Collectif national Stop CETA – Mercosur (Lettre d’infos n°8)

Transformons le report de la ratification en un abandon définitif
Une (petite) victoire qui nous impose de renforcer la mobilisation !

Lire et partager notre la réaction complète du collectif, avec citation des organisations membres du collectif.

Les mobilisations agricoles et citoyennes ont payé : c’est la première fois dans l’histoire européenne que les promoteurs des accords de libre-échange, dans l’incapacité de réunir une majorité qualifiée, doivent repousser la ratification d’un de ces accords, ici le le plus nocif et le plus contesté de l’histoire de l’UE.

C’est une bonne nouvelle pour les filières économiques les plus fragiles des deux côtés de l’Atlantique, pour le climat, la lutte contre la déforestation et les droits humains. Cet accord obsolète doit désormais être enterré : nous méritons mieux que d’importer des carcasses de viande réfrigérées et d’exporter des voitures thermiques et des pesticides.

Le collectif national Stop Mercosur appelle toutes et tous à s’engager dans ce combat à nos côtés : nous ne voulons ni de la loi de la jungle de Trump, ni d’une mondialisation néolibérale désastreuse, mais une relocalisation écologique et solidaire qui permette de satisfaire les besoins des populations sans détruire les activités des agriculteurs et des salariés, pas plus que la planète.

Bien sûr, ce report n’est pas un abandon.

Un webinaire d’infos sera organisé à la rentrée : inscrivez-vous et indiquez date et horaire souhaités.

Partagez le dernier visuel – tract que vous trouverez en bas du communiqué.

Suite à des questions, voici les principales organisations membres du collectif national Stop Mercosur : ActionAid France, Aitec, Amis de la Terre France, Attac France, Confédération Paysanne, CGT, Greenpeace France, Fédération Artisans du Monde, Fondation Copernic, FoodWatch, FNE, FSU, Les Amis du Monde Diplo, Solidaires, etc… Voir le détail.

La signature de l’accord UE-Mercosur est reportée au mois de janvier (L’Indep)

Alors que Bruxelles a vécu une journée de tensions, avec près de 10.000 agriculteurs dans les rues, dont 4 000 Français selon la FNSEA, les politiques temporisent.

Des tensions, il y en a eu durant cette chaude journée de jeudi, autour du siège de l’Union européenne, à Bruxelles. Des agriculteurs de plusieurs pays y ont convergé pour protester contre l’accord de libre-échange, négocié depuis l’an 2000 et qui doit lier l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Un peu moins de 10.000 exploitants s’y étaient retrouvés, dont 4.000 Français, selon la FNSEA, accompagnés de tracteurs. Des heurts ont éclaté avec la police, déployée en nombre autour du siège de l’UE. Le calme est revenu dans la soirée. Un calme qu’aimeraient prolonger les dirigeants européens, au premier rang desquels Emmanuel Macron.

L’Italie est venue au secours de la France

Dans la matinée, le président français confirmait son opposition, en déclarant que « le compte n’y est pas », au sujet de l’accord de libre-échange. Confirmant ainsi que la France n’était pas prête à signer en l’état l’accord commercial. « Je veux dire à nos agriculteurs qui manifestent la clarté de la position de la France depuis le début : sur le Mercosur, nous considérons que le compte n’y est pas et que cet accord ne peut pas être signé », a-t-il déclaré, réaffirmant la position de la France et réclamant un report de la signature de l’accord contesté.

Alors qu’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne souhaite aller au Brésil signer le dit accord samedi, elle a vu ses plans contrecarrés par la position de l’Italie. Sa Première ministre Giorgia Meloni s’est exprimée dans la journée pour demander officiellement un report de la signature. Venant ainsi à la rescousse de la France, et offrant à Emmanuel Macron un renfort de poids dans sa stratégie de temporiser sur la signature de l’accord. D’ailleurs, dans l’après-midi, Giorgia Meloni a adressé officiellement une demande de report de cette signature au président brésilien Lula, qui préside le Mercosur. Ce dernier a précisé un peu plus tard qu’il se ferait le messager, lors du sommet du Mercosur, samedi, d’une demande de la Première ministre italienne de repousser la signature de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. Le bloc sud-américain doit se réunir dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu, avec néanmoins l’espoir de signer le traité. Lula, qui a eu un échange téléphonique avec la Première ministre italienne, a déclaré que Giorgia Meloni « m’a demandé que si nous pouvions avoir de la patience une semaine, dix jours, un mois, l’Italie soutiendra l’accord ». Il a précisé qu’il revient aux pays du Mercosur de « décider quoi faire ».

La confirmation du report de la signature est intervenue en dé but de soirée. Lors du sommet des 27, réunis à Bruxelles, Ursula von der Leyen a annoncé le report de la signature du traité de libre-échange avec le Mercosur au mois de janvier. Elle actait ainsi l’échec d’obtenir au préalable l’aval de la majorité qualifiée nécessaire des États membres, face à l’opposition associée de la France et de l’Italie. Reste maintenant à connaitre la position des quatre pays qui constituent le Mercosur. Nul doute qu’ils ne manqueront pas d’exprimer leur déception, eux qui négocient cet accord depuis plus de deux décennies.

Les professionnels des vins et spiritueux favorables

Et les déçus ne sont pas seulement dans le camp sud-américain. On en trouve aussi du côté des acteurs économiques européens. Les professionnels des vins et spiritueux français ont affiché jeudi, en pleine crise, leur soutien à l’accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur.

Leur fédération juge, dans un communiqué, « indispensable d’ouvrir de nouveaux marchés », actant dans le Mercosur « une opportunité stratégique majeure » pour un secteur en crise. En effet, le traité prévoit la suppression des droits de douane sur les vins et spiritueux, actuellement compris entre 20 et 27 % Un allègement jugé crucial pour stimuler les exportations vers ces pays.

L’Indépendant, le 19 décembre 2025

Collectif national Stop CETA – Mercosur (Lettre d’infos n°7)

E. Macron demande le « report » la ratification de l’accord UE-Mercosur. Nous voulons son abandon.

Trois jours pour bloquer l’accord… et quelques bonnes nouvelles

Diffusez un dernier tract / visuel de campagne

Sous la pression de la mobilisation d’une partie du monde agricole, E. Macron, la girouette, demande désormais à Bruxelles le « report » de la ratification de l’accord UE-Mercosur : après le « Non en l’État », après « les aspects positifs » énoncés avant la COP30 au Brésil et après la réception des lobbyistes brésiliens à l’Élysée (VIDEOtoute l’histoire), E. Macron fait à nouveau mine de s’opposer à l’accord … sans ne jamais rien tenter pour l’enterrer définitivement.

Alors que 80 % de la population est contre cet accord, ainsi que la totalité de la société civile et que les deux assemblées se sont exprimées à la quasi-unanimité contre cet accord, il est temps de ne plus tergiverser. Clause de sauvegarde ou pas. NOUS VOULONS SON ABANDON.

Aidez-nous, soutenez-nous : nous avons besoin de vos dons pour continuer à mener campagne… jusqu’au Parlement européen au printemps (dites-nous si vous n’y arrivez pas).

Passez à l’action : écrivez à E. Macron, ses ministres et aux eurodéputés !

Échos de campagne :

  • dans la rue : la Conf paysanne et la Via Campesina Europe organisent ce 17 décembre une action sur l’aéroport de Liège (Belgique) pour dénoncer la concurrence déloyale et l’accord UE-Mercosur.
  • au Parlement européen : nous avons obtenu que les eurodéputés votent de nombreux amendements faisant la démonstration que la clause de sauvegarde de l’accord UE-Mercosur est faible et incapable de protéger les filières les plus fragiles. Lire notre communiqué.
  • dans les autres capitales européennes : à écouter la presse française, seul E. Macron s’opposerait à l’accord. C’est FAUX. L’Autriche et la Pologne viennent de confirmer un Non ferme, l’Irlande aussi. Bref, un minorité de blocage est possible. Et l’Italie semble vouloir également un report. Détails ici.
  • au Parlement français : après l’Assemblée nationale, c’est le Sénat qui appelle l’exécutif français, non à demander le report de la ratification de l’accord UE-Mercosur, mais à s’opposer à cet accord ;
  • sur le terrain : les nombreuses mobilisations agricoles en cours font le bien sûr lien avec l’accord UE-Mercosur. De nombreux rassemblements sont prévus ce 18 décembre à l’initiative de la Conf paysanne. Ici à Lyon par exemple.
  • plusieurs nouvelles collectivités territoriales ont voté des vœux contre l’accord UE-Mercosur et pour la relocalisation écologique et solidaire : toutes les infos et téléchargez notre kit de campagne pour interpeller les collectivités territoriales !
  • webinaire de campagne : le 5 déc, nous avons organisé un webinaire d’information – écrivez-nous pour recevoir la vidéo et/ou les slides si vous ne les avez pas eus ;

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