Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie allemande classique

Friedrich Engels. Les éditions sociales, août 2026.

À travers une réflexion sur la philosophie de Ludwig Feuerbach, Engels retrace la genèse de la pensée marxiste, réhabilite l’héritage critique de Hegel et expose, dans une forme particulièrement claire, les principes fondamentaux de la vision matérialiste du monde. Écrit dans le contexte des débats philosophiques et politiques qui traversent alors la social-démocratie allemande, ce texte entend défendre la spécificité du matérialisme marxiste contre les différentes formes d’idéalisme, de positivisme et de « matérialisme vulgaire ». Il est devenu l’un des textes canoniques du mouvement ouvrier international et a longtemps servi d’introduction privilégiée au marxisme.

Cette nouvelle traduction de la GEME, accompagnée d’une introduction substantielle et d’annexes inédites, restitue le contexte philosophique et politique dans lequel écrit Engels.

Publié avec le soutien de la Fondation Gabriel Péri. Août 2026 – 248 pages – 18 euros

—> Commander

Les Fronts populaires, une perspective mondiale, 1934-1938

Sous la direction de Jean Vigreux et Serge Wolikow, Libertalia, juin 2026.

« L’objet de ce livre est d’écrire une histoire du moment 1934-1938 en décalant le regard, en l’internationalisant, mais aussi en évitant de le penser uniquement du point de vue européen : les Fronts populaires hors d’Europe ont existé ! » Car le Front populaire est aussi un phénomène mondial. Avec cet ouvrage rassemblant les contributions de 40 spécialistes de la période, il s’agit de présenter, analyser et expliquer ces années-là dans une histoire connectée, mondialisée, voire universelle ou internationale. Bref, une histoire des Fronts populaires dans une perspective mondiale.

Publié avec le soutien de la Fondation Gabriel Péri. Mai 2026 – 800 pages – 14 euros

—> Commander

États-Unis : Une domination en question

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump érige la loi du plus fort en principe. Prolongeant et radicalisant un projet impérial amorcé de longue date, cette brutalisation assumée des relations internationales – doublée d’une offensive autoritaire intérieure – s’accompagne de l’attaque en règle de l’ordre institutionnel mis en place en 1945, jugé de moins en moins conforme aux intérêts états-uniens. Cette politique de force ne doit pas faire illusion. Elle révèle aussi le déclin relatif d’une hégémonie contestée qui doit de plus en plus recourir à la contrainte pour se maintenir. Cet ouvrage collectif entend éclairer les transformations et les ressorts structurels de cette domination, autant qu’il esquisse des alternatives progressistes pour construire une multipolarité fondée sur l’égalité et la coopération entre les peuples.

Coordonné par Louise Gaxie et Chrystel Le Moing. Avec Hadjar Aouardji, Charlotte Balavoine, Dominique Bari, Édouard Bénard, Didier Billion, Marie-Claire Cailletaud, Jim Cohen, Denis Durand, Philip Golub, Florian Gulli, Patrick Kamenka, Peter Mertens, Alain Obadia, Vincent Ortiz, Despina Sinou, Gloria Verges, Francis Wurtz, Igor Zamichiei.

Septembre 2026 – 250 pages (22 euros)

—> Commander

Le grand défi de l’eau

Février 2026, photos, reportages télé, montraient villes, villages, zones industrielles submergées, des milliers de Km2 de terres agricoles inondées. Juin, juillet, août avec canicule sècheresse et incendies monstrueux. Les prophètes de mauvais augure professant sur les médias en ont fait, tels les chevaliers de l’apocalypse, leur raison de vivre, leur fond de commerce du malheur. Un hydrologue, Eric Servat, lui, a écrit un livre, « Le Grand défi de l’eau »(*) à l’opposé des prophètes du malheur. C’est un plaidoyer pour la raison, l’espoir et l’action : non, la nouvelle donne du climat n’est pas la fin du monde.

Car depuis l’apparition de la Terre, l’eau et son volume n’ont pas changé. Chaque molécule ou verre d’eau que nous buvons est la même eau que buvaient les dinosaures il y a 100 millions d’années. Cette eau en constante circulation va de la mer aux nuages, retombe, s’évapore va créer, la calotte de l’Antarctique… change d’état, liquide, gazeuse, solide, salée ou douce.

Sa gestion est compliquée, car 97,2 % est salée. N’existe que 2,8 % d’eau douce, dont 60 % stockés dans l’ Antarctique. C’est de la part résiduelle, 0,8 %, que dépend l’existence du vivant. De plus, sa répartition n’est pas équitable, 9 pays se partagent 60 % de « l’eau douce liquide ».

L’auteur n’élude aucun sujet, des « bassines » à la nécessité de désimperméabiliser les villes pour en faire des « éponges », « conserver l’eau pour se nourrir » alors que l’irrigation ne touche que 6,8 % de la surface agricole, ou « transporter l’eau », du Rhône vers 3 départements d’Occitanie. Bien mesurer le retard avec 4,7 % du « flux » annuel (pluies/neige) stocké en France, contre presque 50 % en Espagne qui, du coup, fournit fruits et légumes ; les questions géopolitiques ; sanitaires ; … ce que le consommateur paie c’est le service autour de l’eau.

(*) Le grand défi de l’eau, Eric Servat, Harper édition, 18,90 €

211 milliards. Le livre de Fabien Gay

C’est le montant des aides publiques versées aux entreprises en France, en 2023, sans transparence ni contrepartie ni évaluation. Cela correspond à deux fois et demie le budget de l’Éducation nationale, et onze fois celui de la Santé – 211 milliards attribués sans obligation d’aucune sorte, ni sociale ni environnementale. Ce chiffre a été établi par une commission d’enquête sénatoriale sur la base de six mois de recherche, d’analyse et d’audition de près de la moitié des patrons du CAC 40, peu habitués à rendre des comptes aux citoyens ou à leurs représentants élus. C’est inédit.

Le rapporteur de la commission, Fabien Gay, raconte les coulisses de ce travail de fourmi qui a permis d’établir un état des lieux précis, jusqu’alors inexistant, des aides publiques aux entreprises. Le jeune sénateur livre ici son expérience de l’exercice du débat démocratique et de la lutte politique au service de celles et ceux qui sont les créateurs de richesses : c’est maintenant que le combat commence.

–> Le commander

Karl Marx, Notes sur James Mill

Pendant son exil parisien (1843-1845), Karl Marx rédige les fameux Cahiers de Paris, dont sont issus les Manuscrits de 1844 et ainsi que les Notes sur James Mill. Ces notes sont les plus développées et les plus complètes de tous les cahiers parisiens. Elles sont pour la première fois traduites et publiées intégralement en français.

Elles nous font pénétrer dans le laboratoire du jeune Marx, dans sa critique de l’économie politique et son travail de lecteur et de traducteur.

Le texte a été traduit par Herbert Holl, Alain Patrick Olivier et Maïwenn Roudaut dans le cadre du séminaire MARXMILL (université de Nantes, 2019-2020).

Ce livre des éditions sociales a bénéficié du soutien de la Fondation Gabriel Péri et du Centre de Recherche en Éducation de Nantes.

Commander

La Question communiste, de Domenico Losurdo

Traduction de Lorenzo Battisti
avec le concours de
Jean-Pierre Martin
et d’Éric Le Lann
Préface de Florian Gulli

« Ce livre de Losurdo a quelque chose à voir avec l’ascension des hautes montagnes. Losurdo n’y occupe pas la place de l’alpiniste, mais celle de l’observateur. Il analyse l’action de ceux qui, au cours du siècle, ont tenté l’ascension. Il essaie de déceler les “faux pas” qui ont précipité la chute des uns ou ont égaré les autres à tel point qu’ils ont perdu de vue le sommet.

Mais Losurdo s’enquiert aussi et surtout des “chemins détournés” qui, contre toute attente parfois, ont permis de repartir à l’assaut de la montagne.

La “question communiste” au XXIe siècle n’est donc pas la réactivation d’un vieux dogme romantique ou la contemplation du bel idéal. Elle est reprise des luttes concrètes “contre le démantèlement de l’État social, pour la défense de la souveraineté de l’État, de l’indépendance nationale et du droit au développement”, luttes qui ne seront efficaces qu’à la condition d’avoir appris des échecs et des victoires d’hier. »

Extrait de la préface de Florian Gulli.

Commander le livre
https://editionsmanifeste.fr/livre/losurdo/

« Un monde à la renverse » de Patrick Le Hyaric (éd. L’Humanité)

Le monde vacille. Et ce n’est pas une crise passagère. Une bascule historique est à l’œuvre sous l’impulsion d’un capitalisme mutant, plus agressif, sous l’égide d’une nouvelle internationale réactionnaire et d’une cohorte masculiniste d’autocrates et de néofascistes.

Austérité, militarisme, surexploitation des ressources, marchandisation des vies, mise en cause des droits sociaux et environnementaux, remise en cause du droit international, menace de guerre généralisée. Dans sa fuite en avant, un capitalisme de prédation sans limite et la résurgence des formes impériales entraînent l’humanité vers l’apocalypse.

Il est urgent de réagir, de résister, de s’unir, de brandir à nouveau le flambeau de la paix, de la coopération, de l’amitié entre les peuples et d’un nouveau mode de développement humain, social, écologique, féministe et pacifique.

Dans cet essai, Patrick Le Hyaric met en débat des éléments d’appréciation sur ces basculements historiques et les inquiétantes forces à la manœuvre. Il appelle à empêcher l’irréversible, à conjurer le pire et fait valoir la force des peuples qui cherchent sans attendre les chemins de nouvelles émancipations et de la construction d’une mondialité commune. « Le monde à la renverse » appelle à imaginer ensemble l’après-capitalisme.

À lire pour comprendre et agir.

Patrick Le Hyaric, Directeur de L’Humanité 2000-2021, Député européen: 2009-2019.