Étude de faisabilité pour la modernisation de l’embranchement ferroviaire du port de Port-Vendres

À Madame Hermeline Malherbe
Présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales

Perpignan le 14 octobre 2026

Madame la Présidente,

Vous avez récemment présenté à la presse des résultats prometteurs concernant le développement de l’activité portuaire à Port Vendres.

Nous nous en réjouissons d’autant plus que depuis plus de 25 ans le PCF 66 et ses élus au Conseil départemental ont soutenu et promu l’idée de ce troisième quai.

Il semble tenir ses promesses mais en contrepartie se pose avec acuité la stratégie logistique déployée pour absorber l’accroissement des tonnages débarqués.

Celui-ci ne peut se traduire par la seule augmentation du trafic routier qui serait susceptible de doubler.

Nous réitérons la proposition que nous vous avons faites par courrier conjoint avec le Président la Coopérative 66 des élus CRC en date du 26 novembre 2025 (lettre restée sans réponse) afin que soit engagée une étude de faisabilité pour la modernisation de l’embranchement ferroviaire qui dessert le Port et ainsi pouvoir transporter par le rail la plus grande partie possible des marchandises débarquées.

La collectivité annonçant une enveloppe de 48 Millions d’Euro d’investissement supplémentaire concernant les installations portuaires, cette étude pourrait être aisément financé.

Cela permettrait de faire pression sur l’État et la SNCF afin qu’ils programment le financement des travaux nécessaires.

L’opportunité de cette étude est, de plus, renforcée par l’annonce faite par le préfet du lancement d’un Conseil territorial de la logistique dans notre département et d’un rapport abordant la notion d’un schéma logistique définissant des priorités d’investissement.

L’exposition particulièrement forte de nos territoires aux conséquences du réchauffement climatique doit faire de la lutte contre celui-ci une priorité.

Le report sur le rail du transport de marchandises serait d’un apport important pour faire reculer les émissions de gaz à effet de serre dont est responsable ce secteur d’activité.

Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente l’expression de nos sincères salutations.

Pour le secrétariat départemental du PCF 66
Michel Coronas
Porte-parole du PCF

Conseil départemental : de Saint-Estève à Port-Vendres en passant par Perpignan, l’avenir des collèges des Pyrénées-Orientales suscite le débat (L’Indep)

La session du conseil départemental qui s’est tenue ce jeudi 1er octobre à Perpignan a notamment été marquée par un débat autour de l’avenir des collèges du département. La situation du collège Albert-Camus de Perpignan, dont le projet de reconstruction tarde à aboutir, et celle de son homologue de Saint-Estève, qui attend d’être rénové « depuis 2005 », ont notamment été évoquées.

L’avenir des collèges du département a suscité d’intéressants échanges lors de la session du conseil départemental de ce jeudi 1er octobre. Pas moins de trois points de l’ordre du jour étaient consacrés au sujet. A priori, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Il s’agissait de voter les dotations attribuées à chacun des 32 collèges publics du département (4,13 millions d’euros en tout pour 2027) et d’acter les évolutions, déjà rendues publiques, qu’a connues le projet de nouvel établissement en cours de construction à Claira. En clair : l’augmentation de son coût prévisionnel qui est passé de 26,5 millions d’euros en 2019 à 36,5 millions d’euros aujourd’hui, ainsi que le fait qu’il n’ouvrira qu’à la rentrée prochaine et non en 2024 comme initialement annoncé.

Saint-Estève : le maire annonce un blocage du collège

Cependant, le débat a vite dévié sur les collèges en attente de chantiers. La réaction la plus musclée est venue du conseiller départemental d’opposition et maire de Saint-Estève, Robert Vila. « Pour le collège de Saint-Estève, la première délibération date de 2005 », a-t-il rappelé. « À l’époque, la rénovation aurait coûté 12 millions d’euros, mais aujourd’hui, ce serait le double. Le carrelage se décolle dans la cuisine, les personnels ne peuvent plus y loger car il y a de l’amiante partout… Les travaux devaient débuter en 2027 et maintenant, on nous annonce 2028. La durée prévisionnelle du chantier est de quatre ans, ce qui nous mène à 2032. Lundi, je vous annonce un blocage de la part des collégiens. Cela fait 25 ans qu’ils attendent d’avoir un collège conforme aux normes actuelles. Vous n’avez pas été bons sur le planning. »

La présidente socialiste de l’assemblée, Hermeline Malherbe, a esquissé un début de réponse : « Nous avons rencontré des difficultés par rapport au recrutement de personnes qualifiées pour le suivi des travaux. » Puis, la vice-présidente en charge des collèges, Marie-Pierre Sadourny, s’est chargée de compléter : « Le maître d’ouvrage et les services techniques du conseil départemental présenteront l’avant-projet sommaire (APS) le 9 octobre prochain. Il s’agira d’une restructuration en site occupé, ce qui rajoute de la complexité. Nous n’avons pas priorisé d’autres établissements. »

Albert-Camus : la reconstruction « en stand-by »

L’élue communiste Françoise Fiter s’est pour sa part interrogée sur le projet de reconstruction du collège Camus de Perpignan, dont l’un des objectifs est de recréer de la mixité sociale au sein de cet établissement classé en réseau d’éducation prioritaire. « Nous avons voté en faveur de cette reconstruction il y a plusieurs années, mais le projet est resté en stand-by car la mairie de Perpignan ne nous met pas de terrain à disposition », a-t-elle déploré. « On y travaille, on vous tiendra au courant », lui a rétorqué la conseillère départementale d’opposition Isabelle de Noëll-Marchesan, par ailleurs adjointe au maire de Perpignan, en l’absence de Louis Aliot qui siège également dans l’opposition.

Pour finir sur une note positive, Robert Garrabé a pour sa part rappelé lors de la discussion que les problèmes qui s’étaient posés concernant le projet de collège du Boulou étaient « résolus ». Aux dernières nouvelles, son ouverture était prévue pour septembre 2029.

« Menace » sur le collège de Port-Vendres ?

Également élu départemental, le maire de Port-Vendres, Grégory Marty, a quant à lui fait part lors du débat de ses inquiétudes concernant l’avenir du collège implanté sur sa commune. « Le collège de Port-Vendres n’affiche plus que 285 élèves, alors que quand j’y étais (autour de l’année 1990, NDLR), on était pratiquement 700, a resitué l’édile. Il faudrait peut-être réfléchir sur la carte scolaire. Si on perd 50 élèves l’an prochain et encore 50 l’année d’après, on va se retrouver sous les 200. Il y a une menace. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 3 octobre 2026)

Collèges : jusqu’à 35 degrés dans certaines classes la semaine dernière (L’Indep)

Le syndicat d’enseignants Snes-FSU tire la sonnette d’alarme concernant la température dans les collèges qui a encore dépassé les 30 degrés dans plusieurs établissements la semaine passée. Un seuil au-delà duquel des risques pour la santé existent.

Jusqu’à 35 degrés dans certaines salles au collège de Rivesaltes, 34,5°C au collège Sévigné de Perpignan, autour de 32°C à Camus, Jean-Moulin ou Pagnol, ainsi qu’à Cabestany, Port-Vendres ou Saint-André… Selon les relevés récoltés par le syndicat d’enseignants du secondaire Snes-FSU, une semaine après la rentrée, la température reste suffocante dans de nombreuses classes de collèges des Pyrénées-Orientales. Sans compter des taux d’humidité dépassant parfois les 50 % qui accroissent encore la sensation de chaleur.

« Les conséquences du changement climatique sont bien plus fortes que ce à quoi s’attendaient les pouvoirs publics », alerte l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Ignacio Valenzuela. « Les périodes de fortes chaleurs s’allongent. Les conditions de travail et d’apprentissage sont plus que dégradées et mettent en danger la santé des enseignants et des élèves. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), pour le travail de bureau, le risque existe des que la température de-passe les 30 degrés. »

Le fait que le ministère de l’Éducation annonce fin juin, en pleine canicule, un fonds de 50 millions d’euros dédié au diagnostic et à l’équipement du bâti scolaire pour en retrancher 40 millions d’euros en septembre n’est pas pour calmer l’ire du syndicat.

« C’est inacceptable », juge Ignacio Valenzuela. « On est conscients qu’adapter le bâti constitue un investissement important et que les collectivités ne peuvent pas tout financer toutes seules. Ce désengagement de l’État est scandaleux Nous ne demandons pas forcément la climatisation. L’adaptation du bâti scolaire peut aussi passer par l’installation d’ombrières ou la végétalisation. Ce qu’on veut, c’est une amélioration des ambiances thermiques et quand cela n’est pas possible, un aménagement des horaires. »

De son côté, la vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges, Marie-Pierre Sadourny, assure que la collectivité est bien résolue à résoudre la problématique. Avec des dispositifs à cout, moyen et long termes « Le travail sur la végétalisation des cours est dores et déjà engagé. Nous avons aussi commencé à poser des filtres anti-UV ainsi que des brise-soleil sur les fenêtres et nous allons débloquer dès octobre 60 000 euros supplémentaires sur le budget 2026 pour que les établissements puissent acheter des équipements de rafraichissement et des brasseurs d’air », détaille l’élue concernant le court terme.

En cette rentrée, Marie-Pierre Sadourny annonce également des mesures plus ambitieuses, mais à moins brève échéance : « Dès l’année prochaine, nous allons commencer à climatiser les restaurants scolaires, ainsi que les centres de documentation et d’information (CDI) ou les salles polyvalentes afin de faire des lieux refuges, où pourraient également se dérouler les épreuves du brevet. Dans les salles de classe les plus exposées, nous allons également coupler les ventilateurs de plafond à des dispositifs de circulation de l’air, qui permettront de faire baisser la température de 3 ou 4 degrés. »

Entre 2028 et 2030, l’ensemble des lieux de refuge devraient être mis en place et dix premiers établissements équipés de nouvelles centrales de traitement de l’air. Entre toutes les mesures prévues sur la période, l’investissement prévisionnel s’élève à 4,6 millions d’euros.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 septembre 2026)

35 a 40 millions d’euros nécessaires pour le « tout clim »

En plus des mesures à court et moyen termes, le conseil départemental travaille également sur une trajectoire de « tout clim » qui s’étalerait sur plusieurs années. Il a même déjà chiffré le coût d’une telle opération, qui comprendrait également des travaux d’isolation, d’extension de préaux et de végétalisation, à 35 ou 40 millions d’euros pour les 31 collèges publics des Pyrénées-Orientales. « Mais il faut encore que nous travaillions le budget et que nous abondions les lignes de trésorerie », précise Marie-Pierre Sadourny. « À ce stade, l’État pourrait apporter 10 000 euros par établissement. C’est sûr qu’il faudrait plus… Plus l’État nous accompagnera et plus nous pourrons mener à bien ce projet rapidement. »

À noter : le nouveau collège en cours de construction à Claira et celui en projet au Boulou seront équipés d’office de systèmes de brassage, de centrales de traitement de l’air et de zones refuges climatisées.

Aide sociale à l’enfance : des jeunes placés livrent leurs témoignages (L’Indep)

Hier, plusieurs jeunes places en foyers ou en structures ont pris la parole dans le cadre des Assises de la protection de l’enfance, qui se sont tenues au centre culturel de Cabestany sous l’égide du conseil départemental. L’autonomisation et l’insertion des jeunes qui sortent du dispositif (entre 18 et 21 ans) étaient au cœur des échanges.

Travailleurs sociaux, familles d’accueil, responsables de maisons d’enfants à caractère social, de foyers ou de structures partenaires… Ce jeudi 4 juin 2026, autour de 250 personnes ont participé aux Assises de la protection de l’enfance organisées par le conseil départemental, maître d’œuvre en la matière. L’autonomisation des jeunes placés et la préparation de leur sortie du dispositif, qui s’effectue entre 18 et 21 ans, étaient cette année au cœur des débats.

« C’est un sujet très important », estime la vice-présidente du Département déléguée à l’enfance et à la famille, Madeleine Garcia-Vidal. « Nous ne voulons pas de sorties sèches de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Si à 18 ans, on les laisse sortir du dispositif comme ça, ils sont perdus. Très peu sont autonomes. C’est pourquoi nous les accompagnons souvent jusqu’à 21 ans avec un contrat jeune majeur, pour les aider à s’insérer, à trouver un emploi et un logement. »

Également présents lors des Assises, les porte-parole des jeunes pris en charge, qui siègent au sein de l’Observatoire départemental de la protection de l’enfance, n’ont pas manqué de faire remonter leurs doléances.

« Quand on arrive dans une maison d’enfants à caractère social, on nous explique les règles, mais on nous explique rarement ce qui va se passer après », pointe par exemple du doigt Nathan(*), 17 ans, actuellement en service civique dans une association culturelle. « Je pense qu’il faudrait plus informer les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs. A 18 ans, certains décident de partir et se retrouvent à la rue deux mois plus tard. Ils ne savent visiblement pas qu’ils peuvent revenir vers l’ASE dans ce genre de situation. »

Lucas, 15 ans, débutera en septembre un apprentissage en menuiserie. Mais la sortie de l’ASE l’inquiète déjà « En structure, les professionnels font beaucoup de choses à notre place et veulent parfois trop nous protéger. Certains d’entre nous se sentent prêts pour le départ, d’autres pas. Tout dépend des jeunes, de leur situation et de leurs éducateurs. »

De son côté, Océane, 16 ans, a déjà en partie franchi le pas. Elle vit en semi-autonomie dans un studio. « Je gère mon budget, mes courses, mes rendez-vous de santé et mes papiers administratifs, mais il y a un éducateur dans l’immeuble qui peut m’aider si besoin », résume la jeune fille, qui vise une carrière de procureure de la République.

Junior, 18 ans, vient pour sa part de se faire repérer par l’équipe de France de boxe anglaise après avoir terminé sur la première marche du podium lors d’un championnat international. Mais pour l’instant, la situation est gelée car le sportif originaire du Cameroun est toujours en attente d’un titre de séjour. « La sortie de l’ASE, c’est compliqué. Et ça l’est encore plus pour les mineurs non accompagnés. Tu passes du statut d’enfant protégé à celui d’adulte sans papiers… Et sans papiers, tu ne peux pas travailler, tu n’as pas de revenus », déplore Junior, qui est également titulaire d’un CAP cuisine. « Même des jeunes qui ont eu un parcours exemplaire jusque-la peuvent se retrouver sans domicile fixe, puis sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Il faudrait qu’à la sortie de l’ASE, on ait un accompagnement pour la demande de titre de séjour. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 juin 2026)

(*) Les prénoms des jeunes mineurs ont été modifies

Lab Santé Midi Libre: la santé et le handicap au cœur des débats (L’Indep)

Lab Santé Midi Libre faisait étape ce mercredi, pour la première fois, dans les Pyrénées-Orientales au siège de L’Indépendant a Perpignan. Deux tables rondes étaient organisées, entre les professionnels et acteurs de santé du territoire, mettant en avant l’expertise médicale : l’une sur le handicap au travail, l’autre intitulée « Les P.-O., territoire de santé d’excellence ».
La santé, un sujet essentiel qui « fait partie des premières préoccupations des Français et donc des habitants des Pyrénées-Orientales », introduisait Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales. Entourée de sa vice-présidente Françoise Fiter, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la présidente évoquait la problématique de désertification médicale à laquelle le conseil départemental a œuvre en « participant à l’ouverture de plusieurs maisons de santé pluridisciplinaire », avec la Région. Mais aussi « un pack santé qui accompagne autant la médecine libérale en termes d’infrastructures que tout ce qui est public comme les pôles santé ». « Ce ne sont pas nos missions obligatoires mais on a investi », se réjouissait Hermeline Malherbe.

Handicap : « Des avancées incontestables mais nous sommes loin du compte »

La première table ronde de la soirée plaçait au cœur des débats « Le handicap au travail » avec pour interlocuteurs Nicolas Franco, directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy et secrétaire général adjoint de l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux) et Françoise Fiter, vice-présidente au conseil départemental en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Avec pour point de départ le rappel de la loi Handicap 2005 pour l’égalité des droits et des chances, les acteurs ont souligné son importance menant à « inciter et obliger à avoir 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises ». « La loi de 2005 a permis de poser un cadre et de faire reculer le chômage chez les personnes en situation de handicap. Il y a eu des avancées incontestables mais nous sommes encore loin du compte. Il y a encore besoin d’investir », introduisait Françoise Fiter. Nicolas Franco soulignant que cette loi « a eu le mérite de réaffirmer la place des personnes en situation de handicap dans la société ». Mais dans le monde du travail, le débat s’orientait vers « ces freins à l’embauche » que peut représenter le handicap. « Il y a beaucoup de préjugés comme le fait qu’une personne handicapée serait moins efficace. Il y a de la discrimination et des craintes », confiait la vice-présidente du Département. Tandis que le directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy justifiait ces craintes par « un manque de connaissance. Il faut essayer de dépasser ce quota à respecter. L’enjeu essentiel c’est de maintenir l’embauche des personnes en situation de handicap et d’établir un lien employé-employeur. Il y a besoin d’un travail de proximité entre les acteurs. C’est important, une fois dans l’entre-prise, de continuer à accompagner les personnes en situation de handicap ». Un point particulier a été apporté sur l’importance de la sensibilisation en milieu professionnel. Quant aux perspectives pour l’avenir sur la question du handicap dans le travail, les avis divergeaient.

« Il faudrait une nouvelle loi de 2005 qui définisse les moyens nécessaires d’accompagnement. Plus nous serons nombreux à sensibiliser, mieux ce sera. En entreprise, il faut aussi accepter qu’une personne en situation de handicap soit moins efficace, même si ce n’est pas toujours forcément le cas. Mais les mentalités doivent encore évoluer là-dessus », confiait Françoise Fiter. Nicolas Franco avançait lui : « On a quand même multiplié par 10 l’inclusion depuis la loi 2005, c’est déjà un bon départ. Mais il faut du temps ». En 2025, 8452 orientations Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTF) avaient été demandées dans les Pyrénées-Orientales.

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Proximité, coordination et coopération sur un territoire d’excellence

Après avoir débattu sur le handicap au travail, le deuxième rendez-vous de la soirée avait pour thématique « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence ». Autour de la table, professionnels et acteurs du territoire avaient pris place : Barthélémy Mayol, directeur du centre hospitalier de Perpignan, Dr Tanguy Mraovic, chirurgien de la main au Centre main catalan (Aesio Santé), Sébastien Fleury, directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité (Groupe UGECAM) et Françoise Fiter, vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Les intervenants ont, dans un premier temps, placé le mot de « coopération » au centre de la discussion. En effet, « le parcours d’un patient ne passe en général pas que par un seul acteur. C’est l’acte d’une coopération. Et c’est là l’importance de remettre au centre du jeu la proximité et le parcours coordonné du patient. Les Pyrénées-Orientales sont un territoire qui est capable d’assurer », introduisait Sebastien Fleury. « Tous ensemble, on arrive à soigner toutes les pathologies », enchaînait le Dr Mraovic qui précisait opérer avec ses collègues du Centre de la main 3 000 patients par an. Pour le directeur du centre hospitalier, le thème « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence » était surtout l’occasion de « montrer ce qu’il reste à faire ». « Ce qui va permettre de maintenir notre département à un niveau d’excellence ce sont trois choses : l’enseignement, les soins et la recherche », déclarait Barthélémy Mayol.

Très vite, l’interrogation de la possibilité de tout soigner dans les P.-O. était mise au centre du débat. Bien sûr, pour le Centre main catalan, la réponse était « oui » en ce qui concerne la chirurgie des membres inférieurs. Pour Sébastien Fleury, dont l’établissement est implanté au Boulou « on est sur une médecine de ville ». « Nous sommes très limités sur la prise en charge des pathologies. En revanche, on s’efforce de répondre au plus près aux besoins identifiés », expliquait le directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité. « Notre objectif n’est pas de tout soigner mais d’être une filière de qualité », répondait le directeur du centre hospitalier de Perpignan. D’où l’importance des liens entre les acteurs de la santé pour un travail commun, comme le soulignait François Fiter.

La question de l’investissement, nécessaire pour porter l’excellence du territoire en matière de santé, était ensuite posée. « C’est indispensable dans le milieu hospitalier de continuer à investir, notamment dans la cancérologie, les soins palliatifs et le bloc opératoire », confiait Barthélémy Mayol. Au Centre main catalan, le Dr Tanguy Mraovic, détaillait les nouveaux équipements dont l’établissement s’était doté récemment comme un échographe pour la pratique de micro-incision. « Mais il ne faut pas non plus oublier l’investissement humain qui est très important », ajoutait-il. Au Boulou, au centre Le Vallespir, ce sont des investissements immobiliers qui sont en cours. « On modernise, on agrandit pour avoir un établissement de 15 000m2. Nous voulons proposer un environnement plus acceptable pour les professionnels de santé mais aussi pour l’accueil des patients », expliquait Sébastien Fleury. Le Département assurait être attentif à ce que la réponse aux besoins humains soit de qualité. Françoise Fiter résumait, pour conclure l’échange, les maîtres mots de la table ronde : proximité, coopération et coordination « car sans cela on n’avance pas et on ne répond pas aux besoins ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

« Un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé » (L’Indep)

Les aidants familiaux sont au cœur d’un enjeu social majeur. Dans les Pyrénées-Orientales, près de 80 000 personnes soutiennent un proche dépendant. Une nouvelle plateforme leur offre des ressources et un accompagnement adapté.

C’est parfois un enfant, un conjoint, un parent ou un grand-parent… En France, une personne sur cinq accompagne un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou de maladie chronique. Ces personnes, de tous âges, deviennent ainsi des « aidants », même sans le savoir.

Dans les Pyrénées-Orientales, ils sont « environ 80 000, avec une part de mineurs et une surreprésentation des femmes », selon les données du Département. Ainsi, Françoise Fiter, vice-présidente en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, a insisté sur la nécessité de « mener une politique départementale prioritaire à destination de ces aidants ». « Ils ne prennent pas la mesure du rôle qu’ils occupent. Ils peuvent être impactés sur le plan familial, santé ou professionnel », ajoute-t-elle. En effet, un aidant sur deux est en activité professionnelle à côté de l’accompagnement de son proche.

Ce lundi 11 mai, la plateforme nationale « Ma boussole aidants » a été introduite, un projet visant à mieux les soutenir, en partenariat avec l’institution de retraite complémentaire Klesia Agirc-Arrco.

« Elle permet de faire passer l’information, de mieux prendre en compte les besoins des aidants et de centraliser les aides ». Disponible via le site du Département, il est possible d’accéder aux aides et services adaptés à sa situation : accompagnement, soutien à domicile, démarches administratives ou conseils pratiques. Mais aussi de retrouver des rendez-vous dédiés aux aidants : ateliers, conférences, groupes d’échange ou temps d’information. Chaque donnée est adaptable selon le lieu, le profil et la situation de son proche.

Parmi les services recensés, on retrouve notamment la rubrique « vacances/séjours de répit » ou « S’absenter », qui permet aux aidants de confier leur proche à un organisme adapté. Une assistance importante pour qu’ils puissent se reposer, quand on sait qu’un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé.

Cette plateforme est utile également pour les structures professionnelles. Agly côté aidants par exemple, intervient sur le territoire des Fenouillèdes et propose des actions individuelles et collectives avec des permanences d’informations, de soutien ou de bien-être.

Pour la directrice, cette idée va être utile en termes de communication. « Sur un territoire comme le nôtre, c’est très compliqué, on va souvent démarcher mais ça prend beaucoup de temps. C’est intéressant aussi de savoir ce que font les différents professionnels ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 12 mai 2026)

La plateforme « Ma boussole aidants » est disponible sur le site Ledépartement66.fr, rubrique « A mon service », section « Seniors ».

Municipales dans les P.-O. Le bilan en demi-teinte de la gauche catalane (L’Indep)

Au lendemain du scrutin municipal dans les P.-O., la gauche compte quelques belles prises comme la victoire à Prades d’Aude Vives. Mais elle accuse aussi de lourdes pertes, la plus symbolique étant celle d’Elne, passée à l’extrême droite. La présidente socialiste du Département, Hermeline Malherbe dresse un bilan contrasté.

Demi-teinte. Difficile de qualifier autrement le bilan de la gauche catalane au lendemain du second tour des élections municipales.

Concrètement, la gauche a gagné, retrouvé ou conservé quelques bastions historiques. Thuir n’a pas cédé après 37 ans de l’ère Robert Olive. Aude Vivès a réussi son pari à Prades. Cabestany reste communiste malgré la pression du RN. Banyuls-sur-Mer a élu sa première maire au féminin, de gauche, avec Aurélie Maillols. Robert Garrabé a conservé Saint-Jean-Pla-de-Corts. Tout comme Michel Garcia à Matemale. « Je salue une victoire de la gauche par plusieurs femmes », commente la présidente socialiste du Département, Hermeline Malherbe.

Mais, après ce 22 mars, la gauche accuse aussi une grosse perte, symbolique: celle d’Elne, dirigée jusque-là par le premier vice-président communiste du Département, Nicolas Garcia. La liste soutenue par le maire sortant s’est inclinée face à Steve Fortel, membre, entre 2013 et 2016, du Parti nationaliste français (devenu les Nationalistes). En ce mois de mars, la gauche a également perdu la commune de Maury. « Une vraie surprise, nous ne nous y attendions pas du tout », confie Hermeline Malherbe. Mais aussi celle de Saint-Hippolyte avec la défaite de la maire sortante Madeleine Garcia-Vidal.

De quoi chambouler les forces à l’assemblée départementale ? Hermeline Malherbe veut croire que non. Même s’ils ne sont pas de son camp, elle comptait également sur la reconduction de Marc Petit à Claira et Grégory Marty à Port-Vendres. Tous deux réélus. « Oui, nous avons perdu quelques communes à gauche. Mais ce n’est pas parce qu’un élu perd son mandat de maire, qu’il ne sera pas réélu au Département. Nous l’avons vu en 2020 quand nous avons perdu Toulouges. Pourtant, l’année suivante, Jean Roque était bien élu au Département. En 2014, nous avions eu la même situation à Collioure avec Michel Moly. Nous avons du temps avant d’appréhender ces prochaines élections de 2028. D’ici là, il faudra encore passer la Présidentielle et les législatives. »
Pour ces prochains rendez-vous aux urnes, Hermeline Malherbe assure qu’elle continuera de militer pour une union de la gauche.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 24 mars 2026)

Nicolas Garcia. « Plus d’un an et demi de pluviométrie concentré sur quelques mois » (L’Indep)

Après plusieurs années de sécheresse historique, les pluies abondantes de l’hiver ont profondément change la situation dans les Pyrénées-Orientales. Même si certaines zones restent fragiles, les nappes phréatiques du département sont globalement repassées au-dessus des seuils d’alerte.
Président du syndicat mixte pour la protection et la gestion des nappes de la plaine du Roussillon, Nicolas Garcia décrypte cette amélioration.

Après plusieurs années de sécheresse dans les P.-O., peut-on dire que les nappes phréatiques vont mieux ?

La situation s’est nettement améliorée grâce aux pluies importantes tombées depuis le mois de décembre. Si l’on cumule les précipitations sur cette période, on atteint parfois plus de 500 à 600 millimètres d’eau selon les secteurs. En gros, cela représente plus d’une année et demie de pluviométrie normale concentrée sur quelques mois. Cette eau a permis de réalimenter les rivières, les canaux d’irrigation et surtout les nappes superficielles, qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibre hydrologique du territoire.

Est-ce suffisant pour reconstituer les réserves d’eau souterraines ou reste-t-on dans une situation fragile ?

La situation reste fragile même si les voyants sont aujourd’hui plutôt au vert.
Une grande partie des stocks d’eau souterraine s’est reconstituée. Mais tout dépendra de l’évolution du climat dans les prochaines années. Si nous devions connaitre à nouveau plusieurs années de sécheresse comme entre 2021 et 2024, les réserves pourraient à nouveau chuter rapidement. Il faut donc considérer la situation actuelle comme une amélioration, mais pas comme une garantie pour l’avenir.

Peut-on parler de fin de la sécheresse dans les Pyrénées-Orientales ?

Je parlerais plutôt d’une pause que d’une véritable fin de la sécheresse. Personne ne peut prévoir la météo sur plusieurs années. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que cette période humide est bénéfique. Elle recharge les nappes, mais aussi les barrages et les cours d’eau. Avec les stocks de neige en montagne et les rivières qui coulent à nouveau, l’alimentation des nappes va se poursuivre encore dans les mois à venir.

La nappe des Aspres-Réart reste la plus fragile. Pourquoi ?

Parce qu’il s’agit essentiellement d’une nappe profonde. Contrairement à d’autres secteurs où l’on trouve des nappes superficielles, l’eau doit ici s’infiltrer beaucoup plus profondément dans le sol. Cela prend plus de temps et la recharge est donc plus lente. Mais même sur ce secteur, nous observons une remontée assez impressionnante des niveaux. La courbe de remplissage est très nette, ce qui laisse espérer une sortie prochaine de la situation de crise.

Tous les autres secteurs du département bénéficient-ils de cette amélioration ?

Oui, globalement. Dans les Pyrénées-Orientales, on distingue six unités de gestion : l’Agly-Salanque, Aspres-Réart, bordure côtière Nord, bordure côtière Sud, vallée de la Têt et vallée du Tech. Aujourd’hui, toutes ces nappes sont sorties des niveaux d’alerte renforcée. Les nappes de la plaine du Roussillon et celles liées aux vallées du Tech ou de l’Agly ont très bien réagi. Les rivières ont connu des niveaux que l’on n’avait pas observés depuis plusieurs années. Lorsque les cours d’eau coulent abondamment, ils alimentent aussi les nappes par infiltration, ce qui accélère leur recharge. La seule qui reste encore sous surveillance est celle des Aspres-Réart. Mais la tendance est également à l’amélioration.

Avec cette amélioration, plusieurs secteurs sont sortis des restrictions d’eau…

Dans la plupart des secteurs, les restrictions ont été levées. Les nappes ne connaissent pas le calendrier administratif. Elles réagissent simplement aux conditions hydrologiques. Aujourd’hui, la situation permet de relâcher les contraintes pour les particuliers, les agriculteurs et les collectivités. Seule la zone des Aspres reste encore partiellement concernée par des limitations,

Avec le changement climatique, faut-il s’attendre à davantage d’épisodes de pénurie d’eau ?

Malheureusement, c’est probable. Le réchauffement climatique pourrait accentuer les périodes de sécheresse entrecoupées d’épisodes de pluies très intenses. Cela signifie que l’eau restera une ressource précieuse et qu’il faudra continuer à la gérer avec beaucoup de prudence. Même si la situation est meilleure aujourd’hui, il est essentiel de conserver les bonnes habitudes d’économie d’eau. C’est une ressource rare.

Recueilli par Driss Chait (L’Indépendant, le 13 mars 2026)

Concrètement, comment fonctionne
la recharge des nappes phréatiques ?

L’eau de pluie s’infiltre progressivement dans le sol, traverse différentes couches géologiques et finit par atteindre les nappes souterraines. Mais ce processus peut être lent, surtout pour les nappes profondes. Par exemple, certaines nappes ne réagissent qu’avec plusieurs semaines de décalage par rapport aux épisodes pluvieux.

Les Pyrénées-Orientales « parmi les dix départements les mieux gérés » (L’Indep)

Budget en hausse, dette sous contrôle et investissement augmentes: malgré les difficultés, le conseil départemental des Pyrénées-Orientales revendique l’une des meilleures gestions de France. En 2026, la collectivité devrait se doter d’un budget de 778 millions d’euros.

Le budget 2026 du conseil départemental des Pyrénées-Orientales sera débattu aujourd’hui par les élus. « Un budget important en volume », explique Robert Garabé, vice-président de la collectivité chargé des finances, en légère hausse par rapport à 2025 à plus de 778 millions d’euros (M€). « Dans un contexte national prégnant (3 500 milliards d’euros de dette, 140 milliards de déficit), ajoute-t-il, avec des dépenses et des revenus impactés, le Département consacrera cette année 518 ME aux charges de fonctionnement et 259 M€ à l’investissement. »

Le Département « c’est l’échelon fragile car on ne peut pas voter les taux de fiscalité, donc nos recettes, et on a un impératif de dépenses sociales pour la protection de l’enfance, le RSA ou les personnes handicapées ». Et la ressource principale, les droits de mutation perçus sur les ventes de biens immobiliers, « sont en chute libre depuis plusieurs années avec la hausse des taux d’intérêt ».

Dans « les 20 départements les moins endettés de France »

Mais face à ces coûts « obligatoires » qui explosent dans un territoire marqué par la précarité (avec le taux de chômage le plus élevé de France métropolitaine) et des ressources qui diminuent, « les Pyrénées-Orientales y arrivent », se félicite le vice-président. Grâce à des mesures d’anticipation prises au bon moment, comme un désendettement précoce avant la crise du Covid, et la recentralisation du RSA « qui a allégé le budget et dégagé des marges », la collectivité a pu emprunter 130 millions d’euros pour financer ses investissements. « Au terme de notre mandat en 2028, nous aurons investi l milliard d’euros », assure Robert Garrabé.

« Nous faisons ainsi partie des 20 départements les moins endettes de France avec une charge chiffrée à 443 euros par habitant (contre 582 pour l’État) et 516 en moyenne pour les collectivités de même strate », indique Nicolas Fernandez, directeur des finances. Des chiffres qui lui font dire que « les Pyrénées-Orientales font partie des 8à 10 départements qui présentent la meilleure situation financière de France ». « On tire les dividendes de la prudence », ajoute-t-il, alors que « beaucoup de départements peinent financièrement, certains ayant même été placés sous tutelle, comme la Gironde. » Une position « très singulière », convient Robert Garrabé, qui permet au conseil départemental des Pyrénées-Orientales de générer une « commande publique de 150 millions d’euros chaque année », rappelle-t-il. De l’argent injecté « au service de l’économie locale », se réjouit Hermeline Malherbe, la présidente du conseil départemental, « qui apporte des chantiers aux entreprises du BTP et des investissements qui maintiennent l’emploi privé. »

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 19 février 2026)

Des examens gynécologiques offerts aux étudiantes de l’université (L’Indep)

Les élus du conseil départemental des départemental ont adopté le renouvellement de ce dispositif mis en place depuis un an mais encore peu connu, permettant aux étudiantes de l’université de Perpignan d’obtenir des soins gynécologiques.

Améliorer l’accès aux soins gynécologiques pour les étudiantes de l’université de Perpignan, c’est tout le sens de la délibération votée ce jeudi par les élus du conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Les conseillers départementaux ont adopté le renouvellement d’une offre de soins qui permet aux étudiantes de la faculté de rencontrer un médecin et une sage-femme grâce à des permanences, directement depuis le campus du Moulin à Vent. Un examen gynécologique peut y être assuré ainsi qu’une proposition de contraception personnalisée. Mis en place depuis un an mais encore peu connu, ce dispositif a permis à cinquante patientes d’obtenir des soins gynécologiques en 2025. À noter que ce service de santé assure également des actions de dépistage et vaccination.

Les élus ont adopté le renouvellement de ce service pour une durée d’un an qui pourrait encore être reconduit.

Durant cette même session, les conseillers départementaux ont voté une motion visant à soutenir les éleveurs des Pyrénées-Orientales dont les bêtes ont été touchées par la dermatose nodulaire. Plus de 400 vaches, veaux et taureaux ont été abattus sur les terres catalanes, malgré un déploiement de la couverture vaccinale. Les élus du Département se sont engagés à accompagner ces éleveurs et « activer tous les leviers pour apporter son soutien financier en complément des dispositifs de l’État et de la Région ». Mais, pour l’heure, la collectivité n’a pas déterminé le montant de l’enveloppe de ces aides.

Les conseillers départementaux ont aussi appuyé les requêtes formulées par la Chambre d’Agriculture. À savoir, la prise en charge par la solidarité nationale de la vaccination de tous les bovins avant l’estive 2026. Mais aussi le financement des pertes d’exploitation et le remplacement des cheptels tués, privilégier l’abattement sélectif et mener une étude approfondie sur les vecteurs de l’épidémie et déployer un dispositif de surveillance.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 28 novembre 2025)