Céret. Tensions devant le lycée Déodat-de-Séverac (L’Indep)

L’acte 2 de la mobilisation des lycéens s’est concentré sur le début de matinée de vendredi à Céret. Dès 8 heures du matin, une centaine de manifestants étaient mobilisés devant l’entrée du lycée Déodat-de-Séverac. Des lycéens rejoints, selon plusieurs témoins, par des jeunes extérieurs à l’établissement. Les lycéens grévistes ont répété leurs revendications sur « leurs conditions de travail ».

Malgré un dispositif de maintien de l’ordre (gendarmes et policiers municipaux) renforcé, des incidents ont eu lieu. Des tirs de mortier auraient visé la façade de l’établissement scolaire sans provoquer de dégâts.

Selon les informations de L’Indépendant, que ne confirment ni la gendarmerie, ni la préfecture des Pyrénées-Orientales, deux jeunes auraient été interpellés après des heurts avec les forces de l’ordre.

Le calme est revenu en milieu de matinée devant le lycée. Si les cours sont maintenus, les élèves étaient moins nombreux qu’habituellement.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 3 octobre 2026)

Céret. Blocus des lycées : mobilisation de 150 à 200 lycéens (L’Indep)

Comme quasiment partout en France, 150 à 200 lycéens ont manifeste ce jeudi devant le lycée Déodat de Séverac à Céret. Ils revendiquent de « meilleures conditions de travail », Le local poubelle de la piscine municipale voisine a été incendié.

Céret n’a pas échappé à la mobilisation des lycéens ce jeudi. Alors que plus de 350 établissements, rejoints par certaines universités étaient bloqués ou perturbés, parfois violemment en France, 150 à 200 élèves ont manifesté devant le lycée Déodlat de Séverac. Désorganisés mais déterminés, les lycéens ont tenté de bloquer l’accès à l’établissement, avant de faire entendre leur colère tout autour, notamment devant le collège voisin et sur le site de la piscine municipale, causant un incendie dans le local poubelle qui a nécessité l’intervention des pompiers en fin de matinée. Une intervention déterminante pour éviter une propagation aux bonbonnes de gaz et réserves de chlore stockées à côté. Des compteurs électriques ont été détruits. Personne n’a été blessé.

La rumeur de cette mobilisation bruissait dès la veille sur les réseaux sociaux. Conséquence, un dispositif de sécurisation de l’établissement par la gendarmerie, appuyée par la police municipale, avait été mis en place dès 7h30, permettant l’accès au lycée pour les élèves et les personnels. Un peu plus tard, 150 à 200 lycéens ont donc pris position devant le portail d’entrée, toujours protégé par les forces de sécurité.

Une mobilisation sans véritable organisation ni leader, mais reprenant à son compte les revendications nationales devenues comme contagieuses. « Nous manquons de professeurs », assurait ainsi Nathanaël. « Dans ma section, nous n’avons pas de prof
de transport depuis le début septembre »
. Au milieu des jets de pétards, de quelques poubelles renversées et de face a-face contenus avec les forces de l’ordre, Priscilla regrettait « des journées de classe trop longues. Certains jours nous sommes là de 8 heures à 18 heures ».

Plus concerné par la contagion du mouvement, un groupe de jeunes filles revendique « sa solidarité avec le mouvement national. C’est un combat collectif et nous sommes solidaires de tous les lycéens blessés ou malmenés alors qu’ils ne font que dire notre malaise ».

Dans un bruyant méli-mélo de revendications s’invitait aussi « le manque de temps pour manger à la cantine » ou des « classes surchargées ». « Nous sommes 35 dans la classe, c’est beaucoup trop », pointaient deux jeunes élèves. Dans l’après-midi, la mobilisation a perdu en intensité.

Un acte 2 ce vendredi ?

« Ce sont des revendications déclinées en fait à l’échelle nationale », réagit Anne Auclair. La proviseure de Déodat de Séverac précise « qu’il ne manque pas de professeur en longue durée dans notre établissement. Les profs absents sont remplacés ». Selon d’autres sources, les journées de 8h à 18h ne concernent qu’une classe à plusieurs options et « pas tous les jours ». Rares seraient les classes surchargées à plus de 30 élèves. Quant à la cantine, « c’est un self quasiment neuf ».

À Céret, plusieurs interpellations ont eu lieu avec remises en liberté et convocation à venir devant la justice pour « violences et tentatives de dégradations ». Cette mobilisation lycéenne pourrait se poursuivre ce vendredi en Vallespir

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 2 octobre 2026)

À Céret, « La sardane de la Paix »de P Picasso emblème de l’action pour la Paix

Ce 23 septembre pour la 4e année consécutive les communistes vallespiriens ont fleuri la plaque « la sardane de la paix » apposée sur la façade du Grand café, lieu même où elle fut créée, par P Picasso, le 20 septembre 1953.

Dans sa prise parole J Majester secrétaire de la section Vallespir a rappelé les circonstances de la création de ce dessin, trois ans après le retentissant « appel de Stockholm contre l’utilisation de l’arme atomique » qui a recueilli des millions de signatures dans le monde, y compris à Céret où chaque maison avait été visitée par les partisans de la Paix ; et affirmait que l’action pour la Paix et l’interdiction des armes nucléaires, était aujourd’hui encore plus indispensable dans le contexte international actuel.

« Fous nous serions de banaliser ce dessin qui ne raconte pas une simple fiction ; fous nous serions d’oublier que nous basculons dans une nouvelle période inquiétante, dangereuse où les puissants de ce monde palabrent sur l’arme atomique comme d’un jouet dont ils peuvent se servir à tout moment. »

Aujourd’hui, les communistes, et de très nombreux autres citoyens considèrent que « la Sardane de la Paix » est un oriflamme pour « promouvoir en toute circonstance et avec tout ce qui leur est possible les cultures de Paix et non préparer la paix par la guerre ».

Comme les communistes de 1953, ceux de 2026 veulent réaffirmer devant cette « sardane de la Paix » que leur Parti reste le parti de la Paix, et le revendiquer haut et fort pour qu’on l’identifie comme tel. Mais plus encore, le Parti des « Cultures de Paix » même s’ils réaffirment qu’il n’ont pas le monopole de l’engagement pacifiste.

C’est bien pourquoi ils s’inscrivent tout naturellement dans les initiatives de l’association Cultures de paix qui dans les PO, en Vallespir, a provoqué la semaine pour la Paix – 18 au 27 septembre.

Oui « Cultures de paix » au pluriel ; notion dont la définition est « un ensemble de valeurs, attitudes, comportements et mode de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les États » (résolutions de l’ONU A/RES52/13/et A/53/243)

Avec 8 domaines d’action : éducation ; développement économique et social durable ; promotion de tous les droits humains ; égalité hommes femmes ; participation démocratique de citoyens responsables ; compréhension ; tolérance solidarité dialogue entre les civilisations ; libre circulation de l’information et des connaissances ; promotion de la sécurité internationale ; désarmement général et complet ; la paix ; »

Il appelait alors, les citoyennes et citoyens, du Vallespir et bien au-delà à être, avec « la Sardane de la Paix » de Pablo Picasso, porteurs de ces « Cultures de paix »

Cette année 2026 ayant choisi comme thème « Les arts pour la paix » et comme la chanson fait pleinement partie des arts, combinant à la fois la musique et la littérature à travers les paroles et la poésie, l’association Cultures de Paix offrait tout naturellement aux cérétans, cérétanes et aussi à tous les forasters, une séquence musicale avec l’interprétation de diverses chansons pour la paix, par nombre de chanteurs renommés pour leur engagement en faveur de la paix ; c’est Miguel Gasquez musicien connu du Haut Vallespir qui les avait mixées.

Un rappel était aussi fait pour la soirée cinéma avec la projection du Film « The music of strangers » (Morgan Neuville) Salle de l’Union ; et la chaîne Humaine pour la paix, le samedi 26 à Perpignan.

Céret. Le Cheval dans l’arbre consolide son modèle coopératif (L’Indep)

Dans un contexte national toujours délicat pour les librairies indépendantes, Le Cheval dans l’arbre affiche des résultats encourageants. De quoi conforter ses responsables dans l’idée que le modèle coopératif peut s’inscrire dans la durée, à condition de continuer à se réinventer.

Il n’est pas question d’euphorie, mais d’un optimisme mesuré. Pour la librairie coopérative le Cheval dans l’arbre l’année écoulée marque un tournant. En retrouvant un équilibre financier grâce à un bénéfice certes modeste mais qui donne des signes encourageants. De quoi conforter les choix opérés ces derniers mois. « Nous maintenons ce commerce en état de marche », résume Dominique Noguères, présidente de la coopérative fondée en 2021 grâce à la mobilisation de 567 sociétaires. « Cela montre que les efforts engagés portent leurs fruits ». Le retour à meilleure fortune repose d’abord sur une gestion plus fine des commandes et des stocks.

« Nous avons mis en place une organisation très rigoureuse ». Dans les rayons, les mangas, la bande dessinée et la littérature jeunesse continuent de séduire un large public. La librairie a également renforcé son fonds consacré à l’art, en cohérence avec l’identité culturelle de la commune. « Nous proposons une offre complémentaire de celle du Musée d’art moderne, avec une approche davantage tournée vers la découverte et la pédagogie ». Autre évolution : le développement des ouvrages en anglais, destinés à une clientèle anglophone toujours bien présente dans le Vallespir. Les jeux et les puzzles complètent cette diversification, avec des ventes particulièrement soutenues en période de fêtes.

Aventure collective

Si le commerce avance, c’est aussi grâce à l’engagement de ses bénévoles présents -à commencer par le conseil d’administration-, constamment et de ses deux libraires salariés à temps partiel, Lorraine et Javier. « Ils disposent d’une grande autonomie tout en restant en lien permanent avec nous. Aujourd’hui, tout fonctionne de manière très fluide », se félicite la retraitée.

Mais la coopérative sait que sa réussite dépend aussi de sa capacité à aller vers le public. Au cours de l’année, elle a organisé 45 rendez-vous: rencontres d’auteurs, séances de dédicaces, ateliers de lecture et participations à des événements culturels hors des murs. « Cette visibilité est très importante pour nous », affirme la présidente. Qui a depuis développé son réseau des partenaires locaux en intégrant notamment l’association des commerçants.

Une nouvelle campagne de souscriptions sera prochainement lancée afin de consolider ce soutien financier, indispensable à la pérennité du projet du Cheval dans l’arbre. Pour Dominique Noguères, une certitude demeure : « Il ne faut pas se dire que la partie est gagnée ». Une ligne de conduite que la librairie entend bien continuer à suivre pour écrire les prochains chapitres de son histoire.

M. C.W. (L’Indépendant, le 1er juillet 2026)

Le salon du livre fera son cinéma

Créée en 2023, l’Association des amis de la librairie Le Cheval dans l’arbre poursuit sa mission de soutien à la librairie coopérative et à son rayonnement culturel. Présidée par Yvon Huet, elle compte aujourd’hui une trentaine d’adhérents et s’appuie sur un noyau de bénévoles qui ne demande qu’à « s’étoffer ».

Avec en ligne de mire une nouvelle édition du salon du livre et des éditeurs à la rentrée qui prendra cette année une dimension plus ambitieuse grâce à un partenariat avec l’association cérétane Cinétoiles et l’Institut Jean-Vigo. Le thème retenu sera « du livre au cinéma ». « Le poids du livre dans l’expression du cinéma est énorme. Il existe beaucoup plus d’adaptations que de créations originales », rappelle Yvon Huet. Les festivités débuteront le samedi 12 septembre à 18h avec la projection du film Le Procès à la salle de l’Union. Le dimanche 13 septembre, de 9h à 17h, auteurs, éditeurs et visiteurs se retrouveront sur les boulevards pour le salon.

Un débat animé par Jean-Philippe Trias, maitre de conférences en l’histoire et l’esthétique du cinéma à l’Université Paul-Valéry Montpellier, est également prévu à la mi-journée.