Écoles : treize suppressions de postes d’enseignants prévues (L’indep)

Ce jeudi 29 janvier, le rectorat a présenté aux syndicats son projet de répartition des moyens pour la rentrée 2026-2027. Les écoles du pays catalan perdraient treize postes d’enseignants. Les collèges du département risquent aussi d’être impactés.

Les syndicats sont sans surprise vent de bout. Ce jeudi 29 janvier, la rectrice leur a présenté la déclinaison dans l’académie des suppressions de postes d’enseignants que le ministère a récemment annoncées (1.891 postes dans les écoles et 1.365 postes dans les collèges et lycées au niveau national).

Les écoles des Pyrénées-Orientales, où une baisse d’effectifs de l’ordre de 850 élèves est prévue pour la rentrée prochaine, devraient ainsi perdre 13 postes. Une mesure à laquelle s’oppose notamment le syndicat d’enseignants de l’Unsa (SE-Unsa). « Les suppressions de postes ne doivent pas devenir une réponse systématique à la baisse démographique », estime la secrétaire départementale du SE, Héloïse Hiroux. « Il est impératif de préserver les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignants, tout en répondant aux défis sociaux et éducatifs de notre territoire. »

Pour ce qui est des collèges, les organisations syndicales évoquent la suppression de 90 postes dans l’académie. Le nombre de suppressions dans chaque département n’est pas encore connu. Mais du côté du syndicat de professeurs Snes-FSU, qui rappelle que le pays catalan présente des indicateurs sociaux très dégradés (ségrégation scolaire, taux de pauvreté…), les inquiétudes sont vives. « 90 postes, cela représente l’équivalent de 1 600 heures d’enseignement », s’alarme l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Ignacio Valenzuela. « Cette situation est scandaleuse au regard des besoins criants de l’académie en général et de ceux du département en particulier. »

Selon les prévisions de l’administration, les collèges des Pyrénées-Orientales devraient perdre 250 élèves à la rentrée prochaine. Le détail des moyens alloués aux établissements du département devrait être dévoilé en février.

A. A. (L’Indépendant, le 31 janvier 2026)

Le rectorat précise que « les éléments qui ont été présentés aux organisations syndicales le 29 janvier revêtent un caractère prévisionnel et restent dépendants de ladoption définitive du projet de loi de finances ».

Le Soler. La CGT 66 revient sur l’épidémie au collège (L’Indep)

Le syndicat dénonce « une situation sous tension permanente » à la suite de la toxi-infection alimentaire qui a touché 400 élèves de cet établissement.

« Ce qui s’est passé au Soler n’est pas un accident isolé mais le révélateur brutal d’un état général préoccupant de nos collèges » alertait le syndicat CGT du Département le 19 décembre à l’occasion d’une conférence de presse. Quinze jours après la mystérieuse toxi-infection alimentaire collective (TIAC) dont ont été victimes 400 élèves au collège Jules-Verne du Soler.

Première problématique soulevée : « le sous-effectif chronique de l’ensemble des collèges du département ». « Aujourd’hui, ce sont environ 300 agents pour 29 collèges », avec une équipe volante, selon les syndicalistes « insuffisante pour absorber les absences ». Sans compter « le contexte politique et budgétaire aggravant » aboutissant sur « moins de personnel, d’entretien, de prévention et plus de risques sanitaires ».

De fait, parmi les revendications, le syndicat réclame « des engagements clairs et immédiats », qui passent par « le recrutement de 30 agents titulaires, 10 renforts pour l’équipe volante dont 2 chefs de cuisine ». Demandant par ailleurs que les agents techniques territoriaux « soient enfin considérés comme des acteurs essentiels de la sécurité sanitaire et du service public ».

Toutefois, la CGT le reconnaît elle-même : il reste un doute quant à « l’origine précise de la contamination qui n’est pas formellement établie ». Ce qui rend « impossible », d’après elle, « la mise en place d’un plan de prévention sérieux. »

Valérie Pons (L’Indépendant, le 22 décembre 2025)

Un encart du bulletin municipal de Saleillles sur un collège privé fait bondir la FCPE (L’Indep)

L’évocation, dans le bulletin municipal de Saleilles, d’un sondage visant à recenser les enfants scolarisés au collège privé de Saint-Cyprien afin d’obtenir la création d’un arrêt de bus fait débat. La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) y voit une incitation a privilégier l’établissement catholique au détriment du public.

L’annonce parue dans le bulletin municipal Saleilles infos de novembre 2025 a mis le feu aux poudres. Le texte en question lance un appel aux parents des élèves qui suivent leur scolarité dans le collège privé catholique de Saint-Pierre-de-la-Mer, « afin qu’ils puissent agir pour mettre en place des arrêts de bus sur Saleilles, ce qui leur éviterait de se déplacer tous les jours à Saint-Cyprien ». Le tout assorti d’un QR-code permettant d’accéder au sondage destiné à recenser les familles concernées. Cette parution n’a pas manqué de susciter l’indignation de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) et notamment de sa section du collège public de Cabestany, vers lequel sont en principe orientés les élèves de Saleilles. « Nous voyons dans cette annonce une manière d’inciter les parents à envoyer leurs enfants à Saint-Pierre, dans le privé. Cette incitation nous semble contraire à la laïcité », résume le président départemental de l’association, Rémy Landri.

« Il ne s’agit pas d’une pub pour St-Pierre », se défend la mairie

« Une mairie n’a pas à utiliser des moyens publics pour faire de la publicité à un établissement privé », s’énerve pour sa part le président de la section FCPE du collège de Cabestany, Marc Zarcone. « Nous craignons qu’avec des mesures comme celle-là, notre collège public ne perde de l’attractivité. »

De son côté, la mairie de Saleilles se défend de toute volonté d’incitation à la fuite des élèves vers le privé. « Il ne s’agit pas du tout de faire la promotion de Saint-Pierre », assure ainsi le directeur de cabinet du maire. « Ce sont des parents d’élèves qui nous ont demandé de faire paraître cette annonce. L’objectif est de leur permettre de se mettre en relation pour qu’ils puissent s’organiser afin d’obtenir la mise en place d’un arrêt de bus ».

Selon le propos introductif du sondage : « Une ligne de bus existe entre Cabestany et Argelès et traverse Saleilles, mais n’y prévoit pas d’arrêt ». Les auteurs du sondage expliquent dans la foulée qu’ils souhaitent contacter la compagnie de bus afin d’envisager la création d’un tel arrêt et qu’ils ont besoin pour ce faire de répertorier les enfants concernés.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 9 décembre)