Carole Delga relance les rencontres avec la population avec trois premières dates dans les P.-O. et l’Aude (L’Indep)

Inaugurée en 2025, la « Tournée citoyenne » aura une deuxième édition cette année, de ce 23 avril, dans les Pyrénées-Orientales, jusqu’au 1er juillet.

Plus de 330 rendez-vous dans les treize départements, 30 000 personnes rencontrées, 5 000 questionnaires remplis et 1500 propositions recueillies. Le bilan de la première édition a poussé la présidente de Région a renouvelé le dispositif (qui a coûté un peu plus de 300 000 euros l’an dernier, un peu moins cette année) dès ce 23 avril 2026.

Gares, trains, parkings de supermarchés

Le but reste le même : « Montrer que les élus de la Région ne se cachent pas, ne restent pas dans l’entre-soi et sont au service des gens, au contact de leur réalité de vie et de la diversité de leurs modes de vie aussi », résume Carole Delga en annonçant cette deuxième « Tournée citoyenne ».

Les élus, accompagnés d’agents régionaux, reprendront place dans les gares, dans les trains, pendant les festivals, en porte-a-porte, sur les parkings de super-marchés… Des lieux où les habitants ont peu l’habitude de les croiser, surtout hors période électorale.

« C’est justement pour cela que les gens étaient contents de nous voir », juge la présidente de Région. « On a rendu compte de nos actions et on a pu mieux faire connaitre nos dispositifs, notamment sur les déplacements ». Un sujet beaucoup évoqué par les habitants et qui a donné lieu au développement d’une nouvelle version de l’application Fairtiq, qui facilite les voyages en train.

D’autres demandes ont été prises en compte par la Région autour des trois principaux sujets évoqués : la santé, le transport et le vivre ensemble.

Ainsi la Région a-t-elle procédé au recrutement de médecins spécialistes pour les hôpitaux locaux, a mis en place le train à 1 euro pour les associations et les clubs de sport et travaille à faciliter le bénévolat comme l’éducation à l’alimentation.

Démocratie participative

Carole Delga veut aussi montrer là une « constance dans la démocratie participative »
qui se décline en région, et renouvelle donc cette initiative « unique parmi les Régions françaises », assure le vice-président Vincent Garel.

Des rencontres qui permettent aussi d’occuper le terrain : « Dans les territoires où le vote Rassemblement national est là, où il peut y avoir manipulation du communautarisme, on a été bien accueilli et ça m’a même surprise, rappelle la présidente PS. Les gens ont besoin de nous voir et de nous parler ».

Premier rendez-vous 2026 ce 26 avril au marché de Banyuls-sur-Mer et en gare de Perpignan. Puis le jeudi 30 avril au Matacamp festival de Gruissan, dans l’Aude. Les 30 premiers rendez-vous sont consultables sur le site web dédié : laregiontoujoursla.fr.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 21 avril 2026)

Région Occitanie : un budget de 3,54 milliards d’euros pour « protéger les habitants » (L’indep)

Le budget de la Région Occitanie a été adopte ce jeudi 12 février 2026 par le conseil régional. « Face aux injustices de la Loi de finances 2026, l’Occitanie fait le choix de la stabilité pour protéger ses habitants », a assuré la présidente Carole Delga.

Dans le cadre d’une assemblée plénière organisée au Parc des expositions de Montpellier et marquée par les dégâts de la tempête Nils, au cœur de toutes les conversations, la Région Occitanie s’est dotée d’un budget pour l’exercice 2026.

Le rapporteur Stéphane Bérard, avait des son préambule indiqué que « nos services ont dû composer avec un climat national incertain avec une situation des finances publiques dégradée, et en étant soumis à de nombreuses contraintes : le Projet de loi de finances pour 2026 impacte durement la Région Occitanie. »

« Effort disproportionné »

Et de présenter ce qu’il qualifie de « budget volontariste et responsable », sur la base « d’une stratégie financière constante dans un contexte tendu, et en dépit des décisions unilatérales de l’État ». Qui, selon lui, demande aux Régions, à l’Occitanie en particulier, « un effort disproportionné ».

Une référence à la baisse de 144 millions d’euros de dotations de l’État, déjà déplorée et stigmatisée par Carole Delga, lors de son discours d’ouverture. Lors duquel elle avait estimé qu’avec ce budget, « nous renforçons la résilience de notre territoire (…), pour anticiper les crises et mieux y faire face. Nous restons aux côtés des communes, des agriculteurs et des viticulteurs, des acteurs économiques, des associations et de toutes celles et ceux qui font vivre l’Occitanie au quotidien ».

« Les territoires sont la solution pas le problème »

Du côté des oppositions, Christophe Riveng, président du groupe Nous Occitanie (droite et centre-droit) assurait : « Sur ce budget, nous nous abstiendrons. il faut que l’on soit solidaire et protéger les collectivités locales que l’État met à genoux. Alors que les territoires sont la solution, et pas le problème. Je ne valide pas toutes les décisions de la majorité. Notamment les politiques d’interventions pour des compétences qui ne relèvent pas de la Région. Mais la tendance affichée nous convient suffisamment pour ne pas s’opposer à ce budget. Voter contre serait un acte politicien pas politique ».

Aurélien Pradié sévère

Aurélien Pradié, qui préside l’autre groupe de la droite et du centre, Occitanie courageuse (qui, lui, a voté contre ce budget), réorientait les débats sur le contexte national qui a justement présidé à l’élaboration de ce budget de l’État 2026: « Jusqu’ici, vous étiez en droit de contester les orientations budgétaires du gouvernement. Mais là, vous avez co-écrit ce budget 2026 de l’État », lançait-il à l’adresse de la socialiste Carole Delga.

Et de juger celui de la Région comme « un budget d’affichage qui tourne le dos aux priorités et besoins des Occitans. ils attendent des réponses concrètes sur les mobilités, l’emploi, la formation, les lycées. Au lieu de cela, la Région disperse les crédits dans des politiques périphériques guidées par l’affichage plutôt que par l’efficacité. »

Un montant similaire à celui du budget 2025

Quant à Yoann Gillet, à la tête du groupe Rassemblement national, il vilipendait « un budget d’austérité contrainte en raison de la mauvaise gestion de ces dernières années. » Et de proposer 64 millions d’euros d’économies, en « mettant fin à un appareil administratif coûteux et peu lisible, aux dépenses de rayonnement international hors compétences régionales, au saupoudrage de subventions idéologiques et clientélismes, aux projets écologiques surdimensionnés ».

Le budget primitif 2026 de la Région Occitanie a finalement été adopté. D’un montant de 3,54 milliards d’euros, similaire à celui de l’exercice 2025.

Vincent Coste (L’Indépendant, le 13 février 2026)

Retards et suppressions de trains : la Région reverse les pénalités SNCF aux usagers (L’Indep)

La SNCF paie des pénalités à la Région Occitanie pour les retards ou les suppressions de trains sur le territoire régional. Depuis 2019, la présidente Delga a choisi de les reverser aux abonnés annuels des trains du quotidien sous forme de mois offerts.

En charge des transports sur son territoire, la Région a signé une convention avec la
SNCF pour le transport ferroviaire. Le document stipule des exigences en matière de ponctualité qui, si elles ne sont pas respectées, déclenchent le versement de pénalités. C’est ce qui se passe encore pour l’année 2025 où l’objectif fixé de 90,7 % de ponctualité des trains en Occitanie n’a pas été respecté, atteignant 86,5 %. Les suppressions pures et simples de trains ont quant à elles représenté 7,8 % du trafic. Là aussi en deçà des limites convenues.

1 mois d’abonnement offert, deux mois pour les usagers de 5 lignes dont Toulouse-Narbonne et Latour de Carol

La Région va ainsi verser dès ce mois de février 2026, une « prime de fidélité » aux abonnés liO annuels sous la forme d’une remise équivalente à un mois offert. Mais ce n’est pas tout puisque la collectivité a décidé, « compte tenu de difficultés particulièrement importantes » survenues sur cinq lignes régionales, de faire bénéficier à ces abonnés annuels de non pas un mais deux mois gratuits.

Il s’agit des lignes Toulouse-Narbonne, Toulouse-Latour de Carol, Toulouse-Rodez, Toulouse-Pau et Toulouse-Auch.

Une « situation inacceptable »

Au sujet de ces retards et suppressions, Carole Delga parle de « situation inacceptable ». « Quand la SNCF ne respecte pas ses engagements, la Région Occitanie agit donc avec fermeté : nous appliquons les pénalités les plus fortes de France et faisons le choix de les reverser aux abonnés liO, premiers concernés par ces dysfonctionnements », précise-t-elle. « C’est une question de justice et de respect pour celles et ceux qui font le choix du train au quotidien ».

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 31 janvier 2026)

Lettre ouverte de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie (PS) à Sébastien Lecornu, Premier ministre

Monsieur le Premier ministre,

Je vous écris depuis ces territoires de l’Occitanie qui voient, chaque heure qui passe, l’indignation et la colère monter inexorablement face au désespoir d’un peuple. Elles sont à la mesure du choc ressenti par toute une profession et, au-delà, par la population, quant à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire.

Je vous écris car j’estime qu’il est temps pour vous d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs de ce pays, seul à même d’apaiser les tensions qui ne cessent de s’aggraver dans de nombreux départements, au-delà de ma seule région.

Vous le savez : je ne suis et ne serai jamais du côté des populistes démagogues qui instrumentalisent le chagrin et le désarroi à des fins politiciennes et électoralistes, pas plus que je ne céderai rien sur ma confiance en la science et les solutions de progrès qu’elles continuent d’apporter à notre société. 

Mais il faut être clair : de très nombreux Français, aux côtés de nos éleveurs, sont choqués par l’image des bêtes qu’on abat. Ils ne comprennent pas l’usage massif de la force publique, notamment celle qui s’est déroulée dans cette ferme de l’Ariège. Ils mesurent surtout la détresse d’éleveurs qui connaissent la douleur violente de perdre leur cheptel et, plus que tout, l’investissement et le sens d’une vie – et même de la vie de plusieurs générations. Nos concitoyens perçoivent cette gestion de crise comme un puissant symbole du fossé grandissant avec un pouvoir sourd, méconnaissant des réalités de vie et de territoires.

Nous devons tout faire pour éviter l’escalade et l’affrontement. Nous devons tout faire, singulièrement à quelques jours du débat européen sur le Mercosur, pour redonner rapidement confiance à une profession meurtrie. Elle s’estime abandonnée ou trahie par les pouvoirs publics, alors qu’elle continue à être massivement soutenue par les Françaises et les Français de par leur participation à notre souveraineté alimentaire.

Dans nos territoires, derrière chaque agriculteur, chaque éleveur, chaque viticulteur, c’est en effet un visage que l’on connaît, une voix que l’on apprécie, une famille que l’on côtoie car, de génération en génération, elle a transmis ce qu’il y a de plus beau : travailler durement mais toujours fièrement la terre de ce pays.

Elu(e) de la République, il est de notre devoir de les écouter et de leur apporter des réponses. Et, au-delà, un espoir, comme à l’ensemble du pays. L’absence d’écoute et d’empathie face à ces agriculteurs, dans ce moment difficile pour eux, ne fait que conforter les Français qui, dans une grande majorité, s’estiment eux aussi, ni respectés ni entendus.

Voilà pourquoi il ne peut y avoir une gestion bureaucratique et froide de cette nouvelle crise. Elle nécessite au contraire une méthode qui fait ses preuves localement et qui doit faire ses preuves au niveau national : l’échange, la compréhension et la recherche collective de l’intérêt général en réunissant au plus vite toutes les parties concernées.

C’est à vous, je le crois, Monsieur le Premier ministre, de donner cette impulsion décisive dans ce moment si important pour toute une profession qui reste le symbole vivant de ce que la France produit de meilleur.

Vous pouvez compter sur mon énergie et ma détermination à vous accompagner dans cette démarche d’ouverture qui doit collectivement, je l’espère, nous grandir.

Carole Delga
Présidente de la Région Occitanie
Présidente des Régions de France