La lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 20 octobre 2025)

Édito. À 18 voix près
À 18 voix près, le gouvernement de Lecornu a donc été sauvé. Il reste maintenant à sauver les Français des budgets de la Sécu et de l’État qui vont faire mal, très mal.
Doublement des franchises médicales, gel des pensions et des minima sociaux, gel du barème de l’impôt sur le revenu (18 (…)
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Tournons la page du macronisme. Réponse de C. Cukierman au discours de politique générale à S. Lecornu
Monsieur le Premier ministre, enfin nous voici réunis pour débattre. Votre déclaration de politique générale était annoncée pour la semaine dernière, mais comme vous aviez remis votre démission pour ne pas rester Premier ministre, vous y aviez renoncé. Mais finalement, vous êtes redevenu Premier (…)
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Nouvelle-Calédonie : Reporter les élections, c’est maintenir l’incertitude et la tension sur le terrain. Report des élections des membres du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie par Robert Xowie
« Je vous demande d’apporter à nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie la garantie de la France pour un avenir pacifique, une économie plus forte et une société plus juste. » J’emprunte à François Mitterrand ces mots aussi vrais aujourd’hui qu’en 1988.
Aujourd’hui, c’est à vous qu’il revient (…)
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Cancer du sein : une loi votée, à quand les décrets ? La relance de Cathy Apourceau-Poly
La loi du 5 février dernier visant à améliorer la prise en charge des soins et dispositifs spécifiques au traitement du cancer du sein, dont j’étais rapporteure, a été votée à l’unanimité dans les deux chambres. C’est une avancée majeure vers une égalité relative des milliers de femmes et des (…)
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Loin des manœuvres, proche des préoccupations populaires. Communiqué de presse
Sébastien Lecornu, au-delà des manœuvres, veut poursuivre la politique libérale d’Emmanuel Macron
Les sénatrices et les sénateurs du groupe CRCE-K s’opposent frontalement au programme gouvernemental présenté par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Ils rappellent, avant toute chose, le (…)
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Tout sur la commission d’enquête sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises
Numéro spécial d’Initiatives
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TVA à 5,5 sur l’énergie, on signe ! Une proposition de loi pour baisser le coût de l’énergie
Pour une juste fiscalité de l’électricité et du gaz, on soutient la proposition de loi des
sénateurs et sénatrices du groupe CRCE-K pour un taux réduit de TVA sur l’énergie en signant.

L’actu de la CGT (n° du 20 octobre 2025)

Grâce aux millions de manifestant·es, une première brèche dans les 64 ans, continuons vers l’abrogation !
Malgré le déni de démocratie, nous avons continué à porter l’abrogation de la réforme des retraites dans chaque mobilisation. La retraite à 64 ans est un peu repousée, mais toujours d’actualité.
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Actualités

« Un budget pire que le précédent » Sophie Binet invitée des 4V
Elle a dénoncé un budget 2026 « catastrophique » pour les salarié·es, les retraité·es et les malades et appelle à la mobilisation.
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Le télétravail, c’est oui, mais pas sans conditions
L’Observatoire du télétravail a présenté les résultats de son enquête nationale « Télétravail : stop ou encore ».
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Handicap : la CGT signataire d’une nouvelle convention avec l’Agefiph
La CGT vient de signer une convention avec l’Agefiph, prolongeant de trois ans un partenariat engagé depuis 2008 pour répondre à l’enjeu crucial de l’emploi des personnes en situation de handicap.
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Mobilisation pour la revalorisation des retraites complémentaires
Chaque année, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco décide du niveau de revalorisation des pensions de retraite de celles et ceux qui ont fait tout ou partie de leur carrière dans le privé.
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­Pétition et simulateur pour un prix juste de l’énergie
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Signez la pétition de la CGT de l’énergie pour réduire les factures d’énergie, lutter contre la précarité énergétique et augmenter les salaires.
–­> Signer la pétition

Communiqués de presse

Budget : encore une fois c’est le monde du travail qui passe à la caisse !
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Depuis plusieurs semaines, le gouvernement est confronté à une contestation sociale d’ampleur. Dans les entreprises, les services publics, les lycées et les universités, les salarié·es, les jeunes et les retraité·es se sont massivement mobilisés contre la réforme des retraites et les politiques d’austérité qui frappent le monde du travail…
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L’impunité des multinationales revendiquée par les conservateurs et l’Extrême droite au Parlement européen
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Le lundi 13 octobre, le processus de destruction a franchi une étape supplémentaire lors de la discussion dans la Commission des affaires juridiques du Parlement européen. Les conservateurs (PPE) ont fait du chantage en menaçant de s’allier avec l’extrême-droite
—> Lire le communiqué

Réseaux sociaux

« Auchan pour eux, les salarié·es c’est comme des chiffres. »
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La Terre n°20 (nouvelle formule, grand format engagée pour l’agroécologie et l’alimentation)

Plus incisive, plus combative, engagée pour une bifurcation agroécologique et pour le droit réel de toutes et tous à une alimentation de qualité, La Terre se renouvelle en grand format avec son numéro du 20 octobre prochain.

« Revue-journal », bimestrielle, elle adopte un format berlinois d’au moins 16 pages. Entre chaque numéro papier, les abonnés recevront une lettre d’information.

La Terre lance également un « Forum pour le droit à l’alimentation » et l’association « Nous La Terre » qui organisera partout dans les campagnes et les villes des initiatives décentralisées de promotion de La Terre, de débats et de rencontres sur les grands défis agricoles, ruraux et alimentaires.

Sommaire

  • Climat. Un bond en avant du droit international
  • Benoît Delépine : « Ce système prédateur n’est pas récupérable » Avec Animal Totem, le réalisateur signe un film écologique, touchant, drôle, étonnant et enfin, radical. Interview.
  • Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer colère : « Nous sommes du côté de la vie »
  • L’agroécologie au chevet des nuages, par Léa Lugassy, Directrice scientifique & technique chez Pour une Agriculture Du Vivant.
  • En route vers l’agroécologie, par Marc-André Selosse, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle et à l’Institut Universitaire de France, Membre de l’Académie d’Agriculture de France.
  • Delphine Batho, députée : « La loi Duplomb doit être abrogée »
  • Gérard Lahellec, sénateur : « C’est ce système qu’il faut remettre en cause ! »
  • Vous avez dit « contraintes » au métier d’agriculteur ?, par Patrick Le Hyaric, député européen 2009-2019.
  • Pesticides. À qui profite le crime
  • Et si la Sécurité Sociale de l’Alimentation permettait de passer de l’art de perdre à l’art de gagner, la chronique de Bénédicte Bonzi, anthropologue, chercheure indépendante associée au Laboratoire d’Anthropologie du Politique (LAP).
  • De bonnes adresses pour se nourrir, la chronique d’Olivier Morin. L’actualité vue par un jeune agriculteur de la Brenne.
  • Non à l’accord UE-Mercosur par Gérard Le Puill.
  • Feu la protéine animale, vive la protéine du capital, par Jonathan Dubrulle, ingénieur agronome et docteur en agriculture comparée.
  • Dans les Corbières, la solidarité pour renaître des cendres. Reportage par Fabrice Savel.
  • Grandeurs et décadences, la chronique de Pierre-Louis Basse, écrivain, journaliste.
  • Initiative citoyenne européenne (ICE) : « L’alimentation est un droit humain pour toutes et tous ! Garantir des systèmes alimentaires sains, justes et durables »

La Terre, 6,90 €. En kiosque dès le 20 octobre prochain.

Jeudi 17 novembre 2025 s’est tenu le conseil d’administration de l’AGIRC ARRCO pour examiner la revalorisation des retraites complémentaires.

La fédération de la métallurgie, son UFR et l’UCR ont été reçus en délégation et ont porter nos revendications :

  • La revalorisation du prix du point Agirc-Arrco de 10 % (pour le maintien du pouvoir d’achat et un rattrapage des pertes des années précédentes).
  • Le gel du prix d’achat pour 2026.
  • La suppression de la cotisation dite d’équilibre de 1 %.
  • La prise en compte des points retraites dès le premier euro cotisé.

La présidente et le secrétaire général de l’AGIRC ARRCO ont rejeté l’ensemble de nos revendications nous renvoyant aux accords signés ou non par la CGT. Accords qui régissent le fonctionnement de l’institution. Ils nous ont indiqué qu’ils étaient prêts à renégocier les accords mais pas avant 2027.

Le conseil d’administration qui s’est réuni à partir de 10h00 s’est terminé avec un patronat arc-bouté sur sa proposition de revalorisation de 0,2%. Proposition rejetée par l’ensemble des organisations syndicales (CGT – FO – CFTC – CFE CGC – CFDT).

Devant ce désaccord, une commission paritaire s’est tenue l’après-midi à 15h. Commission qui n’a pas permis de trouver un consensus entre organisations syndicales et patronales.

Conclusion : les retraites complémentaires AGIRC ARRCO ne seront pas revalorisées au 1er novembre 2025 et la valeur du point sera gelée. Alors que les réserves s’élèvent à 101,7 milliards d’€ !

Dans le contexte politique et les jeux politiciens avec la proposition de suspension de la réforme des retraites 2023 jusqu’au 1er janvier 2028, l’ouverture d’une conférence sociale (un nouveau conclave) est une grande fumisterie pour masquer le contenu néfaste et dangereux des projets de budgets 2026 en discussion à l’Assemblée nationale.Pour le patronat et le gouvernement, les retraité.es sont plus que jamais le cœur de cible et les mesures annoncées vont encore plus impacter les retraité.es.

Le rassemblement au siège de l’AGIRC ARRCO à Paris a rassemblé près de 200 militant.es avec la participation de la confédération, de l’UGICT, des UD et de l’URIF.

L’UCR et la fédération de la métallurgie et son UFR ont recensé une vingtaine d’initiatives sur l’ensemble du territoire rassemblant des retraité.es mais aussi des actif.ves.

Camarades, notre combat est légitime pour une vraie justice sociale, nous ne devons rien lâcher si nous voulons gagner.

Les initiatives du 17 octobre constituent un point d’appui pour amplifier la mobilisation des retraité.es le 06 novembre 2025 à l’appel des organisations CGT- FSU – Solidaires – FGRF.P – CFTC – CFE CGC – FO – Ensemble solidaires – LSR

Cathy Tran-Phung Cau,
Secrétaire générale de l’UCR-CGT

Communiqué de presse de l’UCR-CGT. Les retraité·es, encore et toujours, la cible du gouvernement !

Le Premier ministre, S. Lecornu, lors de sa première nomination, avait déclaré vouloir changer de méthode et laisser la place au dialogue, à la concertation.

Son discours de politique générale a, certes, été plus court que ceux de ses prédécesseurs, mais le contenu est toujours aussi violent.

Les recettes restent les mêmes pour le projet de budget 2026 : réduire les dépenses de l’État, faire peser les efforts sur les salarié·es, et plus particulièrement sur les retraité·es, et poursuivre les cadeaux au patronat et aux plus riches.

Pas de retrait de la réforme des retraites de 2023, mais une suspension jusqu’en janvier 2028, avec un coût estimé de 400 millions d’euros pour 2026 et de 1,8 milliard d’euros pour 2027, qu’il faut donc compenser par des économies pour que la dette ne dépasse pas 4,7% du PIB.

Le Gouvernement reprend les propositions contenues dans le budget Bayrou, à savoir :

  • Suppression de plus de 3 000 emplois de fonctionnaires ;
  • Année blanche pour 2026, donc pas d’augmentation des pensions de base, pas de revalorisation des prestations sociales, ni du barème de l’impôt ;
  • Revalorisation des pensions inférieure de 0,4% à l’inflation, de 2027 à 2030 ;
  • Suppression de l’abattement fiscal des retraité·es et son remplacement par un forfait de 2 000 € ;
  • Doublement des franchises médicales, réforme des ALD et autres mesures contre les assuré·es sociaux∙ales.

Les plus riches, les entreprises verront leurs contributions exceptionnelles prolongées, mais à un taux moindre !

Une fois de plus, les retraité·es sont largement mis à contribution pour atteindre l’objectif de 30 milliards d’euros d’économies sur le budget 2026. Elles et ils, si les propositions restent en l’état, verront encore leur niveau de vie se réduire, leur accès aux services publics entravé.

L’UCR-CGT appelle l’ensemble des retraité·es à se mobiliser massivement, le 6 novembre

2025, à l’appel des organisations syndicales et associatives de retraité·es, pour exiger :

  • La revalorisation de toutes les pensions de retraite (base et complémentaires) de 10% ;
  • Le maintien de l’abattement fiscal de 10% ;
  • La revalorisation des prestations sociales a minima du niveau de l’inflation ;
  • L’abandon du doublement des franchises médicales ;
  • Le maintien et le développement des services publics sur l’ensemble du territoire ;
  • L’abrogation pure et simple de la réforme des retraites de 2023 et le retour à la retraite à 60 ans.

Montreuil, le 16 octobre 2025

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4087 – vendredi 17 octobre 2025)

L’édito d’Évelyne Bordet. Le bal des vampires
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L’actu vu par Delgé

L’événement. L’impasse démocratique

Le cirque continue
Dernière minute
Quels compromis quand rien ne doit changer ?
Pendant ce temps. Les deux pieds et la tête dans le réel
Du côté syndical
Le Medef part en guerre contre la hustice fiscale

Département

Municipales 2026. « Rivesaltes à venir ! »
À Canohès, mobilisation de la gauche !
Alerte santé. Manque de moyens et déprime professionnelle…
En Català. Les cinc arques. Capitol 2 (1)
Conférence. Un vampire hante l’Europe
Hommage. À notre camarade Marc Séverac
Interview. Contre le RN à Perpignan

Sport

TOP 14. L’USAP semble sortir du coma

Culture

Vendanges d’octobre. Une belle traversée musicale
Le Boulou. Sylvie Mir à l’espace des arts
Livre. Cinq contes pour cinq sens
La rentrée culturelle
Où sortir ?

France

Hommage. Robert Badinter célébré

Monde

Gaza. On est loin d’un « plan de paix » !
Italie. Massivement en grève et dans les rues pour Gaza
Hongrie. La marche des fiertés brave l’interdiction de l »extrême droite
Grèce. Des milliers contre la jourrnée de travail de 13 heures

L’humeur de Jean-Marie Philibert

C’est fou… en sortir…

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Résolution du Conseil national du PCF (11/10/25). Face au méprisant de la République, construisons l’alternative pour le progrès et la paix

Le Président de la République a décidé de renommer Premier Ministre Sébastien Lecornu, Premier Ministre démissionnaire, avec un mandat clair : faire adopter un budget 2026 conforme à sa politique.

Alors que sa politique a été battue aux dernières élections législatives, cette décision est un nouveau déni démocratique d’une exceptionnelle gravité.

Face à cette provocation, les communistes partagent l’inquiétude, la colère et la lassitude de nos concitoyennes et concitoyens devant les manœuvres politiciennes qui ne répondent pas à leurs immenses attentes sociales et démocratiques.

Nous refusons les mesures de régression sociale issues du précédent projet de budget et les mesures qui privent de moyens le service public, les associations et les collectivités locales et plongent le pays dans la crise tout en confortant les profits du capital. Et nous ne nous contentons pas de demi-mesures sur les retraites sans que le Parlement n’ait réellement la main pour abroger la réforme.

Alors que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France représente 1128 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017, c’est à nous, aux salarié·es, aux privé·es d’emploi, aux rétraité·es, aux jeunes, que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République, contre la démocratie, qui appelle les citoyennes et les citoyens, les salarié·es à prendre le pouvoir sur l’argent et la production.

Cette offensive s’inscrit dans une crise systémique du capitalisme à l’échelle mondiale.

Les grandes puissances économiques et financières ont recours à la guerre économique, politique et militaire pour conquérir les marchés, les ressources, les zones d’influences et maintenir le taux de profit.

Face à cette impasse historique, les classes dominantes choisissent la voie dangereuse du repli nationaliste, de l’extrême droite et s’apprêtent à faire payer aux peuples les guerres impérialistes. Ce mouvement n’épargne aucun continent.

Dans cet affrontement de classe violent, le travail est à nouveau massivement réduit à une fonction de subsistance. Pour la grande majorité de nos concitoyens, travailler ne signifie plus s’émanciper, mais simplement survivre et se nourrir.

Notre pays vit une très grave crise sociale.

12 millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et des dizaines de milliers d’emplois sont à ce jour encore menacés de plans de licenciements. Plus de 4 millions de personnes sont mal logés et plus de 2,9 millions en attente d’un logement social.

Dans cette situation, nous appelons d’abord et avant tout à amplifier la mobilisation sociale avec les organisations syndicales pour résister à la politique menée et gagner par la lutte des avancées pour le monde du travail.

Nous continuerons de nous battre pour obtenir des victoires, nous censurerons le Premier Ministre nommé et nous nous tenons prêts à un retour aux urnes.

Conscients de la menace inédite de l’extrême droite et de la droite extrémisée qui se rapprochent dangereusement, conscients du basculement d’une partie conséquente du grand patronat qui a choisi l’extrême-droite comme personnel politique nous lançons un appel aux travailleurs et aux travailleuses, aux forces syndicales et associatives et aux forces de gauche pour résister et construire l’alternative politique.

Nous voulons un changement de politique pour le progrès et la paix.

Avec la nomination pour la seconde fois de Sébastien Lecornu, le signal envoyé à nos concitoyennes et concitoyens est clair : le Président de la République veut encore et toujours garder la main pour que rien ne change.

Nous, les communistes, affirmons au contraire depuis des mois l’urgence d’un changement de politique pour le progrès et la paix.

Oui, nous voulons plus que tout que la vie change pour chacune et chacun : la fin de la vie chère, un travail qui a du sens et bien rémunéré pour une vie digne, une sécurité d’emploi et de formation pour toutes et tous, une meilleure sécurité sociale, l’accès à des services publics de qualité, une transformation écologique des productions et de la consommation.

Il faut développer le pays, donc accroître les dépenses publiques utiles et changer profondément le comportement des entreprises et des banques. Pour cela il faut conjuguer justice et efficacité, en commençant à combattre la logique du capital.

C’est pourquoi, nous proposons tout de suite de mettre à l’ordre du jour :

  • L’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • La taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Une semaine d’action des communistes sera organisée sur cet enjeu des 211 milliards d’euros d’aides publiques.
  • Un fonds d’avances de 100 milliards d’euros dès 2026 pour l’investissement, l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron est le premier responsable de la situation de blocage du pays.

Depuis un an, malgré la défaite de ses soutiens aux élections législatives de 2024, c’est lui qui avec l’appui du socle commun a décidé de refuser tout changement de cap politique.

Il a dit non à la nomination d’un Premier Ministre de gauche, non à l’abrogation de la réforme des retraites, non à l’augmentation des salaires et des pensions, non à la taxation des plus riches et du capital, non à la transformation des aides publiques aux entreprises, non au développement des services publics et à un réel débat sur leur financement.

Il mène un combat de classe acharné et agit de concert avec le MEDEF dans une offensive sans précédent pour les profits et contre l’emploi, les salaires, la sécurité sociale, la transition écologique.

Comme l’immense majorité des Françaises et des Français, nous constatons qu’Emmanuel Macron a perdu toute légitimité populaire à la tête de l’État.

Le présidentialisme de la Ve République est à genou. Elle a montré toutes ses limites et ses dangers que les communistes avaient déjà pointé lors du référendum de 1962.

C’est pourquoi nous appelons à redonner le pouvoir au peuple et à ses élu·es, au Parlement.

Mais cela ne suffira pas à gagner un changement de politique.

L’acharnement du Président de la République trouve sa source dans la demande des multinationales d’un pouvoir tout entier à leur service, concentré dans les mains d’un seul homme. C’est la boussole qui le guide depuis son élection : les marchés et les profits plutôt que l’humain, le capital plutôt que le travail.

L’heure est à la justice fiscale et à réorienter l’argent de l’État, des banques et des entreprises qui vient nourrir les profits et appuyer les délocalisations, vers l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics, les salaires, la transition écologique.

L’heure est à prendre le pouvoir au Président, aux ultra-riches et aux grands actionnaires des multinationales, en exigeant davantage de pouvoirs pour les citoyennes et des citoyens, de pouvoirs pour la représentation nationale, de pouvoirs pour les salarié·es dans les entreprises.

Ensemble, nous voulons une refonte de nos institutions et de notre démocratie sociale pour une nouvelle République et une nouvelle constitution ouvrant de nouveaux pouvoirs aux travailleurs et travailleuses, aux élu·es locaux, à la représentation nationale. Ces changements majeurs nécessiteront la mise en place d’une assemblée constituante.

Nous lançons un appel aux travailleurs et travailleuses, aux forces syndicales et associatives du pays et à toutes les forces de gauche, à débattre des propositions de rupture que nous portons, à s’unir pour obtenir le changement de politique tant attendu et pour battre la droite et l’extrême droite.

Depuis début septembre, à l’appel de l’intersyndicale, des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent à nouveau pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Et aujourd’hui, c’est au tour du mouvement associatif d’être mobilisé pour obtenir des moyens financiers qui permettent aux associations de poursuivre leur action d’intérêt général pour le pays.

Ces mobilisations sont essentielles pour gagner des avancées. C’est pourquoi le PCF soutiendra toutes les initiatives syndicales et associatives qui réclament la fin de l’austérité et la justice sociale et fiscale.

Le Rassemblement national et ses alliés, absents de ces mobilisations, en opposition aux mesures de justice et aux libertés syndicales et associatives, en faveur d’une baisse des dépenses publiques et d’une priorité au remboursement de la dette, ne sont en rien une alternative. S’ils parvenaient au pouvoir, ils continueraient de servir le capital et aggraveraient les fractures du pays par leur projet xénophobe et raciste. 

Fidèles à leur histoire, les communistes sont déterminés à mettre en échec l’extrême droite et la droite extrémisée qui court derrière ses idées de haine.

En cas de dissolution, les communistes appellent à créer toutes les conditions pour battre ces forces et faire élire le plus grand nombre de député·es de gauche et écologistes. Nous appelons à accélérer le travail engagé pour construire dans toutes les circonscriptions les meilleures candidatures à partir des réalités locales pour l’emporter.

Le PCF doit également se renforcer à l’Assemblée nationale avec un groupe plus important et dans toute la France avec une meilleure représentation dans l’ensemble des départements.

Nous appelons aussi les citoyen·nes et l’ensemble des forces de gauche et écologistes à faire des prochaines élections municipales un levier pour protéger les habitant·es et développer les services publics locaux. Ces deux rendez-vous sont déterminants. Nous voulons gagner les élections législatives et les élections municipales.

Forts de ces objectifs, les communistes sont pleinement mobilisés pour faire gagner demain les forces du travail, de la création, de la jeunesse et ouvrir de nouveaux Jours heureux pour la France.