur le Préfet

Depuis plusieurs jours les salariés de divers établissements du groupe de santé privé Elsan sont en grève.

Leurs revendications constituent des demandes légitimes au vu des difficultés rencontrées par ces salariés afin de faire face aux fins de mois difficiles dans une période ou une reprise de l’inflation est amorcée et que les tarifs de l’énergie, dont ceux des carburants, flambent.

Par ailleurs le groupe Elsan dispose des moyens pour satisfaire ces revendications salariales de même que d’autres concernant les conditions de travail pénibles auxquelles sont confrontés ces personnels.

Devant ce mouvement social légitime les directions tergiversent et n’engagent pas de véritables négociations comme les y obligent les dispositions des NAO annuelles.

Les élus locaux que nous représentons sont particulièrement sensibles à cette dégradation du climat social et aux enjeux qui en découlent pour les salariés et les populations.

Cette attitude est particulièrement inappropriée au regard des obligations pour les directions d’entreprises de développer un dialogue social réel mais aussi au regard des enjeux de mission de service public de santé pour les populations du Département qui ont été livrées progressivement à ces groupes de santé privés.

Nous vous demandons en conséquence d’intervenir auprès de la Direction du groupe Elsan afin qu’elle s’engage dans de véritables négociations salariales au lieu de parier sur un pourrissement du conflit social au détriment des salariés et des patients.

Je vous prie d’agréer Monsieur le Préfet l’expression de nos sincères salutations
 
Jean-André Magdalou

Maire d’Alénya
Président de la Coopérative 66 des élus