2ème tour des municipales 2026. Prades : Il n’y aura que deux listes présentes lors du second tour à Prades (L’Indep)

C’est donc officiel, les listes de David Berrué et d’Aude Vives ne fusionneront pas. Cependant le candidat du « Printemps de Prades » annonce se retirer du scrutin qui se déroulera dimanche 22 mars.

Julien Audier Soria ou Aude Vives, les Pradéens devront donc choisir entre les deux listes restantes. Le duel droite-gauche tant attendu aura bien lieu. Après une réunion stérile, lundi soir, les équipes du « Printemps de Prades » et de « Aude Vivès pour les Pradéens » se sont quittées sans pouvoir réaliser de fusion.

Une triangulaire était un temps attendue, mais un communiqué a changé la donne. « 10,31 % (300 voix), avec le score réalisé au premier tour de cette élection municipale, nous pensions possible, et souhaitable, pour l’emporter dimanche, une réunion de nos forces avec celles d’Aude Vives », explique David Berrué. « Cette intention, cette stratégie, cette façon de s’appliquer à soi-même le principe démocratique (3 élus sur 22, à la proportionnelle), n’étaient ni partagées ni même envisagées par nos interlocuteurs. Il n’y aura pas de liste commune de la gauche pour laquelle voter le 22 mars prochain. Nous espérons que cela ne compromette pas l’alternance que nous sommes nombreuses et nombreux à penser à portée de main depuis dimanche dernier. Nous entendons l’appel des nombreuses personnes sympathisantes qui nous demandent de nous retirer: Passée l’amertume du moment, en cohérence avec notre fonctionnement basé, depuis le début, sur notre collectif, nous choisissons de ne pas maintenir notre candidature ».

Une annonce qui ne semble pas étonner Julien Audier-Soria. « Nous nous y attendions, mais nous ne sommes pas inquiets. Je suis encore plus déterminé que le premier jour: Les Pradéennes et Pradéens méritent une équipe capable de porter un dialogue constructif. Les deux autres listes ont montré qu’elles n’étaient pas du tout dans cette dynamique ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 18 mars 2026)

Contactée, Aude Vivés n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

1er tour des municipales 2026. Prades : Prades : Le vote pradéen, bureau par bureau (L’Indep)

3 à 2, voici le score de ce premier tour en faveur de Julien Audier-Soria lorsqu’on comptabilise les voix par bureau.

La salle du Pessebre, l’hôtel de ville et la salle Lousa pour l’un. Les salles du Foirail et Gelcen pour l’autre. À quelque chose près l’est de la ville contre l’ouest. On peut noter qu’une grosse différence se fait entre les deux principaux candidats au niveau du bureau de vote installé à la salle Lousa. Aude Vivès récolte 135 voix de moins que son adversaire du jour, sur 540 votes exprimés.

Les électeurs habitant sur la rive gauche de la Têt (côté lycée) ont-ils apprécié les efforts faits par la précédente municipalité pour les rapprocher du centre (passerelle sur la Têt) ? Quand on sait que 101 voix seulement (au total) départagent les deux principales listes…

L’ouest à gauche et l’est à droite ?

Notons enfin que les bureaux du Foirail et de Gelcen, ceux « remportés » par Aude Vivès, sont aussi ceux où la liste LFI-Écologistes a fait ses meilleurs scores. David Berrué y a obtenu 160 bulletins en sa faveur. Une réserve de voix qui pourrait s’avérer décisive en cas d’union des listes. Encore faudra-t-il que les électeurs comprennent et acceptent cette toujours hypothétique fusion. Des négociations entre Aude Vivès et David Berrué ont-elles commencé ? Dans leurs réactions « à chaud » (dimanche soir après les résultats) le candidat ayant obtenu le moins de voix l’espérait, Aude Vivès n’était pas contre. Les deux listes auront en tout cas jusqu’au mardi 17 mars à 18h pour se décider. En cas de fusion de listes, l’alternance entre une femme et un homme doit toujours être respectée. Additionner ses forces pour espérer pouvoir l’emporter. Mobiliser les abstentionnistes. La folle semaine des candidats a déjà commencé.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 17 mars 2026)

1er tour des municipales 2026. Prades : Soria-Vives, un duel serré au 2nd tour (L’Indep)

Julien Audier-Soria et Aude Vives se dirigent vers un deuxième tour qui promet de garder les électeurs pradéens en haleine. La liste « Prades : ensemble demain ! » récolte 46,58 % des suffrages exprimés pendant que « Aude Vivès pour les Pradéens » obtient 43,11 % des votes. L’équipe du « Printemps de Prades », emmenée par David Berrué, réunit pour sa part 10,31 % des voix et peut se maintenir.

Et c’est parti pour un second tour à Prades. La campagne menée par les trois candidats aura en tout cas mobilisé les électeurs puisque 63,45 % des personnes inscrites sur les listes électorales de la sous-préfecture conflentoise se sont exprimées (contre 52,05 % en 2020). Les deux avocats, Julien Audier-Soria et Aude Vivès, ont une semaine pour faire pencher la balance en leur faveur. « C’est une défaite pour la droite, mais la gauche n’a pas encore gagné », pour David Berrué. Le troisième candidat peut éventuellement se maintenir et compte bien être acteur du vote qui se déroulera dimanche prochain. « Nous appelons, comme depuis le début, à la réunion des dynamiques. Il y a un enjeu historique pour en finir avec une période « Castex » qui a duré 20 ans ».

David Berrué et les abstentionnistes en arbitre ?

Des discussions vont très certainement s’engager avec l’équipe d’Aude Vivès. La vice-présidente du Département se dit « très satisfaite des résultats du premier tour. Il y a eu une forte mobilisation qui montre que les gens ont envie de changement ». Concernant la possible fusion, « il faut qu’on en discute avec mon équipe. Je ne suis pas contre, mais je ne veux pas m’enfermer dans quelque chose de binaire ». Julien Audier-Soria, son adversaire du second tour, est lui aussi « satisfait du résultat. Une grosse semaine de travail nous attend ».

Julien Audier-Soria, le candidat parrainé par Jean Castex espère « mobiliser les abstentionnistes ». Un réservoir de 1 740 électeurs (36,55 %) qui pourrait en effet jouer un rôle déterminant pour le résultat final. À propos d’une éventuelle fusion de la liste de David Berrué avec celle d’Aude Vivès, le candidat arrivé en tête de ce premier scrutin précise : « Je m’étonne qu’elle soit réceptive à cet appel. Aude Vivès avait annoncé dans les médias que son équipe était constituée et que ce serait la même au second tour. II serait pour le moins aberrant que cet engagement ne soit pas tenu ».

En 2020, la liste de Jean Castex l’avait largement emporté au premier tour avec plus de 75 % des voix exprimées. L’ancien Premier ministre, élu pour la troisième fois d’affilée, avait rapidement laissé sa place de maire au premier adjoint Yves Delcor.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 mars 2026)

Municipales 2026. Prades : Le centre-ville au cœur du débat (L’Indep)

Aude Vives, David Berrué et Julien Audier-Soria ont répondu favorablement a l’invitation et se sont retrouvés ce mercredi à 18h, dans les locaux de L’indépendant. Également invité, Gabriel Manas n’a, pour sa part, pas souhaité participer à cette séquence démocratique.

Sécurité, environnement, jeunesse, différents thèmes ont été abordés. L’attractivité du centre-ville est l’un des sujets que les candidats ont particulièrement développés. Pour David Berrué : « On voit que les Pradéens ont plein d’idées, nous devons en tenir compte. Il faut faire du centre-ville un lieu de rencontre, végétaliser des lieux et des bâtiments, créer des aires de jeu pour les enfants. Il faut aussi travailler le cheminement pour que tous les habitants se sentent en sécurité, donner plus de place aux circulations douces et pouvoir se déplacer à vélo à Prades. Le centre-ville a aussi besoin que l’on réhabilite des logements et que la municipalité propose plus d’animations. C’est comme ça que l’on fera revenir les gens et que les commerces reviendront. Il faut faire de la Maison Félip un endroit avec de l’effervescence, un point de support de la vitalité associative.. Nous devons remettre de l’humain et le reste viendra. »

Selon Aude Vivès, « il faut réinvestir le centre-ville physiquement. Je suis d’accord avec David Berrué, à la petite différence que la Maison Felip, il faut en faire un pôle d’attraction culturelle. Il faut soutenir l’installation de commerces, peut-être avec de la préemption sur les locaux vacants Il faudrait réussir à changer le point de vue des Pradéens. Certains ne veulent pas venir car ils ont un sentiment d’insécurité ou des difficultés à stationner : Parmi nos idées, il y a celle de s’appuyer sur un office de tourisme qui soit capable de promouvoir et de mettre en scène le centre-ville. Valoriser notre patrimoine matériel et immatérie! et évidemment la catalanité qui n’est pas suffisamment investie. » D’autres idées ont également été abordées comme : « Avoir un lieu de réunion, de convivialité. Favoriser les mobilités décarbonées ou encore avoir une navette municipale plus facile d’accès (…) »

Julien Audier Soria explique que « les problèmes de centre-ville ne se règlent pas d’un coup de cuillère magique. » Le candidat estime, comme Aude Vivès, que : « le stationnement est à réviser. D’ailleurs, le projet de parking (déjà voté) par le conseil municipal, rue Porto Rico, doit être mené à bien. Il n’y a pas de commerce sans stationnement. On doit rebâtir ce cœur de ville avec une politique concrète, il faut prévoir une urbanisation repensée. Thuir l’a fait, il y a quelques années, avec des bureaux d’études, on va initier cela. Un travail a déjà été fait autour de la Maison Félip, avec les architectes des bâtiments de France. D’une manière générale, il faut donner envie aux gens de revenir : Autre point important, la communication. Nous devons communiquer ditteremment, expliquer qu’à Prades, il y a des commerces, de la vie, de la jeunesse. On doit se réapproprier le centre-ville. »

Philippe Comas (L’Indépendant, le 26 février 2026)

Prades. Aude Vives : « Le seul constat est que Prades décline » (L’Indep)

Aude Vives, conseillère municipale et communautaire mais aussi vice-présidente du département en charge du tourisme, se lance officiellement dans la bataille. Après un premier mandat dans l’opposition, la quadragénaire espère bien faire valoir son expérience lors des élections qui se profilent les 15 et 22 mars 2026.

Aude Vives pourquoi vous présentez-vous ?

C’est tout simplement la continuité de mon engagement pour le territoire. J’ai envie de continuer à mettre mes compétences, mes connaissances et mon réseau au service de Prades. Il y a aussi un besoin de changement, c’est une demande de la part de nombreux Pradéens.

Aux précédentes élections, il y avait eu une alliance avec le candidat écologiste Nicolas Berjoan. En 2026, ce ne sera pas le cas avec David Berrué, pourquoi ?

J’ai envie de m’extraire des injonctions partisanes, de cette binarité qui enferme. C’est pour ça que notre liste « Pour les Pradéens » est sans étiquette et c’est pour ça aussi qu’il n’y a pas d’alliance avec un autre candidat. Lors des élections municipales, nous devons former une unité autour des Pradéens. Je n’ai pas envie d’attendre une réponse qui vienne de Paris ou d’où que ce soit, nous devons être maitres de nos décisions.

Quel regard portez-vous sur le mandat qui se termine ?

C’est clairement un mandat subi, il n’y avait pas de projet. Le seul gros projet de la mandature est la reconstruction du centre technique municipal (NDLR, en partie détruit par l’incendie en juin 2023) qui va mettre a mal les finances de la commune. Il n’ya pas de bilan ! Le seul constat est que Prades décline.

Que faire alors pour inverser la tendance selon vous ?

Il faut revitaliser Prades dans son ensemble, le centre-ville mais également les quartiers. Il faut retisser du lien social, avoir des élus continuellement sur le terrain, disponibles et à l’écoute, qui répondent aux sollicitations. D’ailleurs, nous allons commencer avec d’ores et deja huit rendez-vous donnés aux Pradéens pour parler de la ville avec eux (première rencontre le samedi 10 janvier, 15h30, au square Henri-Lapassat). Le but et d’écouter leurs besoins, leurs préoccupations et leurs propositions.

Est-ce que vous avez déjà des projets qui émergent ?

Ce qui est sûr c’est qu’une remise à plat de la fiscalité s’impose. Nous subissons une pression fiscale trop forte. Nous souhaitons trouver d’autres recettes en cherchant des dispositifs, des subventions, des appels à manifestation d’intérêt.. En tout cas, tout nouveau projet ne pourra se faire qu’en informant et en expliquant afin d’impliquer davantage les Pradéens Aujourd’hui personne n’est au courant de rien. C’est fermé, à l’image de l’hôtel de ville qui est inaccessible. C’est un symbole mais il en dit tellement long. Nous voulons appliquer des méthodes de travail différentes. Ne pas prendre des décisions entre soi mais inclure les Pradéens.

Un mot sur le thème à la mode : la sécurité ?

Il faut évidemment lutter contre ce sentiment de peur. Mais cela se fera tout naturellement en ré-investissant le centre-ville, en s’occupant de la population en errance et en faisant en sorte que chacun trouve sa place.

Si vous êtes élue, serez-vous candidate à la présidence de la communauté de communes Conflent Canigó ?

Oui ! La Communauté de communes porte des compétences extrêmement importantes comme le développement économique ou encore l’enfance jeunesse. Il est important qu’une ville comme Prades soit fédératrice et que toutes les petites communes aient leur place dans cette structure. Ceci afin de développer des projets communs bénéfiques pour l’ensemble du territoire.

Un dernier mot sur Prades ?

On a un capital énorme à faire émerger et à valoriser, pour les Pradéens.

Recueilli par Philippe Comas (L’Indépendant, le 8 janvier 2026)

Prades. 150 manifestants solidaires du peuple palestinien (L’Indep)

« Il doit finir le temps des colonies », « Visca, visca Palestina », « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Les slogans ne laissaient aucun doute quant au but de ce rassemblement. « Cette manifestation avait d’abord pour objectif d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien qui vient d’être soumis à un génocide selon la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU », expliquent les organisateurs que sont les Jeunesses populaires du Conflent et alentours, l’Atelier de l’entonnoir et le Collectif solidarité Palestine Conflent.

Danses et poèmes

Après cette manifestation, les participants ont pu occuper la place de la République en dansant sur des chansons traditionnelles palestiniennes. Enfin, une centaine de personnes a pu se rendre dans l’Atelier de l’entonnoir pour une écoute collective de poèmes palestiniens lus par le collectif La clé et pour un repas collectif à prix solidaire (5 euros) et aux saveurs palestiniennes. Les bénéfices de la soirée iront à l’association éducation 4 Gaza.

L’Indépendant, le 22 octobre 2025

Prades. Utopies autour du festival du livre dédié aux sciences humaines (L’Indep)

L’association L’amie Bambulle organise la deuxième édition du salon du livre des sciences humaines et sociales vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 octobre.

Le salon du livre dédié aux sciences humaines a pris du tour de taille pour cette seconde édition.

Un événement étoffé qui passe d’un à trois jours. Cinéma, musique, buffet, mais aussi et surtout débat ou encore rencontres avec des auteurs spécialisés sont au programme. « Ce que l’on souhaite, c’est offrir un temps de réflexion sur les grandes questions qui secouent notre siècle à travers les rencontres avec des acteurs de la pensée contemporaine: auteurs, universitaires, historiens, scientifiques, cinéastes, artistes… Populariser les sciences humaines et sociales sans les dégrader, les rendre plus accessibles non pas en les simplifiant mais en les sortant du monde universitaire » explique Constance Cousin, cheville ouvrière de cette organisation.

Au Lido vendredi puis au Foirail samedi et dimanche

Une deuxième édition du festival qui saluera la mémoire de Lionel Pourtau, décédé au mois d’août. « Lionel qui, par la force de ses rêves et convictions, a su impulser ce rendez-vous annuel du livre et des sciences humaines & sociales, ici à Prades. Passeur, il le fut, généreux, curieux et fédérateur tout autant que critique: c’est dans cet esprit que nous souhaitons partager ces temps d’échanges ». Début des festivités vendredi au Lido avec la projection de deux films (en partenariat avec les Ciné rencontres) sur Walter Benjamin, suivi d’un débat. Ceci en présence du réalisateur Jordi Vidal.

Samedi, direction la salle du Foirail des 9h30 pour une présentation et un hommage à Lionel Pourtau. Ensuite, les conférences s’enchainent : « Le Manifeste du parti communiste, une contre-utopie ? » (élèves et prof lycée Renouvier, 10h), « Inventer des territoires, d’utopies d’État en dystopie ? » (Daniel Bartement, 11h), « Le communisme libertaire en acte, Espagne 1936 » (Myrtille Gonzalbo, 14h), « L’Écoféminisme, mouvement utopique ? » (Margot Lauwers, 16h).

Du changement dans le programme

Une journée bien remplie qui se clôture en musique par un concert dessiné (18h) puis l’intervention d’un DJ (dès 20h). Dimanche, rendez-vous à 10h30 (salle du Foirail) pour la reprise des agapes.

Les amateurs vont encore être servis avec « Des années 70 et ce qui en découle » (Catherine Rouvière, 10h30), « Utopies et critique de la réification depuis Fourier » (Hélène Guérin, 14h) et enfin un petit changement dans le programme avec la venue de Christian Di Scipio en remplacement de Catherine Dufour. Professeur, journaliste, romancier, conférencier (et accessoirement grand sportif), il propose une rencontre intitulée « De l’utopie à l’uchronie » à 16h.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 15 octobre 2025)

Stand de la Libambulle et petite restauration prévue. Banquet sur réservation le dimanche midi Programme complet sur le Faceboak de l’Ami Bambulle.

L’écoféminisme selon Margot Lauwers

Enseignante-chercheuse à l’université de Perpignan et désormais enseignante en secondaire (depuis 6 ans), Margot Lauwers est invitée pour cet événement afin de parler d’écoféminisme. Rencontre.

Pourquoi l’organisation a pensé a vous ?

J’ai été contactée suite au désistement de la philosophe Catherine Larrère. C’est un sujet qui m’intéresse particulièrement puisque j’en ai fait ma thèse. Et puis je suis traductrice littéraire et j’ai réalisé la traduction de deux ouvrages sur l’écoféminisme.

Pourquoi avoir accepté ?

Je suis contente que des choses se fassent en local et cela me fait plaisir de revenir à mes premiers amours. J’aime depuis toujours la vulgarisation, ça m’a toujours beaucoup intéressée.

En deux mots, pouvez-vous expliquer l’écoféminisme ?

C’est un courant de pensée né dans les années 70, une autre façon de voir le monde. L’idée principale est de trouver les raisons pour lesquelles les femmes étaient jugées inférieures à l’homme et la nature inférieure à l’humanité. On compartimente tout et la dualité pose problème. Ce qui est marrant, c’est que c’est un mouvement dont certaines origines sont en France, mais qui a longtemps été très mal perçu. Il y a un retour d’intérêt chez nous depuis une quinzaine d’années.

Prades. Les 60 ans de Terra nostra et 50 ans de l’Agram fêtés (L’Indep)

Des revues, photos et 33 tours sont exposés.

Mardi 19 août, à l’espace Martin-Vivès, 81 bis rue du Palais-de-justice, Ramon
Gual, président de l’association Terra nostra, retrace dans une exposition magistrale les 60 ans de recherches et de publications de la revue Terra nostra et les 50 ans du groupe musical l’Agram. Les ouvrages rédigés en catalan ou version bilingue (catalan-français) constituent une référence précieuse pour la connaissance de l’histoire locale et du patrimoine catalan. Des albums originaux (33 tours) de l’Agram sont aussi exposés, ainsi que de très nombreuses photographies. Des cartes géographiques expliquent les différentes périodes historiques. Le dernier magasine Terra nostra 1965-2025 est proposé à la vente sur place, ainsi que plusieurs autres titres. Le samedi 30 août à 11 h et le samedi 20 septembre à 16 h 30 (dans le cadre des journées du patrimoine), Ramon Gual sera présent pour faire une visite commentée de son exposition. Entrée libre, à voir jusqu’au vendredi 26 septembre, du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.

Contact au 04 68 05 22 43.

Serge Andreu (L’Indépendant, le 22 août 2025)