L’Université contrainte de réduire sa masse salariale (L’Indep)

Par courrier du 6 mars dernier, le rectorat a indiqué à l’université de Perpignan qu’elle se voyait imposer un processus de « conditions de retour a l’équilibre ». En clair, elle doit réduire sa masse salariale. Des embauches d’enseignants-chercheurs pourraient être remises en cause.

Le delta n’est pas énorme, mais il pèse dans la situation économique de l’Université de Perpignan Via Domitia. Comme une vingtaine d’établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, l’UPVD a reçu une demande du rectorat « imposant un processus de travail sur leur équilibre financier ».

Dans un communiqué, le président de l’université, Yvan Auguet, précise : « La santé financière d’une université est évaluée selon trois critères : sa trésorerie, son fonds de roulement et le rapport entre ses dépenses de masse salariale et ses produits encaissables (ses recettes). L’UPVD répond très positivement aux deux premiers critères. En revanche, pour le troisième, nommé « ratio Dizambourg », celui-ci fixe un seuil maximum à 83 % alors qu’à l’heure actuelle, il s’élève à 85,796 % à l’UPVD ». Un delta de 2,7 % qui inquiète les syndicats et les personnels. Il impose la diminution de la masse salariale de l’établissement qui compte quelque 800 salariés. Pascal Nogues, co-secrétaire du syndicat SNESUP-FSU, dénonce « une décision brutale qui obligera un coup de rabot sur notre recrutement qui n’était pas déraisonnable. Des postes d’enseignants chercheurs sont du coup menacés. On ne nous donne pas les moyens suffisamment à notre mission et, ensuite, on se fait taper sur les doigts ». Il insiste : « L’UPVD est à l’équilibre financier, elle n’est pas déficitaire. Seul ce ratio Dizambourg n’est pas atteint pour seulement 2,7 % Nos finances sont saines. C’est à se demander si l’État ne cherche pas à ne conserver que de grands pôles universitaires régionaux, au détriment des petites universités comme la nôtre, qui jouent pourtant un rôle essentiel sur le territoire ».

Une motion adoptée à l’unanimité

Deux jours avant, le président de l’UPVD avait organisé une assemblée générale des personnels. Elle a rassemblé 400 salariés. Une motion a été adoptée à l’unanimité selon Yvan Auguet. « Elle sera transmise à notre tutelle », ajoute-t-il. « Si la situation est difficile par les mesures à prendre, les missions dévolues à notre université seront assurées avec le sens du devoir et l’engagement de toute notre communauté, dans l’intérêt de nos étudiantes et de nos étudiants, mais aussi de la qualité de notre recherche ». Si l’équilibre financier n’est pas rétabli, l’UPVD pourrait être mise sous tutelle. Yvan Auguet devrait présenter des mesures d’ici quelques semaines.

L’UPVD accueille plus de 10.000 étudiants sur ses campus de Perpignan, Font-Romeu, Narbonne et Carcassonne.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Communiqué de presse de la FCPE Occitanie

La FCPE Occitanie réunie autour de son projet éducatif pour l’année 2025-2026 avec une nouvelle équipe dans la poursuite des actions de terrains et de l’engagement en faveur des parents d’élèves

Une nouvelle équipe pour la FCPE Occitanie

Vanina Blelly et Rémy Landri élus co-président.e.s de la FCPE Occitanie

Lors du Conseil d’administration qui s’est réuni le samedi 18 octobre 2025, les membres du Comité Régional de la FCPE Occitanie ont élu un nouveau bureau :

  • Vanina Blelly, co-présidente,
  • Rémy Landri, co-président,
  • Nadège Houles, secrétaire générale,
  • Gilles Mercadier, trésorier général,
  • Aurélie Guillemat, secrétaire générale adjointe,
  • Chrystine Loupiac, trésorière générale adjointe.

Cette gouvernance partagée s’inscrit dans la poursuite des tâches engagées en faveur des parents d’élèves des écoles publiques en Occitanie et symbolise le partage d’expériences, la parité, et l’unité de notre région autour de l’école. C’est une nouvelle étape pour continuer à renforcer le dialogue territorial en garantissant une représentation équilibrée des départements et une co-construction de projets et d’actions à l’échelle régionale autour de différentes thématiques telles que : l’orientation, la lutte contre les inégalités scolaires et contre la violence et le cyber-harcèlement, la santé mentale…

Une équipe engagée pour l’École publique et les familles en Occitanie autour de son projet éducatif 2025-2028

En cohérence avec les valeurs fondatrices de la FCPE – première fédération de parents d’élèves des écoles publiques en France – et son projet éducatif 2025-2028, le Comité Régional de la FCPE Occitanie et sa nouvelle équipe régionale s’engage à :

  • Promouvoir une école laïque, inclusive, bienveillante et émancipatrice,
  • Soutenir activement les fédérations départementales des parents d’élèves des écoles publiques en Occitanie et tous les conseils locaux de parents dans leurs actions de terrain en faveur de l’éducation pour tous les élèves,
  • Renforcer le lien entre les familles, les établissements scolaires et les institutions,
  • Porter une voix forte et unie auprès du Conseil régional, de l’Éducation nationale et des partenaires.

Un appel à la défense de l’école publique en Occitanie et à la coopération partenariale

La FCPE Occitanie renouvelle son attachement à l’école publique, à la coéducation et à la coopération entre les différents acteurs éducatifs, associatifs et institutionnels.

Nous saluons toutes les structures partenaires qui, avec nous, œuvrent au service de l’intérêt des élèves et des familles, et réaffirmons notre volonté de dialogue et d’actions communes dans les mois à venir.

Pour tout contact presse ou demande d’entretien : contact@fcpe-occitanie.org 09 77 90 51 22

Conférence de presse : mardi 28 octobre 2025 de 11h à 12h15, 2 impasse du Général Baurot – Toulouse

« Une base commune pour une école plus juste, inclusive et ambitieuse » (L’Indep)

Le comité régional de la FCPE (Fédération de conseils des parents d’élèves) Occitanie se déroulait hier matin à Cabestany en vue de présenter le projet éducatif de l’année 2025-2026.

La ville de Cabestany accueillait ce samedi le premier conseil d’administration du comité régional FCPE (Fédération de conseils des parents d’élèves) Occitanie 2025 afin de présenter le projet éducatif de l’année scolaire et des trois prochaines. Avec pour mission l’éducation populaire et son attachement à l’école publique, la FCPE Occitanie dont fait partie l’antenne des Pyrénées-Orientales parmi les 9 départements représentés, annonçait les grandes lignes de ce projet. Face à eux, Anne-Laure Arino, directrice académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) du département des Pyrénées-Orientales, Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie et Rémi Lacapère, conseiller départemental.

« C’est une proposition de travail de longue haleine sur trois ans que nous présentons aujourd’hui, qui sera envoyé à la Région. Une base qui rassemble des valeurs d’égalité, de savoirs et de solidarité », annonce Sébastien Gilbert, président du CROc (Comité régionale Occitanie). Des valeurs couplées à de grandes priorités pour la réussite et le bien-être des jeunes telles que la santé et le bien-être, l’éducation, la lutte contre les inégalités, le décrochage scolaire, la prévention du harcèlement, l’orientation et l’accompagnement ou encore l’alimentation et le climat scolaire. « Le projet éducatif est une base commune pour co-construire une école plus juste, inclusive et ambitieuse. Il affirme que la co-éducation, l’émancipation des jeunes, la justice sociale et le vivre ensemble sont les piliers de l’école publique de demain », poursuit le président du CROc invitant « chaque parent, acteur de l’éducation et jeune à s’emparer du projet éducatif pour bâtir l’école du XXIe siècle ».

Des paroles écoutées attentivement par les élus et la Dasen des P.-O., Anne-Laure Arino, confiant que « ce projet correspond à celui de l’académie de Montpellier, on s’y retrouve sur pleins de points » et rappelant qu’elle ne manquera pas de faire remonter ces propositions à la rectrice. L’occasion de rappeler aussi pour Rémi Lacapère, conseiller départemental, les problématiques au sein de l’école et l’importance de la présence des parents d’élèves : « Il y a besoin qu’ils aient une voix encore plus forte sur les moyens donnés. Il y a une vraie responsabilité. On fait des choix par défaut, par manque de moyens et on a besoin que les parents poussent ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 7 septembre 2025)