La Question communiste, de Domenico Losurdo

Traduction de Lorenzo Battisti
avec le concours de
Jean-Pierre Martin
et d’Éric Le Lann
Préface de Florian Gulli

« Ce livre de Losurdo a quelque chose à voir avec l’ascension des hautes montagnes. Losurdo n’y occupe pas la place de l’alpiniste, mais celle de l’observateur. Il analyse l’action de ceux qui, au cours du siècle, ont tenté l’ascension. Il essaie de déceler les “faux pas” qui ont précipité la chute des uns ou ont égaré les autres à tel point qu’ils ont perdu de vue le sommet.

Mais Losurdo s’enquiert aussi et surtout des “chemins détournés” qui, contre toute attente parfois, ont permis de repartir à l’assaut de la montagne.

La “question communiste” au XXIe siècle n’est donc pas la réactivation d’un vieux dogme romantique ou la contemplation du bel idéal. Elle est reprise des luttes concrètes “contre le démantèlement de l’État social, pour la défense de la souveraineté de l’État, de l’indépendance nationale et du droit au développement”, luttes qui ne seront efficaces qu’à la condition d’avoir appris des échecs et des victoires d’hier. »

Extrait de la préface de Florian Gulli.

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La poursuite de la contre-insurrection au Chiapas : spoliation, création de conflits et incursion des forces militaires et étatiques contre l’EZLN

Communiqué publié par le Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas

San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, Mexique, le 30 septembre 2025

Spoliation du territoire à Belén, une nouvelle provocation dans le cadre des stratégies visant à mettre fin à la lutte pour la vie et El Común.

Depuis le Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas (Frayba), nous dénonçons les stratégies d’encerclement et de spoliation du territoire récupéré par la lutte de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), menées dans le village autonome zapatiste de Belén, région paysanne, appartenant au Caracol 8 « La Luz que Resplandece al Mundo » (La lumière qui illumine le monde), dont le siège se trouve dans la communauté Dolores Hidalgo (municipalité officielle d’Ocosingo, Chiapas).

L’Assemblée des Collectifs des Gouvernements Autonomes Zapatistes (ACGAZ) – qui fait partie des structures zapatistes qui promeuvent El Común – a dénoncé les attaques qui ont commencé au mois d’avril, notamment le refus du dialogue, l’incursion et la mesure du territoire autonome récupéré en 1994, les menaces, le vol des récoltes, l’incendie de deux maisons et spoliations, perpétrés par un groupe de civils en collaboration avec la police municipale d’Ocosingo, la police d’État, le délégué du gouvernement, le procureur général de l’État du Chiapas et des membres de l’armée mexicaine.

Le but était de transformer le territoire récupéré en terre privée, ce qui a entraîné le déplacement forcé d’au moins 13 personnes, toutes membres des bases de soutien de l’EZLN, ainsi que de 40 paysans non zapatistes, à qui l’on a retiré la terre qui leur servait de subsistance et de travail, tous chargés du travail collectif de la région et de la milpa commune.

Ces faits ne sont pas isolés et constituent une reprise de la stratégie de harcèlement et d’agression contre le territoire zapatiste, son projet politique et sa lutte pour la vie, provoquée par les forces de l’État mexicain. Comme à l’époque du PRI, aujourd’hui déguisé en 4T, c’est la deuxième fois cette année que des opérations conjointes (armée mexicaine et forces étatiques, dont les Forces de réaction immédiate Pakal) ont été menées sur le territoire zapatiste ; la première a eu lieu le 24 avril dernier dans la communauté de San Pedro Cotzilnam, municipalité d’Aldama, Chiapas, région autonome Vicente Guerrero. En outre, des actes de harcèlement et de surveillance ont été signalés en avril 2025 lors de la Rencontre zapatiste (Rebel y Revel) Arte.

Cette spoliation s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la stratégie anti-insurrectionnelle, qui utilise désormais le système judiciaire pour affronter les peuples du Chiapas, dans le cadre d’un processus de « restitution des terres », avec le soutien du ministère de la Défense nationale, ce qui constitue une provocation et une confrontation directe contre l’EZLN, mettant en danger la vie et l’intégrité des personnes qui habitent le territoire.

La violence politique actuelle s’accompagne d’un profond processus de spoliation visant à livrer le territoire des peuples et des communautés du Chiapas aux intérêts qui entourent les mégaprojets extractifs, d’infrastructure, touristiques et énergétiques.

Cette nouvelle attaque viole les droits collectifs des peuples, en particulier les articles 1 et 2 de la Constitution mexicaine. Elle viole également le système régional et international des droits humains auquel le Mexique a adhéré, notamment les articles 13, 14 et 15 de la Convention 169 de l’OIT sur les droits des peuples autochtones et tribaux, ainsi que les déclarations de l’ONU et de l’OEA sur les droits des peuples autochtones dans les articles 25 à 32 et 25 à 27, respectivement, les deux déclarations soutenant le respect de la terre et du territoire des peuples et des biens communs. De même, les accords de San Andrés qui définissent le territoire comme la colonne vertébrale de l’existence des peuples.

Le Frayba, dans le but d’éviter que le conflit ne s’aggrave et de mettre fin aux violations des droits humains, a transmis toutes les informations au gouvernement de l’État et au gouvernement fédéral, afin qu’ils agissent sous leur responsabilité pour respecter le territoire zapatiste face aux agressions, menaces et spoliations qui proviennent de leurs propres agents étatiques.

Nous exigeons que l’intégrité des personnes non zapatistes et des bases de soutien de l’EZLN soit respectée, ainsi que celle de leurs territoires où se construisent le commun et la non-propriété. Nous appelons à la solidarité nationale et internationale pour mener des actions en défense de la vie et du territoire.

Source : https://frayba.org.mx/boletin-8-ataque-belen-despojo-territorio-zapatista

L’édito du TC par Jacques Pumaréda. Ici et là-bas

Le parti de Milei la Libertad Avanza a récolté 40,7 % des voix aux élections législatives de mi-mandat en Argentine ce dimanche 26 octobre. Ces élections lui permettent de quasi-tripler sa base parlementaire, sans atteindre la majorité absolue. La participation dimanche, de 67,9 % était quasiment la plus faible de toutes les élections depuis le retour de la démocratie en 1983.

La brutalité du « plus grand ajustement budgétaire de l’histoire » a déjà vu plus de 200.000 emplois perdus, une activité anémiée, en contraction de 1.8 % en 2024, une reprise en 2025 qui s’essouffle et 80 % des Argentins qui gagnent moins de 600 euros. Quel vent mauvais souffle sur l’Argentine ? Le rouleau compresseur de la droite extrême, en France et dans le monde ? La Hongrie, l’Italie, les États-Unis… Comme une fatalité.

Et pourtant la candidate de la gauche irlandaise a remporté haut la main l’élection présidentielle ce dimanche 26 octobre, avec un programme prônant, entre autres, l’action urgente contre le réchauffement climatique, la réunification de l’Irlande et les droits des Palestiniens. C’est une victoire éclatante avec plus de 63 % des voix, contre 29,5 % à sa rivale de droite, Heather Humphreys, la députée Catherine Connolly devient la nouvelle cheffe de l’État d’Irlande pour un mandat de sept ans, succédant à Michael D. Higgins. Respectée pour son intégrité, elle était soutenue par les formations de gauche, notamment le parti communiste d’Irlande et le Sinn Fein. Comme un espoir.

Á l’Assemblée nationale, en France, la bataille d’amendements bat son plein, sur le budget de l’État et de la Sécu. Les compromis minimums vantés par Sébastien Lecornu entre forces que tout oppose sèment plutôt la confusion. La gauche se disperse entre les socialistes qui regardent vers le centre et les insoumis persuadés que le rassemblement se fera autour d’eux. De quoi réjouir la droite et l’extrême droite qui bâtissent les ponts pour briser le cordon sanitaire autour du RN. La gauche a mieux à faire pour présenter une alternative crédible avec un imaginaire commun, un horizon culturel capable de contrer le bain identitaire actuel.

À l’occasion du 80ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies le Mouvement de la paix appelle à la création d’un Front mondial des peuples pour la paix

Les guerres et les logiques de guerre se développent. La force tend à s’imposer au détriment du droit international. La militarisation de l’Europe et du monde se met en place. Les idéologies et gouvernements d’extrême droite se développent et ont accédé au pouvoir dans un nombre grandissant de pays.

L’agression de Poutine en Ukraine se poursuit, le processus de paix en Palestine et au Moyen Orient est encore bien fragile, Persistance des affrontements au Congo. Bombes sur le Yémen. Effusion de sang au Soudan. Trump entend imposer sa loi dans les caraïbes. Les usa et l’Otan appellent à porter le montant des dépenses militaires à 5 % du Pib. L’union européenne, la France et bien d’autres pays européens s’alignent sur ces orientations qui vont faire exploser le montant des dépenses militaires mondiales qui ont pourtant déjà atteint la somme vertigineuse 2.700 milliards de dollars en 2024 contre 1.000 milliards environ en l’an 2000. Dans le même temps les budgets sociaux et environnementaux sont rognés et les services publics remis en cause au prétexte d’une économie de guerre.

Comme le soulignent les organisations syndicales et de nombreuses ONG la militarisation des économies et le développement d’industries militaires (qui font bénéficier les actionnaires de profits bien supérieurs aux activités civiles) contribuent au commerce des armes, alimentant les conflits et contribuant à la détérioration de l’environnement. Par contre on assiste dans le même temps à des fermetures d’entreprises et des licenciements dans des industries répondant à des besoins des populations et à des services publics qui n’ont pas les moyens suffisants pour assurer leurs missions.

Ces logiques conduisent à une fragilisation du dispositif international en faveur du désarmement, et du désarmement nucléaire en particulier, et ce malgré l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires qui a été gagné grâce à des mobilisations internationales. Cette évolution s’accompagne d’un développement des idéologies fascisantes et autoritaires.

Les forces du complexe militaro-médiatico-industriel et des idéologies autoritaires et fascisantes se développent, alors que le droit international et les institutions internationales dont les Nations Unies sont remis en cause. En fait les forces du complexe-lobby militaro-médiatico-industriel y compris en Europe sont déterminées à imposer la loi du plus fort contre le droit des humains à vivre ensemble en paix dans un monde de justice, de solidarité et de fraternité. Cette volonté se traduit par une violation régulière des règles du droit international et de la Charte des Nations Unies et par la marginalisation voulue des institutions internationales (et en particulier les Nations Unies et de toutes ses composantes) sur lesquelles repose les fondements du multilatéralisme.

Si la pression des populations en Europe et dans le monde existe, cette pression est insuffisante pour stopper ces logiques qui peuvent nous conduire aux pires catastrophes économiques, sociales, démocratiques et environnementales voire au possible basculement vers une extension mondiale de la guerre.

Pourtant des solutions existent tant pour l’Europe que pour le monde.

Les analyses et propositions des ONG et des organisations syndicales font apparaitre de larges convergences entre elles et avec les mouvements agissant pour la construction d’un monde de justice et de paix. Ces convergences s’expriment clairement à travers les récentes prises de positions de la CSI (confédération syndicale internationale) et de la CSE (Confédération syndicale européenne), de la conférence internationale contre les bombes A et H qui a réuni des militants venant de tous les continents à Hiroshima et Nagasaki en aout 2025, mais aussi à travers des prises de position de collectifs.

Ainsi en France le collectif national « En marche pour la paix » fort de près de 200 organisations nationales, régionales ou locales dont 3 des principales organisations syndicales (CGT, FSU , Solidaires) indique dans un appel de 2025 : « Nous refusons la guerre et l’économie de guerre comme horizon pour nos sociétés. Nous refusons la militarisation de la jeunesse et la captation des ressources par les industries de guerre. Nous appelons au respect du droit international qui demande de favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationale en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde » (article 26 de la Charte des Nations unies) et qui propose «de résoudre les crises en s’attaquant à leurs causes profondes par la voie du dialogue et de la négociation » (résolution ONU 52 13 du 15 janvier 1998).

Des mobilisations existent bien et elles nous ont permis il y a quelques années de gagner le traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Mais la situation internationale nécessite aujourd’hui le renforcement de l’action unie de NOUS LES PEUPLES au plan mondial à travers la constitution d’UN FRONT MONDIAL POUR LA PAIX.

De notre point de vue l’absence d’actions coordonnées et visibles au plan mondial contribue à créer chez les citoyens une sorte de découragement qui ne favorise pas le rassemblement des peuples pour la paix et en particulier des jeunesses du monde.

Il est de notre responsabilités à Nous les peuples à travers nos mouvements et organisations agissant pour la paix de travailler à la construction de ce front mondial pour la paix qui est nécessaire tant pour la paix en Europe que pour une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens, que pour tous les autres conflits en cours. Cette construction doit se faire sur la base du respect du droit international, de la Charte des Nations Unies, des résolutions des Nations Unies et des décisions de la CIJ ainsi que sur la mise en œuvre des droits économiques et sociaux.

Pour le Mouvement de la Paix, le 80ème anniversaire de la création de l’ONU est une opportunité pour rappeler l’urgence de la mobilisation de « Nous les peuples » , à travers le monde pour la construction d’un FRONT MONDIAL POUR LA PAIX , un front contre l’économie de guerre, contre la militarisation de l’Europe et du monde et pour une sécurité humaine commune construite dans le respect de la Charte des Nations Unies et donc sur la base de logiques de coopérations et non d’affrontements, car pour son avenir face à tous les défis qui l’assaillent l’humanité n’a d’autres chemins que la paix.

En ce 24 octobre 2025 Le Mouvement de la paix réaffirme sa volonté de poursuivre partout en France les actions et débats sur toutes les questions liées à la défense du multilatéralisme et de la Charte des Nations Unies, et réaffirme sa résolution à agir pour stopper les guerres qui continuent à infliger à l’humanité d’indicibles souffrances et à associer nos efforts pour que le droit des humains à la paix devienne une réalité le plus vite possible.

Le Mouvement de la Paix
Le 24 octobre 2025

Prades. 150 manifestants solidaires du peuple palestinien (L’Indep)

« Il doit finir le temps des colonies », « Visca, visca Palestina », « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Les slogans ne laissaient aucun doute quant au but de ce rassemblement. « Cette manifestation avait d’abord pour objectif d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien qui vient d’être soumis à un génocide selon la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU », expliquent les organisateurs que sont les Jeunesses populaires du Conflent et alentours, l’Atelier de l’entonnoir et le Collectif solidarité Palestine Conflent.

Danses et poèmes

Après cette manifestation, les participants ont pu occuper la place de la République en dansant sur des chansons traditionnelles palestiniennes. Enfin, une centaine de personnes a pu se rendre dans l’Atelier de l’entonnoir pour une écoute collective de poèmes palestiniens lus par le collectif La clé et pour un repas collectif à prix solidaire (5 euros) et aux saveurs palestiniennes. Les bénéfices de la soirée iront à l’association éducation 4 Gaza.

L’Indépendant, le 22 octobre 2025

Cabestany. Coopération franco-allemande dans le cadre du triangle de Weimar (L’Indep)

Quatre jours d’échanges fructueux entre élus français et allemands autour de la jeunesse, de l’Europe et de l’avenir commun.

La ville a accueilli une délégation du district allemand de Dahme-Spreewald dans le cadre du triangle de Weimar, partenariat né en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin, un an après la réunification allemande et l’année de la dissolution de l’URSS, pour renforcer la coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne. Si les représentants polonais du district de Wolsztyn n’ont pu se déplacer, les élus allemands ont été chaleureusement reçus par la maire Edith Pugnet et les acteurs locaux, dans un esprit de dialogue européen et d’amitié entre les peuples.

Un engagement commun

Organisé avec le soutien des animateurs Frédéric et Alex de l’espace jeunesse Guy-Môquet, le séjour a mêlé rencontres institutionnelles et découvertes locales. Les élus allemands ont notamment pu découvrir les infrastructures sociales et sportives de la commune, des établissements scolaires et des sites emblématiques du département, dont Collioure.

« Je suis positivement surpris de voir dans quelle mesure Cabestany a investi dans ses infrastructures sociales et sportives », a confié l’un des membres de la délégation. « Le stade et les échanges d’animations entre les établissements scolaires et les services de la ville témoignent d’une vraie priorité donnée à la jeunesse. Ce modèle pourrait nous inspirer ». Au fil des échanges, les discussions ont porté sur l’avenir des jeunes européens, les défis environnementaux et la nécessité de maintenir un dialogue constant entre les sociétés. « Le triangle de Weimar, c’est la colonne vertébrale d’une Europe unie, une Europe des hommes », a poursuivi le délégué allemand. « Ce sont les jeunes qui forgeront l’avenir : Il faut qu’ils se connaissent, qu’ils s’écoutent et s’enrichissent mutuellement ».

Ces réflexions, partagées avec leurs homologues français, ont nourri des propositions concrètes pour de futurs séjours trilatéraux entre jeunes Français, Allemands et Polonais. Tous ont souligné l’importance de multiplier ces rencontres dans un contexte européen marqué par les tensions internationales et la montée des nationalismes.

Entre découvertes locales et dé bats sur l’avenir de l’Europe, cette visite allemande s’inscrit dans la continuité d’un engagement commun pour une Europe ouverte, solidaire et tournée vers sa jeunesse.

Le triangle de Weimar, plus que jamais, demeure un espace vivant de coopération et d’espérance partagée.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 22 octobre 2025)

Liste de revues permettant d’alimenter l’action et la réflexion

Économie & Politique

500 milliards pour sortir de l’austérité : que financer en priorité (investissements matériels ou emploi et formation) ? Quels moyens pour résister au chantage à la dette ? La seule fiscalité (taxe Zucman) ou des avances apportées par un pôle financier public ? Le dossier d’Économie & Politique présente le détail chiffré des propositions communistes pour le développement des services publics dès le budget 2026.

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La Pensée

Face aux faux arguments de Macron dans la Convention citoyenne sur les rythmes scolaires et les temps de l’enfant, voici un contre-argumentaire : à partir de recherches parues dans la revue La Pensée et dans l’ancienne revue du PCF L’École et la nation, publié par la Fondation G. Péri. Un entretien dédié sur la plateforme scientifique Cairn : accès gratuit jusqu’au 7 novembre.

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Recherches Internationales

Les grands réseaux mondiaux d’échange sont au cœur de la rivalité sino-américaine. Energie, finance, internet, 5G, aucune des infrastructures internationales n’échappe désormais aux affrontements de puissance. Le dernier numéro de Recherches Internationales analyse l’ensemble des aspects de cette dynamique qui transforme la mondialisation. Disponible ici.

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Cahiers de Santé publique et de protection sociale

Après les numéros précédents consacrés à l’alternative à l’austérité et à la guerre commerciale de Trump, voici un dossier « municipales » qui propose un ensemble d’analyses, de diagnostics et de propositions pour mettre en cohérence, dans les communes et leurs regroupements, objectifs sociaux et écologiques, moyens financiers et prise de pouvoir par les citoyen.ne.s, salarié.e.s, agent.e.s des services publics territoriaux.

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Humanité – Hors série

Miroir du cyclisme Après 31 ans de mise en sommeil, la mythique revue revient dans les kiosques ! Dans ce numéro : Thomas Voeckler, l’académie Remco Evenepoel, Juliette Labous et Lucien Aimar, Jeannie Longo et Marc Madiot, Guillaume Martin-Guyonnet et Arthur Hay, secrétaire CGT des coursiers à vélo, Bernard Hinault….

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L’édito du webzine. Le prix Nobel de la Paix 2025 à une va-t-en guerre

Cette année 2025, le comité Nobel s’est ridiculisé non pas en décernant le prix Nobel de la Paix à Donald Trump comme il le réclamait mais à une de ses fidèles soutien María Corina Machado appelant à l’insurrection contre le gouvernement vénézuélien.

Normalement le prix Nobel de la Paix devrait être décerné à quelqu’un qui fait œuvre de paix dans le monde mais cette année les cinq membres du comité ont choisi une voie antinomique, à l’opposé de la paix, celle des tensions. Sont-ils tombés sous le charme de Donald Trump ?

María Corina Machado, figure de l’ultra droite sud-américaine est plus connue pour ses visées bellicistes que pacifique. Elle applaudit à tout rompre aux propos outranciers de Trump dès lors qu’il s’agit du Venezuela. Toutes ces déclarations se résument par des appels à la violence, à la spirale guerrière contre le gouvernement d’Hugo Chavez. Depuis le début de ce siècle, selon les spécialistes de l’histoire politiques récentes du continent sud-américain, « il n’y a pas un chapitre de violence politique à laquelle elle n’a pas participé ». Elle a à son actif, la participation au coup d’état contre Hugo Chavez et sa participation aux manifestations anti gouvernementales particulièrement violentes.

Le prix Nobel de la guerre anti-sociale

Le projet politique de cette dame prévoit l’abandon des politiques sociales, éducatives, économiques que tente dans les pires adversités de maintenir le gouvernement actuel. Son projet politique est de privatiser les ressources pétrolières très conséquentes du Venezuela au profit des grandes majors étasuniennes. Elle est favorable à une intervention militaire des armées des États-Unis.

Tout ceci est une bien curieuse conception de la Paix pour son propre peuple. Elle est trumpiste. Et qu’à défaut de brader à son mentor le Prix, celui-ci lui a été accordé tout comme si celui-ci en était déjà le maître. D’ailleurs elle s’est empressée, en tout premier lieu de remercier Trump pour ce Prix.

Par ailleurs, elle soutient le Likoud de Benyamin Netanyahou et qu’elle a des liens plus qu’étroit avec VOX, le parti espagnol d’extrême droite.

C’est un message de plus de la dérive du monde. Au plus haut niveau l’extrême droite est récompensée, adulée, défendue, promue, à visage découvert. Les choix sont faits, les jeux le sont-ils pour autant ? Les pacifistes du monde doivent faire entendre leur voix avec fermeté et assurance, sans violence, et être les porteurs de tous les espoirs du monde.

Dominique Gerbault

L’édito du webzine. La flottille pour Gaza stoppé


Ce sont au total 42 bateaux en mission d’aide humanitaire de la flottille « Global Sumid » qui ont été interceptés illégalement par l’armée israélienne dans les eaux internationales. Elle avait pour objectif de briser le blocus de Gaza orchestré par Netanayahou, grand criminel de guerre.

Les forces navales de l’occupation israélienne ont intercepté illégalement 42 bateaux transportant de l’aide humanitaire.Cette flottille « Global Sumid », des volontaires détermination à briser pacifiquement le siège illégal imposé à Gaza. Plus de 400 militants ont été arrêtés. Ils ont été transférés au port d’Ashdod pour être remis à la police israélienne. Ils ont commencé à être expulsés vers l’Europe.

Global Sumud (« résilience », en arabe) a dénoncé « une attaque illégale » survenue dans les eaux internationales, l’organisation des droits humains Amnesty International déplorant un « acte d’intimidation » d’Israël. Onze participants grecs ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur « détention illégale », selon des organisateurs de la flottille.

De l’Europe au Mexique en passant par l’Afrique du Sud des dizaines de milliers de personnes ont manifesté leur soutien aux Palestiniens et à la flottille brandissant des drapeaux palestiniens scandant « Free Palestine » réclamant la fin de ce qu’ils ont qualifié de « génocide » contre les Palestiniens à Gaza. Au Mexique, des affrontements entre plus de 10 000 manifestants pro-palestiniens et forces de l’ordre ont fait des dizaines de blessés dans les deux camps.

Une mission pacifique et non violente

La flottille Global Sumud, mission pacifique et non violente d’aide humanitaire, comprenait des personnalités politiques et des militants comme Cédric Caubère, militant CGT et secrétaire général de l’UD de Haute-Garonne, la Suédoise Greta Thunberg, le journaliste de l’Humanité Emilien Urbach. La flottille était partie d’Espagne renforcée par des bateaux venues d’Italie, de Grèce… dans le but de rompre le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza et fournir « une aide humanitaire à une population assiégée confrontée à la famine et au génocide ».

L’Italie et l’Espagne avaient dépêché des navires militaires pour escorter sur une partie du trajet la flottille après des « attaques par drones » dans la nuit du 23 au 24 septembre, dénoncées par l’ONU et l’Union européenne.

L’offensive israélienne dans la bande de Gaza a fait 66 225 morts dans ce territoire palestinien, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU. Elle a été déclenchée par l’attaque du 7-Octobre -unanimement condamné- du mouvement islamiste Hamas, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1 219 personnes et la prise d’otages, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.

Dominique Gerbault