Banyuls-sur-Mer. Les vendangeurs réclament des conditions d’accueil dignes (L’Indep)

Près de 80 saisonniers ont manifesté ce samedi 22 août. Vivant sous des tentes ou dans leurs véhicules, ces saisonniers revendiquent des besoins élémentaires.

Environ 80 vendangeurs et sympathisants se sont rassemblés ce samedi 22 août pour faire entendre leurs revendications concernant leurs conditions d’accueil durant la saison. Partis de l’aire de pique-nique de la route des Mas, ils ont ensuite rejoint en cortège le centre-ville et la mairie. À leur demande, des représentants de la CGT des P.-O. étaient présents pour les accompagner dans leur démarche.

Des conditions de vie précaires

Le problème ne date pas d’hier. Une grande partie de ces saisonniers, venus notamment d’Espagne, d’Italie, de Pologne ou d’Allemagne, vivent durant les vendanges dans des véhicules ou sous des tentes, parfois installées dans les vignes.

« Il y a quatre ans, nous étions déjà venus pour la même problématique », rappelle Julien Berthelemy, secrétaire général de la CGT des P.-O. Les revendications portent avant tout sur des besoins élémentaires : disposer d’un lieu ou stationner et dormir, avoir accès à l’eau et à des sanitaires.

Maria, l’une des porte-parole des vendangeurs, évoque une situation devenue plus difficile cette année. « Notre principale revendication, c’est l’accès à l’eau », explique-t-elle. Elle souligne également les difficultés de stationnement, les déplacements imposés à certains campements et un sentiment d’insécurité lié, selon les saisonniers, à plusieurs vols.

L’espoir d’une solution pérenne

Devant la mairie, les manifestants ont rappelé qu’ils ne réclamaient pas un hébergement classique, mais des conditions minimales leur permettant de vivre correctement pendant la saison. Ils souhaitent désormais qu’une solution soit recherchée conjointement entre pouvoirs publics, professionnels de la viticulture et saisonniers.

Des démarches ont été engagées auprès de la mairie et de la préfecture et une rencontre est annoncée la semaine prochaine, avec l’espoir de voir enfin émerger une proposition pérenne et concertée, afin que la question de l’accueil des vendangeurs ne se repose plus chaque année dans les mêmes termes.

Yves Andrieu (L’Indépendant, le 23 août 2026)