Conflent Canigó. Que va devenir ce projet de 5 millions d’euros à Prades ? (L’Indep)

Jeudi 11 juin se déroulait la deuxième réunion du conseil communautaire présidée par Aude Vives. Les élus étaient invités, à la fraîche, pour une assemblée en extérieur à Baillestavy.

Présentation de la communauté de communes et des commissions, présentation de l’école de musique du Confient, conventions de mise à disposition de certains agents entre les communes et la communauté de communes ou encore désignation des membres du comité directeur de l’office de tourisme […] La réunion de ce jeudi soir était plutôt administrative. Seul point d’achoppement, le vote concernant l’augmentation de la subvention (obligatoire) allouée aux écoles privées. Une hausse non acceptée, mais finalement votée. Bref, un conseil communautaire de début de mandat, une assemblée en rodage qui ne devrait pas tarder à trouver ses marques. Une question pourtant brulait de nombreuses lèvres et un élu l’a posé. « Que va-t-on faire de la Maison
Félip ? »
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Réponse : « Il faut que l’on prévoie une réunion pour en discuter ». La maison Félip est une bâtisse du XVIIe siècle, implantée au coeur de Prades, place de la République. Un immeuble en très mauvais état vendu en 2004 par la ville à l’Office 66, puis racheté en 2014, par la municipalité emmenée par Jean Castex.

Ceci dans l’idée de revaloriser le centre-ville et d’y aménager « un espace à vocation culturelle, patrimoniale et touristique ». Problème, le budget rénovation semblait élevé pour la commune. Celui qui est à l’époque également à la tête de la communauté de communes Conflent Canigó propose alors d’en faire un centre d’intérêt intercommunal. L’EPCI en devient propriétaire et la Maison Félip est rénovée pour un budget dépassant les 5 millions d’euros.

Une récente publication sème encore plus le doute

L’objectif : abriter l’office de tourisme intercommunal, les bureaux du Festival Pablo Casals, le siège du Pays d’art et d’histoire (PAH) avec un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (Ciap) et un espace muséographique. « C’est un phare du tourisme en Confient, un outil au service de la culture », révélaient les anciens élus aux commandes. Un phare pour lequel les candidats David Berué et Aude Vivès imaginaient d’autres destinations pendant les élections municipales. Un pôle d’attraction culturelle avec pourquoi pas la médiathèque intercommunale pour les uns, un lieu d’effervescence culturelle et/ou un support pour la vitalité associative pour les autres. Seul Julien Audier Soria soutenait (et soutient toujours) le projet tel qu’il avait été établi au départ.

Une récente publication (jeudi 11 juin à 11h52) sur les réseaux sociaux de la communauté de communes présidée par Aude Vivès annonce que l’immeuble doit « accueillir notamment le futur Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine. Ce lieu permettra de rassembler les activités culturelles et patrimoniales portées par les services de la communauté de communes et ses partenaires ». Le projet initial est-il finalement validé ou seulement retouché ? Le flou persiste alors que le chantier devrait se terminer au cours du premier trimestre 2027. La seule chose claire, c’est que la ville de Prades aura bien tiré son épingle du jeu avec ce projet. Elle voit son centre embelli par un (très) gros programme financé, en partie, par l’ensemble des communes alentour. Communes qui attendent maintenant un minimum de retour sur investissement.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 14 juin 2026)

Conflent-Canigó : Aude Vivès, première femme présidente (L’Indep)

Aude Vivès, maire de Prades et vice-présidente du département, a été élue sans véritable surprise à la tête de la communauté de communes Conflent Canigó.

Ce samedi 11 avril se tenait la première réunion des conseillers de la communauté de communes Conflent Canigó à Vinça. Soixante-douze élus étaient appelés à désigner le président et les vice-présidents de leur assemblée. Le doyen de ce conseil communautaire, Claude Escape (maire de Fillols), ouvrait la séance. Ceci après que Jean-Louis Jallat, le précédent président, a passé la main. Venaient alors l’installation du conseil puis l’élection de la présidence. Tandis qu’Aude Vivès avait déjà annoncé publiquement sa candidature, un autre postulant se déclarait en la personne de Christian Triado (maire de Mosset). Un postulant qui envisageait, entre autres, de ne plus verser d’indemnités au président et autres vice-présidents (économies estimées 150 K€). Une annonce fracassante qui n’aura pas suffi. Aude Vivès était élue avec 50 voix, contre 20 au premier édile de Mosset et 2 votes blancs.

De quinze à six vice-présidents

L’affaire était entendue, tout comme celle concernant le nombre et l’élection des vice-présidents. Ils seront désormais 6 (contre 15 sous la précédente mandature), tous désignés par avance (par Aude Vivès et ses soutiens) et élus un à un à une grande majorité par l’assemblée du jour. Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, devient donc premier vice-président en charge de la mutualisation des moyens et des services à la personne. Patrick Marcel, maire de Clara-Villerach, devient vice-président en charge de l’enfance-jeunesse. Mathieu Maury, maire de Mantet, est l’élu communautaire en charge du développement économique et de l’agriculture. Gérald Barjavel, maire de Catllar, s’occupera de l’urbanisme, de l’environnement et de la transition économique. Geoffrey Payré, maire de Los Masos, prend les finances et la commande publique. Et enfin Johanna Messager, maire de Conat, sera la vice-présidente (la seule femme) en charge des déchets et des ordures ménagères.

Une tribune publiée ce vendredi 10 avril dans Libération appelait « les femmes élues à se présenter, à briguer les présidences d’intercommunalités, à revendiquer les vice-présidences stratégiques, à refuser de se mettre en retrait pour préserver des équilibres qui se font presque toujours à leurs dépens. » Message reçu 10 sur 10 en Conflent.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 12 avril 2026)

Conflent-Canigó. Du nouveau à la présidence de la communauté de communes (L’Indep)

Les élus communautaires sont convoqués samedi 11 avril à 9h30 pour une première session post-municipales. L’occasion d’élire un nouveau président, de nouveaux vice-présidents, ainsi que les autres membres du bureau.

Le conseil communautaire se déroulera au complexe sportif du Canigou de Vinça. La séance sera ouverte par le président sortant, Jean-Louis Jallat, qui donnera lecture de la liste des membres du conseil communautaire, élus à l’issue des élections municipales 2026. Il déclarera alors les membres du conseil communautaire, installés dans leurs fonctions. Le doyen d’âge de l’assemblée prendra ensuite la présidence de la séance. Il procédera à l’appel nominal des membres présents et, après avoir constaté que le quorum est atteint, invitera le conseil à procéder à l’élection de la présidence. Qui va se présenter à cette place hautement stratégique ?

Une seule candidature pour la présidence ?

Le maire de Prades avait, jusqu’à aujourd’hui, toujours été élu. Seul le maire d’Olette avait fait exception lors du dernier mandat. Il avait remplacé le maire de Prades, Jean Castex, qui avait cédé sa place. Les élections municipales ont rebattu les cartes en Conflent. Vernet-les-Bains, Catllar, Los Masos, Eus […] de nouveaux maires en place auront indéniablement un rôle à jouer. Jean-Louis Jallat a annoncé ne pas se représenter. Aude Vivès, nouvelle première édile de Prades, est pour l’instant la seule à s’être publiquement positionnée pour briguer la présidence.

Elle avait d’ailleurs invité (presque) tous les élus de la communauté de communes, mardi soir, pour partager son ambition communautaire. Quid de l’opposition pradéenne ? Julien Audier-Soria confirme pour ceux qui auraient des doutes : « Je ne suis pas candidat. Nous soutiendrons des élus disponibles et qui gouvernent au bénéfice de tous les membres de la communauté ».

Rappelons à toutes fins utiles que l’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) conflentois dispose de nombreuses compétences, du service à la population et aux communes à l’enfance-jeunesse, en passant par le développement économique et agricole, le volet tourisme, culture et patrimoine, l’urbanisme, la gestion et valorisation des déchets… De gros projets communautaires engagés par la précédente mandature sont également en cours. La réfection de la Maison Félip (Prades) est de ceux-là avec plus de 5 millions d’euros de budget. Des projets comme l’école de Vinça (8 millions) ou encore la piscine couverte de Prades (8,5 millions) seront-ils ressortis des cartons ?

Philippe Comas (L’Indépendant, le 9 avril 2026)