Rapport de la commission exécutive de l’USR-CGT 66 (02/09/25)

61 conflits ont été enregistrés dans le monde, répartis entre 36 pays ; Invasion de l’Ukraine par la Russie, conflit entre Israël et le Hamas, guerre au Soudan, mais aussi tensions majeures en mer de Chine, au Cachemire ou dans l’Arctique… Je me contente de la Palestine et de l’Ukraine…

Alors que deux millions de Gazaouis errent dans la soi-disant « zone humanitaire », le nouveau plan d’Israël présage d’un massacre aux proportions apocalyptiques. Alors qu’Israël contrôle déjà 85 % de la bande de Gaza, soumise à un blocus total et à la famine, le cabinet de sécurité a validé le plan d’occupation totale de la bande de Gaza, proposé par le Premier ministre d’extrême droite, Benjamin Netanyahou. Cette nouvelle annonce marque une nouvelle accélération des buts de guerre génocidaires d’Israël à Gaza. Le gouvernement Israélien souhaite complètement vider Gaza de sa population avant le 7 octobre, en déplaçant 1 million de Gazaouis. L’Europe qui arment moralement, financièrement et militairement le génocide à Gaza, ont, pour la plupart, condamné hypocritement le nouveau plan de Netanyahou ; ce sont pourtant les pays de l’UE avec les USA de Trump qui l’ont rendu possible en soutenant Israël depuis deux ans, à chaque nouvelle étape du génocide.

La CGT soutient et participe à toutes les initiatives de mobilisations permettant d’arrêter immédiatement le génocide en cours. Elle portera la proposition de faire du 21 septembre, journée mondiale pour la Paix, un temps fort de mobilisation nationale pour la Palestine. La France a enfin décidé de reconnaître l’État de Palestine, il est urgent de le faire sans délai, de cesser toute coopération avec le gouvernement d’extrême droite israélienne, de prendre des sanctions et de cesser toute livraison d’armes et de composants militaires.

En Ukraine, Trump tente encore de jouer le pacificateur, enchaînant ces derniers jours des réunions peu concluantes avec Poutine, puis avec Zelensky, en présence de plusieurs dirigeants européens. Ce qui en ressort principalement, Ce qui est clair c’est que malgré les annonces jubilatoires du dirigeant états-unien, les négociations, encore incertaines, entre Poutine, Zelensky, et Trump, dont les modalités restent floues, ne pourront que déboucher sur un résultat incertain, payé principalement par les populations ukrainiennes et russes déjà épuisées par des années de guerre.

La paix et le désarmement sont les urgences pour la planète et ses habitants :
Les camarades de la CE doivent participer en nombre aux différentes initiatives de Culture de paix, du 15 au 21 septembre, dont le programme est en cours de finalisation, avec un temps fort le samedi 20 septembre, avec la chaine humaine place de catalogne, et le dimanche 21 à Thuir, un banquet pacifiste.

C’est dans ce contexte internationale gangréné par des guerres et la montée en puissance des idées d’extrême droite dans le monde, sans oublier la guerre économique que livre Trump aux autres pays, au travers de l’augmentation des droits de douane que le gouvernement de Bayrou veut encore faire payer l’ensemble des travailleurs, actifs, retraités, sans emploi. Le gouvernement, au service du patronat, a annoncé un budget d’une violence inédite : vol de 2 jours fériés ; doublement des franchises médicales ; gel du salaire des fonctionnaires, des pensions, de toutes les allocations sociales (aides au logement, allocations familiales, allocation adulte handicapé…) ; réforme de l’assurance chômage ; suppression de 3000 postes de fonctionnaires avant des dizaines de milliers d’autres ; coupes dans les budgets des hôpitaux, des écoles, de la culture ; volonté affichée de remettre en cause la 5ème semaine de congés payés et précariser toujours plus les contrats… Si ce budget était adopté, chacune et chacun perdrait plusieurs centaines d’euros en 2026, nos services publics seraient considérablement affaiblis, et notre sécurité sociale en grand danger.

La dynamique de l’initiative citoyenne du 10 septembre démontre l’ampleur de la colère sociale. La CGT souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail. Elle appelle donc ses syndicats à débattre avec les salariés pour construire la grève partout où c’est possible.

Le bureau de l’USR propose d’appeler à un rassemblement, en concertation avec les décisions qui seront prises lors de l’AG de rentrée de l’UD, en fin d’après-midi et d’organiser dès aujourd’hui des distributions du tract d’appel de la CGT, lors de la distribution de notre journal Imagine sur les marchés, ainsi que la pétition nationale sur la sécurité sociale. (Le Tableau de distribution circulera pour inscription des camarades)

Afin de rentrer dans un processus de mobilisation sur le long terme, à partir du 10 septembre.

Toutes les organisations syndicales appellent à la mobilisation unitaire et interprofessionnelle par la grève et des manifestations partout en France le jeudi 18 septembre. À nous d’agir ! Rassemblons-nous et débattons des moyens pour préparer une mobilisation et des grèves les plus massives possible.

L’UCR a prévue, une journée de mobilisation des retraités le 23 octobre. Mobilisation qui se ferait dans les départements à nous de commencer à préparer cette journée avec les sections syndicales et en allant à la rencontre des retraités par la distribution de notre journal IMAGINE. Pour préparer cette journée, l’UCR propose de réunir des syndiqués retraités, le 25/09 dans le patio de la CGT pour débattre avec eux sur la situation sociale. Notre USR a la possibilité d’envoyer 2 ou 3 camarades, le financement serais pris en charge à hauteur de % par l’UCR. Avant le 23/10, il est possible qu’il y’ai un appel le 14/10 pour peser sur les négociations AGIRC-ARRCO. Chaque territoire choisira le mode d’action qui lui semble le mieux adapté à la situation. Rassemblement et/ou conférence de Presse.

Des AG de retraités sont à l’ordre du jour pour débattre avec les syndiqués de la riposte à engager contre ces projets néfastes : le 8/09 la section syndicale FNME, le 27/09 AG de la section des douanes, et le 29/09 ; les cheminots,

La CGT exige l’abandon du projet de budget et la mise en place de mesures d’urgence autour de 5 priorités, dont notamment :

  1. La justice fiscale : la taxation des patrimoines, des dividendes et des rachats d’action, la remise à plat des 211 Mds d’aides publiques aux entreprises, le rétablissement de l’ISF et la mise en place d’une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu et la justice sociale par l’abrogation de la réforme des retraites, première étape pour gagner la retraite à 60 ans, et une Sécurité sociale répondant aux enjeux actuels, rétablie dans ses prérogatives issues du programme du Conseil national de la Résistance.
  2. Dans ce cadre, nous devons continuer à organiser des débats avec les retraités, les actifs et la population sur notre projet de sécurité sociale intégrale, tel que celles déjà programmées.
  • Le 3/10 avec l’UD à Cabestany, avec la représentation de la pièce de théâtre « Croizat » en présence du petit fils d’Ambroise Croizat suivi d’un débat.
  • Le 4/10 appel à manifester devant la CPAM
  • Le 9/10 Débat ouvert à la population organisé par LSR à Thuir

Il faudra multiplier les interventions sur la sécurité sociale intégrale dans les territoires en lien avec les différentes UL du département.

Pour gagner sur nos revendications, nous avons besoin d’élevé le rapport de force. En affirmant que le syndicalisme retraité est une force d’avenir, nous réaffirmons son utilité, son ancrage dans les luttes. Car la lutte des classes ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise, pas plus que ne s’arrête notre engagement pour la transformation sociale avec le passage du statut de salarié actif à celui de retraité. Si nous voulons faire progresser le rapport de force en notre faveur, il est indispensable de proposer l’adhésion autour de nous. Nous vous proposons donc de stabiliser nos forces organisées et de travailler à leur reconquête. Nous sommes actuellement 639 syndiqués retraités dans le département, nous vous proposons un objectif de 700 FNI d’ici la fin de l’année. Nous vous proposons de valider l’objectif suivant : 3 adhésions minimum par section syndicale. Pour tenir cet objectif, il nous faudra aller à la rencontre des responsables des sections syndicales ou participer au AG de sections déjà programmées, ainsi que de contacter les secrétaire d’UL pour faire le point du nombre de syndiqués retraités dans leurs UL respectives.

Le vendredi 5 septembre, vous êtes conviés pour Les 130 ans de la CGT à la présentation du livre « 30 ans de Visa Off » par l’IHS CGT et vernissage de l’exposition en présence de Sophie Binet. Bourse du travail – Place Rigaud – Perpignan à 17H 30. (Thierry fera le point sur les commandes du livre) . À 19h30, buffet/repas (sur inscription), concert. Palais des Rois de Majorque – Perpignan

Place au débat.

Lettre publique de Canigou-Conflent-Santé à l’attention de M Jallat, Président de la Communauté de Communes Conflent Canigou

Copie à M Le Sous Prefet, M Le Président de l’ARS, M Le Président du CPTS, aux Maires et élus communautaires de Conflent Canigou

Monsieur,

La problématique concernant la santé dans notre territoire est criante. Vous le savez, nous sommes dans un désert médical et la situation va s’aggraver dans les prochaines semaines. Nous savons que le seul médecin généraliste sur la commune de Vernet-les-bains doit prendre sa retraite dans les prochains jours et que plusieurs médecins ont d’ores et déjà annoncé leur départ de la maison de santé de Prades.

La Communauté de Commune a pris la décision de lancer la création d’un centre de santé lors de son conseil communautaire du 5 juin 2025, ce qui semble être, dans le contexte actuel, une des meilleures solutions possibles pour répondre aux problématiques auxquelles nous sommes confrontés. L’association Canigou-Conflent-Santé se félicite de cette décision et remercie l’ensemble des élus qui ont voté pour cette décision.

Nous sommes particulièrement attentifs à l’évolution de ce projet. Depuis trois mois, les contacts que nous avons eus avec des élus nous emmènent à des interrogations. Nous sommes notamment inquiets vis-à-vis du dimensionnement du centre et sur l’implantation géographique des futurs praticiens. On nous a présenté comme prioritaire l’implantation de nouveaux médecins dans des zones déjà dotées ou à proximité d’offre médicale existante. Il apparait au contraire que les besoins les plus criants sont dans les parties hautes du territoire de la Communauté de Communes.

De plus, il semblerait que d’autres dépenses sont encore envisagées pour des solutions non garanties et non abouties comme un médecin itinérant ou des aides exceptionnelles à l’implantation. Ne pensez vous pas que cela puisse donner un sentiment d’éparpillement et risque d’obérer les moyens financiers disponibles pour la création d’un grand centre de santé qui apparait non seulement une solution plus pérenne mais également plus cohérente sur un plan purement économique ?

Nous demandons par la présente une rencontre avec Le Président de la,Communauté de Communes et nous vous demandons de bien vouloir nous informer des différentes évolutions.

Nous comptons sur les élus, pour s’assurer que l’offre médicale future soit à la hauteur des attentes ; ce qui commence par une présence prioritaire là où le besoin est le plus criant.

Le bureau de l’association Canigou Conflent Santé

M Jallat
Communauté de Communes Conflent Canigou
Château Pams – Route de Ria – 66500 Prades

M Didier Carponcin
Sous Préfecture de Prades
177 Av. du Général de Gaulle – 66500 Prades

ARS – Occitanie
26-28 Parc club du Millénaire
1025, rue Henri Becquerel – 34067 Montpellier

CPTS Prades
Maison de santé du Conflent
2 Avenue du Général Roques – 66500 Prades

Communiqué de presse de l’UD CGT 66. Le progrès social, seule issue à la crise !

Le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ce lundi sa démission avant même d’avoir prononcé son discours de politique générale et présenté son budget.

Depuis sa nomination, les travailleurs et les travailleuses se sont mobilisés à trois reprises pour dénoncer la violence du budget en préparation et exiger des réponses sociales, écrivant ainsi une rentrée sociale inédite.

Au lieu de revoir sa copie, de renoncer aux reculs sociaux (année blanche, réforme de l’assurance chômage, doublement des franchises médicales…), au lieu de mettre en place la justice fiscale et d’abroger la réforme des retraites, Sébastien Lecornu a préféré maintenir le budget et le gouvernement de son prédécesseur.

Sur notre département des Pyrénées-Orientales, fortement touché par le chômage et la précarité, gagner un autre budget, cela signifie des moyens et de l’emploi pour nos hôpitaux, nos écoles, la réouverture de ligne ferroviaire comme Elne/Céret ou Rivesaltes/Quillan… des moyens dans les services d’aides à la personne notamment pour nos retraités.

Encore une fois, au lieu de changer de politique le président de la République fait le choix du chaos institutionnel.

Les travailleurs et les travailleuses, et la population doivent être entendus. Les dénis démocratiques et les passages en force doivent cesser.

Le Medef, quant à lui, en multipliant les gesticulations pour empêcher toute justice fiscale et sociale, porte une lourde responsabilité.

Cette décision est d’autant plus grave dans un contexte de tensions géopolitiques majeures, alors que l’extrême droite représente un danger central pour les démocraties, les libertés et les droits sociaux en France et dans le monde.

Comme la CGT le martèle : il n’y aura pas de stabilité sans justice sociale.

Face à l’irresponsabilité du président de la République, du gouvernement et de leurs alliés patronaux, la CGT appelle au rassemblement des forces de progrès social pour continuer à combattre la politique antisociale et illégitime d’Emmanuel Macron et ses alliés, pour barrer la route à l’extrême droite et gagner enfin la réponse aux urgences sociales et environnementales :

  • Mettre en place la justice fiscale
  • Débloquer les moyens nécessaires pour nos services publics et pour la transformation environnementale
  • Abroger la réforme des retraites
  • Augmenter les salaires, les pensions et les minimas sociaux
  • Exige une véritable égalité femme-homme
  • Arrêter les licenciements, réindustrialiser et décarboner le pays
  • Mettre fin à la chasse aux travailleuses et travailleurs sans papier et à la stigmatisation des étrangers et des précaires.

Dans ce contexte d’instabilité maximum, la CGT66 continuera à prendre toutes ses responsabilités pour que le monde du travail soit enfin entendu. Plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, privé.es d’emploi, jeunes retraité.es se sont déjà mobilisé·es les 10, 18 septembre et 2 octobre dans le cadre d’une rentrée sociale d’ampleur historique. Le 9 octobre, à l’initiative des professionnels de la santé et de l’action sociale, de la sécurité sociale et du médicament une manifestation nationale aura lieu pour exiger un tout autre budget de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins. La CGT66 appelle les travailleuses et les travailleurs à continuer leurs actions dans les entreprises pour les salaires, l’emploi et les conditions de travail. La CGT66 continuera à travailler pour renforcer l’unité syndicale et permettre les mobilisations les plus larges.

Face à « l’urgence sociale et sanitaire », la CGT demande plus de moyens (L’Indep)

Le syndicat alerte sur le manque de moyens chronique dont souffre le secteur de la santé et de l’action sociale.

« Dans le département, il manque 1 000 emplois dans la santé, le social et le médico-social », déplore Christophe Meynard, secrétaire adjoint de l’union syndicale départementale. Face aux difficultés du secteur, la fédération syndicale a mené une action ce jeudi 9 octobre devant la délégation territoriale de l’Agence régionale de santé à Perpignan.

Les militants dénoncent une « urgence sociale et sanitaire » marquée par un manque chronique de moyens humains et matériels, des fermetures de lits et des suppressions d’effectifs, une dégradation des conditions de travail, des difficultés d’accès aux soins et aux accompagnements sociaux, ainsi que des salaires insuffisants.

« À l’hôpital de Prades, nous sommes 1 infirmière pour 40 patients et nous faisons des gardes de 12 heures », pointe Véronique Pradeilles, militante. Pascal Mathieu, représentant à l’hôpital de Thuir, enchaine : « 11 manque 14 équivalents temps plein de psychiatres dans la région ». « À Perpignan, il n’y a même plus que 3 pédopsychiatres sur 6 et des départs en retraite sont prévus prochainement », s’inquiète un cadre de santé.

Un soignant pour 13 résidents en Ehpad

Les Hépad sont particulièrement en souffrance. « On devrait être un soignant pour 3 résidents et on est 1 pour 13 », relève Christophe Meynard. « Et la moitié des 18 établissements publics des Pyrénées-Orientales sont financièrement dans le rouge. »

Pour Jean-François Marty, secrétaire à l’Acal (Association catalane d’aide aux libérés), l’action sociale rencontre les mêmes problématiques : « on travaille en mode dégradé, nous avons perdu une dizaine de ressources sur 200 depuis un an. »

« C’est pourquoi », conclut-il, « nous demandons pour le secteur de la santé et de l’action sociale, des moyens humains et financiers et une reconnaissance de la pénibilité de nos métiers épuisants psychologiquement. »

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 9 octobre 2025)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4086 – vendredi 10 octobre 2025)

L’édito de Nicole Gaspon. L’impasse
Annonces
José Fort, 30 ans d’Humanité

L’événement. Les 80 ans de la Sécurité sociale

Histoire. Création de la Sécurité sociale
Ambroise Croizat, un syndicaliste, un communiste, un fondateur de la Sécurité sociale
Syndicats et partis progressistes ont fêté les 80 ans de la Sécurité sociale
Au voleur !
Cabestany. Élisabeth Croizat Ambroise
La Sécu notre affaire !
Combler « le trou de la Sécu »

Département

Perpignan – Manif du 2 octobre
Conseil départemental. Soutien aux EHPAD
Conflent. Histoire de cantine
Énergie et collectivités. ENGIE fait les poches des collectivités
Disparition prématuré de Cris Cayrol
En Català. Les cinc arques. Capitol 1 (6)

Sport

TOP 14. À la fête de la (mise en) bière
Le P.O.T Rando’ Club. Dimanche 12 octobre 2025 Le Pla de Gante – Escaro

Culture

Où sortir ?
Alénya. Au bord du gouffre
Expo. Le face à face de deux géants
Archipel. Un Dom Juan inattendu
Rivesaltes. Livres et vins
Coup de gueule. Vous avez dit wokisme

Monde

Plan de paix ? Netanyahou poursuit le génocide !
Gaza. Netanyahou crache sur la presse
Israël viole le droit international dans l’indifférence des gouvernements européens

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Cabestany. Une motion pour la paix au conseil municipal (L’Indep)

Lors du dernier conseil municipal, mardi 30 septembre, les élus ont adopté à la majorité une motion saluant « la reconnaissance par la France de l’État de Palestine » et appelant à « une paix durable entre Israéliens et Palestiniens ». La mairie a fait flotter le drapeau de la paix lundi 22 septembre en symbole de fraternité et de solidarité face aux guerres et génocides dans le monde. La motion « condamne fermement les crimes du Hamas » et demande « la libération des otages » tout en dénonçant « la famine et les massacres à Gaza ». Cabestany réaffirme son engagement contre toute discrimination et rappelle que la paix repose sur le droit, la justice et la reconnaissance mutuelle.

La motion a suscité un vif débat : une élue d’opposition de « Cabes’avant tout », tout en approuvant l’esprit du texte, a demandé « d’y intégrer le terme de « pogrom », face à la notion de génocide à Gaza, pour qualifier les massacres du 7 octobre en Israël ». Un élu de la majorité a proposé « d’ajouter la demande d’arrêt de la multiplication des colonies israéliennes en Palestine ». Enfin, l’élue de Cabestany au cœur a dénoncé « un détournement du conseil municipal car la mairie n’est pas le local d’une association militante et cette motion porte atteinte à la neutralité attendue de l’institution ».

À l’issue de cette lecture, la maire Edith Pugnet a indiqué avoir déposé plainte pour diffamation et menaces après des accusations sur les réseaux sociaux affirmant qu’elle aurait mis en berne le drapeau tricolore lundi 22 septembre. Elle a précisé : « Ce jour-là, le drapeau n’était ni en berne, ni enlevé mais en mauvais état en raison des conditions climatiques. Il a d’ailleurs été remplacé quelques jours après ».

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 5 octobre 2025)

Mémorial de Rivesaltes. Réactions en chaîne après La « fake news » du député RN Laurent Jacobelli

« On ne parle plus des harkis ! » Cette phrase de Laurent Jacobelli, à propos du Mémorial du camp de Rivesaltes, a déclenché de nombreuses réactions. Parmi elles, un communiqué de presse commun des présidentes Carole Delga (Région) et Hermeline Malherbe (Département), un autre de la Ligue des Droits de l’Homme 66 ainsi qu’une longue tribune de l’historien perpignanais Nicolas Lebourg publiée dans Libération. Ce dernier y souligne l’écart considérable entre l’affirmation du député RN et la réalité. Tout visiteur de l’exposition permanente du Mémorial constate que la période liée aux harkis y occupe une place essentielle. Chaque année, le 25 septembre, s’y déroule la journée d’hommage aux harkis. En 2024, le Mémorial a organisé une exposition consacrée aux harkis à l’Assemblée nationale et aux Invalides. Par ailleurs, Abderahmen Moumen, responsable scientifique de la partie dédiée aux harkis dans la nouvelle exposition permanente prévue pour 2026, est un chercheur reconnu sur cette question et collabore de longue date avec le Mémorial. C’est également dans ce lieu que Jean-Marie Bockel, président de la commission chargée de la « reconnaissance » et de la « réparation » des harkis, avait présenté les mesures gouvernementales en mars 2022.

« Contrairement à ce qu’affirme le député Jacobelli ce lieu participe à transmettre la mémoire des harkis et de leurs familles », affirment Carole Delga et Hermeline Malherbe, qui rappellent aussi la diversité des mémoires traitées par le Mémorial : « avant tout le témoin de l’histoire d’un camp, qui a vu passer, de 1941 aux années 1970, des républicains espagnols exilés, des juifs étrangers déportés, des Tsiganes rejetés. Autant de mémoires que nous devons honorer. » La LDH considère que ces propos « s’opposent à l’éducation citoyenne pour laquelle le Mémorial joue un rôle pédagogique fondamental »

Nicolas Lebourg le souligne également, à propos d’une phrase de la députée Michèle Martinez, qui vient de proposer la création d’une fondation de la mémoire harkie. Sur sa page Facebook, elle affirme que « le passé harkis est parfois invisibilisé par d’autres mémoires », « Elle ne les nomme pas », écrit Nicolas Lebourg, « Ouvert en 1941, le camp a interné des milliers de républicains espagnols ayant fui les exécutions franquistes, ainsi que des milliers de juifs étrangers, ensuite transférés vers Drancy puis Auschwitz Était-ce des mots si difficiles à utiliser: « juifs », « républicains »? », conclut-il.

Pierre Mathis (L’Indépendant, le 5 octobre 2025)

« Une des institutions les plus importantes de la vie de gens » (L’Indep)

Ce samedi, devant la CPAM de Perpignan, syndicats et militants ont célébré les 80 ans de la Sécurité sociale.

Hier, à l’appel de l’intersyndicale, ils étaient une cinquantaine à s’être réunis devant la Caisse primaire d’assurance maladie des Pyrénées-Orientales, rue des Remparts-Saint-Matthieu à Perpignan. Pour célébrer un anniversaire pas comme les autres : celui des 80 ans de la Sécurité sociale ou Sécu pour les intimes.

Grande conquête sociale de l’après-guerre, créée à l’initiative d’Ambroise Croizat, « la Sécu est une des institutions les plus importantes de la vie de gens » a rappelé Guillaume Sicre de la CGT CPAM « et l’instrument de tous les progrès sociaux ».

« Nous célébrons les 80 ans d’un système qui a été arraché par la lutte et qu’on doit défendre par la lutte car c’est une richesse collective », embrayait Christopher Pereira au nom de Solidaires Et Jérôme Capdevielle, pour Force ouvrière, de pointer le fait que « la Sécurité sociale n’est pas un cadeau, encore moins une charge. C’est un bien commun, un acquis social, un choix de société » qui doit continuer à être « l’amortisseur de toutes les crises, la compagne invisible mais fidèle de nos vies, et le plus beau pilier de notre République sociale ».

« On ne lâche rien »

« Nous devons collectivement la préserver, la protéger et la renforcer pour les générations futures », affirmait l’UNSA par la voix de Jean-François Virama, rappelant que « selon un sondage, près de deux travailleurs sur trois (66 %) estiment que la Sécurité sociale contribue de manière déterminante à la solidarité et à la cohésion nationale. »

Face aux attaques, dont elle est l’objet régulier, notamment dans les récents projets gouvernementaux de budget (hausse des franchises médicales ou baisse de cotisations), dénonçaient les syndicats présents, tous ont affirmé vouloir défendre la vieille dame. Un état d’esprit que résumait la formule de Géraldine Morales pour la FSU : « on ne lâche rien, pour un avenir plus Juste ».

Le cortège s’élançait ensuite en direction de la place de la Victoire, après un petit passage devant le siège du Medef 66.

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 5 octobre 2025)

L’Occitanie signe un Pacte « Ma Région, Ma Santé » (L’Indep)

Face à l’augmentation des déserts médicaux, l’Occitanie a signé un pacte « Ma Région, Ma Santé ». Sous forme de Groupement d’intérêt Public (GIP), la structure partenariale, associant les collectivités locales et les universités de médecine de Toulouse et Montpellier, a pour double mission d’embaucher des généralistes salariés et de créer et gérer des centres de santé.

Les maisons de santé privées fondées par des médecins libéraux ont fait des émules dans le public où les centres de santé recrutent, eux, uniquement des blouses blanches salariées. La Région subventionne les premières et s’investit a fond dans les seconds. Main dans la main avec l’ARS, les départements et collectivités, le GIP, lancé et présidé par Carole Delga, a ouvert en 2 ans 25 centres de santé répartis sur 10 départements. « Dans la foulée, il a cosigné 110 contrats de travail avec des professionnels de santé », complète Vincent Bounes, vice-président de la Région Occitanie en charge de la Santé.

L’élu annonce un fort retentissement dans les P.-O. Quatre centres de santé ont vu le jour à Fourques, Millas, Amélie-les-Bains et Céret. Tous sont colportés par la Région et les communautés de communes ou les municipalités.

Au soutien, le conseil départemental. Parmi les prescripteurs en place, le docteur Charlène Boissy, un médecin territorial de PMI (protection maternelle et infantile) a Perpignan. « Le Département m’a proposé un poste de généraliste, c’est mon cœur de métier, j’ai saisi la chance de garder les deux casquettes » Elle intervient une journée par semaine au centre de Céret, les autres à la PMI. Son salaire, les 4 000 € nets mensuels. Au GIP, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Vincent Bounes, évoque une échelle d’investissements de 60 000 € à plus d’un million. L’enveloppe sera moindre à Saint-Féliu-d’Amont ou une antenne est en gestation. « Les praticiens y assureront des permanences, un point de consultation, toujours pareil, au plus proche des populations. »

Dans l’Aude, le contexte reste plus complexe. Un centre de santé est né à Bize-Minervois partagé avec Argeliers. « On a Durban-Corbières en candidature active qui a malheureusement été frappé par les incendies de l’été. » Autre postulant, parmi une centaine, Carcassonne Agglomération. « La difficulté est de trouver les hommes et les femmes pour pratiquer dans ces territoires. »

L’ouverture d’une structure est conditionnée au recrutement préalable d’une mini-équipe, un médecin et une sage-femme. « On n’a pas de moule à généralistes alors qu’ils sont la pierre angulaire du système », regrette Vincent Bounes. Malgré l’attraction des jeunes, qui « préféreraient le salariat au libéral », l’offre de santé publique peine. « On se bat, notre objectif est d’embaucher 200 professionnels d’ici fin 2028. »

C. S. (L’Indépendant, le 5 octobre 2025)