Foyers de jeunes travailleurs : 238 places désormais recensées dans les Pyrénées-Orientales (L’Indep)

Hier, la Ligue de l’enseignement et ses partenaires ont inauguré un nouveau foyer de jeunes travailleurs de 30 logements a Argelès-sur-Mer. En plus de studios équipes, ce type de résidence abrite une équipe de professionnels qui accompagne les 18-29 ans sur le chemin de l’autonomie et de l’insertion. Ce qui n’est pas du luxe dans un département ou près d’un jeune sur trois est au chômage.

2,4 millions d’euros. Tel est le coût du chantier qui vient de s’achever à Argelès-sur-Mer. Cofinancé par le Département, l’État, la commune, l’intercommunalité, la Région, la CAF ou encore l’organisme Action logement, le nouveau foyer de jeunes travailleurs Lucette Pla-Justafré accueille et accompagne vers l’autonomie des jeunes de 18 à 29 ans, actifs, saisonniers, apprentis ou étudiants. Si le projet a réussi à mobiliser tant de partenaires, c’est qu’il répond à des problématiques de poids qui impactent de plein fouet les Pyrénées-Orientales.

« Les foyers de jeunes travailleurs visent à lutter contre deux fléaux qui touchent le département », indique Bernard Vial, président de l’entreprise sociale pour l’habitat (BSH) Perpignan Méditerranée, qui a porté le chantier avec la Ligue de l’enseignement et le promoteur Kavak. « Le premier de ces fléaux est le manque de logements sociaux. Actuellement, 20 000 demandes sont en attente. Le deuxième fléau est la précarité des jeunes. Dans le département, 32 % d’entre eux sont au chômage, contre 20 % en moyenne à l’échelle nationale ».

Le projet, qui est parti d’un appel d’offres conjoint de l’État et du Département, fait suite à une étude sur le logement des jeunes réalisée en 2021. « Le constat dressé est très préoccupant », souligne Michel Barthes, le président départemental de la Ligue de l’enseignement, qui gère l’ensemble des foyers du pays catalan, dont celui-ci. « Le département des Pyrénées-Orientales se caractérise par de forts indicateurs de précarité, avec un taux de pauvreté supérieur de 6,4 points à la moyenne nationale. Et les moins de 30 ans constituent la catégorie la plus touchée ».

Pourquoi avoir installé cette résidence Habitat jeunes à Argelès, alors que toutes les autres (208 places) se situent à Perpignan ? « Son implantation vise à permettre à nos jeunes de vivre et de travailler sur le territoire malgré l’envolée des prix du foncier et la diminution de l’offre locative permanente au profit des locations saisonnières », résume le président de la communauté de communes Albères-Côte-Vermeille-Illibéris, Grégory Marty.

Le préfet, Pierre Regnault de La Mothe, selon qui le logement est l’un des principaux freins à l’emploi des jeunes, acquiesce : « Argelès est une commune où l’activité touristique crée de nombreux emplois, mais où le logement constitue une problématique récurrente ».

Le représentant de l’État précise que l’intérêt de la résidence Habitat jeunes va bien au-delà du logement. « Au sein de ce foyer, les professionnels de la Ligue sont là pour aider les jeunes à construire leurs parcours. Il s’agit aussi d’un tremplin vers autonomie, l’emploi et l’avenir », explique-t-il.

Océane, une autoentrepreneuse de 28 ans, qui réside au foyer d’Argelès, con-firme : « Nous avons par exemple des rendez-vous pour faire le point sur notre recherche d’emploi ou sur les aides auxquelles nous avons droit. Il y a aussi des activités et des sorties qui sont mises en place afin de permettre aux locataires de se rencontrer ». Et ce n’est là qu’un aperçu de l’accompagnement proposé.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Hommage à Marc Séverac

Notre camarade Marc Séverac, d’Argeles, s’en est allé à 71 ans. C’est une grande tristesse et un profond sentiment d’injustice. Pour tous ses camarades à travers leurs nombreux hommages, il laisse le souvenir d’un homme engagé et passionné, gentil, bienveillant et attentif aux autres, chaleureux et fraternel, respectueux et fidèle soutien de son parti et de son syndicat la CGT de l’énergie, dont il a été le secrétaire général des PO. C’était aussi un homme humble et discret mais d’une redoutable efficacité et d’un caractère bien trempé, derrière ses allures de « grand nounours ». C’était un homme de discussion, de tolérance et de négociation. Il aimait profondément la vie et était très attaché à sa famille et aux siens.

Il avait été maire-adjoint d’Argelès, sa ville et son Racou, qu’il aimait tant, d’abord avec Jean Carrère et ensuite avec Pierre Aylagas. Sa délégation c’était la mer et la plage et enfin le Port. Et bien avant que ça ne devienne une préoccupation majoritaire, il avait fait franchir à Argelès un pas décisif (début années 2000, avec cendriers, douches équipées de programmateurs…) dans une démarche environnementale innovante. Il formait avec son camarade Danilo Pilon, un duo bien connu et apprécié des argelésien-e-s.

Son énergie et sa capacité innovante, il les avait mises au service de son parti et tout particulièrement de l’association des élus et de son centre de formation, le portant à bout de bras, d’abord avec Nicolas Garcia et ensuite avec Dominique Poirot. Sa plus grande joie et sa plus grande fierté avait été l’organisation d’une université du CIDEFE dont certains élus se souviennent encore. Ces deux dernières années, sa santé l’avait empêché de prendre la part qu’il souhaitait dans les campagnes de son Parti. Il nous a beaucoup manqué et va continuer à laisser un grand vide. Nombre de camarades ont dit que c’était un camarade qu’on n’oubliait pas. Nous ne t’oublierons pas.

Au nom de ses camarades de la section, au nom de la direction de section, bien sûr en mon nom et en celui de Richard, dont il ne manquait jamais de demander des nouvelles, j’adresse nos condoléances les plus sincères et les plus attristés à Albine, Lara, Mathieu, Aurélien et Sébastien, sa famille qu’il chérissait tant.

Vous pourrez lui rendre un dernier hommage

Vendredi 17 octobre à 9h au crématorium de Canet.

Marie-Françoise Sanchez,
Secrétaire de la section Albères Méditerranée, Ilibéris du PCF 66.
Membre du Conseil National du PCF.