1er Mai. On ne touche pas à la journée internationale pour les droits des travailleurs et des travailleuses !

Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé

Certains groupes parlementaires et les organisations patronales ont lancé de nouvelles offensives pour obliger les salarié·es à travailler le 1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international.

C’est le sens de la proposition de loi adoptée au Sénat, « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » largement appuyée par le gouvernement de l’époque, qui a engagé la procédure accélérée, comme si l’urgence était de faire travailler les salarié·es le 1er mai !

La loi actuelle prévoit que seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » peuvent faire travailler leurs salarié·es. La proposition de loi étend la dérogation à un ensemble de secteurs professionnels, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises.

Cette proposition de loi, soumise au vote d’une niche parlementaire le 22 janvier, remettrait en cause ce jour de repos rémunéré pour l’ensemble des salarié·es. Le projet d’établir une liste d’établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. Or à chaque fois qu’un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous. Le travail le dimanche en est l’illustration.

Une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les TPE. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouveaux·elles salarié·es.

Sur notre département, fortement touché par le chômage et la précarité, et contrairement aux idées reçues, cette loi n’aura aucun effet sur l’emploi et dégradera encore plus les conditions de vie et de travail.

Enfin, cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus de 100 ans d’histoire de lutte sociale.

Par nos alertes syndicales nous avons participé à modifier la première version de la proposition de loi. Le texte adopté au Sénat reste un recul pour des millions de salarié·es. Par nos interpellations et notre mobilisation, nous pouvons encore empêcher cette régression sociale inacceptable.

Alors qu’elle est inscrite dans la niche parlementaire le 22 janvier, les organisations syndicales des Pyrénées-Orientales CFDT 66, CFTC 66, CGT 66, FO 66, FSU 66, Solidaires 66 et UNSA 66 s’opposent fermement à ce projet de loi et seront vigilantes aux votes des député·es. Dans cette période troublée, gardons des temps en commun d’apaisement. Le 1er mai doit rester ce qu’il est : un jour férié et chômé.

Perpignan, le 20 janvier 2026

« L’ingérence étrangère met en danger les Vénézuéliens » (L’Indep)

Hier soir, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan pour un rassemblement en soutien au peuple vénézuélien et pour la paix.

Pour les syndicats présents, la question n’est pas seulement politique. Julien Berthélémy, secrétaire général de l’UD-CGT 66, a dénoncé une attaque contre le peuple vénézuélien et un objectif économique. « Les États-Unis cherchent à s’approprier les richesses pétrolières du Venezuela. L’exigence aujourd’hui, c’est la paix et on est loin du compte », a-t-il lancé, ajoutant que « la guerre et l’ingérence étrangère mettent en danger les travailleurs et les Vénézuéliens ordinaire ».

De son côté, Géraldine Morales, de la FSU, a rappelé que « l’histoire américaine en Amérique latine est marquée par des interventions pour contrôler les ressources de ces pays ». « Les Vénézuéliens doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur avenir. Ce n’est pas aux États-Unis de gérer le pays », a-t-elle insisté.

L’Indépendant, le 6 janvier 2026

Communiqué de presse de la FSU. Soutien au peuple vénézuélien

La capitale du Venezuela, Caracas, et plusieurs régions du pays ont été bombardées par l’armée des États-Unis d’Amérique cette nuit. Le gouvernement de Washington revendique un raid terrestre et l’enlèvement du président du pays, Nicolas Maduro.

Cette tentative impérialiste d’imposer un changement de régime au Venezuela survient après des semaines d’escalade et de frappes des États-Unis contre des navires, aux Caraïbes et dans le Pacifique, sous prétexte d’une lutte contre le trafic de drogues. Des actes dénoncés par le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU comme inacceptables et réalisés en violation complète du droit international.

La FSU se tient aux côtés du peuple vénézuélien. Si elle n’a pas d’illusion sur le régime en place à Caracas, son autoritarisme et ses atteintes aux droits de l’homme, elle n’en a pas non plus sur les motivations de l’administration Trump, notamment à l’égard des ressources pétrolières.

C’est au peuple vénézuélien qu’appartient souverainement le droit de déterminer son avenir et de gérer les ressources du pays, hors des tentatives de prédation étrangères.

L’agression militaire des Etats-Unis est inadmissible. Elle risque d’entraîner le chaos, la guerre civile et une souffrance accrue d’une population déjà confrontée à un blocus économique.

La FSU attend du gouvernement et de la communauté internationale qu’elle condamne cette intervention et défende les principes qui fondent le droit international.

La FSU appelle à se joindre aux mobilisations et rassemblements de soutien au peuple vénézuélien, contre l’agression des États-Unis.

Éducation. « J’aimais mon métier mais il a perdu tout son sens »

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) des Pyrénées-Orientales se mobilisent, une nouvelle fois, pour de meilleures conditions de travail. Avec un manque de personnel et des salaires précaires, « la situation devient critique », assurent-ils.

Face à un métier trop « précaire » et en manque de soutien, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) se mobilisent dans les P.O. Soutenus par les organisations syndicales FSU, SE UNSA, CGT Éduc’action, SUD éducation et la Fédération des parents d’élèves des écoles publiques du Département, ils mènent une campagne pour l’obtention d’un corps de fonctionnaires de catégorie B. Ce mardi 16 décembre, un rassemblement était organisé devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale à Perpignan.

Depuis le début de l’année scolaire en septembre 2025, « une vingtaine d’AESH manquait sur le territoire des Pyrénées-Orientales, notamment dans les zones rurales », indique Rémy Landri, président de l’association des parents d’élèves 66 qui se joint aux revendications. « Ce manque, qui s’ajoute à des classes surchargées, peut devenir rapidement difficile à gérer et certains élèves peuvent tomber dans l’échec scolaire », ajoute-t-il. Mais cet emploi précaire n’est pas créateur de vocation. La plupart des AESH exercent environ 25 heures par semaine et ne touchent que 1.000 euros par mois.

« Le fait que l’on ait moins d’AESH, ça se répercute sur nous, sur les enseignants, sur la qualité du travail et avant tout sur les enfants qui ont des besoins Tout le monde reconnait qu’on est indispensables dans les classes. Et pourtant, on est traités comme si on ne l’était pas », estime Frédéric Poencin, qui exerce ce métier depuis quelques années à l’école primaire de Canohès. Avec lui, Sabine Danzin, elle aussi AESH, reconnait de voir faire du « babysitting » parfois.

« On nous envoie des enfants qui ont des handicaps assez sévères, qui relèvent de l’Institut médico-éducatif (IME). Les inclure c’est magnifique, mais pour certains enfants cela crée de la souffrance parce que ce sont des enfants qui sont dans des environnements inadaptés pour eux ». Audrey Mathis-Joly, représentante du syndicat FSU, dans le métier depuis 18 ans, déclare voir une très grosse dégradation des conditions de travail. « Avant on s’occupait que d’un ou deux élèves par semaine, maintenant ça peut s’élever à 20. J’aimais mon métier, mais il a perdu tout son sens ».

Et au manque d’effectif s’ajoutent les employés placés en arrêt maladie. Les enfants et adolescents qui ne sont pas dans des écoles spécialisées sont gérés par les accompagnants, qui ne sont pas formés pour ça. « Cette situation impacte leur santé physique, psychique et morale », tient à souligner Éloïse Chenus, référante AESH SE-Unsa.

Suite au rassemblement de ce mardi, la directrice académique Anne-Laure Arino, a reçu les organisations syndicales. Selon ces dernières, elle a « entendu les revendications portées et a prêté attention aux conditions de travail dégradées présentées par la délégation. »

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

Communiqué de presse de l’intersyndicale CGT 66, FSU 66 et solidaires 66 suite au Thing tank organisé par FO 66

L’intersyndicale CGT, FSU et solidaires des Pyrénées-Orientales tient à réagir à l’article paru dans vos colonnes concernant le Thing tank lancé par le secrétaire général de FO.

Depuis 3 ans, nos organisations syndicales appellent à la mobilisation les travailleurs et les travailleuses du département pour l’emploi, l’augmentation des salaires et pensions de retraites, l’égalité professionnelle, le développement des services publics et l’abrogation de la reforme injuste et injustifiée des retraites.

À l’heure où le gouvernement avec l’appui du Medef et des grandes entreprises du pays, tente d’imposer l’un des budgets austéritaires les plus violent de l’histoire, l’intersyndicale CGT 66, FSU 66 et Solidaires 66 réaffirme la nécessité d’unir l’ensemble du monde du travail et les organisations syndicales qui le représente pour porter un projet de société en rupture avec les politiques libérales actuelles.

Les Pyrénées-Orientales, 2ème département le plus pauvre de France après la Seine-Saint-Denis, a besoin d’un plan de relance initié par l’état et décliné localement avec pour objectif le développement des service publics et les emplois nécessaires à sa réalisation.

Sur notre département, 5.000 emplois pourraient être créé dans les secteurs de la santé, de l’action sociale, de l’éducation, la recherche, de l’énergie ou des transports… ce qui réduirait considérablement le chômage et la précarité.

Pour nos organisations, le développement des services publics est indispensable et moteur du développement économique et industrielle.

La réduction du temps de travail et l’abrogation de la réforme des retraites 2023 sont aussi des leviers indispensables pour l’emploi sur le département et l’amélioration des conditions de vie et de travail.

Alors que l’Assemblée nationale a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires (dite taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie, nos organisations syndicales s’insurgent du choix, hautement symbolique et contestable, du lieu de la réunion.

L’École 42 de Perpignan, crée par Xavier Niel, milliardaire français, beau-fils de Bernard Arnault (7ème fortune mondiale), déjà condamné à 2 ans avec sursis pour recel d’abus et de biens sociaux. Une École privée, hors contrat, qui bénéficie de 10 % de fonds publics et qui prône « pas de cours, pas de prof, pas de classe » alors que nos organisations syndicales défendent une école publique pour toutes et tous, plus de professeurs et plus de moyens.

Pour nos organisations syndicales, l’urgence n’est donc pas à la création d’une association « Think progress PO » en partenariat avec les organisations patronales, le Medef et la CCI, l’urgence est à la défense des travailleurs et des travailleuses, des jeunes, des retraités et des plus fragiles de notre pays et de notre département.

L’intersyndicales CGT 66, FSU 66 et solidaires 66 réaffirme plus que jamais que c’est par la mobilisation dans la rue et sur les lieux de travail et la grève dans les administrations et les entreprises qu’il faut maintenir la pression afin de gagner de vraies mesures de justice sociale.

Dans l’attente que vous diffusiez ce communique de presse.

L’intersyndicale CGT 66, FSU 66 et Solidaires 66

Entre 350 et 400 personnes dans la rue

Hier, la CGT, la FSU et Solidaires appelaient à se mobiliser partout en France contre l’austérité budgétaire et pour le pouvoir d’achat. A Perpignan, un peu plus de 350 personnes ont défilé dans la matinée entre la place de Catalogne et la préfecture.

En pays catalan, la mobilisation contre le projet de budget 2026 était au creux de la vague ce mardi 2 décembre.

Loin des 4 000 manifestants que la police avait recensés le 18 septembre dernier, au début du mouvement, ils étaient hier matin 360 à défiler dans les rues de Perpignan, selon la préfecture. Les profils des manifestants étaient cependant variés.

Cheminots et enseignants étaient bien sûr au rendez-vous, à l’instar des agents territoriaux, personnels hospitaliers, salariés de la Sécurité sociale, retraités ou lycéens.

Pour les responsables des syndicats locaux, même si l’affluence n’a pas battu des records, il était nécessaire de mobiliser ce mardi, alors que les discussions autour du budget entrent dans la dernière ligne droite au Parlement. « Le 23 décembre, faute d’accord, le gouvernement pourra mettre en œuvre son budget par ordonnances, sans vote, sans débat, sans contrôle parlementaire », a rappelé la co-secrétaire départementale de la FSU, Géraldine Morales, qui a pris la parole au nom de l’intersyndicale. « Nous réaffirmons avec force notre exigence d’un budget qui réponde aux besoins de toutes et tous. Dans les Pyrénées-Orientales, qui sont le deuxième département le plus pauvre de France, l’urgence est à l’augmentation des salaires, des pensions de retraite, des minima sociaux, à l’égalité hommes femmes. L’urgence est au développement des services publics pour créer des emplois dans les écoles, les transports ou l’énergie. »

Suppression de plusieurs milliers de postes dans la fonction publique, doublement des franchises médicales, limitation à 15 jours des arrêts maladie… : autant dire que le projet de budget du gouvernement ne va pas du tout dans le sens de ce que revendique l’intersyndicale départementale, qui déplore un manque flagrant de « mesures de justice sociale ». Et continue de demander en parallèle l’abrogation pure et simple de la réforme des retraites.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 3 décembre)

Grève ce 2 décembre : à quoi s’attendre dans les Pyrénées-Orientales (L’Indep)

Aujourd’hui, trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires) appellent à se mobiliser contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat. Selon son ampleur, le mouvement pourrait impacter plus ou moins fortement plusieurs secteurs clés dans les P.-O. écoles, transports, administrations..).

Alors que les discussions autour du budget 2026 se poursuivent au Parlement, la CGT. la FSU et Solidaires entendent bien maintenir la pression. En organisant, ce mardi 2 décembre, une journée nationale d’action contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat. À Perpignan, la manifestation partira à 10 heures de la place de Catalogne.

Selon plusieurs sources concordantes, la mobilisation s’annonce a priori moins forte que celles organisées sur le même thème depuis la rentrée. Cependant, du côté des organisateurs, la motivation reste intacte. « La question du budget est fondamentale », estime ainsi le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy. « Derrière, il y a des suppressions d’emplois dans le service public, la hausse des franchises médicales ou le gel des pensions et salaires. Ce sont les travailleurs et les précaires qui vont payer la note, alors qu’un budget plus juste était possible. »

Les bus maintenus

Reste que du côté des transports, l’impact du mouvement s’annonce limité. Les chauffeurs de bus des réseaux de la communauté urbaine (Sankéo) et de la Région (liO) ne feront par exemple pas grève ce mardi. Concernant la SNCF, le ministère en charge des transports prévoit un trafic TGV « normal», mais quelques perturbations sur les TER, notamment en Occitanie.

Dans les écoles du département, le pourcentage global de grévistes ne devrait pas dépasser les 10 % Toutefois, la mairie de Perpignan indique qu’elle assurera, pour les établissements où le taux de gréviste sera égal ou supérieur à 25 %, un service d’accueil pour les enfants dont les parents seraient confrontés à un problème de garde. Ce service sera ouvert de 8 heures à 18 heures au centre de loisirs du Mas Bresson (renseignements au 04 68 66 30 76). Précision utile : des préavis de grève ont également été déposés à la Caisse primaire d’assurance maladie, à La Poste, ou encore dans plusieurs collectivités.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 2 décembre)

Les syndicats mobilisés le 2 décembre pour les services publics (L’Indep)

Le mouvement social se poursuit autour du budget en France. Les syndicats catalans dénoncent l’impact sur les plus démunis et appellent à une justice fiscale. Un appel à la mobilisation est prévu le 2 décembre à Perpignan.

Alors que le projet de budget est en cours de discussion au Parlement, la CGT 66, la FSU 66 et Solidaires 66 se joignent à la mobilisation sociale du 2 décembre prochain. Le rendez-vous est donné à 10 heures, place de Catalogne à Perpignan.

« Nos revendications sont claires. On a besoin d’un budget conséquent pour sauver les services publics qui sont en danger. C’est un bien commun à tous les citoyens », affirme Christine Mirroir, co-secrétaire Solidaires 66. Ce qu’elle regrette : « que les plus pauvres continuent de s’appauvrir et que les plus riches continuent de s’enrichir ». « Ce qui est prévu dans ce budget va encore toucher la population la plus démunie donc on va encore creuser l’écart et amoindrir le pouvoir d’achat des gens. Mais on a d’autres solutions, notamment une justice fiscale et sociale, qui taxerait les plus riches », ajoute-t-elle.

Les syndicalistes le rappellent, les Pyrénées-Orientales sont le deuxième département le plus pauvre de France métropolitaine, avec seulement 60 % de personnes imposables et une grande majorité qui vit grâce aux prestations sociales. Leur pouvoir d’achat étant fortement impacté, les habitants cessent de dépenser dans les commerces et ces derniers se retrouvent à leur tour impactés, raisonnent-ils. « On pense notamment à l’hôtellerie et à la restauration, où les travailleurs et travailleuses du département n’ont pas d’emploi en CDI. Ensuite, le milieu associatif, financé par les pouvoirs publics, et le secteur de l’aide à domicile qui est en péril », développe Julien Berthélémy, secrétaire général de l’union départementale CGT 66.

Et dans le contexte de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes (le 25 novembre, NDLR), Géraldine Morales, secrétaire départementale FSU, a tenu à rappeler les inégalités qu’elles subissent encore et dénoncer « une forme de violence sociale envers les femmes. En 2020, sur la retraite, elles se sont beaucoup mobilisées. Donc c’est aussi un appel pour qu’elles continuent de lutter contre ces politiques d’austérité, parce que ce sont elles les premières qui vont souffrir ».

En conclusion, les trois mots qui reviennent sont « l’emploi, le salaire et la retraite », résume Julien Berthélémy. « Hors de question d’avoir un régime à points. Ce que l’on veut, c’est réduire l’âge légal de départ à la retraite et avoir une retraite digne pour tous. Le sujet de fond c’est comment on redistribue les richesses créées par les travailleurs et les travailleuses ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 novembre 2025)

Le 2 décembre toutes et tous mobilisé·es contre l’austérité et pour nos salaires

Par notre mobilisation depuis le mois de septembre nous avons obtenu l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.

Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que sans la mobilisation du monde du travail ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.

Rien n’est encore joué, car le débat budgétaire durera jusqu’à mi-décembre. C’est le moment d’amplifier nos mobilisations de la rentrée pour mettre la pression pour obtenir la justice sociale, fiscale et environnementale dans ce budget. Nous voulons enterrer définitivement toutes ces régressions, gagner l’abrogation de la réforme des retraites, et obtenir les moyens nécessaires pour nos services publics !

Des régressions nombreuses et graves que nous avions dénoncées dans le budget Bayrou demeurent et notamment :

  • La suppression de 3000 postes dans la Fonction publique et notamment dans l’Éducation nationale, à France Travail, aux Finances publiques, dans les organismes de Sécurité sociale…
  • Le gel du salaire des agent.es de la Fonction publique qui a déjà baissé depuis vingt ans de 23 % en euros constants !
  • La baisse des moyens des services publics notamment des universités, des collectivités territoriales, de la culture, de la santé, de l’action sociale, ainsi que la baisse des dotations aux associations…
  • La taxation des malades avec le doublement des franchises médicales qui pourraient atteindre 350€ par personne, l’augmentation des frais de complémentaire et l’explosion des dépassements d’honoraires.
  • La limitation à 15 jours des arrêts maladie et à 4 mois des arrêts en accidents du travail / maladies professionnelles (ATMP).
  • L’année blanche et le gel des pensions de retraites jusqu’en 2030, ainsi que de toutes les prestations sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, AAH, RSA…). Sous la pression, le premier ministre s’est engagé à y renoncer mais nous n’avons aucune garantie solide à ce stade.
  • La baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad alors qu’ils sont déjà contraints de fermer de nombreux lits.

Alors que les féminicides continuent d’augmenter, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes et les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.

Aucune réelle mesure de justice fiscale n’a été adoptée. Avec le soutien de l’extrême droite, l’Assemblée nationale a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie.

Dans le même temps, alors que les bénéfices des entreprises du CAC 40 atteignent des records, le patronat veut imposer le gel des pensions et des salaires et multiplie les licenciements. Il a bloqué l’augmentation des retraites complémentaires des salarié·es du privé (Agirc-Arrco) et s’oppose à toutes les augmentations de salaires dans les entreprises.

Nous appelons donc l’ensemble des jeunes, des salarié·es, des retraité·es et des privé·es d’emploi à se mobiliser par la grève et la manifestation le 2 décembre prochain partout en France. Le 2 décembre et après, c’est le moment où tout va se jouer. Partout, organisons des assemblées générales pour décider des revendications à porter sur chacun de nos lieux de travail à commencer par les augmentations de salaires.

Partout mettons en débat la construction de la mobilisation, la grève et ses suites ! Faisons converger les mobilisations sectorielles !

Cet appel est une initiative qui vise à s’élargir.

Partout, dans les professions, sur les lieux de travail et dans les territoires organisons les intersyndicales les plus larges possibles. Associations, acteur·rices de la culture, du logement, de l’action sociale, collectivités territoriales, jeunes, organisations environnementales, féministes… nous appelons toutes celles et ceux qui sont frontalement attaqué.es par ce budget à nous rejoindre pour construire la mobilisation du 2 décembre.

La porte est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaiteront se joindre à cet appel pour gagner enfin la justice sociale, fiscale et environnementale !

Le 06 novembre 2025

Le 2 décembre toutes et tous mobilisé·es contre l’austérité et pour nos salaires

Par notre mobilisation depuis le mois de septembre nous avons obtenu l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.

Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que sans la mobilisation du monde du travail ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.

Rien n’est encore joué, car le débat budgétaire durera jusqu’à mi-décembre. C’est le moment d’amplifier nos mobilisations de la rentrée pour mettre la pression pour obtenir la justice sociale, fiscale et environnementale dans ce budget. Nous voulons enterrer définitivement toutes ces régressions, gagner l’abrogation de la réforme des retraites, et obtenir les moyens nécessaires pour nos services publics !

Des régressions nombreuses et graves que nous avions dénoncées dans le budget Bayrou

demeurent et notamment :

  • La suppression de 3 000 postes dans la Fonction publique et notamment dans l’Éducation nationale, à France Travail, aux Finances publiques, dans les organismes de Sécurité sociale…
  • Le gel du salaire des agent.es de la Fonction publique qui a déjà baissé depuis vingt ans de 23 % en euros constants !
  • La baisse des moyens des services publics notamment des universités, des collectivités territoriales, de la culture, de la santé, de l’action sociale, ainsi que la baisse des dotations aux associations…
  • La taxation des malades avec le doublement des franchises médicales qui pourraient atteindre 350€ par personne, l’augmentation des frais de complémentaire et l’explosion des dépassements d’honoraires.
  • La limitation à 15 jours des arrêts maladie et à 4 mois des arrêts en accidents du travail / maladies professionnelles (ATMP).
  • L’année blanche et le gel des pensions de retraites jusqu’en 2030, ainsi que de toutes les prestations sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, AAH, RSA…). Sous la pression, le premier ministre s’est engagé à y renoncer mais nous n’avons aucune garantie solide à ce stade.
  • La baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad alors qu’ils sont déjà contraints de fermer de nombreux lits.

Alors que les féminicides continuent d’augmenter, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes et les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.

Aucune réelle mesure de justice fiscale n’a été adoptée. Avec le soutien de l’extrême droite, l’Assemblée nationale a rejeté la taxation du patrimoine des milliardaires (taxe Zucman) et les mesures visant à remettre en cause une partie des 211 milliards d’aides publiques dont bénéficient les entreprises chaque année sans condition ni contrepartie.

Dans le même temps, alors que les bénéfices des entreprises du CAC 40 atteignent des records, le patronat veut imposer le gel des pensions et des salaires et multiplie les licenciements. Il a bloqué l’augmentation des retraites complémentaires des salarié·es du privé (Agirc-Arrco) et s’oppose à toutes les augmentations de salaires dans les entreprises.

Nous appelons donc l’ensemble des jeunes, des salarié·es, des retraité·es et des privé·es d’emploi à se mobiliser par la grève et la manifestation le 2 décembre prochain partout en France.

Le 2 décembre et après, c’est le moment où tout va se jouer. Partout, organisons des assemblées générales pour décider des revendications à porter sur chacun de nos lieux de travail à commencer par les augmentations de salaires.

Partout mettons en débat la construction de la mobilisation, la grève et ses suites ! Faisons

converger les mobilisations sectorielles !

Cet appel est une initiative qui vise à s’élargir.

Partout, dans les professions, sur les lieux de travail et dans les territoires organisons les intersyndicales les plus larges possibles. Associations, acteur·rices de la culture, du logement, de l’action sociale, collectivités territoriales, jeunes, organisations environnementales, féministes… nous appelons toutes celles et ceux qui sont frontalement attaqué.es par ce budget à nous rejoindre pour construire la mobilisation du 2 décembre.

La porte est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaiteront se joindre à cet appel pour gagner enfin la justice sociale, fiscale et environnementale !

Le 06 novembre 2025