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La CGT 66 dénonce la situation chaotique générée par le manque d’anticipation du préfet
La situation météorologique exceptionnelle a été anticipée par les services de Météo France. L’Aude a été placée hier en alerte rouge pour la journée d’aujourd’hui. Dans les Pyrénées Orientales, les établissements ont été fermés pour la journée. Alors que de nombreux éléments montraient une possible dégradation de la situation, la vigilance rouge a été décrétée à 8h30.
Alors que la situation l’exigeait, le Préfet n’a pas pris les mesures nécessaires à la protection des salarié.es, de la population, des usagers des services publics, les mettant en danger et à la merci de nombreux accidents de trajet.
Le secteur des transports est fortement touché par de nombreux accidents, des bus sont bloqués dans tout le département, des trains accidentés.
De nombreux salarié.es partis travailler avant 8h30 et habitants se retrouvent bloqués dans tout le département alors que l’alerte rouge est décrétée. Les usagers des services publics de transport se retrouvent bloqués sans solution pour rentrer.
Malgré la situation très dangereuse, la plupart des salarié.es ont été obligés d’aller travailler malgré la situation très dangereuse et alors que des mesures auraient pu être prises par leurs employeurs, en particulier pour les salarié.es qui parcourent les routes. Proposer un congés dans de telles conditions est inacceptable.
Nous apportons tout notre soutien aux nombreuses et nombreux agent.es des services publics et du secteur privé mobilisé.es pour sécuriser, protéger, prévenir et réparer dans des conditions extrêmes. Ces services essentiels sont trop souvent malmenés et victimes de coupes budgétaires depuis des années.
La situation que nous vivons est amenée à se reproduire de plus en plus fréquemment en raison du dérèglement climatique et les événements climatiques extrêmes vont se multiplier. L’adaptation au dérèglement nécessite des moyens humains et financiers, un renforcement des services publics de protection et de prévention. Les plans d’adaptation indispensables pour protéger les salarié.es et les populations doivent être mieux anticipés, discutés avec les syndicats de salarié.es pour proposer des mesures qui ne pénalisent pas les salarié.es.
Communiqué de presse de l’UD CGT 66. L’accès aux territoires ruraux des hauts cantons encore une fois impacté
L’épisode interminable de la réouverture de la ligne Perpignan-Villefranche laissait entrevoir une éclaircie dans les difficultés récurrentes d’accès aux hauts cantons. L’investissement et les efforts des agent.es des routes avaient facilité les accès routiers malgré les fortes précipitations neigeuses. Malheureusement, la RD 66 (ex RN 116) est une nouvelle fois impactée par les fortes précipitations (après les coupures de 22 jours en 1999 et 3 mois en 2020).
Cela pose de nombreuses questions.
Aujourd’hui, en France comme dans le monde, les choix forts et les investissements nécessaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre n’ont toujours pas été réalisés. Le dérèglement climatique dont les premiers effets se manifestent déjà pose la question de l’adaptation et des investissements nécessaires en particulier sur les infrastructures. Que serait-il advenu si les précipitations avaient été aussi importantes qu’en 1999 dans les Corbières (600 mm d’eau en 30 heures à Lézignan) ou en 2024 sur Valencia ? Nos infrastructures sont extrêmement vulnérables. Il est nécessaire de renforcer les services publics (équipement, prévention, …) qui sont fortement impactés par les plans d’austérité.
Le budget d’austérité et le désengagement de l’État basculant la gestion de lignes ferroviaires comme de routes sur les collectivités territoriales ne sont clairement pas la solution. Cela expose un traitement inégalitaire en fonction des ressources financières et des choix politiques en termes de budget et de services publics. Même si chaque situation est techniquement différente, l’accès aux riches stations de Haute Maurienne (début 2025) a trouvé une issue favorable en un temps record malgré l’ampleur des travaux à réaliser. Dans notre département, la gestion départementale de la RD 66 est une charge de dépenses qui va peser de plus en plus sur des finances déjà difficiles.
Les habitants et les salarié.es des hauts cantons payent encore une fois un lourd tribu de cette coupure. Ils sont fortement impactés par la spéculation immobilière qui complique l’accès au logement, qui les oblige à se déplacer et parfois même à habiter dans le secteur de Prades. L’usage de la voiture est une nécessité et aujourd’hui la fermeture de RD 66 rend le temps de trajet pour rejoindre la plaine excessif. Les transports en commun ferroviaires et routiers sont suspendus, le trajet alternatif en bus mis en place en 2020 permettait l’accès en 4h15, ce sont encore une fois les plus fragiles économiquement qui sont le plus impactés !
La mise en chômage partiel pour les saisonniers (comme le demande l’UMHI 66) n’est pas une solution, l’argent public n’est pas destiné à compenser une baisse d’activité ponctuelle alors que la saison est déjà très bien engagée en termes de fréquentation et d’enneigement. Les itinéraires alternatifs sont très utilisés depuis le week-end dernier.
La CGT 66 espère une réouverture rapide de la route permettant l’accès rapide aux territoires ruraux des hauts cantons. La CGT 66 demande la mise en place d’un plan spécifique d’adaptation au dérèglement climatique pour la RD 66 et la ligne du Train Jaune. Ce plan doit être accompagné des moyens financiers permettant de répondre réellement aux besoins de ces infrastructures face au risque climatique. La CGT 66 demande la fin du désengagement de l’État qui doit pleinement assumer les plans d’adaptation. Investir massivement aujourd’hui pour limiter le dérèglement climatique coûtera bien moins cher que payer les conséquences de ses effets en termes humain et matériel.
1er Mai. On ne touche pas à la journée internationale pour les droits des travailleurs et des travailleuses !
Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé
Certains groupes parlementaires et les organisations patronales ont lancé de nouvelles offensives pour obliger les salarié·es à travailler le 1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international.
C’est le sens de la proposition de loi adoptée au Sénat, « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » largement appuyée par le gouvernement de l’époque, qui a engagé la procédure accélérée, comme si l’urgence était de faire travailler les salarié·es le 1er mai !
La loi actuelle prévoit que seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » peuvent faire travailler leurs salarié·es. La proposition de loi étend la dérogation à un ensemble de secteurs professionnels, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises.
Cette proposition de loi, soumise au vote d’une niche parlementaire le 22 janvier, remettrait en cause ce jour de repos rémunéré pour l’ensemble des salarié·es. Le projet d’établir une liste d’établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. Or à chaque fois qu’un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous. Le travail le dimanche en est l’illustration.
Une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les TPE. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouveaux·elles salarié·es.
Sur notre département, fortement touché par le chômage et la précarité, et contrairement aux idées reçues, cette loi n’aura aucun effet sur l’emploi et dégradera encore plus les conditions de vie et de travail.
Enfin, cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus de 100 ans d’histoire de lutte sociale.
Par nos alertes syndicales nous avons participé à modifier la première version de la proposition de loi. Le texte adopté au Sénat reste un recul pour des millions de salarié·es. Par nos interpellations et notre mobilisation, nous pouvons encore empêcher cette régression sociale inacceptable.
Alors qu’elle est inscrite dans la niche parlementaire le 22 janvier, les organisations syndicales des Pyrénées-Orientales CFDT 66, CFTC 66, CGT 66, FO 66, FSU 66, Solidaires 66 et UNSA 66 s’opposent fermement à ce projet de loi et seront vigilantes aux votes des député·es. Dans cette période troublée, gardons des temps en commun d’apaisement. Le 1er mai doit rester ce qu’il est : un jour férié et chômé.
Perpignan, le 20 janvier 2026
1.200 emplois de moins dans les P.-O. « Tous les vouants sont au rouges » (L’Indep)
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié début janvier 2026 toute une série d’indicateurs sur la situation départementale en matière d’emploi. Celle-ci est pour le moins inquiétante : 1.200 emplois en moins sur un an, chômage record, nombre d’allocataires du RSA en hausse… Syndicats et patronat livrent leurs analyses respectives.
Les syndicats de salariés et le Mouvement des entreprises de France (Medef) sont d’accord sur un point : les tendances que révèlent les dernières données de l’Insee sur l’emploi en pays catalan sont de bien mauvais augure. Et pour cause: 1.200 emplois de moins entre le troisième trimestre 2024 et le troisième trimestre 2025, l’un des taux de chômage les plus élevés de France métropolitaine (12,2 %), un nombre d’allocataires du RSA qui dépasse la barre des 26.000…
« Tous les voyants sont au rouge », résume le secrétaire départemental de PO, Jérome Capdevielle. « On a un cocktail qui montre un enkystement de la paupérisation de notre département. C’est très inquiétant. »
Selon Jérôme Capdevielle, les données de l’Insee laissent présager une nouvelle hausse du nombre d’allocataires du RSA en 2026 et une poursuite globale de l’enlisement. « Le déclin de l’intérim (qui passe de 3.000 à 2.500 emplois, NDLR) est une très mauvaise nouvelle », estime-t-il. « L’intérim est souvent utilisé comme main-d’œuvre d’appoint quand le carnet de commandes se remplit. Son déclin montre un ralentissement économique notable, un essoufflement. »
Le président du Medef 66, Julien Coulomb, tire peu ou prou les mêmes conclusions de la baisse du nombre d’emplois en intérim. « L’incertitude politique actuelle et le flottement autour du budget de l’État pèsent sur l’économie », rajoute-t-il. « Ce contexte inquiète les chefs d’entreprise et les freine dans leurs projets d’investissements à même de créer de l’emploi. Beaucoup se mettent au point mort en attendant de voir comment les choses vont évoluer, quelle fiscalité va être prévue.»
De son côté, le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, indique ne pas être surpris par les données de l’Insee. « Ces chiffres confirment ce que l’on dit depuis des mois, voire des années, sur la situation de l’emploi dans les Pyrénées-Orientales », analyse-t-il. « Le département n’échappe pas non plus à la conjoncture nationale qu’illustrent les plans sociaux qui touchent de nombreuses entreprises en France. »
À l’instar du président du Medef, Julien Berthélémy pointe du doigt la problématique du budget de l’État. Mais dans une tout autre perspective. « Cette publication de l’Insee montre qu’on a raison de maintenir le rapport de force pour obtenir un budget de l’État qui réponde aux besoins », juge-t-il. « On connait les secteurs qui sont en grande difficulté. Comme l’hôpital de Perpignan où le personnel n’est plus assez nombreux. Il faut y créer des emplois. Le budget de l’État doit servir à ça. Il faut arrêter l’austérité et mettre de l’argent dans les services publics pour relancer l’emploi. »
Par ailleurs, compte tenu des remontées du terrain, le secrétaire départemental de la CGT craint que 2026 n’apporte encore son lot de licenciements dans les Pyrénées-Orientales. Son homologue de FO partage cette inquiétude.
« Nous pouvons déjà constater lors de nos permanences juridiques qu’il y a des licenciements tous azimuts dans le département », dénonce Jérôme Capdevielle, qui appelle à « une union sacrée dépassant les clivages politiques », pour éviter d’en arriver à un point « où la situation en matière d’emploi ne sera plus rattrapable ».
Autre signe révélateur de la mauvaise santé de l’emploi en pays catalan: le nombre d’offres recueillies par France Travail est en chute libre (-23,5 %) entre 2024 et 2025. À ce sujet, Julien Coulomb soulève cependant un « paradoxe » : « Nous avons dans le département un taux de chômage élevé, mais beaucoup d’offres d’emploi restent non pourvues. Il ne se passe pas un mois, sans que des chefs d’entreprise me disent qu’ils ont du mal à recruter: Je pense qu’il y a une question d’adéquation entre les qualifications et les postes proposés. »
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 18 janvier 2026)
« L’ingérence étrangère met en danger les Vénézuéliens » (L’Indep)
Hier soir, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan pour un rassemblement en soutien au peuple vénézuélien et pour la paix.
Pour les syndicats présents, la question n’est pas seulement politique. Julien Berthélémy, secrétaire général de l’UD-CGT 66, a dénoncé une attaque contre le peuple vénézuélien et un objectif économique. « Les États-Unis cherchent à s’approprier les richesses pétrolières du Venezuela. L’exigence aujourd’hui, c’est la paix et on est loin du compte », a-t-il lancé, ajoutant que « la guerre et l’ingérence étrangère mettent en danger les travailleurs et les Vénézuéliens ordinaire ».
De son côté, Géraldine Morales, de la FSU, a rappelé que « l’histoire américaine en Amérique latine est marquée par des interventions pour contrôler les ressources de ces pays ». « Les Vénézuéliens doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur avenir. Ce n’est pas aux États-Unis de gérer le pays », a-t-elle insisté.
L’Indépendant, le 6 janvier 2026
01 et 06 janvier à Gran Junquera, c’est non ! Communiqué de presse : soutien CCOO de Gérone
Nous venons d’apprendre, par nos camarades syndicalistes des CCOO de Gérone, que l’enseigne commerciale « Gran Jonquera » avait refusé à ses salarié.es les jours fériés Catalans et Espagnols du 01 et 06 janvier (nouvel an et épiphanie).
Alors que le centre commercial aura ouvert ses portes 364 jours en 2025 et que plus de 570 salarié.es ont signé la pétition pour le respect de la vie privée et familiale, la direction de l’enseigne ne leur fait pas de cadeaux !
Aujourd’hui c’est eux et demain, à qui le tour ?
Face à cette situation inadmissible et à leur demande totalement justifiée, nous interpellons tous les salariés et la population des Pyrénées-Orientales pour soutenir la revendication des salarié.es de « Gran Jonquera ».
Les 1er et 6 janvier sont des jours fériés, les salarié.es ont le droit au repos et à profiter de leur vie de famille.
L’Union départementale CGT66 avec la CGT Occitanie soutiennent l’action des CCOO de Gérone et appellent la population et les salarié.es à ne pas participez à cette forme moderne d’esclavagisme et à ne pas faire d’achat dans ce centre commercial durant ces 2 jours fériés.
Répression syndicale envers la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Communiqué de presse de l’UD CGT 66
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a été mise en examen le 2 décembre 2025 pour « injures publiques » à la suite d’une plainte déposée par l’association patronale Ethic (mouvement des Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance), présidée par Mme Sophie de Menthon chargée de faire le lien entre les entreprises et l’extrême droite. Cette énième procédure-bâillon émane de la part d’un lobby patronal financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard Sterin.
L’extrême droite française, bien que « ripolinée » par une partie des médias à leurs bottes, reste et demeure ce qu’elle a toujours été : du côté du grand patronat, contre le progrès social, contre les salariés et contre celles et ceux qui les défendent.
Il est reproché à Sophie Binet d’avoir qualifié certains grands patrons de « rats qui quittent le navire » dans un contexte de délocalisations et d’optimisation fiscale. Cette procédure s’inscrit dans une tendance inquiétante : la multiplication des actions judiciaires contre des responsables syndicaux et militants, particulièrement celles et ceux de la CGT.
Depuis 2023, plus de 1.000 militants syndicaux ont été poursuivis ou sanctionnés pour leurs engagements, dont une dizaine sur notre département. C’est la cinquième procédure visant son bureau confédéral en deux ans. Cette judiciarisation du débat social menace le pluralisme et le droit de défendre l’intérêt général.
L’Union Départementale CGT des Pyrénées Orientales, en tant que défenseur de la démocratie, de la liberté syndicale et du pluralisme des voix sociales, exprime son soutien indéfectible à Sophie Binet et à la CGT face à cette procédure judiciaire.
Nous dénonçons l’usage de la justice pour bâillonner la critique sociale, et nous appelons les autorités à protéger le droit fondamental de s’exprimer, de critiquer et de défendre l’intérêt général sans crainte de représailles pénales.
L’Union Départementale CGT des Pyrénées Orientales rappelle que le rôle des syndicats est de défendre les travailleurs, d’alerter sur les inégalités et de questionner les choix économiques.
L’Union Départementale CGT des Pyrénées Orientales appelle les pouvoirs publics à garantir la protection des droits syndicaux et à mettre fin à ces dérives.






