Prades. Petite mobilisation lycéenne et parents vigilants (L’Indep)

« Le bac, pas la bac », « désolée pour le dérangement, j’essaie de sauver mon avenir »… Les lycéens avaient une nouvelle fois fait parler leur créativité pour trouver des slogans percutants. À Prades, comme partout ailleurs en France, ils occupaient l’entrée de leur établissement pour dénoncer notamment le manque de moyens mis disposition. Des parents d’élèves étaient également mobilisés « pour soutenir les revendications et la liberté d’expression des élèves ». Des parents qui souhaitaient en même temps contribuer à prévenir les éventuels débordements et violences.

Ph. C. (L’Indépendant, le 6 octobre 2026)

Prades. Manifestation devant le lycée Charles-Renouvier (L’Indep)

Des élèves ont manifesté leur mécontentement ce jeudi 24 septembre devant leur lycée à Prades.

« Des solutions pas des sanctions ! Un lycée pas une prison ! » Un rassemblement était organisé par des étudiants dès 8h ce jeudi devant le lycée Charles-Renouvier. En cause, un certain nombre de mesures jugées injustes et inutilement coercitives. Par exemple « la restitution des téléphones portables confisqués se fait, non pas le soir même, mais le lendemain, voire au retour du week-end lorsque la confiscation a eu lieu un vendredi. » À savoir que, selon le ministère de l’Éducation nationale : « La méconnaissance des règles peut entraîner la confiscation du téléphone portable ou d’un objet connecté d’un élève. Elle ne doit pas se poursuivre au-delà de la fin des activités d’enseignement de la journée. »

Les élèves contestent aussi la mesure consistant à garder les portes de l’établissement closes jusqu’à 18 heures, quand leurs cours s’arrêtent à 17h30, les contraignant à attendre derrière les grilles. Un sentiment de manque d’écoute et de communication semblait prévaloir.

Pour la directrice de l’établissement, « tout a été dit lorsque j’ai reçu les élèves. »

Philippe Comas (L’Indépendant, le 25 septembre 2026)

Les jeunes Conflentois manifestent à Prades (L’Indep)

Dimanche, place de la République à Prades, un rassemblement a eu lieu sous le mot d’ordre « Non au permis de tuer » à l’appel de nombreuses organisations. Comme dans de nombreuses villes en France et à Perpignan, les manifestants s’étaient rassemblés en réaction à la proposition de loi, votée le 7 juillet par les députés, prévoyant que policiers et gendarmes sont « présumés avoir agi » dans le respect de la loi quand ils « font usage de leurs armes ». Un « permis de tuer », pour ses opposants qui souhaitent empêcher son examen au Sénat.

À Prades, c’est le collectif Jeunesse populaire Conflent et alentours qui a porté l’élan de ce rassemblement, allant jusqu’à 110 personnes selon les organisateurs. Dans ce groupe intergénérationnel, on note la présence importante de jeunes locaux aux slogans chocs contre le texte de loi et les violences d’État. « Nous étions le matin à Perpignan et n’espérions pas tant de monde à Prades. Cela a été plus festif ici avec de la musique. C’est important pour nous qu’il y ait aussi de la mobilisation là où nous habitons. »

Après des prises de parole exprimant entre autres « la crainte que la loi ne fasse monter d’un cran la tension et les violences entre les jeunes et la police », le groupe s’est dissous assez rapidement.

L’Indépendant, le 22 septembre 2026

Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)

Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.

L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.

Absence d’informations, de dialogue et concertation

« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».

Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)

Vernet-les-Bains : les bus scolaires bondés inquiètent les parents (L’Indep)

Des enfants refoulés parce que leur bus est bondé, obligés d’attendre le second qui arrive, ou pas, une heure après. Des cours ratés et des parents en colère. Depuis la rentrée scolaire, c’est une quinzaine de collégiens vernétois qui ont été ainsi laissés sur le carreau.

« Mercredi dernier, mon fils de 11 ans faisait sa rentrée scolaire en 5e au collège Gustave-Violet de Prades. Tout fier, et tout content de retrouver ses copains, il a marché dix minutes depuis la maison pour rejoindre l’abribus et attendre son car scolaire de 7h20 qui le dépose devant le collège pradéen, en même temps qu’une quinzaine d’autres collégiens de Vernet-les-Bains et d’autres villages conflentois », détaille Mme Catafau, la maman. « Or le groupe de collégiens n’a pas pu monter dans ce bus qui était déjà bondé ! Le chauffeur n’a rien voulu entendre et leur a simplement demandé de patienter jusqu’au suivant… ».

Or à 7h35, point de second bus. Elle reprend : « Mon fils m’a appelé depuis son portable pour me dire qu’il n’y avait aucun autre bus en approche et qu’ils se retrouvaient tous à l’attendre. C’était surréaliste, d’autant que jusqu’à présent -et c’est une Vernétoise pure souche qui vous parle- il y a toujours eu deux autobus, chacun d’une cinquantaine de places, qui se suivaient. Aucun enfant n’était laissé sur le bord de la route avec tous les risques que cela comporte ». Finalement, ce second autobus déboulera à 7h50. Et les enfants arriveront en retard pour leur rentrée…

Le maire et le principal ont contacté la compagnie

Une autre habitante de Vernet-les-Bains, Mme Romanos, témoigne à son tour. « Mon garçon fait partie des gamins refoulés par le chauffeur du premier bus. Ça a duré de mardi à aujourd’hui (vendredi 4 septembre). J’ai appelé à plusieurs reprises le maire de notre commune, ainsi que la Vie scolaire du collège pour avoir des explications. J’ai su que l’un et l’autre, très mécontents, avaient contacté aussitôt la compagnie de transports scolaires. Des parents ont pu venir récupérer leurs enfants à l’abribus pour les accompagner en voiture jusqu’à Prades, mais encore fallait-il être disponible. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde ». Ce vendredi matin, le second bus (le premier étant immuablement complet) s’est garé devant l’établissement pradéen avec une heure de retard. « Nos enfants ont été déposés à 9 h devant leur collège et ont donc raté leurs premiers cours de la journée. Sympa pour entamer l’année ! », ne décolère pas Mme Catafan. Il semblerait toutefois que les tensions se soient décrispées depuis. La compagnie de transports scolaires a informé par SMS les familles concernées, de « l’ouverture dès lundi 7 septembre d’une nouvelle ligne de bus scolaire pour les collégiens vernétois de Gustave-Violet ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Incendie dans les Pyrénées-Orientales : à Prades, la maire salue « la solidarité d’un territoire » face aux évacuations (ICI Roussillon)

Le feu dans les Pyrénées-Orientales n’est « pas fixé » mais « la surface de 4.900 hectares parcourus n’a pas progressé », indique le préfet du département ce mardi. 12.000 personnes ont été évacuées, certaines dirigées vers la commune de Prades. Sa maire, Aude Vivès, est l’invitée d’ICI Roussillon.

ICI Roussillon : Comment s’est passé cet accueil ? Comment est ce qu’il s’est organisé ?

Aude Vivès : Plutôt bien, dans la sérénité et surtout dans l’organisation et le pragmatisme. On a ouvert un certain nombre de salles sur réquisition après avoir complété les Halles du sport, le complexe sportif, le dojo. Donc progressivement, on a organisé, au fur et à mesure, l’accueil en fonction de l’arrivée des évacués.

ICI Roussillon : Combien de personnes est-ce que vous accueillez sur votre commune de Prades ?

Aude Vivès : Environ 600. Vinça est quand même une grosse commune. L’EHPAD a été logé dans l’internat du lycée. Ce sont des adaptations, des ventilateurs et qu’il faut déplacer, des couvertures qu’il faut trouver, des matelas, des picots, mais nos agents, nos élus, les volontaires bénévoles dans l’après-midi qui se sont à signaler, ont mis en ordre tout ce qu’il fallait pour que l’accueil se fasse au mieux.

ICI Roussillon : Vous parlez de l’EHPAD. C’est toujours difficile de déplacer ces personnes fragiles, vulnérables. Comment avez-vous fait ?

Aude Vivès : On l’a fait avec douceur, avec précaution, dans l’écoute, dans l’accompagnement. On a mis en place tout ce qu’il fallait. On a ouvert une salle climatisée pour les personnes vulnérables, pour les mettre dans les conditions les plus optimales pour passer ce moment un peu délicat. C’est une spécificité du Conflent et de Prades et je crois qu’on tient notre rang à ce titre.

ICI Roussillon : Il était question aussi d’en accueillir à la clinique de Prades. Est ce que ça s’est fait finalement ?

Aude Vivès : Tout à fait bien. L’hôpital, l’EHPAD, la clinique sont sont tous au maximum de leur accueil. Tout a été mis en œuvre pour que tous les habitants qui doivent subir ce déplacement, soient accueillis dans les conditions les plus confortables possible. Après, il y a eu aussi des communes qui se sont mobilisées et c’est aussi la solidarité d’un territoire. La coordination se fait avec les maires, les élus, les agents locaux et c’est cette solidarité là que que je retiendrai à tout niveau envers la population, envers les soldats du feu. Je crois qu’on montre ici une très belle image de notre département.

ICI Roussillon : On a entendu tout à l’heure sur notre antenne Patrice, de Rigarda, qui dort sur le parking du Super U de Prades, avec sa famille, avec ses animaux de compagnie. Il dit que finalement ça a été mal indiqué, que les personnes évacuées ne savaient pas où aller. Est ce que c’est aussi une réalité ça ?

Aude Vivès : Alors effectivement, au départ il y a eu un peu de confusion. L’indication du lieu d’évacuation n’a pas été n’a pas été donnée par les services de la préfecture. Donc on a eu besoin de mettre à l’entrée de Prades des policiers municipaux et des agents pour rabattre les personnes sur la halle des sports. Donc, ça fait partie malheureusement des erreurs qu’il a pu y avoir. Mais bon, on mettra tout en œuvre pour éviter qu’à l’avenir cela ne se reproduise. Et ces personnes sont tout à fait les bienvenues dans les différents lieux d’accueil. On a ouvert la piscine intercommunale pour qu’ils puissent aussi, dans ces journées de canicule, se rafraîchir et trouver des îlots de fraîcheur un peu partout dans la ville. Et l’accueil se fait pour les personnes comme pour les animaux. On a des chiens, des chats, des poules, des lapins, tout ce qui fait aussi le quotidien de notre territoire.
Donc s’il n’a pas été redirigé, qu’il n’hésite pas à se rediriger, il y aura tout pour l’accueillir. Là ce matin c’est petit déjeuner, ce midi déjeuner dans le restaurant intercommunal qui est mis à disposition et réquisitionné pour l’accueillir et le restaurer dans les meilleures conditions et avec des produits de qualité de nos producteurs locaux.

ICI Roussillon : Et justement, l’approvisionnement de toutes ces personnes évacuées de ces centres d’accueil. Ça a pu être une question , vous étiez pris entre le Tour de France d’un côté, le feu de l’autre côté. Est-ce que tout ça a été résolu ?

Aude Vivès : Alors du côté de la RD 66 vers Perpignan, nous n’avons pas d’approvisionnement. Les camions de notre supermarché principal ne peuvent pas passer, ni même la citerne d’essence parce les sapeurs pompiers sont prioritaires, évidemment, les professionnels de santé. Alors, c’est vrai qu’hier on était bloqués par l’arrivée du Tour de France, mais aujourd’hui, la solidarité va jouer et nous allons réquisitionner au fur et à mesure les supermarchés et obtenir peut être des approvisionnements. Puisque les routes rendent difficile la circulation des gros poids lourds sur les petites routes , puisqu’ils ne sont pas du tout adaptés à ce type de circulation.

ICI Roussillon : Est ce que vous lancez aujourd’hui un appel aux dons, un appel aux bras ?

Aude Vivès : Cela a déjà été fait, on l’a fait hier et les jours précédents et je tenais à remercier d’ailleurs toute la population qui s’est mise à disposition tant pour les hébergements que pour les dons alimentaires, des produits d’hygiène, on a vraiment une chaîne de solidarité qui s’est mise en œuvre. Et encore une fois, si c’est vraiment très appréciable, je crois qu’on a vraiment à s’enorgueillir de cet accueil, de cette réaction à une situation dramatique qui n’est pas encore fixée, il faut le noter. Donc, la prudence est de mise, la vigilance est de mise, et j’appelle aussi les habitants à la plus grande responsabilité, à ne pas regagner leur habitation et à laisser les opérations de secours se dérouler dans les meilleures conditions et ne pas encombrer les routes ou créer de sur accident sur un incendie.

Flora Midy (ICI Roussillon, 7 juillet 2026)

Prades. 130 personnes à la marche des fiertés (L’Indep)

LGBT+ 66, L’atelier de l’entonnoir, La Libambulle, Les jeunesses populaires du Conflent, la CNT (confédération nationale du travail) et Bienvenu aux migrants 66, organisaient une Marche des fiertés, dimanche 14 juin. Une deuxième édition qui a regroupé environ 130 Conflentois. Des participants bien décidés à défendre les droits de toutes les personnes LGBTQI+ (Lesbienne, Gay, Bisexuel & middot, Trans, Queer, Intersexe et Asexuel & middot ou Aromantique) « même à la campagne ».

Un cortège qui, à l’instar de celui de Perpignan (samedi 13 juin), a regroupé un peu moins de partisans mais s’est déroulé dans une très bonne ambiance.

Ph. C. (L’Indépendant, le 16 juin 2026)

Conflent Canigó. Que va devenir ce projet de 5 millions d’euros à Prades ? (L’Indep)

Jeudi 11 juin se déroulait la deuxième réunion du conseil communautaire présidée par Aude Vives. Les élus étaient invités, à la fraîche, pour une assemblée en extérieur à Baillestavy.

Présentation de la communauté de communes et des commissions, présentation de l’école de musique du Confient, conventions de mise à disposition de certains agents entre les communes et la communauté de communes ou encore désignation des membres du comité directeur de l’office de tourisme […] La réunion de ce jeudi soir était plutôt administrative. Seul point d’achoppement, le vote concernant l’augmentation de la subvention (obligatoire) allouée aux écoles privées. Une hausse non acceptée, mais finalement votée. Bref, un conseil communautaire de début de mandat, une assemblée en rodage qui ne devrait pas tarder à trouver ses marques. Une question pourtant brulait de nombreuses lèvres et un élu l’a posé. « Que va-t-on faire de la Maison
Félip ? »
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Réponse : « Il faut que l’on prévoie une réunion pour en discuter ». La maison Félip est une bâtisse du XVIIe siècle, implantée au coeur de Prades, place de la République. Un immeuble en très mauvais état vendu en 2004 par la ville à l’Office 66, puis racheté en 2014, par la municipalité emmenée par Jean Castex.

Ceci dans l’idée de revaloriser le centre-ville et d’y aménager « un espace à vocation culturelle, patrimoniale et touristique ». Problème, le budget rénovation semblait élevé pour la commune. Celui qui est à l’époque également à la tête de la communauté de communes Conflent Canigó propose alors d’en faire un centre d’intérêt intercommunal. L’EPCI en devient propriétaire et la Maison Félip est rénovée pour un budget dépassant les 5 millions d’euros.

Une récente publication sème encore plus le doute

L’objectif : abriter l’office de tourisme intercommunal, les bureaux du Festival Pablo Casals, le siège du Pays d’art et d’histoire (PAH) avec un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (Ciap) et un espace muséographique. « C’est un phare du tourisme en Confient, un outil au service de la culture », révélaient les anciens élus aux commandes. Un phare pour lequel les candidats David Berué et Aude Vivès imaginaient d’autres destinations pendant les élections municipales. Un pôle d’attraction culturelle avec pourquoi pas la médiathèque intercommunale pour les uns, un lieu d’effervescence culturelle et/ou un support pour la vitalité associative pour les autres. Seul Julien Audier Soria soutenait (et soutient toujours) le projet tel qu’il avait été établi au départ.

Une récente publication (jeudi 11 juin à 11h52) sur les réseaux sociaux de la communauté de communes présidée par Aude Vivès annonce que l’immeuble doit « accueillir notamment le futur Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine. Ce lieu permettra de rassembler les activités culturelles et patrimoniales portées par les services de la communauté de communes et ses partenaires ». Le projet initial est-il finalement validé ou seulement retouché ? Le flou persiste alors que le chantier devrait se terminer au cours du premier trimestre 2027. La seule chose claire, c’est que la ville de Prades aura bien tiré son épingle du jeu avec ce projet. Elle voit son centre embelli par un (très) gros programme financé, en partie, par l’ensemble des communes alentour. Communes qui attendent maintenant un minimum de retour sur investissement.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 14 juin 2026)

Prades. Soudaqui : la monnaie alternative qui essaie de survivre (L’Indep)

« Depuis deux ans, notre monnaie locale est en souffrance. Par manque de bénévoles, nous ne pouvons plus assurer le fonctionnement normal du Soudaqui, le suivi des adhésions, la prospection de nouveaux adhérents. Nous en sommes arrivés au point où nous nous demandons si nous devons persister à faire vivre une monnaie moribonde où si nous devons la mettre en sommeil. L’autre solution c’est de faire appel aux personnes prêtes à s’engager avec nous, ne serait-ce que sur une ou deux missions. Aussi, nous vous appelons à l’aide », explique Alain Vives pour le collectif Monnaie locale complémentaire et citoyenne des Pyrénées-Orientales (MLCCPO). Une réunion est prévue samedi 11 avril à 20h à l’Alchimie, 3 rue des Hospices. Des bénévoles sont-ils prêts à S’engager pour cette monnaie, fer de lance de l’économie locale et circulaire ?

Le Soudaqui ne perd pas sa valeur

Si tel n’est pas le cas, une assemblée générale extraordinaire prévue le samedi 18 avril à 15h à l’Alchimie pourrait décider d’une suspension de la monnaie. « Nous ne voulons pas dissoudre l’association. L’espoir que quelqu’un la reprenne est encore présent ». Le collectif basé à Perpignan a compté jusqu’à 160 prestataires (magasins) et plus de 300 utilisateurs. Un projet participatif autofinancé qui aurait aimé rejoindre son cousin l’Eusko. Une monnaie solidaire basque qui a dépassé les 4 millions en circulation en 2025. Ce genre d’initiative s’était multiplié dans les années 2000 et avait obtenu une reconnaissance légale en juillet 2014 (article 16 de la loi Hamon portant sur l’économie sociale et solidaire). Mais, ce qui marche à l’ouest des Pyrénées ne fonctionne pas toujours à l’est. Pour les détenteurs de coupons Soudaqui, pas d’inquiétude ! Ils gardent leur valeur grâce au fonds de garantie. « Si jamais nous allions vers une suspension, les utilisateurs auraient jusqu’à la fin de l’année pour les dépenser (ou se les faire rembourser) ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 10 avril 2026)

Prades. La ville ouvre une nouvelle page avec Aude Vives, première femme maire (L’Indep)

Ce samedi 28 mars, le nouveau conseil municipal de Prades a été officiellement installé dans une salle bondée, témoignant de l’intérêt des habitants pour ce moment fort de la vie démocratique locale.

À l’issue du vote, Aude Vivès a été élue maire de Prades avec 22 voix contre 7. Lors du scrutin pour son investiture, Julien Audier-Soria et son équipe ont voté blanc, tout comme lors de l’élection des sept adjoints.

Prenant la parole au nom du groupe minoritaire, Julien Audier Soria a tenu à préciser la ligne qu’il entend défendre au sein de l’assemblée. Il a déclaré que « notre responsabilité en tant que groupe minoritaire ne sera ni celle de l’obstruction stérile, ni celle de l’assentiment complaisant, mais celle de la vigilance et de l’exigence constante ».

De son côté, Aude Vivès a affirmé sa volonté d’exercer ses fonctions au service de tous les Pradéens et de toutes les Pradéennes, sans distinction.

Avec cette élection, elle devient la première femme maire de Prades, un fait inédit dans l’histoire de la commune. « C’est un honneur, un symbole et une fierté. Une reconnaissance de nos valeurs républicaines », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons déjoué les statistiques et les certitudes ».

Moment hautement symbolique de cette installation, l’ancien maire, Yves Delcor, a remis les clés de la ville à Aude Vivés, marquant officiellement la transmission du pouvoir municipal. Un geste qui vient aussi souligner un changement de cap politique.

La nouvelle maire a d’ores et déjà annoncé plusieurs priorités : rassurer la population, réinvestir le centre-ville et les quartiers, et remettre au cœur des politiques publiques l’amélioration concrète du quotidien des habitants.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et attentive, cette séance d’installation a ainsi acté l’ouverture d’un nouveau chapitre pour Prades.

Emy Prieur (L’Indépendant, le 29 mars 2026)