Elne. Les candidats confrontent leurs projets pour le centre-ville (L’Indep)

Ce mardi 20 janvier, le premier des 25 débats qu’organise L’indépendant à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains a réuni les quatre candidats déclarés à la mairie d’Elne. Ces derniers ont notamment débattu de la redynamisation du centre-ville. Extraits choisis.

Ils étaient tous présents. Ce mardi 20 janvier en fin d’après-midi, les quatre candidats déclarés en vue de l’élection municipale d’Elne étaient tous rassemblés sur le même plateau dans les locaux perpignanais de L’Indépendant. Le maire sortant, Nicolas Garcia, qui mène la liste « Elna endavant »« En avant Elne » en binôme avec André Trives. S’est confronté pour l’occasion à Marie-Ange Izquierdo pour « Elne autrement », Christelle Jimenez d’« Elne pour tous » et Steve Fortel d’« Elne à cœur ». Une grande partie de ce débat a tourné autour de la redynamisation du centre-ville.

« Les centres-villes connaissent tous des difficultés », a rappelé Nicolas Garcia, « Dernièrement, au moins cinq commerces se sont installés en cœur de ville. Mais cela reste insuffisant. Nous allons rendre le cœur de ville en partie piéton, sauf pour les riverains, et revitaliser la ville basse. Autour de la salle Héléna, où nous comptons rénover le théâtre à l’italienne et aménager un lieu de vie, nous préemptons chaque fois que c’est possible des bâtiments pour les mettre ensuite a disposition des commerçants ».

Sur le même thème, Marie-Ange Izquierdo a estimé qu’il convenait entre autres de « revoir le plan de circulation », de « travailler sur la propreté » et de « soutenir les commerces ». « Concernant la salle Helena, nous sommes en pourparlers pour la réhabiliter dans le cadre d’un partenariat public-privé. Nous voulons en faire un lieu de rencontre intergénérationnel et une salle polyvalente et culturelle », a t-elle expliqué.

Quel avenir pour la salle Héléna ?

De son côté, Christelle Jimenez a pris le contrepied. « Pour nous, la priorité, ce n’est pas la salle Héléna, mais de refaire venir des commerces Il va aussi de soi qu’il faut travailler sur le stationnement. Il faut redonner un cœur à cette belle ville en lien avec le patrimoine. Par exemple en mettant en place un balisage pour inciter les enfants à découvrir l’histoire de la ville ».

Quant à Steve Fortel, il a pour sa part émis l’idée de « faire des halles » à la salle Héléna. « Je ne pense pas qu’il faille faire une ville piétonne pour redonner de l’attractivité au centre-ville », a-t-il jugé. « Il faut plutôt ajouter des stationnements à durée limitée et revoir le plan de circulation. Pour redynamiser le centre-ville, il faut aussi impliquer les commerçants, les habitants, mais aussi les associations, pour y ramener des fêtes traditionnelles et populaires ».

Nicolas Garcia a repris la balle au bond en rappelant qu’Elne avait tout de même déjà
« 800 places de parking autour du cœur de ville ». Coté bilan, le maire sortant n’a pas non plus manqué de mettre en avant le centre de santé communal qu’il a mis en place.

Autre sujet évoqué, la tendance politique de Steve Fortel, notamment connu pour avoir été membre du Parti nationaliste français (extrême droite). « Ceci, c’est du passé », a assuré ce dernier, qui se revendique aujourd’hui à la tête d’une liste « sans étiquette ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 janvier 2026)

Elne. Nicolas Garcia entre bilan et fable lors des vœux à la population (L’Indep)

Le maire a listé toutes les réalisations de 2025.

Vendredi 9 janvier, en mairie, le maire, Nicolas Garcia, et son équipe s’adonnaient à la cérémonie des vœux. Dans la salle, environ 500 personnes, plus une centaine dans le hall, ont suivi l’exposé de l’édile. La projection d’un film de 17 minutes, sur Elne à travers les siècles, entamait la séance. Puis, le maire donnait une analyse critique de la situation mondiale qu’il qualifiait de « dramatique » et des menaces pesant sur la paix. Il annonçait le budget 2025 de 15.470.000 € et un excédent budgétaire de 4.700.000 €, et égrenait les réalisations 2025 terminées : agrandissement du Centre municipal de santé et arrivée d’un 6° médecin, nouveau boulodrome et club house au Salitar, guinguette « répondant aux souhaits des habitants et dont les nuisances sonores et acoustiques seront réglées à la prochaine saison », forêt nourricière, complexe sportif partiellement rénové, ainsi que les courts de tennis, marché de réfection de la piscine validé (doit être réalisée en cours d’année 2026), travaux dans trois écoles primaires (aménagements extérieurs ou intérieurs, isolation, etc.), ouverture d’une classe bilingue, d’une classe maternelle dès 2 ans, pistes cyclables en ville, rénovation du complexe sportif, des terrains de tennis, aménagement d’une pépinière municipale, travaux a la maternité suisse, ZAC Las Closes, diagnostic salle Héléna lancé, etc. Expliquant que les réserves linguistiques de la période pré-électorale ne permettaient pas de dire certaines choses, « mais n’interdisait pas les fables », il terminait par une fable de sa création, campant une communauté d’animaux tranquilles et constructeurs (« un gros sanglier, des castors… »), et l’intrusion de « blaireaux haineux» venant perturber la cité idyllique…, en « réfutant toute ressemblance avec des situations ou personnages existants ».

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 13 janvier 2026)

Elne. Les AESH au créneau pour la défense de leur mission

Mobilisation mardi matin devant le collège.

Les Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) étaient, hier, mardi 16 décembre devant le collège Paul-Langevin pour participer à la journée de mobilisation afin de dénoncer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), les AESH du Pôle inclusion et accueil localité d’Elne (Piale), qui regroupe les AESH des écoles et du collège, Sud éducation regroupant les professeurs et des parents d’élèves. Audrey Mathias-Joly, représentante des AESH pour le Syndicat national des enseignements de second degré-Fédération syndicale unitaire (Snes-FSU), et en fonction au collège d’Elne, explique : « Si le besoin en personnel AESH a été comblé ces derniers jours, depuis le début de l’année, cinq élèves venant du dispositif Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), se sont retrouvés inclus en classe ordinaire par manque de place sur le dispositif existant. Le nombre d’heures d’accompagnement diminue par enfant et le nombre d’élèves « mutualisés » augmente drastiquement chaque année », préjugeant leur inclusion au sein des classes, ainsi que leur développement.

Reconnaissance

« Les AESH exigent de la part du gouvernement qu’il reconnaisse leur professionnalisme, leur implication et leur nécessité en leur accordant un statut de catégorie B, une réelle reconnaissance salariale, face à des élèves de plus en plus difficiles à gérer. Le nombre de bagarres augmente, comme les incivilités et le rapport de force avec les enfants devient de plus en plus constant ». Les Assistants d’éducation (AED), présents également, voient « le budget alloué pour leurs remplacements, extrêmement limité, et se retrouvent en sous-effectifs. Ce qui complique leurs prises en charge des élèves dans le besoin d’accompagnement spécifique. Eux aussi réclament statut et reconnaissance pour leur métier ».

Les manifestants ont poursuivi leur mobilisation à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dasen) de Perpignan, pour apporter leurs revendications. Il y va de l’avenir de ces enfants pour lesquels, le manque de réponses efficaces à leur besoin d’accompagnement adapté à l’inclusion scolaire, constitue une injustice au regard des Droits de l’enfant et une véritable perte de chance.

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

Elne. Municipales : liste « En avant Elne – Elna endavant » (L’Indep)

Andre Trives et Nicolas Garcia, allient dynamisme et expérience. Le dynamisme d’André Trives, 42 ans, n’est plus à prouver: il apporte un souffle nouveau au conseil municipal où il siège depuis plus de cinq ans.

Agriculteur reconnu nationalement pour une exploitation exemplaire, il valorise l’image d’Elne. Chef d’entreprise sérieux, homme à l’écoute, plein d’idées nouvelles pour Elne, il sait par son métier gérer un budget avec des dépenses maitrisées et des investissements réfléchis très utiles. Fort de son « bon sens paysan », il ne promettra pas de choses irréalisables: ni « demain on rase gratis », ni serrement de ceinture permanent, mais des projets réalistes et respectueux des capacités financières la commune.

L’expérience, c’est Nicolas Garcia: 36 ans de mairie dont 19 comme maire et 11 comme premier vice-président du Département. Disponible, à l’écoute, il a conduit des équipes qui ont modernisé la ville en favorisant convivialité et vie collective. Parmi les réalisations majeures: station d’épuration, stade Busquet – Sitja, gendarmerie, collège, maison de re-traite, espace Gavroche, abords de la mairie, parking souterrain, Maternité suisse, lotissements communaux, groupe scolaire Françoise-Dolto et crèche El Ratoli. S’ajoutent durant l’actuel mandat : rénovation du complexe sportif et de trois éco-les, aménagement de l’espace Salitar, pumptrack, Pitch’one, parkings épicentre et ancien boulodrome, sécurisation des abords scolaires, réfection de nombreuses voiries, opération « Elne ville jardin », action culturelle pour tous, ouverture du centre municipal de santé qui comptera bientôt six médecins. Le tandem A. Trives – N. Garcia, s’appuie sur un collectif compétent et motivé. Dans la continuité de l’équipe actuelle, il défend « convivialité, fraternité, valeurs démocratiques, sociales et environnementales ».

Elna endavant sera au rendez-vous des attentes des habitants, de l’intérêt d’Elne et de l’histoire.

L’Indépendant, le 5 décembre

Elne. De jeunes palestiniens accueillis en mairie (L’Indep)

En la salle des fêtes, la commune a accueilli 16 adolescents palestiniens de 14 à 16 ans étudiants en français d’Hebron et de Jérusalem, en présence des associations et des familles françaises dans le cadre d’une coopération linguistique et culturelle franco-palestinienne. Ces rendez-vous sont organisés par Jeunes reporters, les Francas avec le soutien de divers organismes dont le conseil départemental, représenté par Françoise Fiter, vice-présidente. Des témoignages émouvants d’enfances volées par la guerre. Des jeunes pleins d’espoirs et de confiance dans le peuple français.

L’Indépendant, le 22 août 2025

Elne. Hommage à Esther Senot, rescapée de la Shoah (L’Indep)

La ville a dévoilé une plaque en l’honneur de cette grande dame.

Fidèle à ses principes de justice, de solidarité et de lutte contre toutes les formes de haine, la ville a rendu un vibrant hommage à Esther Senot, l’une des dernières survivantes de la Shoah, en nommant en son honneur la salle des fêtes de l’hôtel de ville.

Déportée à l’âge de 15 ans à Auschwitz-Birkenau, Esther Senot a survécu à l’enfer des camps nazis. Depuis, elle consacre sa vie à témoigner, à transmettre, à sensibiliser les jeunes générations à travers les écoles, les associations et les lieux de mémoire.

Un combat de tous les instants pour que « cela ne se reproduise jamais ». Ce lundi 18 août, la commune s’est mobilisée pour honorer cette grande dame. La cérémonie a débuté par la projection du documentaire Esther Senot, rescapée d’Auschwitz, en présence de l’intéressée, de sa famille, du réalisateur illibérien Cyril Tricot et d’un public nombreux et ému.

Cette œuvre bouleversante retrace le parcours d’Esther, sa déportation, sa survie et son engagement sans faille pour la mémoire.

À 18h30, la salle des fêtes a officiellement été renommée en son honneur, en présence du maire Nicolas Garcia, des élus municipaux, d’Esther Senot, de la présidente du département Hermeline Malherbe de nombreux citoyens. Une plaque apposée à l’entrée de la salle rappelle désormais le combat et les valeurs portés par cette survivante hors du commun.

Dans son discours, le maire a insisté sur l’importance de préserver la mémoire, notamment en ces temps troublés où le fascisme et la haine sont aux portes du pouvoir, au niveau national comme local. Des propos partagés par Esther Senot elle-même, qui a déclaré avec force et émotion: « Ils ont changé de nom, mais pas d’idées », soulignant la nécessité de rester vigilant face aux résurgences de l’extrême droite. Cette cérémonie a été bien plus qu’un hommage: un acte citoyen, un rappel historique et un message d’espoir.

L’Indépendant, le 21 août 2025

Elne. La salle des fêtes portera le nom d’Esther Senot (L’Indep)

La commune fidèle a son engagement en faveur de la mémoire et du devoir
de transmission, met à l’honneur celles et ceux qui se sont battus ou ont
survécu aux drames de la Seconde Guerre mondiale. Le lundi 18 août, Nicolas Garcia, maire, et l’ensemble des élus ont choisi de rendre hommage à l’une des dernières survivantes de la Shoah, Esther Senot, déportée à l’âge de 15 ans au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

Depuis de nombreuses années, Esther Senot consacre sa vie à témoigner de l’horreur de la Shoah dans les établissements scolaires, les associations et les lieux de mémoire. Par ses paroles, elle œuvre à maintenir vivant le souvenir de cette tragédie humaine pour qu’elle ne se répète jamais.

Ce lundi 18 août, sera inaugurée, en sa présence, la plaque nommant la salle des fêtes de son nom. À travers ce geste symbolique, la municipalité réaffirme son attachement aux valeurs d’humanisme, de transmission et de mémoire. Le film documentaire Esther Senot, rescapée d’Auschwitz, réalisé par Cyril Tricot, sera projeté à 17 h 30 au cinéma Vautier. La cérémonie d’inauguration se déroulera ensuite à 18 h 30 devant la salle des fêtes de l’hôtel de ville, suivie d’un vin d’honneur dans le hall de la mairie.

L’Indépendant, le 16 août 2025