Pourquoi ça coince toujours dans les transports scolaires du Conflent (L’Indep)

La FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) du Conflent a reçu plus de 45 courriels en 10 jours concernant le transport scolaire. Une situation qui perdure depuis la rentrée mais qui ne semble pas s’arranger.

De Corneilla-la-Rivière à Vernet-les-Bains, en passant par Néfiach, Millas ou Campôme (liste non ex-haustive) les courriels affluents en cette rentrée 2026. Tous concernent la desserte du lycée et du collège de Prades. « Pas assez de bus », « retards récurrents », des enfants « laissés seuls dehors pendant près d’une heure pour attendre le prochain bus et qui ratent le début des cours », « mon enfant de 11 ans a été laissé au bord de la RD66 à Ria », « des enfants du collège laissés au lycée »… L’Indépendant évoquait le problème dès le 4 septembre dans nos colonnes et il semblerait que la situation soit toujours la même.

« Problèmes de plannings, de feuilles de route ou encore de desserte, peu importe », s’indignent les représentants des parents d’élèves. « Il faut réadapter les horaires et mettre le nombre de bus nécessaire. On nous a par exemple annoncé qu’une nouvelle ligne serait ouverte pour les collégiens de Vernet-les-Bains Mais en guise de bus supplémentaire on leur demande de prendre le bus de ligne, pas adapté aux plus jeunes, et qui passe plus tard. À certains en-droits, des gamins de 10 ans restent sur le trottoir pendant que leurs parents sont au travail et les pensent en sécurité. »

Le vice-président de la Région reste « disponible »

Autre sujet d’interrogation, le tarif discriminatoire selon les parents d’élèves : « Les transports sont gratuits pour ceux qui habitent à plus de 3,5 kilomètres des établissements scolaires et payants (120 €) pour les autres enfants. Cela signifie que dans un même village, certains payent et d’autres non. » Des parents d’élèves qui ont obtenu le soutien des maires des communes concernés et de la principale du collège mais rien ne semble avancer.

Pour Jean-Luc Gibelin, vice-président de la région Occitanie en charge des transports scolaires : « Des ajustements ont déjà été faits sur les dessertes Cependant, nous savons qu’il y a une difficulté, il faut la traiter. Nous sommes désolés que des familles aient souffert de ces désagréments, je reste à disposition des parents d’élèves. »

« À Vernet-les-Bains, les choses rentrent dans l’ordre. Je précise que c’est loin d’être le seul endroit où le bus de ligne est proposé comme solution et il ne m’est jamais remonté de problème particulier. » Pour autant l’élu rappelle que « sur le secteur, il y a 1 500 inscrits pour les transports scolaires et nous n’avons recensé que 36 réclamations. Par ailleurs nous avons remarqué que les lycéens ont tendance à attendre le dernier car pour passer un moment avec leurs copains avant de rentrer. On ne peut pas les blâmer mais il faut qu’on s’assure que les enfants montent dans le car qui leur est affecté. » Enfin en ce qui concerne la règle des 3 kilomètres, « cette règle existe depuis toujours Il faut savoir qu’on est loin de refacturer le coût entier du transport qui serait de 1 000 euros. »

Philippe Comas (L’Indépendant, le 3 octobre 2026)

Prades. Manifestation devant le lycée Charles-Renouvier (L’Indep)

Des élèves ont manifesté leur mécontentement ce jeudi 24 septembre devant leur lycée à Prades.

« Des solutions pas des sanctions ! Un lycée pas une prison ! » Un rassemblement était organisé par des étudiants dès 8h ce jeudi devant le lycée Charles-Renouvier. En cause, un certain nombre de mesures jugées injustes et inutilement coercitives. Par exemple « la restitution des téléphones portables confisqués se fait, non pas le soir même, mais le lendemain, voire au retour du week-end lorsque la confiscation a eu lieu un vendredi. » À savoir que, selon le ministère de l’Éducation nationale : « La méconnaissance des règles peut entraîner la confiscation du téléphone portable ou d’un objet connecté d’un élève. Elle ne doit pas se poursuivre au-delà de la fin des activités d’enseignement de la journée. »

Les élèves contestent aussi la mesure consistant à garder les portes de l’établissement closes jusqu’à 18 heures, quand leurs cours s’arrêtent à 17h30, les contraignant à attendre derrière les grilles. Un sentiment de manque d’écoute et de communication semblait prévaloir.

Pour la directrice de l’établissement, « tout a été dit lorsque j’ai reçu les élèves. »

Philippe Comas (L’Indépendant, le 25 septembre 2026)

Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)

Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.

L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.

Absence d’informations, de dialogue et concertation

« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».

Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)