Prades. Aude Vives : « Le seul constat est que Prades décline »

Aude Vives, conseillère municipale et communautaire mais aussi vice-présidente du département en charge du tourisme, se lance officiellement dans la bataille. Après un premier mandat dans l’opposition, la quadragénaire espère bien faire valoir son expérience lors des élections qui se profilent les 15 et 22 mars 2026.

Aude Vives pourquoi vous présentez-vous ?

C’est tout simplement la continuité de mon engagement pour le territoire. J’ai envie de continuer à mettre mes compétences, mes connaissances et mon réseau au service de Prades. Il y a aussi un besoin de changement, c’est une demande de la part de nombreux Pradéens.

Aux précédentes élections, il y avait eu une alliance avec le candidat écologiste Nicolas Berjoan. En 2026, ce ne sera pas le cas avec David Berrué, pourquoi ?

J’ai envie de m’extraire des injonctions partisanes, de cette binarité qui enferme. C’est pour ça que notre liste « Pour les Pradéens » est sans étiquette et c’est pour ça aussi qu’il n’y a pas d’alliance avec un autre candidat. Lors des élections municipales, nous devons former une unité autour des Pradéens. Je n’ai pas envie d’attendre une réponse qui vienne de Paris ou d’où que ce soit, nous devons être maitres de nos décisions.

Quel regard portez-vous sur le mandat qui se termine ?

C’est clairement un mandat subi, il n’y avait pas de projet. Le seul gros projet de la mandature est la reconstruction du centre technique municipal (NDLR, en partie détruit par l’incendie en juin 2023) qui va mettre a mal les finances de la commune. Il n’ya pas de bilan ! Le seul constat est que Prades décline.

Que faire alors pour inverser la tendance selon vous ?

Il faut revitaliser Prades dans son ensemble, le centre-ville mais également les quartiers. Il faut retisser du lien social, avoir des élus continuellement sur le terrain, disponibles et à l’écoute, qui répondent aux sollicitations. D’ailleurs, nous allons commencer avec d’ores et deja huit rendez-vous donnés aux Pradéens pour parler de la ville avec eux (première rencontre le samedi 10 janvier, 15h30, au square Henri-Lapassat). Le but et d’écouter leurs besoins, leurs préoccupations et leurs propositions.

Est-ce que vous avez déjà des projets qui émergent ?

Ce qui est sûr c’est qu’une remise à plat de la fiscalité s’impose. Nous subissons une pression fiscale trop forte. Nous souhaitons trouver d’autres recettes en cherchant des dispositifs, des subventions, des appels à manifestation d’intérêt.. En tout cas, tout nouveau projet ne pourra se faire qu’en informant et en expliquant afin d’impliquer davantage les Pradéens Aujourd’hui personne n’est au courant de rien. C’est fermé, à l’image de l’hôtel de ville qui est inaccessible. C’est un symbole mais il en dit tellement long. Nous voulons appliquer des méthodes de travail différentes. Ne pas prendre des décisions entre soi mais inclure les Pradéens.

Un mot sur le thème à la mode : la sécurité ?

Il faut évidemment lutter contre ce sentiment de peur. Mais cela se fera tout naturellement en ré-investissant le centre-ville, en s’occupant de la population en errance et en faisant en sorte que chacun trouve sa place.

Si vous êtes élue, serez-vous candidate à la présidence de la communauté de communes Conflent Canigó ?

Oui ! La Communauté de communes porte des compétences extrêmement importantes comme le développement économique ou encore l’enfance jeunesse. Il est important qu’une ville comme Prades soit fédératrice et que toutes les petites communes aient leur place dans cette structure. Ceci afin de développer des projets communs bénéfiques pour l’ensemble du territoire.

Un dernier mot sur Prades ?

On a un capital énorme à faire émerger et à valoriser, pour les Pradéens.

Recueilli par Philippe Comas (L’Indépendant, le 8 janvier 2026)

Prades. 150 manifestants solidaires du peuple palestinien (L’Indep)

« Il doit finir le temps des colonies », « Visca, visca Palestina », « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Les slogans ne laissaient aucun doute quant au but de ce rassemblement. « Cette manifestation avait d’abord pour objectif d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien qui vient d’être soumis à un génocide selon la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU », expliquent les organisateurs que sont les Jeunesses populaires du Conflent et alentours, l’Atelier de l’entonnoir et le Collectif solidarité Palestine Conflent.

Danses et poèmes

Après cette manifestation, les participants ont pu occuper la place de la République en dansant sur des chansons traditionnelles palestiniennes. Enfin, une centaine de personnes a pu se rendre dans l’Atelier de l’entonnoir pour une écoute collective de poèmes palestiniens lus par le collectif La clé et pour un repas collectif à prix solidaire (5 euros) et aux saveurs palestiniennes. Les bénéfices de la soirée iront à l’association éducation 4 Gaza.

L’Indépendant, le 22 octobre 2025

Prades. Utopies autour du festival du livre dédié aux sciences humaines (L’Indep)

L’association L’amie Bambulle organise la deuxième édition du salon du livre des sciences humaines et sociales vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 octobre.

Le salon du livre dédié aux sciences humaines a pris du tour de taille pour cette seconde édition.

Un événement étoffé qui passe d’un à trois jours. Cinéma, musique, buffet, mais aussi et surtout débat ou encore rencontres avec des auteurs spécialisés sont au programme. « Ce que l’on souhaite, c’est offrir un temps de réflexion sur les grandes questions qui secouent notre siècle à travers les rencontres avec des acteurs de la pensée contemporaine: auteurs, universitaires, historiens, scientifiques, cinéastes, artistes… Populariser les sciences humaines et sociales sans les dégrader, les rendre plus accessibles non pas en les simplifiant mais en les sortant du monde universitaire » explique Constance Cousin, cheville ouvrière de cette organisation.

Au Lido vendredi puis au Foirail samedi et dimanche

Une deuxième édition du festival qui saluera la mémoire de Lionel Pourtau, décédé au mois d’août. « Lionel qui, par la force de ses rêves et convictions, a su impulser ce rendez-vous annuel du livre et des sciences humaines & sociales, ici à Prades. Passeur, il le fut, généreux, curieux et fédérateur tout autant que critique: c’est dans cet esprit que nous souhaitons partager ces temps d’échanges ». Début des festivités vendredi au Lido avec la projection de deux films (en partenariat avec les Ciné rencontres) sur Walter Benjamin, suivi d’un débat. Ceci en présence du réalisateur Jordi Vidal.

Samedi, direction la salle du Foirail des 9h30 pour une présentation et un hommage à Lionel Pourtau. Ensuite, les conférences s’enchainent : « Le Manifeste du parti communiste, une contre-utopie ? » (élèves et prof lycée Renouvier, 10h), « Inventer des territoires, d’utopies d’État en dystopie ? » (Daniel Bartement, 11h), « Le communisme libertaire en acte, Espagne 1936 » (Myrtille Gonzalbo, 14h), « L’Écoféminisme, mouvement utopique ? » (Margot Lauwers, 16h).

Du changement dans le programme

Une journée bien remplie qui se clôture en musique par un concert dessiné (18h) puis l’intervention d’un DJ (dès 20h). Dimanche, rendez-vous à 10h30 (salle du Foirail) pour la reprise des agapes.

Les amateurs vont encore être servis avec « Des années 70 et ce qui en découle » (Catherine Rouvière, 10h30), « Utopies et critique de la réification depuis Fourier » (Hélène Guérin, 14h) et enfin un petit changement dans le programme avec la venue de Christian Di Scipio en remplacement de Catherine Dufour. Professeur, journaliste, romancier, conférencier (et accessoirement grand sportif), il propose une rencontre intitulée « De l’utopie à l’uchronie » à 16h.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 15 octobre 2025)

Stand de la Libambulle et petite restauration prévue. Banquet sur réservation le dimanche midi Programme complet sur le Faceboak de l’Ami Bambulle.

L’écoféminisme selon Margot Lauwers

Enseignante-chercheuse à l’université de Perpignan et désormais enseignante en secondaire (depuis 6 ans), Margot Lauwers est invitée pour cet événement afin de parler d’écoféminisme. Rencontre.

Pourquoi l’organisation a pensé a vous ?

J’ai été contactée suite au désistement de la philosophe Catherine Larrère. C’est un sujet qui m’intéresse particulièrement puisque j’en ai fait ma thèse. Et puis je suis traductrice littéraire et j’ai réalisé la traduction de deux ouvrages sur l’écoféminisme.

Pourquoi avoir accepté ?

Je suis contente que des choses se fassent en local et cela me fait plaisir de revenir à mes premiers amours. J’aime depuis toujours la vulgarisation, ça m’a toujours beaucoup intéressée.

En deux mots, pouvez-vous expliquer l’écoféminisme ?

C’est un courant de pensée né dans les années 70, une autre façon de voir le monde. L’idée principale est de trouver les raisons pour lesquelles les femmes étaient jugées inférieures à l’homme et la nature inférieure à l’humanité. On compartimente tout et la dualité pose problème. Ce qui est marrant, c’est que c’est un mouvement dont certaines origines sont en France, mais qui a longtemps été très mal perçu. Il y a un retour d’intérêt chez nous depuis une quinzaine d’années.

Prades. Les 60 ans de Terra nostra et 50 ans de l’Agram fêtés (L’Indep)

Des revues, photos et 33 tours sont exposés.

Mardi 19 août, à l’espace Martin-Vivès, 81 bis rue du Palais-de-justice, Ramon
Gual, président de l’association Terra nostra, retrace dans une exposition magistrale les 60 ans de recherches et de publications de la revue Terra nostra et les 50 ans du groupe musical l’Agram. Les ouvrages rédigés en catalan ou version bilingue (catalan-français) constituent une référence précieuse pour la connaissance de l’histoire locale et du patrimoine catalan. Des albums originaux (33 tours) de l’Agram sont aussi exposés, ainsi que de très nombreuses photographies. Des cartes géographiques expliquent les différentes périodes historiques. Le dernier magasine Terra nostra 1965-2025 est proposé à la vente sur place, ainsi que plusieurs autres titres. Le samedi 30 août à 11 h et le samedi 20 septembre à 16 h 30 (dans le cadre des journées du patrimoine), Ramon Gual sera présent pour faire une visite commentée de son exposition. Entrée libre, à voir jusqu’au vendredi 26 septembre, du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.

Contact au 04 68 05 22 43.

Serge Andreu (L’Indépendant, le 22 août 2025)