« Le vrai sport, c’est de tenir » dénoncent les employés de Décathlon en grève (L’Indep)

Des employés du magasin Décathlon, implanté à Tecnosud à Perpignan, étaient mobilisés hier devant l’établissement pour protester contre leur faible niveau de rémunération.

Premier samedi des vacances de Noël. Pourtant, ce 20 décembre, une partie des employés du magasin Décathlon de Perpignan, vendeurs et techniciens (soit 30 des 80 salariés en CDI) n’étaient pas vraiment à la fête mais plutôt à la grève. Une mobilisation inédite au sein de cette enseigne catalane, qui, à l’appel de l’intersyndicale, a trouvé écho dans d’autres points de vente et plateformes logistiques du groupe, partout en France. Et ce l’heure des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires qui ont tourné court après une dernière réunion vendredi.

À Perpignan, dès 11 heures, et jusqu’en fin de journée, les personnels ont organisé un rassemblement devant l’établissement de Tecnosud pour porter leurs revendications sur leurs rémunérations et leurs conditions de travail « dégradées », dans une ambiance bon enfant, gâteaux, café, jus de fruit et autres gourmandises à l’appui. « On n’a pas la culture de la grève. Mais on fait le dos rond depuis un moment et là on a envie d’être entendus », confient-ils à l’unisson.

« L’objectif 2026 de la direction est de faire plus de chiffre d’affaires avec moins de bras »

« Pas de primes d’ancienneté, moins d’embauches, des postes imposés. Le vrai sport, c’est de tenir », renchérit le délégué local CFTC Jordan Ramirez. « On est dans une société qui dégage beaucoup de bénéfices et on nous propose 1 % d’augmentation pour ceux qui touchent 2.500 euros brut ou moins, quand le smic connaît une hausse de 1,18% et que 600 M€ de dividendes sont remontés aux actionnaires cette année. Et avec ça, on nous demande toujours plus de productivité. L’objectif 2026 de la direction est de faire plus de chiffre d’affaires avec moins de bras. De ce fait, on est parfois obligés de lâcher nos postes pour aller en renforcer d’autres ou alors, il est fait appel à des intérimaires et on précarise les emplois. Pour nous cette action est une victoire en locale. »

Ce dimanche, ils reprendront le travail, sans exclure de reconduire leur mobilisation dans les semaines prochaines.

Laure Moysset (L’Indépendant, le 21 décembre 2025)

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