Déclaration de la CGT à l’occasion de la publication du rapport 2025 sur les entreprises qui minent la démocratie(*) (Webinaire de la CSI du 16 septembre 2025 – Emmanuel Vire membre de la CEC)

Le bloc d’extrême droite progresse depuis 40 ans et est maintenant aux portes du pouvoir avec plus de 30% des voix à chaque élection (Européennes 2024 : 38 % 9 millions de voix ; Législatives 2024 : 34% plus de 10 millions de voix. 140 députés sur 577).
Il y a un grand risque que le Rassemblement National, héritier du Front national parti néo fasciste, remporte les présidentielles en mai 2027.
Dans cette conquête du pouvoir une partie du patronat français a choisi. Comme dans les années 30 avec la fameuse expression : « plutôt Hitler que le front Populaire ». Et d’ailleurs pour la 1ere fois cette année le président du Rassemblement national Jordan Bardella a été invité aux universités d’été du patronat français.
Pour illustrer, 2 milliardaires français, Vincent Bolloré et Pierre Édouard Stérin, ont engagé une véritable bataille idéologique et culturelle pour faire gagner les idées d’extrême droite en favorisant une union des droites sur un programme libéral, conservateur et xénophobe. Et qui sont en lien avec Trump.
Ils ont organisé le 24 juin un « sommet des libertés ». C’était la première collaboration d’envergure entre les deux hommes d’affaires, qui se connaissent et participent, chacun à leur façon, à la droitisation du débat public en France.

D’abord Vincent Bolloré la 11e fortune de France avec plus de 11 milliards d’euros et qui possèdent le 1er éditeur français et un des premiers mondiaux (Hachette), une des plus grandes agences de communication mondiale (Havas), des chaînes de TV (Canal + 1er financeur du cinéma ; la 1ere chaine d’info CNews, des radios comme Europe 1, le 1er groupe de presse magazine avec 25% du secteur, des salles de concert, des réseaux de salles de cinéma, les magasins Relay présents dans les aéroports et les gares où Bolloré peut mettre en valeur les journaux et les livres d’extrême droite qu’il possède.
La tentation est grande en France de comparer Vincent Bolloré à Rupert Murdoch, le magnat australo-américain, à la tête d’un empire médiatique, qui, de Fox News au Sun, fait la promotion des discours les plus conservateurs.
Vincent Bolloré à la tête de Vivendi a cédé ses activités de logistique notamment en Afrique, pour axer lui aussi son groupe sur les médias et l’édition.
À chaque acquisition, le même scénario : mettre le cap éditorial à droite toute, pour ne pas dire à l’extrême droite.
Lorsqu’il reprend Canal + en 2015, il commence par supprimer les programmes d’investigation et d’humour. Sur sa chaîne d’information CNews, les thématiques sécuritaires et migratoires reviennent en boucle et on assiste chaque jour à l’antenne à un racisme décomplexé.
L’objectif de Bolloré est de permettre à l’extrême droite d’arriver au pouvoir en engageant une bataille culturelle contre les gauchistes et autres wokistes. Avec ses médias, ses maisons d’éditions, il cherche à droitiser encore plus le débat public. Comme aux États-Unis nous sommes entrés avec les médias de Bolloré dans une époque de post-vérité où on assène des pseudos vérités complètement farfelues. Tout cela porté par des réseaux sociaux gangrenés par l’extrême droite.
Mais Bolloré c’est aussi une violence sociale inouïe dans ses entreprises. Si vous n’êtes pas d’accord c’est la porte. A chaque fois qu’il s’empare d’un media on assiste au « grand remplacement » (le terme que l’extrême droite utilise pour désigner l’invasion migratoire) avec le remplacement des journalistes par des gens plus serviles.

Le 2e milliardaire Pierre Édouard Sterin est un peu moins riche mais sa fortune progresse très vite. Il est classé 81e avec 1,6 milliard en 2025 (soit 200 millions de plus qu’en 2024). Il a fait fortune avec Smartbox, une entreprise de coffrets cadeaux. Il est exilé fiscal en Belgique.
En 2022, le milliardaire avait confié vouloir consacrer l’intégralité de sa fortune au « redressement de la France et à la promotion du Christ ».
En 2024 le journal L’Humanité révèle que Stérin a créé un plan (construit en 2023) appelé Péricles « pour servir et sauver la France » et « permettre la victoire idéologique, électorale et politique ». La victoire « d’un ensemble de valeurs clés – liberté, enracinement et identité, anthropologie chrétienne… », contre « les maux principaux de notre pays – socialisme, wokisme, islamisme, immigration ». Et, pour commencer, aussi la victoire du Rassemblement national (RN) aux élections municipales de 2026.
Le plan prévoit « de déployer environ 150 millions d’euros sur les dix prochaines années via le financement ou la création de projets ».
« Périclès », qui doit se comprendre comme l’acronyme de « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes », promet de « construire une relation de confiance avec tous les leaders de la droite de demain pour les faire travailler ensemble en cas de victoire électorale » et aussi de « fournir une réserve d’hommes de pouvoir prêts à servir à tous les postes clés (cabinets, structures parapubliques, haute administration) ».
S’agissant des municipales de 2026, le document fait état d’un « conseil opérationnel municipales » et d’un « projet validé par la direction et l’état-major du RN. Il signale aussi la « constitution d’une équipe par département pour valider les villes et identifier les candidats, dirigés par le DG du RN », et enfin un « objectif de 300 villes à gagner absolument par le Rn en mars 2026 ».
Pierre-Édouard Stérin avait déjà cofondé en 2017, La Nuit du bien commun, un événement annuel destiné à réunir des dons en faveur de projets des milieux catholiques conservateurs. En 2021, il crée un fonds de dotation, le Fonds du bien commun (FBC), dans lequel il prévoit de reverser à terme « l’intégralité de son patrimoine », à hauteur de 80 millions d’euros annuels.
Plusieurs projets sont déjà engagés :

  • L’animation d’une « guérilla juridique », à travers « un collectif d’avocats » afin « d’organiser et professionnaliser le contentieux stratégique en utilisant les leviers judiciaires, médiatiques contre l’islamisme, l’immigration, l’attaque à la liberté d’expression, la théorie du genre ». Le document évoque l’objectif de lancement de « plus de 20 procédures par an afin de faire changer la peur de camp, faire appliquer la loi et se défendre des attaques adverses, faire évoluer la loi ».
  • La création d’un « think tank Victoire politique » visant à devenir « le premier think tank de droite en France afin de réunir les principaux experts thématiques des sujets régaliens, d’influencer la sphère politique, médiatique, intellectuelle ».
  • La création d’une « école des futurs maires » et d’élus : « Une école de formation des futurs dirigeants politiques partageant nos valeurs en proposant aux futurs candidats (municipales, législatives) une palette d’outils stratégiques et opérationnels (communication, playbook, campagne électorale, analyse de données, financement, besoins en ressources humaines). Objectif : former et faire gagner en 2026 environ 1 000 maires de petites et moyennes communes. »
  • le rachat d’une école de journalisme pour former des journalistes dignes de confiance.

Évidemment chez ces 2 milliardaires nous assistons à une guerre contre les implantations syndicales.
Ils participent aussi par leur bataille culturelle et idéologique à diviser les travailleurs et à stigmatiser les plus marginalisés.
La bataille idéologique est très difficile en France en raison de la mainmise des milliardaires sur l’information. Ils possèdent 80% des médias. Le renforcement des lois anti-concentrations est donc une priorité pour la CGT.

(*) https://www.ituc-csi.org/corporate-underminers-of-democracy-2025-fr?lang=en

L’extrême droite, les riches et le patronat

À la CGT, nous ne sommes pas surpris mais inquiets du rapprochement RN / grand patronat. La CGT, elle a derrière elle 130 ans d’histoire sociale, et elle sait combien le capital manœuvre pour arriver à ses fins, en séduisant l’extrême droite.

Après la crise de 1929, et la montée du front populaire, on a vu les grands patrons, inquiets des revendications des travailleur∙ses telles que la réduction du temps de travail, les salaires ou les congés payés, celles qui sont encore d’actualité, basculer du côté des nationalistes ou de l’extrême droite.

À cette époque, la peste brune apparaissait comme un rempart au danger rouge, la lutte des travailleur∙ses. En regardant dans le rétroviseur, le phénomène revient en force plus particulièrement depuis 2017, encore plus depuis 2022 alors que l’on observe une augmentation de 18 % des syndicats patronaux qui soutiennent le RN. Evolution symbolisée cette année par l’invitation, une première, de Jordan Bardella par le MEDEF à ses universités d’été.

En effet, depuis 2022, on observe une porosité de plus en plus forte entre les milieux d’affaire et l’extrême droite française. Le RN modifie progressivement son programme économique et fait des appels du pied au patronat qui lui, dans sa grande majorité, a cessé de combattre l’extrême droite.

Aussi, la CGT n’est pas surprise mais soyons vigilants pour ne pas revivre l’épisode « plutôt Hitler que le front populaire », que la CGT a combattu avec le monde du travail.

Penser que cela n’existera plus n’est pas la réalité : face aux politiques d’austérité, qui mènent les salariés, privés d’emploi et retraités dans la paupérisation, et en l’absence de grandes conquêtes sociales, le danger est grave. Tout cela laisse un boulevard au capital qui sait où est son intérêt, et qui pourrait permettre à l’extrême droite d’accéder au pouvoir.

On observe une réceptivité de plus en plus importante en direction des idées nationalistes.

Cela nécessite que nous soyons plus que jamais informés pour prendre conscience de ce qu’il se passe dans les grands groupes industriels, les grandes entreprises de ce pays.

Notre bataille pour des médias indépendants et l’audiovisuel public doit être une priorité, alors que le grand patronat organise la diffusion des idées d’extrême droite en tout impunité et sans plus aucun complexe, à l’image de Bolloré ou de Stérin.

Cette note a pour vocation de comprendre et d’affirmer combien le patronat dans son intérêt se sert du RN pour lui offrir le pouvoir sur un plateau doré.

Évolution des votes MEDEF lors des différentes élections :

Parmi les proches d’un syndicat patronal :

  • 11 % des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.
  • 13 % des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite aux élections européenne de 2019.
  • 31 % des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle de 2022.
  • Parmi les proches d’un syndicat patronal : 27% des votants affirme avoir voté pour un candidat d’extrême droite au premier tour des élections législatives de 2024.

Patrick Martin, président du Medef, a refusé de donner une consigne de vote avant le second tour des élections législatives. En 2022, le syndicat des patrons avait soutenu Emmanuel Macron.

Analyse :

Il existe une tendance nette à la hausse du vote pour l’extrême droite parmi les proches de syndicats patronaux depuis 2017, avec un pic en 2022 (+18 points), probablement liée au contexte politique post-Covid, aux débats sur l’immigration, la sécurité et la souveraineté économique.

Le soutien est plus élevé lors des présidentielles que lors des européennes ou législatives.

Ces chiffres suggèrent une réceptivité croissante aux idées nationalistes et souverainistes parmi une partie du patronat, même si elle reste minoritaire par rapport à l’ensemble des votants.

Rencontre MEDEF et Extrême droite :

Avant 2019 : prise de position claire du MEDEF contre l’extrême droite

Depuis la mise en place des universités d’été du MEDEF, il y avait jusqu’en 2019 un cordon sanitaire voulu par le patronat qui se refusait d’inviter des candidats de l’extrême droite lors de cet événement.

En septembre 2011, Laurence Parisot, alors présidente du Medef, a publié un livre intitulé « Un piège bleu-Marine », coécrit avec Rose Lapresle. Dans cet ouvrage, elle avertit : « On trouve, sous chacun des mots de Marine Le Pen, tous les démons de l’extrême droite », dénonçant la stratégie de « dédiabolisation » mais pointant la continuité idéologique avec le père, Jean-Marie Le Pen.

C’était une position forte du MEDEF qui était connu pour être relativement réservé quand on parle de politique.

2017 premier contact jusqu’à la rupture du cordon sanitaire MEDEF / RN en 2019

En 2017, lors de la campagne présidentielle, le président du Medef de l’époque, Pierre Gattaz, indique qu’il rencontrera les candidats « majeurs », y compris « sans doute » Marine Le Pen, ce qui marque une ouverture pragmatique du patronat pour entendre l’ensemble du spectre politique pendant la campagne.

En juin 2019, c’est la première fois qu’une personnalité de l’extrême droite était conviée à intervenir lors de cette université d’été en la personne de Marion Maréchal, ancienne députée du FN (devenue RN). Elle était invitée à intervenir à une table ronde lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF).

« 250 personnes ont été sollicitées jusqu’ici afin d’obtenir un panel aussi large que représentatif de l’ensemble des sensibilités politiques, de La France Insoumise à Marion Maréchal », avait expliqué le directeur de la communication du Medef, Vincent de Bernardi. « On cherche à avoir des gens qui ont des sensibilités différentes dans les débats pour qu’émergent des controverses, des problématiques, c’est ça la démocratie ».

Réaction :

« Si cette information est exacte, c’est très grave », avait réagi jeudi sur Twitter l’ancienne présidente du MEDEF Laurence Parisot, qui avait publié en 2011 « Un piège bleu Marine », livre dans lequel elle dénonçait la menace qu’incarnait à ses yeux le Front national pour

la France.

Le vice-président de l’Assemblée nationale Hugues Renson s’était de son côté dit « choqué » vendredi par cette invitation, estimant qu’« on ne dialogue pas avec l’extrême droite, on la combat ». « Évidemment c’est une erreur, et je crois qu’on ne compose jamais avec l’extrémisme », a déclaré le député de Paris sur France 2.

Cette invitation a rapidement été retirée par Geoffroy Roux de Bézieux (président du Medef à l’époque), qui a justifié l’annulation par le contexte de polémique générée.

L’extrême droite devant le MEDEF :

  • 2024 : Auditions pour les européennes / « grand oral » : le Medef a organisé des auditions / rencontres avec les têtes de liste des européennes où figuraient des représentants classés à droite et d’extrême droite — Jordan Bardella (RN) et Marion Maréchal y apparaissent dans les comptes rendus. Ces auditions sont des rendez-vous « politiques » organisés par le Medef pour présenter/évaluer les programmes face au patronat.
  • 2025 : Université d’été du MEDEF : première invitation d’un membre du Rassemblement national Jordan Bardella. « Je sais à quel point l’incertitude, l’instabilité du moment est probablement pour vous le pire des boulets qui est attaché aujourd’hui au pied de notre nation et de notre pays », a-t-il déclaré.

Promesses / séduction du RN en direction du patronat

Le RN propose un « pacte de confiance » aux chefs d’entreprise qui irait de la « TPE-PME au dirigeant du CAC 40 en passant par l’artisan ou le commerçant ». Sans préciser la teneur d’un tel pacte. « L’idée c’est de dire que la puissance nationale ne sera pas possible sans des entreprises fortes », résumait à l’époque l’entourage de Jordan Bardella.

Septembre 2024 : le Rassemblement National (RN) a dévoilé un document destiné à séduire le patronat. Ce livret a été présenté lors du séminaire de rentrée des députés RN à l’Assemblée nationale, ce livret met en avant une vision économique libérale, axée sur la compétitivité des entreprises et la réduction de l’intervention de l’État.

Réduction des impôts et des charges :

  • Suppression de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) dans certaines zones.
  • Suppression de toutes les cotisations patronales sur les augmentations de salaires jusqu’à 10 %.

Simplification des normes et des réglementations :

  • Remise à plat totale des normes et réglementations, avec une consultation des partenaires sociaux et des entreprises.
  • Suppression de l’ISF, à l’exception de la résidence principale et des œuvres d’art.

Soutien à la compétitivité des entreprises :

  • Baisse de la fiscalité des entreprises, visant à réduire la part des prélèvements obligatoires de 46 % à 40 %.
  • Réduction de l’impôt sur les sociétés, avec un taux de 20 % pour toutes les entreprises.

Politique de préférence nationale :

  • Réserver des emplois aux Français en cas de candidature nationale, avec des exceptions pour les compétences rares.
  • Interdiction d’embauche d’un étranger en cas de candidature d’un Français.

Nos positions CGT vis-à-vis du programme économique de l’extrême droite :

Essentiellement des mesures favorables au patronat, pas aux salariés

  • La défiscalisation des heures supplémentaires, réduit le salaire socialisé et impacte négativement les droits sociaux des travailleurs.
  • La suppression de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), qui bénéficient principalement aux employeurs.
  • Des allégements de charges sociales pour les entreprises, sans contrepartie en termes d’emplois ou de conditions de travail.

Ce programme donne la part belle au capital au détriment des travailleurs, une politique économique libérale et inégalitaire :

  • Une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui profite davantage aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes entreprises.
  • Une réduction de la fiscalité sur les revenus supérieurs à 3 millions d’euros, mesure favorable aux plus riches.
  • La suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) aggravant les inégalités sociales.
  • La suppression de la contribution foncière des entreprises (9 milliards d’euros par an), l’exonération de la contribution sociale de solidarité des sociétés (5 milliards d’euros) et la valorisation des crédits d’impôt recherche et innovation, aides perçues principalement par des multinationales, sans aucune contrepartie.

Le RN ne parle jamais des aides massives aux entreprises qui sont pourtant chiffrées à 211 milliards d’euros par le récent rapport sénatorial qui confirme l’alerte posée par la CGT depuis plusieurs années notamment grâce à l’étude IRES CGT avec le Clersé de l’Université de Lille « Le capitalisme sous perfusion » (2022).

Imposture sociale, le RN prêtent défendre les travailleurs mais le RN ment :

S’oppose à des mesures telles que l’indexation des salaires sur l’inflation, le blocage des prix des produits de première nécessité et la gratuité des cantines scolaires pour les plus modestes.

A voté contre la revalorisation des petites retraites et contre le recrutement de sapeurs-pompiers, contre l’augmentation du smic…

L’extrême droite instrumentalise et divise les travailleurs

  • Diviser les travailleurs en opposant les Français aux étrangers, les salariés du public à ceux du privé, ou les jeunes aux retraités.
  • Détourner l’attention des véritables responsables des inégalités sociales, à savoir les politiques économiques néolibérales et les grandes entreprises.

Lobbying dans les cercles patronaux français:

Depuis quelques années, une porosité croissante existe avec l’extrême droite, via certains mécènes, clubs privés et initiatives intellectuelles, même si le grand patronat officiel reste majoritairement méfiant.

Pierre-Edouard Stérin, Fondateur de Smartbox, il finance un projet appelé « Périclès » – un plan de 150 millions d’euros sur 10 ans visant à renforcer les idées identitaires et anti-islam, en coordination avec le RN et les LR.

Vincent Bolloré, Bien que moins directement affilié à l’extrême droite, son empire médiatique (Canal+, JDD, Europe 1 favorise des discours réactionnaires.

Gérault Verny, entrepreneur en Auvergne-Rhône-Alpes, est proche de Marion Maréchal. Il finance l’ISSEP et a soutenu Éric Zemmour via le média Livre Noir (devenu aujourd’hui Frontières).

Laurent Meeschaert, mécène, finance également des médias identitaires comme L’Incorrect ou Livre Noir, ainsi que des initiatives de « droite hors les murs ».

Henri Proglio, ancien PDG de Veolia et EDF, s’est affiché publiquement en 2024 avec Marine Le Pen — un geste rare parmi les grands patrons, qui restent majoritairement prudents vis-à-vis du RN. Cela peut être interprété comme une ouverture d’une partie du grand patronat.

Cercle Audace, proche de Marion Maréchal où se croisent entrepreneurs, investisseurs et figures identitaires.

E-Politic, Société de communication fondée en 2014 par un ancien cadre du FN. Elle a géré la présence en ligne de campagnes de Marine Le Pen en 2017 et 2022.

Frédéric Chatillon, Dirigeant de l’agence de communication Riwal, il a été militant du GUD (Groupe Union Défense) et reste proche de Marine Le Pen, pour laquelle il a souvent assuré des services.

Axel Loustau, formé au GUD business, il dirige la société Les Presses de France, prestataire pour le FN. Il a également servi comme trésorier du micro-parti Jeanne, affilié à Marine Le Pen.

Ressources pour aller plus loin :

  • Numéro spécial « Extrême droite, NON ! » de la Vie Ouvrière
  • Collaboration, enquête sur l’extrême droite et les milieux des affaires (Éditions La Découverte 2023) par Laurent Mauduit, cofondateur de Mediapart et journaliste économique. Laurent Mauduit, dans son ouvrage d’investigation analyse les liens et met en évidence une certaine logique de rapprochement entre certaines élites économiques françaises et les mouvances d’extrême droite.
  • Le rapport Ces entreprises qui menacent la démocratie 2025 de la CSI présente une sélection annuelle d’entreprises emblématiques qui violent les droits syndicaux et les droits humains, concentrent le pouvoir de l’industrie, se soustraient à l’impôt et à la responsabilité sociale, passent outre la volonté populaire et les politiques publiques en recourant à un lobbying intensif, exacerbent la catastrophe climatique et, surtout, investissent activement une partie des profits qu’elles doivent au travail de leurs employés dans les forces politiques d’extrême droite.

L’actu de la CGT (n° du 30 septembre 2025)

Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
­Jeudi 2 octobre on se mobilise massivement pour un budget de justice sociale !
Ce n’est pas aux travailleurs·euses de payer les cadeaux fiscaux aux ultra riches et aux multinationales
2 objectifs pour ce jeudi 2 octobre : faire grève ET participer aux manifestations
Chaque participant·es va compter et sera comptabilisé·e, soyez visibles
­
­Matériel intersyndical
—> Accéder au matériel intersyndical

Kit de mobilisation
­Rien ne se fera sans nous, rien ne se gagnera sans notre mobilisation !
Diffusons, partageons, affichons le matériel disponible pour aller au contact des salarié·es et réussir le 2 octobre.
­—> Télécharger le kit de mobilisation

Carte des manifestations du 2 octobre
—> Trouvez un lieu de rassemblement près de chez vous

On se mobilise le 2 octobre
—> Voir et partager la vidéo

« Sébastien Lecornu est le clone de François Bayrou »
—> Replay de l’émission Questions politiques

Dimanche 28 septembre Sophie Binet était l’invitée de l’émission Questions politiques sur France Inter.
—> Voir le replay de l’émission Questions politique

L’actu de la CGT (n° du 26 septembre 2025)­

­Le 2 octobre, amplifions la mobilisation : tous·tes en grève et manifestation !
­
Affiches, affichettes, tract, réseaux sociaux, ticket de caisse… retrouvez tout le matériel pour la mobilisation du 2 octobre
—> ­Télécharger le kit de mobilisation

Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
­
Pour préparer et réussir les grèves et manifestations du 2 octobre, les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression et leurs revendications salariales par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel …
—> ­Lire la déclaration de l’intersyndicale

À bord de la Flottille pour Gaza : le récit d’un militant CGT
Cédric Caubère, responsable CGT du département de la Haute Garonne, est à bord de la flottille humanitaire et pacifique à destination de Gaza. Découvrez son journal de bord quotidien.
—> ­Lire le témoignage de Cédric
🔴 Attaque de drones contre la flottille de la solidarité pour Gaza : la France doit agir pour protéger les passager·es à bord.
—> ­Interpellez le ministère des affaires étrangères pour garantir leur sécurité

Actualités

Pour un prix juste de l’énergie, signez la pétition !
Réduire les factures d’énergie de 14 % et lutter contre la précarité énergétique : c’est possible en baissant la TVA à 5,5 %. La CGT mines et énergie propose de signer une pétition visant à soutenir une proposition de loi en ce sens devant le Sénat.
—>­ Signer la pétition

La justice fiscale est une urgence
Nous ne sommes pas tous égaux face à l’impôt… et ce ne sont pas ceux qui gagnent le moins qui en paient le moins ! Décryptage et propositions.
—> ­Lire la suite

130 ans de la CGT : une flamme toujours vivante
130 ans après sa création à Limoges, la CGT reste une force combative, de progrès social. Cet anniversaire est moins une célébration qu’une invitation à écrire l’avenir ensemble.
—>­ Voir les vidéos

Communiqués de presse

Le 28 septembre 2025, nous défendons toujours le droit à l’avortement partout dans le monde
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Partout en France, en cette journée internationale pour le droit à l’avortement, nous manifesterons dans la rue, nous participerons à des événements, nous ne permettrons pas que nos droits soient bafoués, oubliés, enterrés par les discours réactionnaires.
—> Lire le communiqué et participer aux manifestations

Reconnaissance de l’État de Palestine par la France : une décision historique qui doit s’accompagner de l’arrêt du génocide en cours et de la fin de l’occupation
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La CGT se félicite de la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France lors de l’assemblée générale des nations Unies ce 22 septembre 2025.
Cette reconnaissance intervient après des années de combat et de résistance du peuple palestinien, que la CGT a toujours soutenu.
—> Lire le communiqué

L’Actu de la CGT (n° du 25 septembre)

Mobilisation massive le 2 octobre
Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
déclaration de l’intersyndicale
­Pour préparer et réussir les grèves et manifestations du 2 octobre, les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression et leurs revendications salariales par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel…
—> ­Lire la déclaration de l’intersyndicale

Tract CGT
La confédération met à disposition des syndicats un tract pour convaincre, agir et préparer ensemble la journée du 2 octobre.
—>­ Télécharger le tract

Kit de mobilisation
Rien ne se fera sans nous, rien ne se gagnera sans notre mobilisation ! Diffusons, partageons, affichons le matériel disponible pour aller au contact des salarié·es et réussir le 2 octobre.
—>­ Télécharger le kit de mobilisation

Après le coup de semonce, l’ultimatum des syndicats (L’Indep)

L’intersyndicale pose ses conditions et attend une réponse d’ici à mercredi.

Au lendemain d’une mobilisation massive à travers la France, les organisations syndicales ont appelé, vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu à abandonner l’ensemble du projet de budget 2026. Elles le jugent injuste et dangereux pour les droits sociaux et menacent d’une nouvelle journée de grève et de manifestations si leurs revendications ne sont pas entendues d’ici mercredi.

« La mobilisation massive du 18 septembre démontre que le compte n’y est toujours pas », souligne l’intersyndicale dans une déclaration commune lue devant la presse par Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.

Des demandes précises

Elle exige notamment l’abandon du doublement des franchises médicales, de l’année blanche, de la désindexation des pensions et des prestations sociales, de la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires, ainsi que de la réforme de l’assurance chômage. Les syndicats déplorent également des projets « attaquant » le Code du travail et le 1ª mai. Ils réclament une fiscalité ciblant les gros patrimoines et les très hauts revenus, ainsi qu’une conditionnalité sociale et environnementale des 211 Mde d’aides publiques aux entreprises.

Parmi les autres revendications figurent: des moyens budgétaires renforcés pour les services publics, une protection sociale de haut niveau l’abandon du recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, des investissements dans une transition écologique juste et une réindustrialisation du pays, des mesures contre les licenciements.

« La balle est maintenant dans le camp du Premier ministre », prévient l’intersyndicale. Faute de réponse d’ici le 24 septembre, elle se réunira pour décider rapidement d’une nouvelle journée de mobilisation. Cette déclaration fait suite à celle, forte, enregistrée jeudi pour dénoncer la politique économique menée sous Emmanuel Macron et les coupes budgétaires redoutées de la part du futur gouvernement de Sébastien Lecornu, malgré le renversement de son prédécesseur François Bayrou. La CGT a revendiqué plus d’un million de participants dans le pays. Les autorités en ont recensé moitié moins.

Sébastien Lecornu, qui mène depuis son arrivée à Matignon des consultations avec les forces politiques et les partenaires sociaux sur le budget, a promis, jeudi, de recevoir à nouveau les forces syndicales dans les jours qui viennent.

L’Indépendant, le 20 septembre 2025

L’actu de la CGT (n° du 19 septembre 2025)

Après le succès du 18 septembre, les syndicats lancent un ultimatum
La mobilisation contre le budget d’austérité a été massive : plus d’un million de manifestant·es et des centaines de milliers de grévistes dans le public et le privé. Le signal est clair : le gouvernement ne peut plus ignorer la colère.
—>­ Retrouvez les moments forts de la journée

Dimanche 21 septembre : marche pour la reconnaissance de l’État palestinien et l’arrêt du génocide à Gaza
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Partout, des voix s’élèvent pour la paix et l’arrêt des massacres. La France doit agir sans attendre : reconnaître l’État de Palestine dans les frontières de 1967, pour garantir la coexistence de deux peuples dans la sécurité et le respect de leurs droits.
—> ­Télécharger le tract

Actualités

Contre l’austérité, renforçons la mobilisation
L’austérité, ce sont des salaires bloqués, des services publics sacrifiés, des vies abîmées. Ensemble, renforçons la mobilisation dans nos entreprises, nos services et nos territoires.
—>­ Voir la vidéo

La CGT soutien la flottille pour Gaza
La flottille pour Gaza tente une nouvelle fois de briser le blocus illégal imposé à la population palestinienne. La CGT, avec d’autres organisations syndicales internationales, salue cette action de solidarité internationale et rappelle l’urgence d’obtenir la levée du siège et la paix.
—>­ Lire l’appel et écouter le témoignage d’un camarade à bord

Pétition

Gaz, électricité : exigeons des factures justes
La CGT mines et énergie propose de réduire la pression sur les factures et lance une pétition pour soutenir une proposition de loi pour baisser la TVA à 5,5 % sur la facture d’énergie.
—>­ Je signe la pétition

Communiqués de presse

Répondre au million de manifestant·es : l’intersyndicale lance un ultimatum
­L’ensemble des organisations syndicales se félicite du succès de la journée de mobilisation interprofessionnelle et unitaire du 18 septembre avec un million de manifestant·es et de grévistes dans toute la France. Cela confirme la colère et la détermination des salarié·es, privé·es d’emplois, jeunes et retraité·es : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit !
—> Lire le communiqué unitaire

Plus d’un million pour le progrès social !
­Avec plus d’un million de manifestant·es dans plus de 250 manifestations, et des centaines de milliers de grévistes dans le privé et le public, la mobilisation unitaire de ce jeudi 18 septembre est une grande réussite. Elle envoie un avertissement clair au gouvernement : la colère sociale se renforce.
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Sophie Binet : « S’il n’y a pas de réponse, la mobilisation ne va pas s’arrêter » (L’Indep)

La secrétaire générale de la CGT nous a accordé un entretien à la veille de la grande journée de manifestations et de grève ce jeudi.

Quelle sera l’ampleur de la mobilisation ce 18 septembre, annoncé comme un jeudi noir ?

Ça va être une grande journée de grève et de manifestations. On a recensé plus de 260 manifestations, je pense qu’on va approcher des 300. C’est le niveau de maillage de la mobilisation contre la réforme des retraites. On s’attend à une forte mobilisation parce qu’il y a une colère énorme.
Notre but est de construire une mobilisation crescendo. Ce sera donc un succès à partir du moment ou ce sera plus fort que le 10 septembre.
Le 10, c’était d’abord de la colère. Le 18 septembre, ce sera aussi un message d’avenir : on veut un budget de justice sociale qui ouvre des perspectives pour le pays et qui rompe avec la nuit sans fin du macronisme. Ça n’est plus possible que ce soit toujours les travailleurs qui passent à la caisse.
Depuis huit ans, on a subi des réformes (Code du travail, assurance-chômage, retraites…), il y en a ras le bol qu’on vienne chercher dans nos poches pour rembourser l’argent qui a été donné aux milliardaires.

Que demandez-vous concrètement ?

D’abord l’enterrement du projet de budget de François Bayrou. J’ai rencontré M. Lecomu lundi et je lui ai posé des questions très précises, la seule chose qui est clairement abandonnée, c’est la suppression des deux jours fériés. Pour le reste, il n’y a pas de rupture. Il y a toujours dans les tuyaux une réforme de l’assurance-chômage, le doublement des franchises médicales, les 3 000 suppressions de postes dans les services publics, la baisse des pensions, des prestations sociales et des salaires dans la fonction publique… Tout ça est toujours sur la table.

La taxe Zucman, que vous défendez comme solution alternative, serait-elle suffisante, sachant que des économistes remettent en cause l’ampleur des recettes qu’elle pourrait générer ?

Même si elle rapporte 6 milliards, ce sera toujours ça de pris. Nous portons aussi la nécessité de taxer les rachats d’actions et les dividendes, de rétablir l’ISF, de mettre en place une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu.
Parce qu’aujourd’hui, le problème, c’est que les milliardaires payent deux fois moins d’impôts que le reste de la population. Et puis, il y a les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises qui sont donnés chaque année sans condition ni contrepartie.

Le gouvernement redoute ce 18 septembre, comme lors du 10 septembre,
des débordements. Craignez-vous des violences, des dérapages ?

Moi, ce qui m’inquiète très fortement, c’est la stratégie de maintien de l’ordre du ministère de l’Intérieur. Le 10 septembre, les violences étaient marginales, mais le dispositif policier était complètement disproportionné, on n’a jamais vu ça, et ça conduit à de la répression policière, des manifestants gazés et violentés de façon « préventive ».
Heureusement, les gens étaient très majoritairement pacifiques et avaient bien compris le piège que veut nous tendre le ministre de l’Intérieur démissionnaire, qui met de l’huile sur le feu pour tenter de rendre impopulaires les mobilisations, en nous faisant passer pour des gens violents.

L’enjeu est-il, pour vous, de garder la main sur la contestation sociale, alors qu’émergent sur les réseaux sociaux des mouvements spontanés comme « Bloquons tout » ?

La CGT n’a pas de problème avec la démocratie. C’est bien que cette mobilisation ait pris dès cet été. Ça montre à quel point la colère est forte. Nous avons décidé de participer à la mobilisation du 10 et je me félicite que cette journée a été un succès parce que ça vient nourrir le 18. C’est comme ça qu’on
continuera a avancer.

Les organisations syndicales sont-elles toujours en mesure, elles, de peser sur le pouvoir, sachant que les journées d’action contre la réforme des retraites sont restées vaines ?

Le problème, ce n’est pas les organisations syndicales, c’est la Vº République et le 49.3. C’est ça qui a permis à Emmanuel Macron de passer en force sur la réforme des retraites. On avait prévenu qu’il le paierait par une profonde crise démocratique. On y est. Et s’il continue à passer en force, ça peut se traduire par une crise de régime.
Mais, aujourd’hui, nous sommes en position de force, parce que jamais un gouvernement, un Président, n’ont été aussi affaiblis.

La mobilisation va-t-elle se poursuivre au-delà du 18 septembre ?

La décision sera prise collectivement. Mais s’il n’y a pas de réponse du gouvernement sur nos revendications au lendemain du 18, la mobilisation ne va pas s’arrêter comme ça. Ça continuera à monter crescendo.
Ça fait huit ans que le disque est rayé, qu’on nous dit, matin, midi et soir, qu’il faut faire des sacrifices pour rembourser la dette. Il faudra une pression sociale tout au long de la discussion de ce budget, sinon, ce sont encore les milliardaires qui vont avoir le stylo. Nous voulons prendre le stylo et le chéquier. Et pour ça, comme on n’a pas la force de l’argent, il nous faut la force du nombre.

Propos recueillis par Manuel Cudel (L’Indépendant, le 18 septembre 2025)

L’actu de la CGT (n° du 12 septembre 2025)­

10 septembre : une première étape réussie. Encore plus forts le 18 pour gagner !
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La réussite de la mobilisation du 10 septembre lors de laquelle la CGT a initié près de 1000 appels à la grève et participé à près de 200 rassemblements ou manifestations, rassemblant plus de 250 000 personnes; conjuguées aux centaines d’initiatives citoyennes confirme l’exaspération sociale du pays face à la stratégie du Président de la République et du patronat.
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Kit de mobilisation pour la grève du 18 septembre
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Affiches, affichettes, tract, réseaux sociaux, ticket de caisse… tout le matériel pour la grève du 18 septembre
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18 septembre : la carte des mobilisations
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