SOS Racisme veut mettre la lutte contre les discriminations au cœur du débat (L’Indep)

Le président national de SOS Racisme, Dominique Sopo, était hier de passage a Perpignan pour défendre la campagne « C’est Louis ou moi » qui a récemment suscité des tensions avec le maire RN sortant de la ville et ses soutiens sur les réseaux sociaux.

Après la riposte du maire RN de Perpignan, Louis Aliot, SOS Racisme contre-attaque. Ce mardi 24 février 2026, le président national de l’association, Dominique Sopo, était de passage à Perpignan dans le cadre de la campagne « C’est Louis ou moi » lancée pour faire connaître dans la cité catalane les « 16 propositions pour une ville antiraciste » que l’organisation promeut auprès des candidats aux municipales dans toute la France.

Pour mémoire, après la publication du visuel de la campagne perpignanaise, où l’on peut voir la main jaune emblématique de SOS Racisme agrémentée du slogan « C’est Louis ou moi », Louis Aliot et ses soutiens avaient répliqué en publiant sur les réseaux sociaux une main bleu-blanc-rouge surplombée de la phrase « Pour nous, c’est Louis ».

Lors de la prise de parole qu’il a effectuée dans les quartiers nord de la ville, devant les locaux de l’association Vernet au féminin dont il entendait « saluer l’action », Dominique Sopo s’est notamment indigné du fait que Louis Aliot ait qualifié la campagne de SOS Racisme de « propagande ». « C’est la négation d’une problématique, celle des discriminations, qui concerne des millions de Français et de nombreux Perpignanais », juge-t-il.

Le président de SOS Racisme a également dénoncé le sort réservé à des associations perpignanaises « qui luttent contre les discriminations ». Comme « le foyer laïque du Haut-Vernet », qui a connu « une baisse drastique de subventions ». Ou encore « Vernet au féminin », qui a également « perdu la mise à disposition de ses anciens locaux ».

Dominique Sopo, qui a pris la parole aux côtés de la présidente de Vernet au féminin, Karima Chaouch, par ailleurs engagée sur la liste d’Agnès Langevine, a précisé que « SOS Racisme ne soutient aucune liste en particulier ». L’association appelle néanmoins à « ne pas donner de voix à l’extrême droite ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 25 février 2026)

Municipales : bras-de-fer entre SOS Racisme et Louis Aliot (L’Indep)

« C’est Louis ou moi » affiche SOS Racisme Perpignan sur son emblématique main jaune. L’association lance « une campagne citoyenne pour une ville antiraciste » a un mois du scrutin municipal de mars 2026. Le camp du maire de Perpignan réplique avec une main tricolore signée « Pour nous c’est Louis ».

SOS Racisme et Louis Aliot ne marcheront pas main dans la main. A un mois du premier tour des municipales, les deux camps montrent les muscles sur les réseaux sociaux. À l’origine de ce bras-de-fer, le lancement de l’auto-baptisée « campagne citoyenne pour une ville antiraciste » de l’antenne perpignanaise de l’association. Seize propositions et la célèbre main jaune et noire griffée d’un « C’est Louis ou moi », ciblant le maire RN de Perpignan. Parmi les mesures avancées par SOS Racisme : « Former les élu.es contre le racisme et la discrimination et nommer un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations », « intégrer les critères d’application de politique de lutte contre les discriminations dans le choix des entreprises pour les marchés publics », « nommer des lieux publics en l’honneur de ligures représentatives de la diversité française », ou « appliquer une logique de proximité et de désescalade ».

Cible unique et affichée de cette campagne, Louis Aliot a décidé de répliquer. Appuyé par son camp. Rapidement a fleuri sur les réseaux sociaux de ses proches, une main tricolore revendiquant « Pour nous, c’est Louis ». « SOS Racisme se mobilise contre moi, mobilisons-nous contre leur propagande », encourage le maire de Perpignan sur Facebook, avec plus de 700 likes ce dimanche 15 février en milieu de journée. « Ils font tout pour alimenter les clichés qu’ils tiennent à maintenir car, sans ça comme argument, ils sont totalement démunis », commente Lisa. « Tous les coups vont être permis à l’approche des élections municipales malheureusement. Plus le RN monte partout en France et plus les partis de gauche et extrême gauche s affolent, attaquent, diffament, se victimisent… », ajoute Fanny.

Le bras-de-fer « virtuel » pourrait prendre une autre forme. Dans un communiqué, SOS Racisme assure que « la campagne de dénigrement de Louis Aliot et de l’actuelle majorité municipale ne fait que renforcer notre engagement ». Et « appelle à une mobilisation citoyenne massive pour faire de la tolérance et de l’égalité le cœur du prochain mandat ». Le bras-de-fer continue.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 16 février 2026)