Communiqué du Mouvement de la Paix. Pour la défense de nos libertés : Stop aux LGBT-phobies ! Stop à la répression politique et syndicale !

Rassemblement le 1er juillet 2026, à 18h,
devant le Ministère de l’Agriculture, 78 rue de Varennes, à Paris

Au petit matin du samedi 30 mai 2026, à Metz, un jeune homme de 19 ans a été lynché à mort. Pour des témoins, amis de la victime, interrogés par le Républicain Lorrain, « c’était une agression homophobe et horrible ». Les LGBT-phobies continuent de tuer dans notre pays… Même si la police et le Parquet nient le caractère homophobe de cet homicide !

À Paris, le 20 juin dernier, nous étions des centaines à manifester du siège de la Banque Postale au Ministère du Travail, pour dénoncer la répression syndicale. Le 25 juin, devant le tribunal de Paris, porte de Clichy, à 11h, nous serons au rassemblement de soutien à Anasse Kazib, poursuivi pour sa solidarité avec la Palestine. Durant le mois de mai, Julien Le Guet, porte-parole de « bassines, non merci », a subi trois procès suite aux luttes organisées contre l’accaparement de l’eau à Sainte-Soline. Il a été condamné à de la prison pour avoir participé à organiser des manifestations violemment réprimées. La CGT évoque un millier de militants syndicaux victimes de répression patronale ces dernières années.

Les militants pacifistes ne sont pas en reste face à répression. Le trésorier national adjoint du Mouvement de la Paix, Pierre-Olivier Poyard, subit depuis 3 ans une odieuse cabale. Stigmatisé par quelques collègues de l’Enseignement agricole en tant que personne LGBT, soi-disant dangereuse pour les jeunes, il est victime de LGBT-phobie. Il a perdu son poste d’enseignant suite à ces dénonciations calomnieuses… Et comme il refuse de se taire, il est réprimé par le Ministère de l’Agriculture en raison de sa liberté d’expression.

Le 2 septembre 2025, il est passé au tribunal correctionnel pour avoir syndiqué ses collègues. Circonstance aggravante pour le Parquet : il est responsable national de son syndicat, le SNETAP-FSU. Le 7 octobre suivant, il a été relaxé, reconnu innocent de toutes les accusations portées contre lui. Cependant, malgré cette innocence reconnue en Justice, le Ministère de l’Agriculture continue de le réprimer et de s’acharner contre lui. Il a été poussé à accepter un poste à 93 kilomètres de chez lui, à la rentrée de septembre 2026, ce qui l’éloigne de ses enfants… Sans aucune protection contre l’homophobie qu’il subit encore.

Pour le Mouvement de la Paix, il est inacceptable que des personnes LGBT soient encore stigmatisées dans notre société, assassinées ou poussées au suicide. Il est tout autant inacceptable que des syndicalistes et/ou des militants politiques et pacifistes soient réprimés.

Le Mouvement de la Paix appelle :

  • à soutenir les victimes de LGBT-phobies et de répression politique et/ou syndicale partout en France ;
  • à se rassembler le 1er juillet 2026, à 18H, 78 rue de Varennes, à Paris, contre les LGBT-phobies et la répression syndicale au Ministère de l’Agriculture.

Prades. 130 personnes à la marche des fiertés (L’Indep)

LGBT+ 66, L’atelier de l’entonnoir, La Libambulle, Les jeunesses populaires du Conflent, la CNT (confédération nationale du travail) et Bienvenu aux migrants 66, organisaient une Marche des fiertés, dimanche 14 juin. Une deuxième édition qui a regroupé environ 130 Conflentois. Des participants bien décidés à défendre les droits de toutes les personnes LGBTQI+ (Lesbienne, Gay, Bisexuel & middot, Trans, Queer, Intersexe et Asexuel & middot ou Aromantique) « même à la campagne ».

Un cortège qui, à l’instar de celui de Perpignan (samedi 13 juin), a regroupé un peu moins de partisans mais s’est déroulé dans une très bonne ambiance.

Ph. C. (L’Indépendant, le 16 juin 2026)

« Nos différences, notre force »… Gros succès pour la marche des fiertés (L’Indep)

Autour de 1 500 personnes ont défilé hier dans les rues de Perpignan à l’appel du centre LGBT + (lesbiennes, gays, bisexuels, trans et plus). Résolument festive, cette cinquième marche des fiertés organisée dans la capitale nord-catalane a mis l’ambiance en centre-ville, mais n’en était pas moins engagée contre toute forme de discrimination.

Musique électronique, pluies de bulles de savon, dragqueens, serre-tête licome, drapeaux multicolores… Vue de loin, la marche des fiertés ressemble à une grande fête. Mais il suffit de S’approcher pour en percevoir la dimension militante. « Les LGBT-phobies tuent », « Droits égaux pour tous », « Toujours lesbiennes, jamais RN » : certains slogans inscrits sur les pancartes parlent d’eux-mêmes.

« Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans la rue pour célébrer nos existences, nos histoires, nos amours, nos identités et nos libertés. Mais nous sommes aussi ici pour rappeler une réalité : les droits humains ne sont jamais définitivement acquis », a résumé lors de sa prise de parole Alexandra Puig, la présidente du centre LGBT + de Perpignan, qui portait l’initiative. « Aujourd’hui, nous sommes la malgré les insultes, malgré les discriminations, malgré celles et ceux qui veulent nous rendre invisibles. Nous sommes là pour défendre le droit de chaque personne à être pleinement elle-même, librement et sans contrainte. Nos différences ne nous affaiblissent pas : elles font notre force. »

Comme le veut la coutume, avant le départ du cortège de la place de Catalogne, ce samedi vers 15 heures, l’une des « sœurs de l’indulgence », Marie B des Anges, voile en broderie violette sur la tête, visage peint en blanc et lunettes noires, a prononcé sa bénédiction. En invoquant la protection de toute une ribambelle de saintes et de saints méconnus, dont notamment « Saint Dépistage sans qui rien n’est sûr ». Les participants ont ensuite défilé jusqu’au Castillet, avant de mettre le cap vers le palais des rois de Majorque. Dans une ambiance résolument festive, mais toujours empreinte en même temps de revendications.

« Encore aujourd’hui, c’est difficile de se sentir en sécurité en tant que personne LGBTQIA + », confie par exemple sur le chemin Arnaud, 35 ans, qui vient de quitter Paris pour Perpignan. « Juste se tenir la main ou avoir des vêtements un peu efféminés, on se pose la question avant de le faire. On est là pour montrer qu’on existe, qu’on se soutient les uns les autres. »

De son côté, Maxime, 32 ans, enveloppé dans un drapeau multicolore, est venu avec sa compagne et leur enfant. « Je veux montrer à ma fille que chacun peut faire ce qu’il veut. Mon frère est gay. Je participe à des marches des fiertés avec lui depuis que je suis petit. Ce sont de grands moments de fête et de partage. »

Selon la préfecture, cette 5e marche des fiertés perpignanaise a rassemblé environ 1 200 personnes.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 juin 2026)

LGBTQIA + : lesbiennes, gays, bisexuels, trans, queer, intersexes, asexuels et plus.

Le nouveau maire d’Elne efface le soutien à la cause LGBT (L’Indep)

Le nouveau maire d’extrême droite d’Elne a décide de retirer les marqueurs de soutien à la communauté LGBT qui avaient été mis en place depuis 2021.

Dans les Pyrénées-Orientales, il y avait eu la nouvelle élue RN qui s’attaquait au drapeau européen. La maire de Canohès, Carla Muti, s’étant mise en scène sur les réseaux sociaux, au lendemain de son élection, en retirant le drapeau de l’Union européenne du fronton de sa mairie. Désormais, il y a aussi celui qui efface les symboles LGBT.

Le nouveau maire d’Elne d’extrême droite, Steve Fortel, a retiré le drapeau LGBT de Hôtel de ville, érigé jusque là en soutien à la communauté gay, lesbienne, bisexuelle, transgenre…. L’édile est allé encore plus loin en repeignant le passage piéton devant la municipalité qui était aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, autre symbole de la communauté LGBT.

Ces symboles avaient été installés sur la commune d’Elne en décembre 2021. Un choix pris alors par l’ancien maire communiste, Nicolas Garcia, après une série d’agressions de la communauté LGBT. « C’était, pour moi, le marqueur d’une ville qui se dresse contre toutes les discriminations », maintient aujourd’hui encore Nicolas Garcia. « C’était une manière de dire que notre ville respectait tout le monde, quelle que soit son orientation sexuelle, sa religion, son athéisme ou sa philosophie. Le fronton de la mairie, sous ma mandature, avait toujours été un lieu d’expression. Nous y avions également inscrit notre soutien aux agriculteurs avec le message « Pas de pays sans paysan », ce-lui-là, il ne l’a pas touché… »

Cette décision, prise au lendemain du conseil municipal d’installation, sera donc la première du maire d’extrême droite. Tout un symbole. Contacté, l’édile ne veut pas « faire de commentaire particulier ». Il précise simplement qu’il apportera « une réponse complète et officielle lors du prochain conseil municipal où l’opposition ne manquera pas d’aborder le sujet ». André Trives en est le chef de file. S’il confirme qu’il portera ce sujet en séance plénière, c’est parce qu’il « se désole d’un tel acte. Je suis attristé qu’Elne soit rattachée à cela, qu’on en parle pour cela ».

Interrogé mardi soir en conseil municipal par le conseiller d’opposition Roland Castanier, Steve Fortel s’est justifié brièvement. « Permettez-moi de douter de la sincérité de la pose de ce drapeau. je pense qu’il y a un esprit plutôt communicatif (sic) que sincère. Mais ça n’engage que moi. Ma responsabilité, en tant que maire, est de rassembler. Et les espaces publics de la commune doivent rester neutres. C’est pour cela que j’ai pris cette décision et je ne reviendrai pas dessus et je l’assume entièrement. »

Ce parti pris restera lourd de sens dans ce village catalan historique, symbole de la résistance incarnée par la maternité suisse d’Elne qui avait permis de sauver des femmes enceintes durant la retirada. C’était en 1939. 87 ans plus tard, la bascule de cette commune à l’extrême droite au mois de mars avait d’ailleurs suscité l’émoi en Catalogne sud, plusieurs commentateurs s’inquiétant du « profil » du nouvel édile, proche de l’ultra-droite et ancien membre du Parti nationaliste français.

Si le drapeau LGBT ne flotte plus au-dessus de la mairie d’Elne, celui de l’Union européenne est, pour l’heure, toujours en place.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 22 avril 2026)