L’édito du TC par René Granmont. Vigilance contre l’extrême droite

« Quand les blés sont sous la grêle. Fou qui fait le délicat. Fou qui songe à ses querelles. Au cœur du commun combat »
Louis Aragon (1943)

Le premier tour des élections municipales, marqué par son lot de surprises, a dessiné un paysage politique inquiétant. Ce scrutin est celui qui est le plus proche de la vie quotidienne de tout un chacun. Le cadre de vie, la santé, l’éducation, la vie associative, la vie culturelle, sportive, la sécurité, … autant de domaines où, malgré la politique d’austérité que le gouvernement leur impose, un maire, son conseil municipal peuvent répondre aux besoins de la population. Et pourtant trop peu de Français se sont déplacés aux urnes à cette occasion.

C’est la terrible preuve que nombre de nos concitoyens ne croient plus en la capacité de la politique à changer leur quotidien. Il est évident que la non-prise en compte des résultats des dernières législatives par le pouvoir n’a fait que les confirmer dans cet état d’esprit. L’élection montre donc un peu plus la faillite du macronisme. Non seulement, d’un point de vue électoral, pour les candidats qui s’en réclament, mais plus largement quant à l’état de la société française. Après des années de présidence Macron, elle est plus fracturée que jamais.

Et l’extrême droite, elle, n’a jamais été aussi forte. Aussi, dès dimanche prochain, pour le second tour dans les communes où sont en lice des listes, avouées ou non, du Rassemblement national, tout électeur de gauche, tout démocrate, doit par son vote faire barrage à l’extrême droite.

La majorité des communes a déjà élu son maire dès le premier tour et l’immense majorité d’entre eux s’est présentée en affichant aucune étiquette politique. Mais qui choisiront-ils au moment des votes pour l’intercommunalité ? Pour qui voteront-ils au moment des élections cantonales ? Ces différents scrutins risquent forts d’être une mauvaise surprise pour certains électeurs… Car difficile de croire que l’absence d’étiquette ne cache pas, dans un certain nombre de cas, une sympathie, une proximité avec le Rassemblement national…

Face à cette montée de l’extrême droite, face à la droite qui lui ouvre de plus en plus les bras, l’ensemble des forces démocratiques, des forces de gauche et républicaines doit prendre ses responsabilités. Il est temps de dépasser les petits calculs politiciens pour se rassembler contre la menace brune. Et de participer massivement à la manifestation organisée à l’appel de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes, samedi 21 mars à Perpignan.

Le Mouvement de la Paix appelle à faire barrage à l’extrême droite

Le Mouvement de la Paix contribue à la construction d’une culture de la paix et de la non-violence à travers l’élimination de toutes les formes de discrimination, le développement de la justice sociale, la compréhension mutuelle, la solidarité et l’amitié entre tous les peuples et toutes les cultures.

Depuis sa création le Mouvement de la paix participe à la promotion de ces valeurs qui sont autant d’éléments constitutifs du vivre-ensemble en paix dans la fraternité au sein de la société française, dans nos communes et quartiers, mais aussi sur le plan international pour la construction d’un monde, devenu multipolaire, de justice, de solidarité et de paix.

Ces valeurs sont portées par la charte des Nations unies, les textes internationaux fondateurs des droits humains et par les résolutions des Nations Unies en matière de culture de la paix et de la non-violence.

Ces valeurs fondent notre rejet du racisme, de la xénophobie, de la stigmatisation des étrangers désignés à tort comme boucs émissaires pour les problèmes que connaît une partie importante de la société. Elles permettent d’élaborer, dans la justice et le respect des droits humains, des politiques nationales ou locales de nature à répondre aux besoins essentiels de la population tout en favorisant le développement du vivre-ensemble dans un esprit d’entraide, de solidarité et de coopération.

À contrario, l’extrême droite porte une idéologie, contraire à ces valeurs humanistes, qui ne peut que nous entraîner vers la spirale des divisions, du racisme, des haines et des violences.

Le Mouvement de la Paix, le 13 mars 2026

Le Mouvement de la Paix appelle à faire barrage à l’extrême droite

Le Mouvement de la Paix contribue à la construction d’une culture de la paix et de la non-violence à travers l’élimination de toutes les formes de discrimination, le développement de la justice sociale, la compréhension mutuelle, la solidarité et l’amitié entre tous les peuples et toutes les cultures.

Depuis sa création le Mouvement de la paix participe à la promotion de ces valeurs qui sont autant d’éléments constitutifs du vivre-ensemble en paix dans la fraternité au sein de la société française, dans nos communes et quartiers, mais aussi sur le plan international pour la construction d’un monde, devenu multipolaire, de justice, de solidarité et de paix.

Ces valeurs sont portées par la charte des Nations unies, les textes internationaux fondateurs des droits humains et par les résolutions des Nations Unies en matière de culture de la paix et de la non-violence.

Ces valeurs fondent notre rejet du racisme, de la xénophobie, de la stigmatisation des étrangers désignés à tort comme boucs émissaires pour les problèmes que connaît une partie importante de la société. Elles permettent d’élaborer, dans la justice et le respect des droits humains, des politiques nationales ou locales de nature à répondre aux besoins essentiels de la population tout en favorisant le développement du vivre-ensemble dans un esprit d’entraide, de solidarité et de coopération.

À contrario, l’extrême droite porte une idéologie, contraire à ces valeurs humanistes, qui ne peut que nous entraîner vers la spirale des divisions, du racisme, des haines et des violences.

Le Mouvement de la paix

Le billet d’Yvon Huet. Il faut arrêter le délire et relancer le débat démocratique

La mort du jeune Quentin a secoué les aréopages de la politique consensuelle qui contribue à ce que rien ne change dans notre pays. Le RN continue à jouer les « propres sur soi » pendant que la FI est enfoncée dans la tempête. Les sociaux libéraux version Hollande et Glucksmann en rajoutent. Dans ce contexte qui fait oublier que cet impardonnable assassinat est bien le seul qu’on ait compté depuis longtemps alors que tant de militants, syndicalistes, communistes, écologistes et humanistes sont tombés hier tant sous les balles de la répression que dans des attentats odieux.

Cette situation empêche le débat démocratique. S’opposer à la FI, pour certains, c’est cautionner l’extrême droite, et pour d’autres, seul le ventre mou du centrisme bienveillant dans une version renouvelée de l’expérience Macron doit s’imposer.

Dans ces conditions, évidemment, le NFP explose, d’autant plus facilement que le PS a sauvé la mise au pouvoir par peur des élections. Histoire d’en rire, le sinistre Retailleau a accusé le RN d’être « socialiste »… histoire de continuer à écœurer tout le monde et à permettre à l’extrême droite d’être élue haut la main avec un minimum d’électrices et d’électeurs…

Les communistes, dans tout ce cirque ? Ils ont du grain à moudre dans leur congrès. Ce que je souhaite, c’est qu’ils se rassemblent déjà eux-mêmes et construisent une perspective alternative lisible qui sorte du niveau délétère de l’expression politique déversée par les médias, mais pas seulement.

Les débats de fond ne finiront jamais et c’est bien parce que la société évolue vite et que l’important c’est que les communistes se parlent, quelles que soient leur différence d’appréciation de l’existant, réfléchissent, prennent du recul et prennent les meilleures décisions possibles dans le contexte très divers de la réalité de notre pays. Pour l’instant, on est dans le feu des élections municipales, très importantes. Demain, pour les législatives et la Présidentielle, il faudra faire du neuf et ne pas se laisser écraser par le vote « utile » qui a fait voter certains d’entre nous, et j’assume, pour la droite, afin d’empêcher l’extrême droite d’arriver trop vite au pouvoir.

On a donné… On n’ira pas voter pour l’extrême droite dite « molle » pour faire barrage à l’extrême droite dure demain… Une page se tourne. Elle sera dure certes, mais le rassemblement des communistes doit être une des clés pour avancer et ne pas tomber dans le trou noir d’une défaite annoncée de nos valeurs où le mot révolutionnaire doit danser la Sardane de la Paix avec les mots démocratique et humaniste.

Yvon Huet

Municipales : bras-de-fer entre SOS Racisme et Louis Aliot (L’Indep)

« C’est Louis ou moi » affiche SOS Racisme Perpignan sur son emblématique main jaune. L’association lance « une campagne citoyenne pour une ville antiraciste » a un mois du scrutin municipal de mars 2026. Le camp du maire de Perpignan réplique avec une main tricolore signée « Pour nous c’est Louis ».

SOS Racisme et Louis Aliot ne marcheront pas main dans la main. A un mois du premier tour des municipales, les deux camps montrent les muscles sur les réseaux sociaux. À l’origine de ce bras-de-fer, le lancement de l’auto-baptisée « campagne citoyenne pour une ville antiraciste » de l’antenne perpignanaise de l’association. Seize propositions et la célèbre main jaune et noire griffée d’un « C’est Louis ou moi », ciblant le maire RN de Perpignan. Parmi les mesures avancées par SOS Racisme : « Former les élu.es contre le racisme et la discrimination et nommer un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations », « intégrer les critères d’application de politique de lutte contre les discriminations dans le choix des entreprises pour les marchés publics », « nommer des lieux publics en l’honneur de ligures représentatives de la diversité française », ou « appliquer une logique de proximité et de désescalade ».

Cible unique et affichée de cette campagne, Louis Aliot a décidé de répliquer. Appuyé par son camp. Rapidement a fleuri sur les réseaux sociaux de ses proches, une main tricolore revendiquant « Pour nous, c’est Louis ». « SOS Racisme se mobilise contre moi, mobilisons-nous contre leur propagande », encourage le maire de Perpignan sur Facebook, avec plus de 700 likes ce dimanche 15 février en milieu de journée. « Ils font tout pour alimenter les clichés qu’ils tiennent à maintenir car, sans ça comme argument, ils sont totalement démunis », commente Lisa. « Tous les coups vont être permis à l’approche des élections municipales malheureusement. Plus le RN monte partout en France et plus les partis de gauche et extrême gauche s affolent, attaquent, diffament, se victimisent… », ajoute Fanny.

Le bras-de-fer « virtuel » pourrait prendre une autre forme. Dans un communiqué, SOS Racisme assure que « la campagne de dénigrement de Louis Aliot et de l’actuelle majorité municipale ne fait que renforcer notre engagement ». Et « appelle à une mobilisation citoyenne massive pour faire de la tolérance et de l’égalité le cœur du prochain mandat ». Le bras-de-fer continue.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 16 février 2026)

Municipales 2026. Communiqué de presse de la section PCF de Perpignan

À un mois du premier tour des élections municipales, le paysage politique se clarifie. Il y a désormais deux listes de gauche à Perpignan. Celle de Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc et celle conduite par la France Insoumise obéissant à une stratégie d’implantation décidée nationalement. Avec Perpignan Autrement, les communistes ont fait le choix d’une gauche ouverte et rassembleuse en vue de mobiliser largement pour chasser du pouvoir municipal un parti d’extrême droite, qui plus est, inculpé d’escroquerie, et ouvrir une perspective nouvelle pour notre ville. C’est après un appel fervent à l’union lancé fin 2024 à toutes les forces politiques de gauche, écologistes et démocrates, aux forces sociales et citoyennes, que s’est constitué ce collectif qui rassemble désormais une dizaine de formations politiques, pour certaines issues du Nouveau Front Populaire, aux côtes d’un grand nombre de Perpignanaises et de Perpignanais attachés aux valeurs de progrès. De la construction du programme jusqu’à la désignation de la tête de liste, qui a départagé quatre candidats, tout s’est fait de manière ouverte et démocratique. Loin des combinaisons locales ou nationales, loin des ambitions personnelles et des conflits d’ego, une autre façon de faire de la politique s’est mise en œuvre, portée par une authentique volonté de rassembler largement face à l’extrême droite.

Bien sûr la division à gauche est extrêmement regrettable. Mais l’assemblage hétéroclite réalisé dans la liste qui serait conduite par Annabelle Brunet ou Agnès Langevine, ne peut en aucun cas être qualifié de gauche. Qu’on en juge ! Figurent dans ce regroupement de nombreux représentants des anciennes majorités de droite alduyste et pujoliste. Le récent ralliement isolé d’un membre du personnel politique du Département n’y change rien et ne peut que jeter le trouble dans ce combat contre le RN, dont l’enjeu dépasse largement Perpignan.

Avec Mathias Blanc, Perpignan Autrement assume pleinement cet enjeu national et porte une vraie alternative pour notre ville, répondant à ses besoins urgents en matière sociale, démocratique et écologique. Les communistes vous invitent à rejoindre sa démarche ouverte et collective, sa campagne digne et respectueuse et à prendre part à cette grande mobilisation citoyenne.

Perpignan. Pendant que Jordan Bardella dédicace, l’opposition résiste (L’Indep)

Le président du Rassemblement national a dédicacé son dernier livre ce lundi 10 novembre au Palais des Congrès de Perpignan. Une séquence qui se voulait purement littéraire mais qui a vite tourne au politique, entre les conquis venus en nombre et les protestataires mobilisés.

Un an après la sortie de son premier ouvrage autobiographique intitulé Ce que je cherche (vendu à plus de 230 000 exemplaires), le jeune patron du Rassemblement national, Jordan Bardella semble avoir trouvé la voie… vers la présidentielle 2027.

Via un deuxième livre au titre anaphorique « Ce que veulent les Français » publié chez Fayard, qu’il est venu spécialement dédicacer ce lundi à Perpignan. D’emblée, il s’en défend, « Je ne suis pas là en tant que président du Rassemblement national. » Pas question « de parler des prochaines municipales. » Louis Aliot, le maire frontiste de Perpignan, se tient d’ailleurs dans un coin, loin des objectifs et des caméras.

Code électoral et contrat éditeur obligent. Pourtant le recueil du « dauphin », compilation de doléances inspirées « de la France qui travaille », sonne plutôt comme un programme électoral. Et sa tournée littéraire peine à dissimuler entre les lignes ses accents de campagne, sans Marine Le Pen. Elle qui est menacée d’inéligibilité et pourrait bien lui passer le drapeau à la flamme pour l’échéance nationale.

Ils se croient en terrain conquis mais nous sommes la

En préambule, à l’extérieur du Palais des congrès, le ton est déjà donné. Une file d’attente de plusieurs centaines de fans de Bardella et quelque 70 manifestants, rassemblés à l’appel du NFP 66 (Nouveau Front Populaire) s’interpellent à distance, par-dessus les forces de l’ordre, à coups de slogans ou de chants partisans. « On est chez nous », scandent les premiers. « On ne lâche rien », entonnent les seconds, entre riposte et résistance. « Ils se croient en terrain conquis mais nous sommes là pour dénoncer le double langage de ce front antisocial qui barre la route à tout progrès social, refuse l’augmentation du SMIC et la répartition des richesses », lance au micro le représentant du Parti Communiste français. « Si on n’est pas la, on accepte la banalisation du Rassemblement national. Et l’unité est la seule solution, Perpignan n’appartient pas à ce parti. Nous ne voulons pas de lui, ni de Jordan Bardella, ni ici, ni ailleurs », enchaine une porte-parole du NPA. Nicole et Françoise acquiescent. « Nos deux parents ont été dé-portés, on sait à quoi cela mène. Et l’extrême droite n’a rien à faire dans notre ville », lâchent-elles. Quand un « vieux militant » embraye. « Le fascisme a marqué toute ma vie. Je suis né en 40, j’ai manqué de peu d’être emporté par le pétainisme et à la fin de ma vie, je suis toujours antifasciste. Ceux qui ont ces idées-la, ça parait normal qu’ils se tournent vers ce genre de mouvement, mais aujourd’hui je suis totalement démuni et je ne sais pas quoi dire face à ces gens pour lesquels Bardella apparait comme le sauveur suprême et qui s’associent à ce genre de parti sans que l’on sache pourquoi. » (…)

Laure Moysset (L’Indépendant, le 11 novembre 2025)

« Nous ne pouvons pas laisser Bardella et Aliot se croire en pays conquis à Perpignan » (L’Indep)

Jordan Bardella a désormais ses habitudes à Perpignan pour le 11-Novembre. Comme en 2024, il sera aux côtés du maire Louis Aliot pour les commémorations 2025. La veille, le président du RN dédicacera son nouveau livre « Ce que veulent les Français », à 17h au Palais des congres de la ville. Ce retour du favori des sondages pour la Présidentielle 2027 mobilise le Nouveau Front Populaire local. « Bardella vient à nouveau à Perpignan déverser la haine antisociale et antidémocratique du parti de Le Pen. Nous ne pouvons pas laisser Bardella et Aliot se croire en pays conquis a Perpignan et dans notre département », lance le NFP.

Il appelle à « un rassemblement unitaire » le lundi 10 novembre à 16h30 à proximité du Palais des congrès « où le président du RN-FN vient dédicacer son dernier livre.
Ce que nous voulons, c’est d’en finir avec les idées ultra-réactionnaires de l’extrême droite qui gangrènent le champ politique à droite et s’attaquent à nos droits et conquis sociaux et démocratiques. Ce que nous voulons, c’est une société solidaire de démocratie et de justice sociale »
, signent CGT, Collectifs locaux NFP Cabestany, PS, Perpignan Nord, Debout !, JC, l’Après, LDH, Mouvement de la Paix, MRAP NPA, PCF, RESF, Union Progressiste Perpignan.

T. B. (L’Indépendant, le 7 novembre 2025)

L’édito du webzine. Combattre la droite et son extrême, une nécessité

Les politiques antisociales de Macron et de ses gouvernements successifs sont de plus en plus insoutenables. Elle misent sur la résignation et font le lit des idées les plus rétrogrades portées par l’extrême droite. La justice sociale et la dignité des travailleurs sont les grandes réponses progressistes pour une alternative solide.

Les héritiers des ultranationalistes combattu jadis par Jaurès ont, en 2025, pignon sur rue. La banalisation de l’extrême droite dans le débat public a permis de faire infuser ses idées de haine et d’exclusion dans la société.

Le projet de l’irresponsable Premier ministre François Bayrou de supprimer deux jours fériés, dont le 8 mai, illustre cette banalisation du mal. À quoi bon en effet commémorer la victoire sur le nazisme ? Ce projet d’un effacement de l’histoire se produit au moment même où nous devrions puiser dans les conquêtes sociales de l’après-guerre pour faire grandir notre modèle social né du programme du conseil national de la Résistance.

Bayrou, Macron et consorts ignorent la question sociale ou, quand ils y répondent, c’est par la répression. Quant à l’extrême droite, ils scandent « la préférence nationale », cette machine infernale qu’est le racisme divise, stigmatise.

La purge des 44 milliards d’économies prévue dans le futur budget 2026 avec la suppression de deux jours fériés, dont le 8 mai, date de la capitulation des Nazis, le gel, donc baisses, des pensions de retraite, des allocations familiales, des minima sociaux, des salaires des agents publics et suppressions de postes de fonctionnaire entraîne une régression sans pareil de la sociétés.

Le financement de la Sécurité sociale est aussi mis en danger par les cadeaux fiscaux qui se poursuivent. Le gouvernement entend mettre les hôpitaux au pain sec, doubler les franchises médicales, s’attaquer aux affections de longue durée et prévoit même de récupérer les fauteuils roulants et autres béquilles une fois les assurés décédés. Voilà jusqu’où va se le cynisme de ceux qui nous gouvernent.

Construire la riposte

Face à cette déclaration de « guerre sociale », les réponses de la gauche doivent être très ambitieuses. Sa responsabilité et au-delà celle de tous les progressistes est immense pour remettre au centre des débats la justice sociale et le combat contre les inégalités. Faute de quoi, l’extrême droite, déjà en embuscade, aura un boulevard en 2027.

Le 1er septembre, l’ensemble des syndicats de salariés se réunissent à Paris pour organiser la mobilisation. « Les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire ! » a prévenu la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Des décisions seront prises contre « ce nouvel accès de brutalité envers la société et le monde du travail », précise l’intersyndicale dans un communiqué.

L’intersyndicale soutenu par la gauche avait mené un long combat contre la retraite à 64 ans, entraînant des millions de manifestants dans les cortèges. Un travail patient de conscientisation des salariés, des citoyens qui n’a pas été vain en dépit du passage en force de Macron. Viennent aussi d’apparaître, tant la colère gronde dans les têtes, des appels pour mettre le pays à l’arrêt, le 10 septembre. Partis des réseaux sociaux et lancés par des anonymes et quelques anciennes figures des Gilets jaunes, ils ont reçu un écho important. Qu’en sera-t-il le jour J ?

Toutes les formations de gauche, du PS, en passant par la FI, EELV et le PCF, disent apporter leur soutien à ce mouvement et entendent même y participer, de même pour les syndicats qui pourraient prendre position le 1er septembre.

À ce contexte, s’ajoutent des échéances politiques majeures avec la tenue des élections municipales au printemps 2026 et de l’élection présidentielle un an plus tard. Le Nouveau front populaire a fait naître un espoir en 2024, cultivons le face à cette extrême droite plus que jamais en embuscade qui se nourri des politiques ultra-libérales.

Dominique Gerbault