Les salariés licenciés de l’entreprise Bucher Vaslin reçus en préfecture (L’Indep)

Après avoir tenté mercredi de bloquer le départ de leur production vers la maison mère de Chalonnes-sur-Loire, les salariés de Bucher Vaslin a Rivesaltes ont porté ce jeudi leurs revendications jusqu’à la préfecture des Pyrénées-Orientales.

Le combat continue pour les salariés de l’entreprise viticole Bucher Vaslin à Rivesaltes. Ce jeudi 21 mai, une délégation de quatre employés a été reçue en préfecture des Pyrénées-Orientales afin d’alerter sur les conséquences du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé début mars par la direction.

Pour rappel, ce plan prévoit la suppression de 32 postes sur les 36 que compte le site catalan, entraînant de fait sa fermeture. Mercredi, les salariés avaient tenté symboliquement de s’opposer au départ de leur production vers la maison mère située à Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire.

Ce jeudi, avant leur entretien avec Bruno Berthet, secrétaire général de la préfecture, les représentants des salariés ont détaillé leurs attentes. « Ce qu’on attend concrètement, c’est la reconnaissance que ce soit une fermeture de site. Et puis, on est dans deux bassins d’emploi différents et les termes du PSE ne correspondent pas non plus à notre bassin d’emploi », explique un salarié, estimant que les dispositifs proposés par la direction -congé de reclassement, primes de reconversion ou aides au déménagement- restent insuffisants. Notamment face à la faible présence d’industries dans les Pyrénées-Orientales.

« Le congé de reclassement proposé est de 12 mois, mais pas a taux plein. On voudrait au moins 18 mois à taux plein. Ici, on a un site industriel qui ferme. L’industrie n’est pas très représentée dans le Roussillon et certains collègues vont devoir suivre des reconversions longues », souffle un salarié.

Autre revendication, la recherche d’un repreneur pour le site de Rivesaltes. « On aimerait acter qu’on est bien dans le cadre d’une fermeture de site et que notre direction aurait dû trouver un repreneur », insiste un salarié, regrettant qu’aucune procédure de reprise ne soit aujourd’hui engagée.

À l’issue du rendez-vous, les représentants syndicaux se sont dits satisfaits de l’écoute obtenue en préfecture. « Ils ont cherché à comprendre où le bas blesse dans toute la procédure », raconte Gilles, salarié du site. Selon lui, les services de l’État ont assuré vouloir « faire tout leur possible dans le cadre de la loi » pour défendre les intérêts des employés.

Contactée, la direction de Bucher Vaslin n’a pas répondu à nos sollicitations.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 22 mai 2026)

Rivesaltes. « Nous ne voulons pas mourir en silence » : 32 emplois en sursis (L’Indep)

Les salariés de l’entreprise Bucher Vaslin montent au créneau. Le fabricant de matériel viticole, basé à Rivesaltes, a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi concluant au licenciement de 32 des 36 salariés du site. « On ne veut pas mourir en silence », alertent-ils, espérant un éventuel repreneur.

Un symptôme supplémentaire de la crise qui frappe la filière viticole. Bucher Vaslin, entreprise située à Rivesaltes, dont la maison mère est basée à Chalonnes-sur-Loire, a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi, le 4 mars 2026, à ses salariés catalans. « Ce plan entraine la suppression de 32 emplois sur les 36 que compte le site de Rivesaltes », alarment ces salariés, exprimant « leur vive inquiétude ».

« Ce PSE signe l’arrêt définitif de la production sur le site catalan : un véritable coup de tonnerre pour les salariés du fabricant d’équipements vinicoles de renommée internationale, indirectement impacté par la crise traversée par le secteur viticole », précise un communiqué signé par 27 collaborateurs.

« L’activité devrait être transférée vers le site de Chalonnes-sur-Loire (qui emploie 238 personnes), et les salariés ont d’ores et déjà, et à leur plus grand désarroi, été contraints d’expédier une partie de leur stock et de leurs machines-outils vers l’usine châlonnaise », insistent-ils.

À Rivesaltes, Bucher Vaslin fabrique notamment des machines à trier le raisin, des tapis automatiques pour transporter le raisin. Anciennement Mercier Sanchez, fondé dans les années 1960 à Perpignan, le site avait été racheté en 2001 par Vaslin Bucher, avant de passer complètement sous la gouvernance de la multinationale suisse Bucher Industries en 2006, devenant Bucher Vaslin.

« L’annonce du PSE a été brutale. Artificiellement, la direction va maintenir l’emploi d’une poignée de salariés du bureau d’études, lesquels ne seront à l’évidence pas maintenus à terme sur le site de 12 000 m2, désormais largement surdimensionné. Nous ne voulons pas mourir en silence », ajoutent les salariés. « Peut-être qu’un repreneur peut être intéressé. »

Et d’ajouter : « Cette suppression d’emplois massive survient dans un contexte de croissance économique du groupe Bucher Industries, dont le chiffre d’affaires atteint 3,1 milliards d’euros en 2025 pour un bénéfice net de 251 millions d’euros. Sacrifieront-ils des emplois au bénéfice de la rentabilité ? »

Deux mois après l’annonce du PSE, les salariés s’inquiètent d’autant plus que « le bassin d’emplois n’est pas réjouissant ». Ils réclament : « Le respect des procédures légales imposées par la fermeture, de fait, de leur établissement ; l’ouverture de véritables négociations avec la direction, prenant notamment en compte la situation particulière du site de Rivesaltes et de son bassin d’emploi ; l’intervention des pouvoirs publics (commune de Rivesaltes, conseil départemental, région, préfecture, DREETS) afin de s’assurer du respect des droits des salariés et un plan d’accompagnement, de mobilité et de reclassement à la hauteur des enjeux sociaux ».

Après des années de sécheresse, une chute de la consommation, des caves coopératives majeures en souffrance (Arnaud de Villeneuve, GICB…), deux campagnes d’arrachage, ce conflit social est un nouveau coup dur pour la viticulture catalane.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 6 mai 2026)

Jointe, la direction de Bucher Vaslin n’avait pas encore répondu à nos sollicitations ce mardi soir.

2ème tour des municipales 2026. Des soutiens inattendus à Rivesaltes (L’Indep)

Alliance, soutien et réunions, le point sur la campagne a Rivesaltes à quatre jours du second tour des élections municipale.

Dans quelques jours, les Rivesaltais connaîtront leur nouveau maire. Et tout se joue désormais entre Julien Potel (RN), Amélie Parraud (sans étiquette) et Laurianne Raweliffe (PS, PCF et Collectif citoyen).

Premier coup de théâtre. Alors que le ballottage est favorable à Julien Potel, arrivé en tête lors du premier tour des élections avec un score de 30,85 %, le candidat annonce une conférence de presse ce jeudi 19 mars, entouré du maire de Perpignan Louis Aliot, Anaïs Sabatini, députée de la 2e circonscription, et Julien Léonardelli, député européen. Autre surprise du jour. André Bascou, le maire de droite sortant, devrait aussi être de la partie, apportant ainsi, à cette occasion, son soutien au candidat. Mais ce n’est pas tout. « Nous pensons pouvoir récupérer aussi l’électorat de Bernard Cuadras puisque quelques-uns de ses colistiers nous ont apporté leur soutien. Concernant celui de Joël Diago, c’est un enfant du village qui a capté des voix de tout le monde, ce qui pourrait nous être favorable. En tout cas, dans cette configuration, la dynamique est en ma faveur pour l’élection », espère-t-il.

Si les voyants semblent plutôt au vert pour Julien Potel, Amélie Parraud (27,36 %), arrivée en 2e position à l’issue du 1er tour des élections ce dimanche 15 mars, considère, elle, que « tout est encore jouable » car « nous n’étions qu’à 152 voix du candidat RN ». Celle qui dit n’avoir jamais envisagé de fusion repart donc avec la même équipe. Elle regrette, en revanche, le maintien de Laurianne Raweliffe (16,90 %) : « La 3e candidate a récolté 11 points de moins et décide de se maintenir alors qu’elle n’est pas en capacité de remporter le scrutin ». « Nous sommes les seuls à n’avoir aucune étiquette politique, nous avons fait le choix de parler à tout le monde », poursuit-elle, insistant : « le seul vote utile pour le 2nd tour, c’est le nôtre ».

Laurianne Raweliffe se réjouit, quant à elle, « d’avoir créé une belle surprise ». Elle assure n’avoir jamais hésité à se maintenir, malgré certaines pressions. « Je trouve regrettable que la liste d’Amélie Parraud n’ait pas su se rassembler pour faire barrage naturel contre le RN », partage-t-elle. « Quand on a vu le score de Julien Potel et le sien, nous nous sommes rapprochés de Joël Diago et Bernard Cuadras. Mais ils ont décidé de se retirer », poursuit la candidate qui tiendra une réunion publique ce 20 mars à la salle Jo-Cazach. La proximité de son programme avec celui de Joël Diago lui laisse espérer un « coude à coude » avec Amélie Parraud. « Si on s’était retiré, il ne serait resté que deux listes et les 42 % qui n’ont voté ni pour Potel ni Parraud n’auraient plus eu personne pour qui voter. Donc là, dimanche, je pense qu’une surprise est encore possible. »

Laura Morales (L’Indépendant, le 19 mars 2026)

Élections municipales. Rivesaltes : Lauriane Rawcliffe présente « Rivesaltes à venir » (L’Indep)

« Notre ambition est de co-construire le programme municipal avec les habitants. Ce travail repose sur un diagnostic territorial rigoureux, fondé sur l’analyse de rapports techniques, des observations de terrain, les paroles aux habitants, les contributions de commerçants et d’associations locales », soulignent les colistiers.

La liste est composée de la tête de liste Laurianne Rawcliffe, puis, Patrick Cases, Marlène Sanchez-Bouix, Damien Velillas, Gauby, Ludovic Justafre, Elsa Castro-Sanchez, Manolito Terol, Élise Laurent, Eric Mariot, Brigitte Vibert-Guigue, Pierre Gendre, Amandine Verrier, Mohammed Riahi, Michelle Pauner-Naviaux, Bastien Sacaze, Huguette Fleurial, Patrick Dena, Marie-Carmen Gauby, Georges Gauby, Nacira Zerrif, Jacques Domenech, Lucie Moya, Baptiste Laurent, Françoise Peytavi, Eric Mateu, Martine Gendre, Jean-Claude Berga, Monique Deixonne, Francisco Sanchez et Nicole Simiand.

L’Indépendant, le 9 mars 2026

Rivesaltes. Débat: dynamisme du cœur de ville, sécurité et maison de retraite (L’Indep)

Ce mardi 17 février, à moins d’un mois des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars, L’indépendant organisait dans son studio un débat entre les candidats au poste de maire dans la commune de Rivesaltes.

Ils sont cinq à prétendre au poste de maire de la commune de Rivesaltes: Amélie Parraud, tête de liste de « Un nouvel élan pour Rivesaltes », Bemard Cuadras, tête de la liste « Rivesaltes-Terres de liens », Joël Diago, tête de la liste de « Rivesaltes », Julien Potel, tête de la liste « Rivesaltes, l’avenir en grand » (RN) et Lauriane Rawcliffe, tête de la liste « Rivesaltes à venir » (PS, PCF et Collectif citoyen). Réunis dans le studio de L’Indépendant ce mardi 17 février, quatre candidats débattaient des thématiques de la commune. Seul Joël Diago était absent.

Après avoir évoqué le maire sortant Aire Bascou, ses sept mandats et les enjeux d’une telle succession, les candidats se sont dans un premier temps affrontes sur la thématique du dynamisme du centre-ville. Amélie Parraud, tête de la liste « Un nouvel élan pour Rivesaltes », évoque son ambition de « créer un parking aérien, mais aussi de pouvoir attirer des jeunes dans la commune à des prix attractifs. Je refuse en tout cas que Rivesaltes devienne une ville-dortoir ». Julien Potel, tête de la liste « Rivesaltes, l’avenir en grand » rebondit sur le fait de « se donner les moyens de faire venir du monde pour engendrer la consommation chez les commerçants », quand Bemard Cuadras, tête de la liste « Rivesaltes-Terres de liens » propose « une meilleure communication sur les événements et les multiplier en centre-ville pour que les Rivesaltais puissent y participer ». Lauriane Rawcliffe, tête de la liste « Rivesaltes à venir », souligne l’importance de « créer une identité forte pour la commune en créant des événements tels qu’un salon des vins par exemple ».

« Relancer le projet de maison de retraite »

Lors d’un micro tendu aux Rivesaltais, plusieurs habitants évoquaient l’absence d’une maison de retraite dans la commune. Un point sur lequel sont revenus les quatre candidats ce mardi. Lauriane Rawcliffe propose plutôt « une orientation vers une résidence autonome senior », tandis que Bemard Cuadras contrebalance en affirmant que « beaucoup de personnes âgées de la commune ont plutôt le souhait de finir leurs jours chez eux ».

Pour rappel, la construction d’une maison de retraite à Rivesaltes avait été dans les projets de la mairie d’André Bascou, mais avait du être écourtée suite à des désaccords. Ainsi, Julien Potel émet la volonté de « relancer le projet », mais propose aussi « d’utiliser le foncier dont est propriétaire la commune pour réhabiliter des logements et les regrouper pour accueillir les seniors » et leur proposer des services de soins avec du personnel. Amélie Parraud rejoint l’idée « de tout faire pour avoir une maison de retraite sur la commune » et suggère d’utiliser le bâtiment qui accueille la gendarmerie, vacant d’ici deux ans, pour y installer une résidence seniors.

Alors que la question de l’environnement et la mise en place d’une végétalisation accrue de Rivesaltes semblent mettre tout le monde d’accord, celle de la sécurité fait débat. Bernard Cuadras rappelle que 128 caméras sont installées dans la commune, mais relate « qu’il manque du monde à l’amère pour traiter les images » et œuvrera en se sens s’il est élu. Lauriane Raweliffe propose en premier lieu de « réviser le plan de sauvegarde communale ». Le candidat Julien Potel évoque « un sentiment d’insécurité » et propose d’amplifier le nombre de policiers municipaux, tandis qu’Amélie Parraud assure que, si elle est élue maire, elle « sera elle-même déléguée à la sécurité pour assurer le bien vivre de la commune ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 18 février 2026)

Collège Joffre à Rivesaltes. Enseignants et parents mobilisés contre la suppression d’une classe (L’indep)

Une cinquantaine d’enseignants, de parents et de personnels se sont rassemblés ce vendredi devant le collège Joffre pour protester contre une baisse de dotation horaire qui entraînerait la suppression d’une classe et des effectifs pouvant atteindre 31 à 32 élèves par salle à la rentrée prochaine.

« Moyens retirés, classe fermée, élèves sacrifiés », « Collège qui trinque », « Ici, on enseigne, on ne gère pas un stock ». Ce vendredi, devant le collège Joffre, à Rivesaltes, les pancartes sont sans équivoques. Et la détermination est palpable. Dès 7h45, enseignants, parents d’élèves et quelques personnels se sont réunis pour protester contre la baisse des moyens alloués à l’établissement pour la rentrée 2026.

Mercredi 11 février, à l’issue du comité social d’administration (CSA), l’Inspection académique a confirmé la suppression d’environ onze postes de professeurs dans les collèges des Pyrénées-Orientales. Les syndicats dénoncent une « gestion comptable » et contestent certaines diminutions de dotation jugées injustifiées. Le SNES-FSU pointe notamment la fermeture d’une section de 4e au collège de Rivesaltes.

« On a appris la semaine dernière que notre dotation horaire globale était en forte baisse », explique Léa Coudert, enseignante et représentante syndicale. « On perd l’équivalent d’une classe alors que le nombre d’élèves sera en hausse. » Selon elle, une trentaine d’heures manquerait pour maintenir une organisation « correcte » des enseignements. « Concrètement, la suppression d’une classe de 4e ferait grimper les effectifs à 31 voire 32 élèves par salle. Nos locaux ne sont pas adaptés. Certaines salles ne peuvent pas accueillir autant d’élèves, surtout avec les AESH qui accompagnent les enfants en difficulté. Cela pose aussi des questions de sécurité », alerte l’enseignante. Pour maintenir un nombre de classes suffisant avec la dotation actuelle, l’établissement devrait renoncer aux dédoublements en français, en mathématiques ou en sciences. « Les groupes permettent d’aider les élèves en difficulté, de faire des manipulations en sciences ou de travailler l’oral en langues. Tout cela disparaitrait. » L’administration justifie la dotation par le nombre d’inscrits a la rentrée précédente. Or, plusieurs arrivées d’élèves en cours d’année n’auraient pas été prises en compte. « Ça ne correspond plus à la réalité. Ces élèves sont déjà là et seront présents l’an prochain. On n’est pas en capacité de les accueillir correctement », insiste Léa Coudert.

Également mobilisé, Paul Augé, professeur d’éducation musicale, soutient le mouvement. « Je suis proche de la retraite, mais je me bats pour que mes collègues puissent enseigner dans des conditions dignes. On gère une hétérogénéité de plus en plus forte. Il faut des effectifs raisonnables pour répondre aux besoins des élèves. »

Côtés parents, l’inquiétude est tout aussi vive. Ludivine, représentante au conseil d’administration, est venue dé fendre sa fille, actuellement en 5e. « 31 élèves par classe, ce n’est pas possible. Déjà à 25, c’est compliqué. Supprimer une classe, c’est mettre des bâtons dans les roues de nos enfants », souffle-t-elle. Les parents ont adressé un courrier à la direction académique et attendent des réponses.

Une délégation espère être reçue par la direction académique dans les prochains jours. Sans cela, le mouvement pourrait être reconduit.

Driss Chait (L’Indépendant, le 14 février 2026)

« Une gestion comptable au détriment de l’humain »
le Snalc 66 dénonce la suppression de 11 postes dans les collèges

L’inspection académique a confirmé ce mercredi 11 février la suppression de onze postes de professeurs à la rentrée prochaine dans les collèges des Pyrénées-Orientales lors du comité social d’administration (CSA). Les représentants syndicaux exprimaient à la sortie leurs inquiétudes. Laurent Miffre, secrétaire départemental du Snalc (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur) réagit à son tour. Il dénonce « une gestion comptable au détriment de l’humain » à travers plusieurs points. « L’administration justifie la baisse des moyens par la perte d’élèves mais pour nous il s’agit d’une vision purement budgétaire. Cette baisse devrait permettre d’alléger les classes qui culminent à 30,4 élèves au collège », confie Laurent Miffre. Il pointe ensuite « une guerre des chiffres avec des prévisions déconnectées du terrain et notamment des effectifs sous-estimés notamment à Argelès, Saint-André ou Thuir ». Le Snalc 66 rebondit sur le climat scolaire, aussi évoqué par la Dasen, Anne-Laure Arino lors du CSA et alerte sur l’importance de la sécurité des personnels et des élèves avec des moyens concrets. « Nous dénonçons aussi cette fuite vers le prive alimentée par le mirage d’une excellence pas toujours vérifiée. Dans les P.-O., les chiffres montrent que le privé n’apporte pas de plus-value scolaire », ajoute le secrétaire départemental. « Enfin, le personnel est à bout de souffle », conclut-il. « Pour compenser le manque de postes fixes, l’administration maintient un taux d’heures supplémentaires (HSA) très élevé (entre 7% et 10 %), épuisant les équipes en place. Le « Pacte Enseignanr » est utilisé à 86,2 %, principalement pour boucher les trous du remplacement de courte durée ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 14 février 2026)