L’extrême-droite ne fera pas taire la CGT !

Le Conseil National de la FERC-CGT, réuni à Dourdan les 11 et 12 décembre 2025 dénonce, comme toute la CGT et le mouvement syndical, la mise en examen de sa Secrétaire générale, Sophie Binet, faisant suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance, présidée par Mme Sophie de Menthon.

On reproche à Sophie Binet ses propos tenus lors de son intervention sur RTL – également mis en examen en tant que diffuseur des propos – le 31 janvier dernier, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c’est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. » Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements en disant « Moi j’ai envie de dire : les rats quittent le navire ». Il va sans dire que cette déclaration reprenant une expression populaire bien connue, visait à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales.

La FERC-CGT dénonce avec force cette énième procédure bâillon de la part d’un lobby patronal financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard Sterin. Cette attaque contre la Secrétaire générale de notre confédération intervient dans un contexte plus général de remise en cause des libertés syndicales par l’extrême-droite.

Ainsi, notre camarade Pierre C. est convoqué ce jour au tribunal de Rennes. Nous affirmons que l’extrême droite en général, et SOS Éducation en particulier, représentent un danger pour notre École, pour ses personnels et pour ses élèves. Nous dénonçons la procédure bâillon intentée par SOS Éducation, qui ne vise qu’à intimider et à faire taire. Le Conseil National de la FERC-CGT, réuni à Dourdan les 11 et 12 décembre 2025, affirme son soutien à nos camarades Pierre C. et Sophie Binet, ainsi qu’à toutes les victimes de répression antisyndicale.

De Mussolini à Marine le Pen, les fascistes ont toujours cherché à faire disparaître les syndicalistes et les syndicats. En ce sens, l’extrême droite est et sera toujours l’ennemi mortel des travailleurs et des travailleuses.

À Dourdan, le 11 décembre 2025