Étudiants, parents et syndicats au soutien des lycéens (L’Indep)

Ce mardi 6 octobre 2026, l’Union syndicale lycéenne (USL) et le mouvement étudiant Union progressiste appellent à manifester à partir de 9h30 au départ du campus principal de l’université de Perpignan. Après la CGT, la FSU et Solidaires, le syndicat FO et la Féderation des conseils de parents d’élèves (FCPE) apportent leur soutien à la mobilisation.

Les étudiants perpignanais sont dans les starting-blocks. Ce lundi, sur les coups de 17h, l’assemblée générale que le mouvement étudiant Union progressiste et l’Union syndicale lycéenne ont réunie à l’université pour préparer leur manifestation commune de ce mardi a rassemblé environ 70 personnes. À cette occasion, les organisateurs, qui tirent la sonnette d’alarme sur leurs conditions d’apprentissage et réclament des moyens pour l’enseignement public, ont notamment dévoilé le parcours prévu : avenue Paul-Alduy, rue du Pontet-de-Bages, avenue Pierre-Cambres, puis boulevards Briand, Anatole-France, Bourrat et Wilson, pour terminer au pied du Castillet.

En parallèle, les soutiens à l’initiative continuaient d’affluer. Vendredi der-nier, trois syndicats, la CGT, la FSU et Solidaires, avaient déjà annoncé qu’ils appelaient à la grève ce mardi 6 octobre afin de soutenir le mouvement des jeunes. Dans le courant du week-end, la fédération FO de l’Éducation (Pnec-FO) s’est rajoutée à la liste.

« Les revendications des lycéens sont également celles des personnels de l’Éducation nationale. Les lycéens veulent un avenir, des profs, des locaux corrects et adaptés aux conditions climatiques, des emplois du temps respectueux de leur santé, des manuels scolaires et des moyens pour l’école », estime la Fnec qui appelle elle aussi à se mettre en grève et a rejoindre le cortège qui partira ce mardi de la fac. Le secrétaire de l’union départementale FO, Jérôme Capdevielle, renchérit : « Nous restons en soutien. Nous ne sommes pas organisateurs de cette manifestation. Nous ne voulons pas de récupération du mouvement étudiant, mais nous serons là si besoin ».

La Fédération des conseils de parents d’élèves des Pyrénées-Orientales (FCPE 66) invite elle aussi ses membres à marcher avec les lycéens et étudiants ce mardi. « Nous appelons à manifester, mais aussi à encadrer la mobilisation, à être auprès des lycéens pour faire tampon, pour servir d’interlocuteurs entre les jeunes et les forces de l’ordre et faire en sorte que tout se passe dans la sérénité et le calme, résume le président de l’association, Rémy Landri. Les lycéens portent les revendications de l’ensemble de l’enseignement public. Il faut qu’ils trouvent une écoute ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 6 octobre 2026)

Des centaines de lycéens dans la rue, hier

Les lycéens ne se démobilisent pas. Ce lundi, en milieu de matinée, les élèves grévistes des établissements perpignanais (Picasso, Maillol, Arago, Lurçat…) se sont, comme jeudi et vendredi derniers, rejoints vers 10 heures devant le lycée Arago pour ensuite partir en manifestation dans les rues de la ville.

Cette fois, ils se sont dirigés vers le lycée Maillol en traversant le centre-ville puis le pont Joffre dans le calme. Le cortège était composé de plusieurs centaines de personnes. Une fois arrivés à Maillol, aux environs de midi, les élèves se sont rassemblés devant l’établissement, où plusieurs fumigènes colorés ont été allumés.

Selon nos informations, la police aurait procédé ce lundi à une dizaine d’interpellations et placé six personnes en garde à vue pour des faits commis en marge du mouvement, essentiellement dans le secteur du lycée Maillol. Le cortège en route vers le lycée Maillol.

A. A. (L’Indépendant, le 6 octobre 2026)

Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)

Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.

L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.

Absence d’informations, de dialogue et concertation

« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».

Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)

Cabestany. La FCPE fait baisser le coût des fournitures (L’Indep)

À quelques jours de la rentrée, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Pyrénées-Orientales a lancé pour la première fois une bourse aux fournitures scolaires à l’échelle du département. Le principe est de mutualiser les commandes de plusieurs établissements afin de négocier des tarifs plus avantageux pour les familles.

« C’est une demande que les parents d’élèves formulaient depuis quelques années », explique Rémy Landri, président de la FCPE 66. Face à l’augmentation régulière du prix des fournitures, l’association a voulu apporter une réponse concrète. « On s’est dit qu’il fallait que l’on s’empare de ce problème. La hausse du coût du papier, de l’énergie et du trans port, notamment depuis la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, a contribué à alourdir la facture ». Quatre bénévoles de la fédération dont Marc Zarcone, trésorier, et un salarié pour le marketing, se sont attelés à la tâche.

Le dispositif permet aux familles de réaliser 30 à 35 % d’économie par rapport aux achats effectués dans le commerce, tout en conservant du matériel de qualité.

Une adhésion a la FCPE de 10 euros est toutefois nécessaire, la fédération n’étant pas autorisée par la loi à exercer une activité commerciale. Pour cette première année test, les propositions ont été adressées à l’ensemble des établissements du département. Dix collèges et une école primaire ont finalement participé, en transmettant leurs listes de fournitures. Au total, 80 familles ont répondu favorablement.

Cabestany, 28 kits ont été commandés et distribués vendredi 23 août devant le collège Pau-Casals Une opération appréciée par les parents, à l’image de cette mère de six enfants venue récupérer les fournitures de ses deux collégiens. Sébastien Braco, conseiller municipal aux Affaires scolaires et périscolaires, s’est chargé de la distribution des colis aux parents d’élèves. « Les colis vont être distribués également dans chaque établissement participant », explique-t-il.

La FCPE entend désormais pérenniser et améliorer le dispositif. « Il nous faut trouver un fournisseur local », indique Rémy Landri, qui souhaite également multiplier les périodes de distribution et réduire les coûts de transport. « Pour les écoles primaires, l’objectif sera notamment d’anticiper davantage, afin que les parents disposent des fournitures des le début du mois de juillet ».

Car l’enjeu dépasse le seul contenu des cartables. Dans un département où de nombreuses familles rencontrent des difficultés financières, l’allocation de rentrée scolaire ne suffit pas toujours à couvrir l’ensemble des dépenses: vêtements, cantine, transport ou encore activités sportives s ajoutent à la facture. Avec cette première expérience, la FCPE 66 entend transformer une demande récente des parents en un dispositif durable, solidaire et accessible au plus grand nombre.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er septembre 2026)

« Avoir un enseignant devant chaque classe est une urgence » (L’Indep)

En amont de la rentrée, Rémy Landri, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des Pyrénées-Orientales (FCPE 66), évoque quelques-unes des thématiques sur lesquelles il compte être particulièrement vigilant en ce début d’année scolaire. Entretien.

Quel regard portez-vous sur les suppressions de postes actées pour la rentrée ?

Rémy Landri : À la rentrée dernière, les Pyrénées-Orientales recensaient 42 000 élèves en primaire, dont 10 % dans le privé, et 40 000 en collèges et lycées, dont 16 % dans le privé. Selon les prévisions, nous devrions avoir autour d’un millier d’élèves en moins dans les écoles. Mais en parallèle, nous avons toujours des classes surchargées.
L’inspection s’était engagée avant les vacances à être attentive aux écoles où le nombre d’élèves par classe était limite(*). Nous pensons qu’un nouvel ajustement sera nécessaire à la rentrée.
Nous avons l’impression que l’équation comptable du rectorat entérine plus de suppressions de moyens que ce que pourrait justifier la baisse démographique. Par ailleurs, les Pyrénées-Orientales présentent un taux de pauvreté énorme, d’environ 20 %, contre autour de 15 % au niveau national. Compte tenu de ces difficultés, le département devrait être favorisé. Il faudrait profiter de la baisse démographique pour mettre en place un meilleur encadrement.

Quels sont les autres sujets sur lesquels vous comptez être particulièrement vigilant en cette rentrée ?

Rémy Landri : L’une des autres problématiques qui se pose chaque année est celle du remplacement des enseignants absents. Les brigades de remplaçants sont insuffisantes. Avoir un enseignant devant chaque classe est une urgence. La problématique de l’accompagnement des élèves en situation de handicap est également récurrente. Nous avons toujours des élèves notifiés par la Maison départementale des personnes handicapées qui ne bénéficient pas de l’accompagnement prescrit.

Que préconisez-vous pour lutter contre le décrochage scolaire ?

Rémy Landri : On voit bien que le collège unique est à bout de souffle. Il faudrait davantage de filières pour permettre aux élèves de trouver une orientation qui leur convient. On a de plus en plus d’élèves décrocheurs. Le collège unique ne doit plus être considéré comme un totem. On doit avoir une vision qui s’adapte à tous les enfants. Quand un élève n’est pas bien en sixième, on ne peut pas attendre la troisième pour lui proposer autre chose.

Recueilli par Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 août 2026)

(*) En avril dernier, l’inspectrice d’académie avait annoncé que si des effectifs à 29-30 élèves par classe étaient constatés à la rentrée, elle ouvrirait de nouvelles sections avec des moyens provisoires dans les écoles concernées.

« Lycée Picasso Perpignan : Fermeture de l’option EE en STI2D. Le Rectorat sacrifie l’égalité des chances et les métiers de demain pour 15 élèves ! »

Communiqué de presse l’intersyndical CGT Éduc’Action 66, FCPE 66, FSU 66, FO 66,Sud 66

Le lycée Pablo Picasso de Perpignan va perdre à la rentrée 2027 son option Énergies et Environnement (EE) de la filière STI2D. Le motif officiel : un départ à la retraite non remplacé !

Une décision incompréhensible

Alors que 15 élèves ont formulé une demande pour cette option, le Rectorat ne propose aucun enseignant ni aucune solution concrète. Pourtant 3 solutions sont envisageables : une affectation d’un enseignant en interne à Picasso, un enseignant de la zone de remplacement ou une affectation directement du rectorat.

Le Conseil d’Administration avait voté le maintien de la STI2D en terminale dans la Dotation Globale Horaire. Depuis, aucun échange, aucune concertation alors que le Conseil d’Administration aurait dû être consulté au préalable de cette décision, et ce, en contradiction des dispositions de l’article R421-23 du Code de l’Éducation.

En supprimant l’option EE, on supprime l’essence même de la voie technologique : projet concret, groupes réduits, manipulation d’outils professionnels, mixité sociale. On condamne des résultats en hausse de la filière professionnelle, et on désarme une filière qui forme aux métiers d’avenir qui recrutent.

Une rupture d’égalité des chances et des droits pour 15 élèves

Cette fermeture crée une inégalité d’accès à la formation pour les lycéens de l’option EE de la filière STI2D du lucée Picasso. Dans un département engagé dans la transition énergétique – solaire, éolien, rénovation – priver les jeunes d’une formation Energie & Environnement est incohérent avec les besoins des entreprises locales.

Fermer l’option EE à Picasso alors qu’elle existe ailleurs, c’est créer une inégalité territoriale. L’égalité des chances et des droits des élèves à choisir leur orientation n’est pas respectée.

Les signataires exigent le maintien immédiat

La FCPE 66 et les syndicats enseignants CGT Éducation 66, FO 66, FSU 66, SUD Éducation 66, demandent au Rectorat de Montpellier d’affecter un enseignant et de garantir l’ouverture de l’option EE à la rentrée au lycée Picasso.

Elne. Les AESH au créneau pour la défense de leur mission

Mobilisation mardi matin devant le collège.

Les Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) étaient, hier, mardi 16 décembre devant le collège Paul-Langevin pour participer à la journée de mobilisation afin de dénoncer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), les AESH du Pôle inclusion et accueil localité d’Elne (Piale), qui regroupe les AESH des écoles et du collège, Sud éducation regroupant les professeurs et des parents d’élèves. Audrey Mathias-Joly, représentante des AESH pour le Syndicat national des enseignements de second degré-Fédération syndicale unitaire (Snes-FSU), et en fonction au collège d’Elne, explique : « Si le besoin en personnel AESH a été comblé ces derniers jours, depuis le début de l’année, cinq élèves venant du dispositif Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), se sont retrouvés inclus en classe ordinaire par manque de place sur le dispositif existant. Le nombre d’heures d’accompagnement diminue par enfant et le nombre d’élèves « mutualisés » augmente drastiquement chaque année », préjugeant leur inclusion au sein des classes, ainsi que leur développement.

Reconnaissance

« Les AESH exigent de la part du gouvernement qu’il reconnaisse leur professionnalisme, leur implication et leur nécessité en leur accordant un statut de catégorie B, une réelle reconnaissance salariale, face à des élèves de plus en plus difficiles à gérer. Le nombre de bagarres augmente, comme les incivilités et le rapport de force avec les enfants devient de plus en plus constant ». Les Assistants d’éducation (AED), présents également, voient « le budget alloué pour leurs remplacements, extrêmement limité, et se retrouvent en sous-effectifs. Ce qui complique leurs prises en charge des élèves dans le besoin d’accompagnement spécifique. Eux aussi réclament statut et reconnaissance pour leur métier ».

Les manifestants ont poursuivi leur mobilisation à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dasen) de Perpignan, pour apporter leurs revendications. Il y va de l’avenir de ces enfants pour lesquels, le manque de réponses efficaces à leur besoin d’accompagnement adapté à l’inclusion scolaire, constitue une injustice au regard des Droits de l’enfant et une véritable perte de chance.

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

Communiqué de presse de la FCPE 66. « En ce 9 décembre, 120 ans de la Laïcité, un principe de notre Constitution, à Saleilles et dans toutes les Pyrénées-Orientales »

Lu dans le bulletin municipal de novembre 2025 de la commune de Saleilles sous le titre « Sondage pour les parents des enfants scolarisés à Saint Pierre La Mer à Saint-Cyprien », la FCPE 66 dénonce un acte contraire à la laïcité avec l’accompagnement par une municipalité des familles vers l’enseignement privé. De cette manière, ces enfants sont incités manifestement à faire leur scolarité dans le privé, plutôt qu’au collège de Cabestany du secteur, ce qui va à l’encontre de la carte scolaire et de la mixité.

À l’occasion des 120 ans le la laïcité, la FCPE 66 dénonce et s’insurge de cette situation de faits du contournement de la carte scolaire du collège de Cabestany par cette incitation au privé, et au-delà de ça, d’évoquer la problématique de la mixité sociale et scolaire, de la laïcité, et du rôle de certains élus de la République qui vont à l’encontre de la laïcité.

Pour information, le journal municipal est financé par de l’argent public et n’a donc pas vocation à faire de la publicité pour le privé…

L’autre point, c’est que derrière ce sondage lancé auprès des parents, il y a également les transports scolaires assurés par les financements publics, et donc intimer le fait qu’une ligne de transport pourrait être assurée entre Saleilles et le Groupe scolaire privé de Saint-Cyprien, c’est utiliser l’argent public pour desservir le privé.

Enfin, dans un département qui est l’un des plus pauvres de France, à Perpignan 32 % de la population vie en dessous du seul de pauvreté, où la mixité sociale et scolaire est peu respectée, les élus de la République, à Perpignan par exemple, ne cessent de valoriser les écoles privées, par ce type d’informations en catimini choquant !

120 ans de la laïcité en ce mardi 9 décembre et on s’aperçoit que nous sommes dans un département, où la laïcité, c’est un peu un principe que chacun instrumentalisé et usurpe à sa manière. La FCPE 66 rappelle que chaque élu de la République doit respecter les lois et notre Constitution, et le principe de laïcité n’a pas de double sens !

Rémy LANDRI, président de la F.C.P.E. des Pyrénées-Orientales
Marc ZARCONE, président de la F.C.P.E. de Cabestany

Un encart du bulletin municipal de Saleillles sur un collège privé fait bondir la FCPE (L’Indep)

L’évocation, dans le bulletin municipal de Saleilles, d’un sondage visant à recenser les enfants scolarisés au collège privé de Saint-Cyprien afin d’obtenir la création d’un arrêt de bus fait débat. La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) y voit une incitation a privilégier l’établissement catholique au détriment du public.

L’annonce parue dans le bulletin municipal Saleilles infos de novembre 2025 a mis le feu aux poudres. Le texte en question lance un appel aux parents des élèves qui suivent leur scolarité dans le collège privé catholique de Saint-Pierre-de-la-Mer, « afin qu’ils puissent agir pour mettre en place des arrêts de bus sur Saleilles, ce qui leur éviterait de se déplacer tous les jours à Saint-Cyprien ». Le tout assorti d’un QR-code permettant d’accéder au sondage destiné à recenser les familles concernées. Cette parution n’a pas manqué de susciter l’indignation de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) et notamment de sa section du collège public de Cabestany, vers lequel sont en principe orientés les élèves de Saleilles. « Nous voyons dans cette annonce une manière d’inciter les parents à envoyer leurs enfants à Saint-Pierre, dans le privé. Cette incitation nous semble contraire à la laïcité », résume le président départemental de l’association, Rémy Landri.

« Il ne s’agit pas d’une pub pour St-Pierre », se défend la mairie

« Une mairie n’a pas à utiliser des moyens publics pour faire de la publicité à un établissement privé », s’énerve pour sa part le président de la section FCPE du collège de Cabestany, Marc Zarcone. « Nous craignons qu’avec des mesures comme celle-là, notre collège public ne perde de l’attractivité. »

De son côté, la mairie de Saleilles se défend de toute volonté d’incitation à la fuite des élèves vers le privé. « Il ne s’agit pas du tout de faire la promotion de Saint-Pierre », assure ainsi le directeur de cabinet du maire. « Ce sont des parents d’élèves qui nous ont demandé de faire paraître cette annonce. L’objectif est de leur permettre de se mettre en relation pour qu’ils puissent s’organiser afin d’obtenir la mise en place d’un arrêt de bus ».

Selon le propos introductif du sondage : « Une ligne de bus existe entre Cabestany et Argelès et traverse Saleilles, mais n’y prévoit pas d’arrêt ». Les auteurs du sondage expliquent dans la foulée qu’ils souhaitent contacter la compagnie de bus afin d’envisager la création d’un tel arrêt et qu’ils ont besoin pour ce faire de répertorier les enfants concernés.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 9 décembre)