Rentrée sur fond de grève à Saint-Exupéry (L’Indep)

En cette rentrée, les professeurs du collège Saint-Exupéry de Perpignan ont repris leur combat. Pour mémoire, en février 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé qu’il comptait octroyer des moyens supplémentaires à une vingtaine de collèges de France, dont Saint-Exupéry.

Et pour cause : les établissements en question ne sont pas classés en Réseau d’éducation prioritaire (REP) alors qu’ils présentent tous les indicateurs sociaux pour l’être. Une situation que le ministre avait d’ailleurs jugée « aberrante ».

Forts de cette reconnaissance, les professeurs de Saint-Exupéry avaient déjà stoppé le travail pendant deux jours en juin dernier pour réclamer, entre autres, l’octroi d’un troisième poste de conseiller principal d’éducation (CPE). Ils se sont remis en grève ce jeudi 3 septembre dans la continuité de ce mouvement.

« Nous n’avons toujours pas de 3e poste de CPE, la limitation des effectifs par classe que nous avions obtenue en juin est menacée et il nous manque plus de 80 heures d’accompagnement d’élèves en situation de handicap », liste la déléguée syndicale Snes-FSU de Saint-Exupéry, Muriel Sabatier.

Ce jeudi, en fin de journée, les professeurs ont décidé de reconduire leur mouvement. Dans l’attente d’une audience à l’Inspection académique. Sollicitée, cette dernière précise qu’une CPE a été implantée à Saint-Exupéry « pour effectuer un audit de la situation en matière de vie scolaire ». Une démarche qui devrait selon elle permettre d’aborder la question des moyens, mais aussi de l’organisation.

A. A. (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Perpignan. De nouvelles garanties rassurantes pour le collège Saint-Exupéry (L’Indep)

L’inspection académique a de nouveau rassuré le personnel du collège Saint-Exupéry.

Après deux jours de grève en milieu de semaine dernière, le personnel du collège Saint-Exupéry de Perpignan avait annoncé, vendredi dernier, mettre son mouvement en pause et rester vigilant quant aux propositions concrètes de l’inspection d’académie.

Après une nouvelle rencontre avec la Dasen (direction académique des services de l’Éducation nationale), le personnel de Saint-Exupéry a avancé dans ses revendications, puisque l’inspection a concrétisé l’apport des heures pour une 8e classe de 3e, six heures supplémentaires (pour le niveau 4e, dédoublement de français et maths), un stagiaire CPE (conseiller principal d’éducation) et un demi-poste d’ABD (assistant d’éducation).

Dès la semaine dernière, la Dasen avait été rassurante sur l’indemnité de mission particulière (MIP) promise par le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray. En effet, le collège Saint-Exupéry fait partie des 21 établissements de France auxquels le ministre avait promis des moyens supplémentaires, car ils ne sont pas inclus dans les réseaux d’éducation prioritaire alors que leurs indicateurs sociaux le justifieraient.

Lors de la réunion de ce début de semaine, il a été confirmé que l’IMP n’était pas, à ce stade, remise en question pour Saint-Exupéry.

« La Dasen a été sensible aux demandes des collègues et continue de porter une attention particulière à cet établissement », se satisfaisait Laurent Miffre, le secrétaire départemental du syndicat SNALC 66.

Des mesures qui ont été de nature à rassurer le personnel du collège, qui n’évoquait plus, ce mardi, la poursuite du mouvement.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 24 juin 2026)