1er tour des municipales 2026. Cabestany : Édith Pugnet loin devant les droites divisées (L’Indep)

Lors de ce premier tour, la liste d’union de la gauche de la maire sortante, Édith Pugnet, a termine largement en tête avec 47,71 % des suffrages exprimes. Le candidat du RN, Olivier Mas, totalise quant a lui 23,74 % des suffrages et se qualifie également pour le second tour, tout comme le divers droite Jean-Pierre Brazès (20 %). Le centriste Eric Poupet (divers centre) est éliminé.

Vers une triangulaire ? À Cabestany, à l’issue de ce premier tour, trois listes sont en position de se maintenir pour le second tour. Celles de la maire communiste sortante, Édith Pugnet, du RN Olivier Mas et du « divers droite » Jean-Pierre Brazes, à qui le parti de Louis Aliot avait dans un premier temps accordé l’investiture avant de la lui retirer.

Peu après la proclamation des résultats, ce dimanche soir, Édith Pugnet affirmait être fière du résultat obtenu. « Réunir près de 48 % des suffrages alors qu’il y avait quatre listes, c’est une très belle performance », estime-t-elle. « Il manque très peu de voix pour atteindre les 50 % et passer au premier tour. Compte tenu de l’abattage qui a été fait pendant la campagne et de la tendance nationale, on ne s’attendait pas à être aussi haut. »

Cependant, la maire sortante ne compte pas baisser sa garde. Elle prévoit notamment de multiplier les opérations de porte-a-porte cette semaine.

Jean-Pierre Brazes en pleine réflexion

Arrivé en deuxième position, Olivier Mas compte « évidemment » se maintenir et n’envisage pas de négocier avec Jean-Pierre Brazès en vue d’un éventuel rapprochement. « Si les électeurs veulent mettre fin à la gestion communiste actuelle, qu’ils votent pour moi », proclame-t-il.

De son côté, Jean-Pierre Brazès indique ne pas avoir encore pris de décision concernant son positionnement en vue du second tour. « Je veux d’abord en parler avec les gens avec qui je travaille depuis trois ans », indiquait-il ce dimanche soir.

Enfin, le centriste Eric Poupet n’a obtenu que 8,53 % des voix et n’est donc pas en mesure de se maintenir au second tour. Il ne donne aucune consigne de vote pour dimanche prochain. « Nous sommes une liste de projet, pas une liste politique. Nos électeurs feront ce qu’ils voudront », résume-t-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 mars 2026)

L’édito du webzine. Voter, une responsabilité collective face au danger

En cette veille d’élections municipales, notre pays se trouve à un moment décisif de son histoire démocratique. L’extrême droite menace à pas feutré de nombreuses communes. Jamais l’avenir de la République n’a été aussi fragile. Le passé revient au grand galop.

Face à cette situation, voter n’est pas un simple droit : c’est une responsabilité collective. Méfiez-vous des discours mensongers et trompeurs portés par le Rassemblement national, Reconquête et Identité-Libertés. Leurs votes à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen sont en contradiction avec leurs déclarations publiques. Refusez toute banalisation de ces discours.

Ces candidatures n’ont pour effet que de diviser le pays et de promouvoir un projet politique inspiré des dérives populistes observées ailleurs, notamment aux États-Unis sous l’ère trumpiste.

L’histoire nous l’enseigne avec force : lorsque les démocrates se divisent ou se taisent, les forces extrémistes avancent. Ce mécanisme est constant depuis les années 1930, des idées historiquement portées par l’extrême droite deviennent « acceptables », banalisées ou reprises par des forces politiques traditionnelles. Nous assistons actuellement, en France, à ce glissement progressif d’une partie de la droite républicaine vers les thèses de l’extrême droite.

Préserver la démocratie, c’est refuser toute complaisance avec ces extrêmes, c’est défendre l’universalisme contre le repli identitaire, la loi contre l’arbitraire, la vérité historique contre sa falsification.

L’histoire nous alerte

Face au danger, notre histoire est sans ambiguïté. Pendant la seconde Guerre mondiale, au cœur de l’Occupation nazie, des femmes et des hommes de gauche, du centre et de droite ont su dépasser leurs divergences pour résister ensemble au nazisme. Ils s’appelaient Lucie Aubrac, Jacques Chaban-Delmas, Marie-Jo Chombard de Lauwe, Geneviève De Gaulle, Père Jean Cardonnel, Georges Guingouin, Jean Matteoli, Pierre Sudreau, Raymonde Tillon, et beaucoup d’autres.

Ils ont sauvé l’essentiel : la République et ses valeurs démocratiques. Ils n’avaient pas les mêmes origines, ni les mêmes parcours, ni les mêmes convictions. Mais tous furent persécutés par un système totalitaire fondé sur la haine, la peur et la négation de l’humain.

Rappeler cette histoire, ce n’est pas figer le passé. C’est honorer toutes les mémoires -résistante, politique, juive, tsigane, homosexuelle- sans jamais les opposer. C’est faire vivre une mémoire commune qui demeure une leçon universelle contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, le fascisme et toutes les formes d’exclusion.

Aujourd’hui encore, la République a besoin de vigilance, de courage et d’unité. L’abstention, le vote blanc et la division sont toujours des alliées objectives des forces qui contestent les fondements mêmes de la démocratie.

Ne laissez pas votre avenir être confisqué. Votez et faites voter pour des candidats républicains fidèles aux valeurs démocratiques.

Dominique Gerbault

L’édito du TC par René Granmont. Le vote démocratique et la guerre…

Treize jours après l’attaque des États-Unis et d’Israël sur l’Iran et les répliques de Téhéran sur les bases américaines au Moyen-Orient, les Français subissent déjà les conséquences économiques de la guerre. Dans les stations-service, les notes se font de plus en plus salées et une question brûle les lèvres : de combien mon plein d’essence va-t-il bondir ?

Les missiles tirés de part et d’autre dans la région touchent les bases militaires, les civils, mais aussi les infrastructures énergétiques et, par extension, l’économie mondiale, le principal enjeu étant la flambée des cours du pétrole et du gaz. Les peuples du monde commencent à en payer le prix fort, avec la spéculation sur les prix des carburants qui va tout renchérir, puisque nos économies sont basées sur le pétrole, depuis les carburants, les engrais ou les plastiques. Cependant les grands groupes pétroliers remplissent leurs caisses pendant qu’on tue à Beyrouth, à Téhéran ou à Tel-Aviv. Économiquement, le président états-unien n’a pas beaucoup à perdre dans ce conflit : Washington est excédentaire en gaz naturel et en pétrole. Il a en revanche beaucoup à y gagner.

Comme au Venezuela, la Maison-Blanche ne refuserait pas de mettre la main sur les stocks de Téhéran, d’autant que 80 % de l’or noir iranien est exporté vers le rival chinois. C’est donc pour orchestrer le marché à coups de missiles que le milliardaire partisan de la « paix par la force », aidé de son criminel partenaire de Tel-Aviv, bombarde allègrement le peuple iranien…

Certes le vote de dimanche ne mettra malheureusement pas fin à la guerre provoquée par des rapaces à la recherche de profits. Mais voter pour des listes ayant des exigences fortes de justice sociale et climatique et mettant en débat des propositions très concrètes pour protéger les habitantes et habitants et améliorer leur cadre de vie aura des conséquences importantes pour la vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous.

Les villes comme les petits villages sont des espaces démocratiques où peuvent se pratiquer des solidarités en actes et s’inventer de nouveaux communs à rebours des injonctions individualistes et des impératifs austéritaires portés par les libéraux de droite et d’extrême droite. Logement, éducation, santé, transports, petite enfance… Les communes sont en première ligne pour faire face au désengagement de l’État dans les territoires, pour faire face au démantèlement des services publics, pour faire face à la désindustrialisation et à la fragmentation toujours plus grande de notre société, pour faire face à l’extrême droite.

Dimanche, c’est à l’aune de ces analyses que nous choisirons le bulletin que nous glisserons dans l’urne.

Municipales. Comment le retour de la gauche change la donne en Occitanie (L’Indep)

À cinq jours du premier tour des élections municipales (dimanche 15 mars), L’Indépendant réalise un tour d’horizon des forces politiques en présence dans les grandes villes d’Occitanie. Ou l’on observe une gauche revivifiée au détriment clair de la droite, une extrême-droite implantée mais sans perspectives de conquêtes majeures et une extrême gauche au seul pouvoir de nuisance.

« Un déshonneur et un reniement ». Voilà comment Carole Delga, la présidente PS d’Occitanie résume désormais d’éventuelles alliances entre socialistes et mélenchonistes à ces municipales (La Tribune dimanche du fer mars).

Carole Delga fut peut-être la première socialiste à rompre avec la France insoumise, et a se faire réélire à la tête de la Région sans son apport. Depuis, son intransigeance à l’égard du parti d’extrême gauche n’a cessé de croître et elle l’impose aux candidats qu’elle soutient. Lesquels peuvent difficilement se passer de son appui. Ainsi, par conviction ou calcul, les listes de gauche régionales sont-elles « LFI free », sans LFI. Et ça semble leur réussir si l’on en croit les sondages à Perpignan, Nîmes, Toulouse ou Carcassonne.

La gauche centre

Parmi les conséquences de cette barrière sanitaire avec l’aventure mélenchoniste : une centralisation de la gauche qui attire, ou fait revenir, un électorat modére (parmi lequel les déçus du macronisme). Une gauche sociale, écolo et citoyenne qui fait recette et qui serait incarnée par le maire de Montpellier, Michael Delafosse, un proche de Carole Delga.

À Perpignan, la candidate Agnès Langevine (Place publique) a même franchi un nouveau cap en intégrant à sa liste (et donc en « neutralisant ») des candidats PS (le psychodrame autour de la liste PS de Mathias Blanc, moins mobilisatrice, a été tranché par Olivier Faure en faveur de Langevine) mais surtout des candidats venus du centre droit. Lesquels ont ainsi préférée a la liste menée par le LR Bruno Nougayrède.

Les listes de gauche s’ouvrent donc à d’autres alliés, autrefois partenaires indéfectibles de la droite, aujourd’hui des déçus, comme leurs électeurs. La gauche opère là un double effet ciseaux qui découpe d’autant les chances des candidats de droite.

À Nîmes, la liste montée autour du candidat PC Vincent Bouget pourrait également faire école, et remporter la ville. Composée aussi de PS, Place publique, écologistes et société civile, « Nîmes en commun » est calibrée pour renverser la table, aidée en cela par non pas une, mais deux listes de droite.

La droite au pain noir

Droite qui semble manger son pain noir pendant cette campagne. Pire, à tergiverser face a l’extrême droite voire a ouvertement et cyniquement copiner avec elle, elle a perdu sa place de boussole, de pivot, sur l’échiquier politique. Un positionnement que s’octroie aujourd’hui la gauche régionale. Un changement de paradigme fort alors que la famille politique de feu-l’UMP et ses alliés avaient encore des « barons » en région il y a une quinzaine d’années.

Les Républicains, qui ne détenaient déjà plus que Nîmes comme grande ville, pourraient ainsi bien perdre la capitale gardoise dans quelques jours, après un quart de siècle à sa tête. Au profit de qui ? D’un communiste, Vincent Bouget, allié au PS, à Place publique, au PRG… est donné en tête (sondage Ipsos pour La Marseillaise paru le 6 mars) quand la droite se paie le luxe de deux listes, et donc d’une défaite annoncée a Nîmes.

Comme un nouveau et cruel symbole de déclassement après la perte de Perpignan en 2020 ou de Béziers en 2014, accaparées par l’extrême droite.

L’extrême droite au point mort ?

Le Rassemblement national, toutefois, est il en mesure de frapper encore un grand coup cette année comme il le fit en 2020 en s’emparant de Perpignan ? Sans doute pas.

Sa tête de gondole en région, Louis Aliot, a un bilan insaisissable à la tête de la ville. Condamné en première instance pour détournement de fonds européens, son avenir politique est par ailleurs tributaire des juges. L’arrivée sur sa liste d’anciennes gloires de l’UMP-LR, figures des précédentes municipalités de droite, pourrait aussi sérieusement refroidir des électeurs perpignanais. Et si le sondage lfop pour L’Indépendant le place en tête des intentions de vote, il ne dessine aucun plébiscite.

Contrairement à celui connu par son ami Robert Ménard, réélu en 2020 à Béziers au premier tour avec 69 %. Ménard, un exemple à l’extrême droite, difficile à dupliquer.

Ainsi, si le Rassemblement national conserve Perpignan le 22 mars prochain, que peut il espérer d’autres ?

Carcassonne est apparu comme un grand espoir de conquête pour le parti de Marie Le Pen et Jordan Bardella qui y ont investi le député local. Mais si l’on se fie au sondage Ifop pour L’indépendant, avec 26 % (contre les 42 % obtenus aux législatives) Christophe Barthès serait embourbé dans une périlleuse triangulaire. Et sa personnalité, disons bouillonnante, finirait d’éloigner la victoire.

Nîmes a aussi été jugée suffisamment « mûre » par Le Pen et Bardella pour y envoyer une figure régionale du FN/RN, Julien Sanchez. Celui qui avait marqué les esprits en s’emparant de Beaucaire en 2014, devenu vice-président du parti puis eurodéputé, recueille 26 % d’intentions de vote au sondage Ipsos pour La Marseillaise. Derrère le candidat de la gauche sans LFI, Vincent Bouget, à 29 % Un faible écart qui, s’il se confirme, pourrait être comblé par la forte dynamique de cette liste Bouget. Sanchez pourrait néanmoins compter, en cas de second tour, sur des voix issues des deux listes de droite… Et le RN pourrait asphyxier encore davantage la droite régionale.

LFI, machine à faire perdre la gauche

La France insoumise a-t-elle un autre rôle, une autre mission, que de faire perdre la gauche ? Veut elle remporter une « grosse » ville d’Occitanie ? Le peut-elle ?

Créditées de confortables intentions de vote grâce à des scores redressés par les sondeurs, comme autrefois pour le FN (échaudés par des résultats plus hauts que leurs prévisions) les listes mélenchonistes ont ainsi grimpé jusqu’à la 3e position à Perpignan (avec 17 %) et Toulouse (23 %).

Dans l’hypothèse que leurs électeurs soient suffisamment nombreux dimanche pour amplifier ces scores, et qu’ils n’aient pas rebroussé chemin depuis l’affaire Quentin Deranque, ce militant identitaire battu à mort par des jeunes proches du parti mélenchoniste, le second tour serait une impasse. LFI sait qu’elle ne pourra pas compter sur un ralliement des listes « LFI free ». Privée de réservoir de voix suffisant, l’enjeu dans ces deux villes ne serait donc pas de gagner mais de s’afficher « champion de la lutte anti-RN » à Perpignan et « champion de la lutte anti-Moudenc » à Toulouse ? Non, la victoire serait ailleurs pour les mélenchonistes : avoir fait perdre la gauche.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 10 mars 2026)

Élections municipales. Elne : La liste « Elna endavant – En avant Elne » se présente (L’Indep)

André Trives conduit la liste « Elna endavant – En avant Eine », composée de Michèle Soler-Borges, Nicolas Garcia (maire sortant) Hayat Outaoukhtalt, Charles Ingles, Karine Mendiboure, Jacques Fajula, Laetitia Cante, Roland Castanier, Anne-Lise Mirailles, Francis Molina, Vanessa Daffri, Abdoul Diop, Rose-Marie Mattiani, Bruno Vanderhaegen, Anabelle Aranda, Sébastien Roldan, Catherine Noguès, Patrice Gonzalez, Virginie Gosa, François Fernandez, Ana Fonseca Alves, Jérémie Perchoc, Carla Martinez Gomez, Yacine El Ghaoual, Aurélie Pénas, Henri Baills, Alexia Martinez, Pere Manzanares, Jaenneth Patricia Diaz Ramos et Manu Sanchez.

Une réunion publique aura lieu jeudi 12 mars à 19 h, salle des fêtes Esther-Senot de la mairie. Un apéritif dinatoire sera partagé en fin de meeting.

L’Indépendant, le 10 mars 2026

Élections municipales. Rivesaltes : Lauriane Rawcliffe présente « Rivesaltes à venir » (L’Indep)

« Notre ambition est de co-construire le programme municipal avec les habitants. Ce travail repose sur un diagnostic territorial rigoureux, fondé sur l’analyse de rapports techniques, des observations de terrain, les paroles aux habitants, les contributions de commerçants et d’associations locales », soulignent les colistiers.

La liste est composée de la tête de liste Laurianne Rawcliffe, puis, Patrick Cases, Marlène Sanchez-Bouix, Damien Velillas, Gauby, Ludovic Justafre, Elsa Castro-Sanchez, Manolito Terol, Élise Laurent, Eric Mariot, Brigitte Vibert-Guigue, Pierre Gendre, Amandine Verrier, Mohammed Riahi, Michelle Pauner-Naviaux, Bastien Sacaze, Huguette Fleurial, Patrick Dena, Marie-Carmen Gauby, Georges Gauby, Nacira Zerrif, Jacques Domenech, Lucie Moya, Baptiste Laurent, Françoise Peytavi, Eric Mateu, Martine Gendre, Jean-Claude Berga, Monique Deixonne, Francisco Sanchez et Nicole Simiand.

L’Indépendant, le 9 mars 2026

L’édito du webzine. Des villes pour toutes

En pleine campagne des municipales, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes prend une teinte singulière. Les élections municipales des 15 et 22 mars sont un rendez-vous démocratique majeur, elle sont aussi la grande affaire des électrices, des citoyennes.

Y compris dans les plus petites communes la loi impose la parité sur les listes se présentant aux élections municipales, cela va t-il fait avancer les droits des femmes ? Tout est une question de choix politiques volontaristes car rien n’oblige les communes à agir. Si ce n’est la loi pour l’égalité professionnelle au sein de la fonction publique territoriale où la majorité des emplois est occupée par des femmes. Mais Peu de villes ont une adjointe ou un élu spécifiquement dédié aux droits des femmes, certaines grandes villes en sont même dépourvues.

Le rapport d’Oxfam « Pour des villes féministes », publié le 3 mars 2026, dresse un état des lieux de l’engagement des communes françaises en faveur de l’égalité femmes-hommes. Il a le mérite de mettre le sujet sur la table. L’enjeu central est celui de l’égalité et de la place des femmes dans la cité. Des mesures visibles, comme la création de délégation aux droits des femmes au sein des conseils municipaux font avancer les droits par des mesures concrètes, notamment dans la lutte contre les violences intrafamiliales et le harcèlement dans les transports et les lieux publics. Les villes peuvent aussi agir pour l’émancipation en créant des places en crèches, des logements dignes et accessibles, en ouvrant des recrutements dans la fonction publique territoriale, en soutenant les associations, la culture… Alors que l’extrême droite, qui a toujours honni l’émancipation, est aux portes du pouvoir et en premier lieu des pouvoirs locaux. S’engager pour les droits des femmes c’est agir pour l’égalité de tous.

Des villes plus égalitaires

Un tiers des grandes villes françaises n’ont aucun élu·e spécifiquement en charge des droits des femmes. Seulement 24,7 % des postes clés du pouvoir local sont occupés par des femmes, malgré la parité sur les listes électorales. Le budget national dédié à l’égalité femmes-hommes ne représente que 0,02 % du budget de l’État, et a même baissé en 2026 pour la première fois depuis cinq ans.

L’ONG appelle les candidat•es à s’engager à nommer plus de femmes aux postes clés de l’exécutif municipal et à soutenir les organisations féministes de première ligne. Certaines villes ont adopté une « budgétisation sensible au genre » pour évaluer l’impact des politiques publiques sur les inégalités femmes-hommes.

Oxfam souligne que ces élections sont une opportunité majeure pour féminiser durablement les exécutifs municipaux et intercommunaux, et pour faire de l’égalité une priorité des projets de coopération décentralisée.

Là où l’égalité progresse, c’est grâce à une volonté politique forte et à des moyens concrets. Il est urgent d’agir pour des villes plus égalitaires.

Dominique Gerbault

Vernet-les-Bains. Pierre Serra présente sa liste (L’Indep)

Pierre Serra a présenté la liste complète qu’il va mener aux élections municipales sous le nom de « Vernet-les-Bains nous rassemble ».

Pierre Serra est déjà un élu de l’opposition a Vernet, 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et à l’université. Il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

D. C. (L’Indépendant, le 27 février 2026)

La liste : de gauche à droite sur la photo : Carole Poulain, Dominique Gerbault, Marc Seguin, Brigitte Cornu, Sylvia Andolfo, Pascal Faliu, Michelle Jampy, Xavier Montserrat, Pierre Serra, Françoise Gendre, Anthony Yard, Nathalie Plusquellec, Jean-Marc Morzuch, Anne Saletes, Jean-Bastien Dreger.

Municipales 2026. Perpignan. Deux tiers des colistiers encartés, la liste engagée de Mathias Blanc (L’Indep)

Le socialiste Mathias Blanc a officiellement déposé sa liste en préfecture le mardi 24 février pour le scrutin municipal des 15 et 22 mars prochains à Perpignan. Le socialiste, malgré le désaveu de nombreux cadres de son parti, s’engage dans la course aux municipales avec deux tiers de colistiers encartés dans des partis de gauche.

Mathias Blanc est bien allé au bout de sa démarche. Envers et contre certains des cadres de son parti à la rose. Mais l’avocat a officiellement déposé sa liste ce mardi 24 février pour le scrutin municipal de Perpignan. 55 noms, plus deux suppléants, composés en grande majorité de militants socialistes, communistes, Place publique, l’Après, l’Alternative Endavant et Debout ! In fine, seuls 19 colistiers ne sont pas des militants politiques. Et quand ils ne sont pas encartés, la plupart sont engagés dans des associations ou revendiquent leur militantisme pour une cause.

Sans surprise donc, Mathias Blanc est à la tête d’une liste composée par deux tiers d’encartés de partis et d’associations de gauche. Ceux qui l’ont toujours suivi, depuis les balbutiements de son mouvement Perpignan Autrement. Car dans son bras-de-fer face à la candidate Place publique Agnès Langevine pour décrocher l’investiture PS -qu’il n’a pas obtenue- le quadragénaire a toujours mis en avant le soutien des militants. Les siens, d’abord, qui avaient en majorité voté pour s’engager avec Perpignan Autrement. Mais aussi ceux de Place publique, apportés par le référent départemental du parti Olivier Romero.

Une liste très ou trop politique ?

Ces soutiens de toujours sont très bien positionnés sur la liste. Le dernier cité est troisième. Les communistes sont remerciés de leur indéfectible concours avec la deuxième position pour la militante de longue date Françoise Fiter, également vice-présidente du Département. Dans la même logique, les responsables des autres partis de gauche sont en haut de l’affiche. À l’instar de L’Après (Mélina Dufraigne, 4e), Génération Écologie (Éric Vernis, 5e), L’Alternative Endavant (Jean-Bernard Mathon, 7e), le parti animaliste (Isabelle Yvos 8e) et Debout! (Lucas Bernabe, 9e).

Mathias Blanc a donc composé une liste très engagée mais pour quelles compétences techniques ? Le candidat dégaine un autre argument: la présence de plusieurs cadres ou plus largement fonctionnaires territoriaux. Six profils habitués à la gestion des collectivités, mais qui ne caracolent pas vraiment en tête. Exceptés Daniel Dubuc (13e) et Fatima Fornies (26e), les autres pointent en dessous de la 50e place.

La liste est donc éminemment politique. Mais l’est-elle trop ? Perpignan Autrement s’était construit dans l’idée d’unir la gauche et le centre pour le scrutin municipal. In fine, la liste s’impose surtout à gauche et s’ouvre peu aux Perpignanais de la société civile.Ceux qui ne militent pas forcément pour un parti, ou une cause, mais s’engagent pour leur cité.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 27 février 2026)