Serge Coutouris. « Un enjeu national sur le modèle des ports » (La Marseillaise)

Serge Coutouris est secrétaire général adjoint de la fédération CGT des Ports et Docks. Il analyse les conséquences du développement d’un modèle « low-cost » sur les ports français.

La Marseillaise : Quel est le sens de votre mobilisation ?

Serge Coutouris : Rappelons le contexte : À Port-la-Nouvelle, il y a de nouveaux projets avec de nouveaux acteurs portuaires. Le tout, voulu et impulsé par la Région Occitanie. Depuis le début, le montage capitalistique et sa gouvernance nous interpellent. Surtout lorsqu’on voit qu’un manutentionnaire est devenu concessionnaire tout en étant actionnaire du port. Il y a peut-être là une forme de conflit d’intérêts. On voit aussi que la place de la Région au sein du port et de la société Semop [société d’économie mixte à opération unique qui assure la gestion du port via une concession de service public, Ndlr.] diminue. Une diminution au profit du privé, qui impose petit à petit sa manière de faire. Cela fait des années que nous nous inquiétons sur le sujet. Au sein du port, les travailleurs portuaires demandent une visibilité, et une lisibilité, sur leur avenir. Il était annoncé un « port vert », avec un enjeu de transition écologique, puisque tourné vers l’éolien en mer, les énergies marines renouvelables [EMR Ndlr] et l’hydrogène. Sauf qu’aujourd’hui, il y a des interrogations sur l’hydrogène et un retard pris sur l’éolien… Et donc le concessionnaire a d’autres vues et entend se diversifier.

La Marseillaise : En quoi cette diversification vous inquiète ?

Serge Coutouris : Il y a sur la table des creusements de quais en eaux profondes pour accueillir de gros navires vraquiers et l’occupation d’un espace pour faire du roulier… Actuellement, avec les informations que l’on a, cela impliquerait un transfert d’activités de ports à proximité, comme Sète ou Marseille, pour combler les volumes de Port-la-Nouvelle. Il y a donc une vraie menace sur les trafics existants. Et ce, pour l’ensemble des ports français, de Bayonne à Toulon. C’est pour cela que des dockers et travailleurs portuaires de tous les ports du pays sont présents, avec les organisations territoriales de la CGT comme l’Union départementale, Comité régional, Union locale… On est sur un enjeu national sur le modèle économique des ports. Même certaines directions de grands ports reconnaissent que ce qui est fait à Port-la-Nouvelle est problématique.

La Marseillaise : Vous évoquez un « port low-cost ». Comment cela se concrétise pour les travailleurs ?

Serge Coutouris : On est sur un port low-cost car le montage capitalistique et les conditions données au concessionnaire et manutentionnaire permettent d’avoir des prix défiants toute concurrence. Concrètement, on a des pressions dans tous les ports avec des menaces sur l’emploi et les conditions de travail. Il nous est dit : « Si vous ne baissez pas vos compositions d’équipes, on s’en va sur Port-la-Nouvelle ». Avec ce nouveau port qui attirerait des trafics, car beaucoup moins cher, on pourrait avoir un chantage à l’emploi. Il est moins cher parce que la précarité est de mise sur ce site : des intérimaires et des occasionnels travaillent sur les bateaux. Alors que dans notre profession, on a un cursus et une réglementation sur la formation professionnelle. Par ailleurs, on n’a pas d’éléments sur l’avenir des travailleurs portuaires, leur périmètre à venir ou des embauches éventuelles… Il pourrait y avoir de l’externalisation et donc encore plus de précarité. Avec, donc, des salaires bien inférieurs à la moyenne des autres ports, des conditions de travail qui ne respectent pas forcément la réglementation. Preuve en est : Depuis deux ans, on négocie avec la direction du port sur les salaires, l’organisation et l’emploi. Mais on s’enlise puisque le port n’a plus la main.

La Marseillaise : Quel message adressez-vous à la Région Occitanie et à l’État ?

Serge Coutouris : On dit à la Région de reprendre la main ! De reprendre son rôle dans un port qu’elle laisse à une privatisation totale… À Port-la-Nouvelle, la Région est minoritaire, mais a une minorité bloquante, donc elle peut, et doit, jouer son rôle. Il y a deux ans, dans un salon international qui rassemblait tous les acteurs du maritime, on retrouvait une pancarte : « Port-la-Nouvelle, premier port 100% privé en France ». On est aussi dans un contexte où une loi est en discussion sur les modèles économiques dans les ports décentralisés. Cette loi pourrait être un pas de plus vers une privatisation totale de ces ports. On demande des garde-fous au ministère des Transports.

La Marseillaise : C’est une remise en cause de la planification industrielle nécessaire sur les ports ?

Serge Coutouris : À la CGT, on ne parle pas de concurrence entre les ports, mais de complémentarité. Or, on voit qu’on se dirige vers une spécialisation des ports. Alors qu’on veut que les ports gardent leurs trafics ! Un exemple concret : Port-la-Nouvelle prévoit d’accueillir du trafic de véhicules alors que Sète et Marseille en ont… Ce schéma de port low-cost pourrait mettre en péril les trafics existants tout en mettant la pression sur l’emploi portuaire. On est dans la lignée de la déréglementation totale orientée par l’Union Européenne et les recommandations ultra libérales de la Commission européenne.

Entretien réalisé Amaury Baqué (La Marseillaise, le 11 décembre 2025)

Journée internationale des migrants

Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.

La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.

Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.

Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.

Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.

Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.

Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.

L’édito du TC par Michel Marc. Contrastes

Le PLFSS a été voté à l’assemblée nationale et nous aurons très vite le verdict pour le PLF (projet de loi de finance). Quelques concessions assez minimes donc, un financement nettement insuffisant, et des mauvais coups portés qui restent en l’état. Ce n’est donc pas un bon budget de la Sécu.

Pas ou très peu de recettes nouvelles. Ce budget ne pourra pas, à l’évidence, répondre aux besoins de santé. Les débats se poursuivent et font croire à un pays ruiné, écrasé par la fiscalité. Alors, parlons-en, justement, de la ruine. Avec quelques exemples. C’est le moment des versements des dividendes. C’est bientôt Noël ! Arcelor, le 3/12, 234 millions (en hausse) ; LVMH, le 4/12, 2.737 millions (stable) ; Orange, le 4/12, 798 millions (stable) ; Thalès le 4/12, 195 millions (en hausse) ; Total Énergie le 5/01/26, 1935 millions (en hausse)… N’en jetez plus ! On se gave.

D’un autre côté, la misère s’étend. Des voisins, des membres de nos propres familles, des étudiants la vivent, durement. Ce numéro tente d’en cerner les contours locaux, page 4 et 5. Des dizaines de bénévoles, organisés dans des associations s’activent, et font ce qu’ils peuvent pour subvenir aux besoins élémentaires de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes démunis économiquement. La banque alimentaire donc, qui collecte dans les grandes surfaces des centaines de tonnes de produits, le secours populaire (12.000 bénéficiaires par an), le secours catholique et les Restos du cœur (1.200.000 repas par an distribués dans les P.-O.). Le nombre de demandeurs augmente dangereusement (Plus 25 % en un an pour les Restos du cœur). Que dire de plus ?

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4095 – vendredi 12 décembre 2025)

L’édito de Michel Marc. Contrastes
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Focus

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver ». Un budget en peau de chagrin
Pour des états généraux de la culture

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L’appel de Coluche, il y a 40 ans
17 antenne fixes sur l’ensemble du département
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Banque alimentaire. Nourrir l’espoir en Pyrénées-Orientales

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La liste « Perpignan Autrement » rassemble encore
Laïcité. La FCPE en colère contre la mairie de Saleilles
École 42. Trois syndicats contestent l’initiative de FO 66
Elne. 20 ans, cela se fête !
Vie syndicale SNUIPP 66. Les réunions d’information syndicales (R.I.S) au centre du réacteur
Train Jaune. Des perspectives à construire ensemble
Conflent. Atermoiements et opacité autour du projet de centre de santé
Conseil départemental. Colère contre l’austérité
En Català. Les cinc arques Capitol 3 (4)

Sport

L’USAP sort de sa torpeur

Culture

Librairie de Noël. La fête des livres et des mots
Capses. L »art en boîtes
Le Boulou. Photographe voyageur
BUGONIA (international, 2025) de lorgos Lanthimos
Chant. Naissance d’un chœur
Archipel. Brazilian Odyssey par la Sao Paulo dance company
Archipel. Sarabande
Où sortir

France

Pourquoi sacrifier nos enfants ?

Monde

Belgique. Le mouvement social parvient à ralentir l’offensive néo-libérale
COP 30, un échec ?

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Appel à la solidarité avec le peuple soudanais. Aux peuples libres du monde et à leurs forces vives

Le 15 avril 2023, une guerre a éclaté au Soudan entre les forces armées soudanaises et les milices des Forces de soutien rapide, nées et nourries en son sein et utilisées pour frapper des opposants pacifiques. Cette guerre n’est pas motivée par des enjeux nationaux liés au bien-être et aux droits du peuple, mais plutôt par le contrôle, le pillage et l’appauvrissement des ressources du pays.

Depuis trente deux mois, ses flammes continuent de se propager, aggravant les souffrances des citoyens à travers le pays. Les civils des villes d’El Fasher, Kadugli et Dallang subissent une catastrophe humanitaire sans précédent. Le siège se poursuit, l’approvisionnement en nourriture et en médicaments est bloqué, et les bombardements aveugles de quartiers, d’hôpitaux et d’installations civiles se poursuivent. La tragédie a atteint son paroxysme : des enfants meurent de faim, des personnes âgées meurent, et des familles sont contraintes de se nourrir de feuilles d’arbres et de nourriture pour animaux (ambaza) pour survivre. Des hôpitaux ont été détruits ou fermés, et l’aide est refusée, un crime assimilable à un génocide.

Tout cela se déroule dans le silence et la complicité de la communauté internationale et de ses institutions. Les citoyens ont un rôle à jouer dans le déclenchement de cette guerre, et il n’y a actuellement aucun espoir de solution à l’horizon qui réponde à leurs intérêts et mette fin aux souffrances causées par cette guerre et ses effets dévastateurs.

Cette guerre a affecté la vie de millions de Soudanais, décimant leurs économies et leurs biens privés et publics, et menaçant ceux qui restent en vie à l’intérieur du pays. Des millions de personnes ont été déplacées, transformées de simples individus productifs en déplacés internes et en réfugiés, affamés et démunis. Le peuple soudanais a été privé de tous ses droits fondamentaux, notamment du droit à la vie. Environ 26,6 millions de Soudanais, sur une population totale de 47,8 millions, soit plus de la moitié de la population soudanaise, vivent dans l’insécurité alimentaire.

Environ 24 millions d’enfants sont touchés par les conséquences de ce conflit, et plus d’un million d’entre eux sont menacés de malnutrition sévère. Les taux de mortalité dus à la faim et à la malnutrition augmentent chez les enfants et les adultes, un enfant mourant toutes les deux heures dans certains camps de déplacés. Ces conditions tragiques sont exacerbées par l’extension de la guerre, plus de 75 % des zones agricoles étant désormais inexploitables, et par l’échec des campagnes agricoles 2023-2024.

Face à la guerre en cours, à l’intransigeance des parties au conflit et de leurs commanditaires, et à leur refus d’y mettre fin, nous tirons la sonnette d’alarme, interpellant les consciences des peuples du monde libre et de ses forces vives pour sauver le peuple soudanais de la pire catastrophe humanitaire que le monde ait connue. Ceci est fait en solidarité avec nous pour soutenir la lutte du peuple soudanais et des forces vives des comités de résistance, du front syndical et des forces du changement radical pour arrêter la guerre, préserver la vie des Soudanais et des Soudanaises, rétablir le chemin de la révolution et réaliser ses slogans de liberté, de justice et de paix.

Parti communiste soudanais

Le billet d’Yvon Huet. La République a la tremblotte…

Les repères ont sauté à l’occasion du vote du budget de la Sécurité Social qui –après 80 ans de bons et loyaux services grâce à sa mise en œuvre par la CGT et les communistes en 1945 dans le cadre du programme du CNR– se retrouve aujourd’hui privée de plusieurs milliards de ressources, budget de guerre du président Macron oblige, pour n’évoquer que cela…

Quand on fait le compte des votes qui additionnent l’abstention et le vote pour le budget de misère proposé par la gouvernance Lecornu, on s’aperçoit en fait que ce sont principalement des députés d’extrême droite et de droite qui font, de loin, le gros du score du refus, sachant que c’est pour une raison inverse à celle des gauches puisque leur obsession c’est la chasse aux migrants et aux pauvres et la privatisation de la Sécurité Sociale…

Allez expliquer cela à ceux qui ont déjà décroché de l’intérêt pour la politique… Pas simple.

Pour être plus précis, au vu des résultats que je reprends ci-dessous, nous avons 153 voix de contre issues de l’extrême droite et de la droite et 90 voix contre issues de la gauche NFP, dont 71 LFI et 10 communistes et apparentés… Côté vote pour, on en a 67 dont 63 socialistes, 1 GDR et 3 écologistes, les 176 autres venant de différents courants de droite. Reste les abstentions, essentiellement des écologistes mais pas seulement. En tout, cela fait 53 abstentions à droite et 37 à gauche + 1 non inscrit…

C’est ce que mon journal l’Humanité ne sait pas reconnaître et que LFI cache bien pour ne pas reconnaître les limites de sa marge de manœuvre à l’Assemblée nationale.

J’en ai peut-être oublié à la marge mais je pense, à un moment, qu’il faut arrêter se laisser berner par les langues de bois qui font croire au père Noël de cette assemblée maudite qui risque bien de finir comme celle de la 3e République qui a majoritairement donné ses voix à Pétain et Laval ou de la 4e qui a laissé faire un coup d’État institutionnel par un général… Les contextes sont toujours bien différents mais les républiques françaises finissent toujours dans les bras de l’autoritarisme depuis plus de deux siècles en commençant par la 1re qui a fini dans les bras de des Bourbons en 1814 après le passage tonitruant de Napoléon dont s’inspirent tous les aventuriers de la politique pendant les crises aiguës d’un capitalisme qui n’accepte le fait démocratique que lorsqu’il avantage le pouvoir des riches…

Alors que faire ? Une bonne révolution démocratique et sociale issue du mouvement social serait la meilleure solution. En attendant, chacun fait ce qu’il peut dans les chaumières de la résistance au mensonge permanent diffusé par les médias aux ordre désormais de l’extrême droite en France pour une grande majorité d’entre eux.

Je reproduis le décompte officiel fait par LCP pour éviter toute mauvaise interprétation :

Pour, contre, abstentions… Qui a voté quoi ?

Groupes de l’ex-socle commun :

  • Ensemble pour la République : 91 « pour » (sur 91 députés)
  • Les Démocrates : 36 « pour » (sur 36 députés) ;
  • Horizons : 9 « pour », 25 abstentions (sur 34 députés) ;
  • Droite républicaine : 18 « pour », 3 « contre », 28 abstentions (sur 49 députés).

Groupes d’opposition :

  • Rassemblement national : 123 « contre » (sur 123 députés) ;
  • La France insoumise : 71 « contre » (sur 71 députés) ;
  • Socialistes : 63 « pour », 6 abstentions (sur 69 députés) ;
  • Écologiste et social : 3 « pour », 9 « contre », 26 abstentions (sur 38 députés) ;
  • Gauche démocrate et républicaine : 1 « pour », 10 « contre », 5 abstentions (sur 17 députés) ;
  • Libertés, indépendants, Outre-mer et territoires : 20 « pour », 2 abstentions (sur 22 députés) ;
  • Union des droites pour la République : 16 « contre » (sur 16 députés).

Non inscrits :

  • 6 « pour », 2 « contre », 1 abstention (sur 9 députés).

Yvon Huet

Accord départemental entre La France insoumise et le Parti communiste Français en Seine-Saint-Denis

La France insoumise et le Parti communiste français ont conclu un accord départemental en vue des élections municipales de mars 2026 en Seine-Saint-Denis. Les candidat-e-s communistes et insoumis-e-s mèneront campagne ensemble pour bâtir des majorités solidaires, écologiques et démocratiques.

À Bobigny. Noisy-le-Sec, Sevran et Stains, La France insoumise soutiendra les maires communistes et apparentés sortants. Au Blanc-Mesnil, les insoumis-es participeront à la liste conduite par Didier Mignot pour battre la droite extrême.

À Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Bondy et Drancy, les communistes soutiendront une tête de liste France Insoumise. À Saint-Denis-Pierrefitte, La France insoumise, le Parti communiste ainsi que la Seine-Saint-Denis au cœur seront unis derrière l’insoumis Bally Bagaycko.

À Noisy-le-Grand, la liste sera menée par une citoyenne soutenue par Générations.S, La France insoumise et le PCF face aux droites réactionnaires et antisociales.

À Neuilly-sur-Marne, le Parti communiste et La France insoumise, avec Aziza Nouioua, proposent le rassemblement de toutes les forces de gauche et citoyennes face à la droite.

Cet accord départemental est un point d’appui essentiel pour rendre nos villes à leurs habitant-e-s. Nous poursuivons les discussions avec les collectifs et les forces politiques de la Seine-Saint-Denis, fidèles au programme de rupture du Nouveau Front Populaire.

Maison de la Région. 120 ans de la loi sur la laïcité : un anniversaire dignement fêté (L’Indep)

« C’est un anniversaire, c’est une fête ! » Ce mardi, plutôt que de faire un long discours, la conseillère régionale Judith Carmona, qui s’est chargée d’ouvrir la commémoration des 120 ans de la loi sur la laïcité à la Maison de la Région, a préféré miser sur la convivialité. Et sur le rassemblement autour du principe de laïcité initié par la loi du 9 décembre 1905 qui garantit la neutralité de l’État par rapport aux cultes et, par ricochet, « l’égalité de toutes et tous quelles que soient leurs convictions ». Afin de célébrer dignement cet anniversaire, élus et agents de la Région ont partagé, avec les représentants des associations partenaires de son festival de la laïcité, des gâteaux réalisés par les apprentis du centre de formation de la Chambre de métiers de Perpignan. Dans la foulée, Patrick Marcel, de la Ligue de l’enseignement, a animé un débat autour du thème « En quoi la laïcité est-elle le garant du triptyque républicain Liberté, Égalité, Fraternité ? » L’ultime acte catalan du festival de la laïcité se tiendra ce mardi 16 décembre, à 18h30, avec une conférence sur le rugby et la laïcité d’un auteur spécialiste du thème, Georges Bringuier. Toujours à la maison de la Région.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 décembre)

Montebourg, Ruffin et les Animalistes au soutien de Perpignan Autrement (L’Indep)

Debout, L’Engagement et Les Animalistes rejoignent la liste Perpignan Autrement, menée par Mathias Blanc, pour les municipales 2026 a Perpignan. De quoi peser un peu plus dans les très complexes négociations pour unifier l’offre à gauche et au centre ?

« Notre ADN est de fédérer et de rassembler ». Au milieu d’une longue tablée ce mardi 9 décembre 2025 à midi au Vienne a Perpignan, Mathias Blanc joint le geste à la parole.

Le candidat socialiste, tête de liste de Perpignan Autrement regroupant une dizaine de partis et d’associations de gauche, présente trois nouveaux soutiens en vue des municipales de mars 2026 : Debout, le parti de François Ruffin, L’Engagement, celui d’Amaud Montebourg, et les Animalistes. « Divisés, on sait que l’on ne va pas très loin. Nous avons fait la preuve, avec Perpignan Autrement, de notre capacité à rassembler, encore aujourd’hui ».

Crédité de seulement 11 à 15 % des intentions de vote au premier tour, selon différentes hypothèses, dans le sondage exclusif Ifop pour L’indépendant, Mathias Blanc ajoute : « ma légitimité est celle du collectif et de la démocratie interne ». Ajoutant que des « propositions concrètes pour rejoindre notre liste ont été faites à Agnès Langevine », « Elles sont toujours en attente d’une réponse », ajoute une colistière. « Les échanges continuent et nous continuerons dans cet objectif », insiste le cadre socialiste. Mais le temps presse désormais à gauche, comme au centre. Surtout que la coalition Insoumis-Écologistes prend du poids.

Référent Debout dans les Pyrénées-Orientales, Lucas Bernabé confirmait « sa conviction en l’union, meilleur atout pour une ville plus juste, plus solidaire, plus respirable ».

Ex-coprésidente du parti Les Animalistes, désormais correspondante locale, Isabelle Yvos annonçait 32 mesures pour la cause animale retenues par Perpignan Autrement.
Parmi elles, « une grande campagne de stérilisation des chats errants. Il faut savoir que 2 chats errants -mâle et femelle- aujourd’hui, c’est 1 200 chats potentiels dans 4 ans ; des buffets de la ville lors des réceptions à 50 % végétariens, sans foie gras, ni produits testés sur des animaux ; un tarif préférentiel chez les vétérinaires pour les personnes en difficultés sociales ». Tout cela alors que le programme complet de Perpignan Autrement sera présenté début 2026. À moins que d’ici là, la donne à gauche et au centre change.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 10 décembre)