Le Conflent perd une deuxième pharmacie en deux ans (L’Indep)

Après la pharmacie d’Olette, c’est au tour de l’officine de Mont-Louis de tirer le rideau au 1″ novembre.

C’est la surprise à Mont-Louis et aux alentours. Après avoir perdu son médecin généraliste, la cité fortifiée voit les portes de sa pharmacie se fermer. Le projet d’un cabinet médical regroupant plusieurs soignants n’a pas abouti et seul perdure désormais le cabinet infirmier. Une déception pour les habitants et pour la première édile Joëlle Cordelette : « Nous avions fait des pieds et des mains pour conserver ce service. D’autant que nous avons une population très âgée avec 70 % des habitants qui ont plus de 65 ans. » Le jeune pharmacien installé en 2019 faisait pourtant l’unanimité mais la perte du médecin a, semble-t-il, engendré des difficultés supplémentaires. « En plus, il faisait de la livraison à domicile… Ce ne sont pas uniquement les Montlouisiens qui vont en pâtir, ceux des villages mitoyens comme La Cabanasse ou Fontpédrouse aussi. »

Plus de médecin, plus de pharmacie

Et la première magistrate de la commune de souligner : « Quand un médecin est parti, il est extrêmement difficile d’en faire revenir un. » Désormais direction Prades, Bolquère, Font-Romeu ou Les Angles. « On a eu l’exemple à Olette. Lorsqu’il n’y a plus eu de médecin, la pharmacie est partie, ça marche avec ! », précise Chantal Calvet, maire de Fontpédrouse. Selon elle, « les habitants se sont déjà fait une raison et sont déjà allés voir ailleurs, en Cerdagne ou en Capcir. » Une situation préoccupante pour de nombreuses personnes âgées. Certaines sont ainsi obligées de conduire sur de longues distances en empruntant des routes montagneuses par tout temps. À l’heure où l’Europe pourrait imposer de nouveaux examens médicaux pour conserver son permis de conduire, l’isolement serait à son comble. « Quand le désert avance, c’est la vie qui s’en va », chantait une artiste dans les années 1980. Des paroles, hélas, largement appropriées à ce désert médical qui ne cesse de grandir, en France, en 2025.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 30 octobre 2025)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4089 – vendredi 31 octobre 2025)

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Municipales 2026. Les bastions de gauche militent pour sécurité sociale de l’alimentation (L’Indep)

Les partis Debout ! Génération. s et l’Après se font le porte-voix, dans les Pyrénées-Orientales, pour l’expérimentation d’une sorte de carte vitale de l’alimentation. Une idée qu’ils souhaitent porter dans le débat des municipales.

Une carte vitale de l’alimentation. L’idée fait son chemin aux quatre coins de la France. Le 15 octobre dernier une proposition de loi déposée par Charles Fournier, député d’Indre-et-Loire membre du groupe Écologiste et social, voulait instaurer l’expérimentation d’une sécurité sociale de l’alimentation. Le principe ? Il s’agirait de « mettre en place et financer des caisses alimentaires. L’objectif est d’expérimenter un accès universel à une alimentation choisie par les citoyen.nes. L’idée est de rémunérer les paysan.nes qui produisent mais aussi l’ensemble des travailleurs des filières alimentaires, via un système de conventionnement », est-il détaillé dans le texte. Bien qu’elle n’ait pas été adoptée par les députés, cette proposition est expérimentée localement. A Montpellier, ou en Gironde par exemple, des modèles similaires sont testés depuis des années. L’Agence de la transition écologique (Ademe) en recense une soixantaine sur tout le territoire.

À Perpignan, les partis de gauche Debout ! Génération. s, et l’Après militent pour déployer cette initiative localement en appelant « les syndicats, la Confédération paysanne, les associations environnementales et sociales, les partis politiques et citoyens », a se joindre à eux. Leur volonté étant de créer un collectif uni en faveur de cette sécurité sociale de l’alimentation. Ils veulent par ailleurs porter cette idée sur la table du débat des prochaines élections municipales.

Seulement voilà, pour le scrutin de Perpignan, difficile de marteler l’union quand ils peinent eux-mêmes à se fédérer. Génération. s s’est en effet engagé avec la liste Changez d’air de La France insoumise et des Écologistes. Quand l’Après est membre de Perpignan Autrement, la liste de Mathias Blanc. « Mais face à l’extrême droite, l’union n’est pas un devoir politique, c’est un devoir moral. Et, ce, dès le premier tour », tranche Edmond Harlé, de Debout !, inscrit pour l’instant sur une aucune liste. L’assemblée des bastions de gauche acquiesce. Ils y croient encore.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 24 octobre 2025)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4088 – vendredi 24 octobre 2025)

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Prades. 150 manifestants solidaires du peuple palestinien (L’Indep)

« Il doit finir le temps des colonies », « Visca, visca Palestina », « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Les slogans ne laissaient aucun doute quant au but de ce rassemblement. « Cette manifestation avait d’abord pour objectif d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien qui vient d’être soumis à un génocide selon la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU », expliquent les organisateurs que sont les Jeunesses populaires du Conflent et alentours, l’Atelier de l’entonnoir et le Collectif solidarité Palestine Conflent.

Danses et poèmes

Après cette manifestation, les participants ont pu occuper la place de la République en dansant sur des chansons traditionnelles palestiniennes. Enfin, une centaine de personnes a pu se rendre dans l’Atelier de l’entonnoir pour une écoute collective de poèmes palestiniens lus par le collectif La clé et pour un repas collectif à prix solidaire (5 euros) et aux saveurs palestiniennes. Les bénéfices de la soirée iront à l’association éducation 4 Gaza.

L’Indépendant, le 22 octobre 2025

Cabestany. Coopération franco-allemande dans le cadre du triangle de Weimar (L’Indep)

Quatre jours d’échanges fructueux entre élus français et allemands autour de la jeunesse, de l’Europe et de l’avenir commun.

La ville a accueilli une délégation du district allemand de Dahme-Spreewald dans le cadre du triangle de Weimar, partenariat né en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin, un an après la réunification allemande et l’année de la dissolution de l’URSS, pour renforcer la coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne. Si les représentants polonais du district de Wolsztyn n’ont pu se déplacer, les élus allemands ont été chaleureusement reçus par la maire Edith Pugnet et les acteurs locaux, dans un esprit de dialogue européen et d’amitié entre les peuples.

Un engagement commun

Organisé avec le soutien des animateurs Frédéric et Alex de l’espace jeunesse Guy-Môquet, le séjour a mêlé rencontres institutionnelles et découvertes locales. Les élus allemands ont notamment pu découvrir les infrastructures sociales et sportives de la commune, des établissements scolaires et des sites emblématiques du département, dont Collioure.

« Je suis positivement surpris de voir dans quelle mesure Cabestany a investi dans ses infrastructures sociales et sportives », a confié l’un des membres de la délégation. « Le stade et les échanges d’animations entre les établissements scolaires et les services de la ville témoignent d’une vraie priorité donnée à la jeunesse. Ce modèle pourrait nous inspirer ». Au fil des échanges, les discussions ont porté sur l’avenir des jeunes européens, les défis environnementaux et la nécessité de maintenir un dialogue constant entre les sociétés. « Le triangle de Weimar, c’est la colonne vertébrale d’une Europe unie, une Europe des hommes », a poursuivi le délégué allemand. « Ce sont les jeunes qui forgeront l’avenir : Il faut qu’ils se connaissent, qu’ils s’écoutent et s’enrichissent mutuellement ».

Ces réflexions, partagées avec leurs homologues français, ont nourri des propositions concrètes pour de futurs séjours trilatéraux entre jeunes Français, Allemands et Polonais. Tous ont souligné l’importance de multiplier ces rencontres dans un contexte européen marqué par les tensions internationales et la montée des nationalismes.

Entre découvertes locales et dé bats sur l’avenir de l’Europe, cette visite allemande s’inscrit dans la continuité d’un engagement commun pour une Europe ouverte, solidaire et tournée vers sa jeunesse.

Le triangle de Weimar, plus que jamais, demeure un espace vivant de coopération et d’espérance partagée.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 22 octobre 2025)

Maury. Lola Beuze, candidature à l’élection municipale (L’Indep)

Lola Beuze, conseillère départementale communiste et conseillère municipale, se présente aux élections municipales de mars, « entourée d’une équipe présente et déterminée, pour qu’à Maury l’avenir soit synonyme de progrès. Tout en protégeant les racines rurales de notre commune du Fenouillèdes, nous souhaitons que Maury soit un village vivant, solidaire et accueillant. »

La défense des terres et activités viticoles et agricoles sera la priorité de la liste « À Mauy, un mouvement qui fait envie » ; une défense tant humaine qu’économique. « Maintenir une bonne qualité de vie à nos ainés en favorisant les services de proximité, l’installation de professionnels du soin et le lien social sera notre engagement. Nous nous engageons aussi au côté des familles et des enfants, afin que notre village vive et prospère, grâce à son dynamisme, ses moments festifs, ses activités scolaires, sportives et culturelles. »

Pour cela, Lola Beuze soutiendra l’école, ses structures et les associations déjà présentes sur le terrain, « pour qu’elles puissent poursuivre leur travail vital pour notre tissu social. Nous souhaitons prendre les décisions en toute transparence, en consultant les citoyennes et citoyens, grâce à des présentations et consultations sur les projets qui engagent l’avenir de la commune et de ses habitants. Pour continuer à construire un territoire solidement ancré dans son terroir si précieux et tourné vers les défis naturels, économiques et démographiques de notre avenir, nous avons besoin de vous ! »

De conclure ainsi : « Rejoignez. le mouvement et soyez les acteurs d’un Maury progressiste, réaliste, ambitieux et humain. »

L’Indépendant, le 21 octobre 2025

Le maire actuel Charles Chivilo ne se représentera pas.

Des syndicalistes à nouveau menacés de sanctions à La Poste (L’Indep)

Hier, la direction de La Poste a une nouvelle fois convoqué des responsables syndicaux dans le cadre de procédures disciplinaires. Une cinquantaine de militants se sont réunis pour les soutenir.

Depuis le mouvement contre la réforme des retraites, les sanctions à l’encontre de postiers syndicalistes se succèdent dans les Pyrénées-Orientales. Des mises à pied de plusieurs mois (jusqu’à 18 mois pour le secrétaire général de la CGT activités postales du pays catalan, Alexandre Pignon), une procédure de licenciement lancée à l’encontre du secrétaire départemental adjoint de Sud Poste, Samuel Toutain… : le torchon brûle plus que jamais entre la direction et les organisations de salariés. Ce lundi, deux élus du personnel siégeant au comité social et économique (CSE) régional de La Poste, étaient convoqués en entretien disciplinaire. Dont notamment, une nouvelle fois, Alexandre Pignon.

« Moi, c’était pour une histoire de chaussures de sécurité non mises, alors que je me rendais à une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) dans un site de la région que je ne connaissais pas », détaille le secrétaire général de la CGT activités postales des Pyrénées-Orientales. « Il n’y avait personne à l’accueil pour me doter de telles chaussures D’ailleurs, on était en dehors des horaires de manutention… Il n’y avait aucun danger. Il s’agit d’un motif fallacieux. »

La secrétaire départementale de la CGT activités postales en charge de la communication, Ruth Ceballos, était également convoquée pour le même motif ce lundi. La direction lui reprocherait également d’avoir employé le mot « collabo » lors de la négociation d’un préavis de grève. Précision utile : ces convocations interviennent dans un climat social vraisemblablement tendu. Depuis début août, la CGT indique avoir notamment déposé deux alertes pour danger grave et imminent sur le site de la plateforme de Torremila.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 octobre 2025)

Sollicitée, la direction régionale de La Poste indique qu’elle ne fait pas de commentaires sur les procédures en cours