Placées en garde à vue ce mercredi soir à Paris, les deux paysannes catalanes ont finalement été relâchées ce jeudi 15 janvier en milieu de journée. « Aucun chef d’accusation n’a été retenu contre elles », précise l’une des porte-parole départementales de la Confédération paysanne, Mirabelle Lelièvre, selon qui cette issue est somme toute logique, puisque l’action à laquelle elles ont pris part se serait déroulée « sans violence, ni dégradation de biens ».
Concrètement, les deux agricultrices des Pyrénées-Orientales, montées à Paris pour assister à une commission nationale de la Confédération paysanne, ont participé ce mercredi après-midi, avec 150 autres militants du syndicat, à une action menée dans une annexe du ministère de l’Agriculture. L’opération a consisté à pénétrer dans le bâtiment et à déployer des banderoles. Entre autres pour réclamer la fin des abattages de troupeaux de bovins touchés par la dermatose nodulaire ou pour plaider contre l’accord entre l’Europe et le Mercosur. En tout, 52 manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue à l’issue de cette action. « Ils ont passé la nuit dans différents postes de police parisiens, alors que ce ne sont ni des voleurs, ni des voyous, mais juste des gens qui revendiquent pour le bien commun », s’énerve Mirabelle Lelièvre.
La porte-parole dénonce également une différence de traitement entre la Confédération paysanne et la FNSEA, syndicat agricole majoritaire : « Quand la FNSEA manifeste avec 350 tracteurs devant le Parlement, il ne leur arrive rien, alors que quand la Confédération paysanne fait une action pacifique, il y a 52 militants placés en garde à
vue. »
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 janvier 2026)
