Lycée pro : une réforme qualifiée de « fiasco »

Depuis 2019, les réformes se suivent et se ressemblent dans les lycées professionnels. Au grand dam des syndicats de professeurs, qui déplorent entre autres une diminution du nombre d’heures d’enseignement général.

Dernière nouveauté qui a le don de les faire grincer des dents : la mise en place au printemps 2025 des « parcours en Y » en fin d’année de terminale. En clair : de la possibilité offerte aux élèves de choisir entre 6 semaines de cours préparant à la poursuite d’étude (BTS…) et 6 semaines de stage rémunérées 600 euros après les épreuves du bac pro (ramenées en parallèle à la mi-mai). Résultat : « Les élèves choisissent le stage, alors qu’ils ont déjà perdu énormément d’heures de cours avec les réformes successives », déplore le secrétaire départemental de la CGT Educ’action, Christophe Moya. « De nombreux chefs d’établissement parlent eux aussi d’un fiasco… » Marlène Hostaillé, du syndicat Snuep-PSO, confirme : « Le sentiment que de nombreux collègues ont, c’est que cette réforme n’a servia rien à part à vider les lycées et à faire croire aux élèves qu’on peut avoir le bac avec moins d’heures de cours. »

Le ministère semble en partie revenu sur ses pas, en annonçant fin aout que le nombre de semaines de stage en fin d’année allait passer de 6 à 4. Mais les syndicats veulent plus. « Nous demandons l’abrogation des parcours en Y et le retour des épreuves du bac pro à la fin juin, pour avoir le temps de bien préparer les élèves », indique Christophe Moya. « Si on veut que les élèves aillent en BIS et qu’ils réussissent, il faut aussi mettre plus de moyens dans les ateliers, il faut plus d’enseignants et plus d’heures de cours », rajoute Marlène Hostaillé.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 octobre 2025)

Retraites : « Cela ne change rien, nous militons pour l’abrogation » (L’Indep)

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé hier suspendre la réforme des retraites, cœur de la crise sociale et politique depuis 2023. Dans les P.-O., si certains syndicats reconnaissent un premier pas, l’abrogation de ce texte est attendue au tournant.

Une lumière au bout du tunnel de la colère politique et sociale ? Sébastien Lecornu aura au moins mis un bon coup de pioche dans le mur séparant le gouvernement des syndicats et plus largement de la gauche.

Ce mardi, lors de son discours de politique générale devant les députés, le Premier ministre a annoncé la suspension de la réforme des retraites. Érigée comme l’un des principaux moteurs de la crise sociale et politique -avec la loi sur l’immigration- cette réforme prévoyait de progressivement porter l’âge de la retraite à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968. Avec cette suspension annoncée « jusqu’à l’élection présidentielle », cet âge pivot resterait donc à son niveau actuel, soit 62 ans et 9 mois.

En actant cette suspension, exigence absolue du Parti socialiste, Sébastien Lecornu tend une main à la gauche et aux syndicats qui n’ont cessé de mobiliser contre cette loi depuis 2023.

Dans les Pyrénées-Orientales, le délégué départemental de Force Ouvnière, Jérôme Capdevielle, reconnait « un premier signal encourageant ». Mais, de son point de vue, la bataille est loin d’être remportée. « Cela ne change en rien notre revendication : nous militons pour l’abrogation de la réforme des retraites. C’est une réponse positive, mais ce n’est pas la conclusion ».

Pour la CFDT, syndicat militant pour la suspension, dont la voix est portée dans les Pyrénées-Orientales par Omar Belguellaoui, « cette suspension est une première réponse à la blessure démocratique. Des travailleurs et travailleuses nés en 1964 et 1965 vont pouvoir en bénéficier immédiatement, soit entre 600 000 et 700 000 ».

À la CGT le constat reste toujours plus amer. Julien Berthélémy estimant que ce premier pas « n’est pas suffisant ». Il détaille, et tacle : « Ce discours n’est pas un virage social. il est quasi identique à celui de François Bayrou, hormis l’abandon de la suppression des deux jours féries et la suspension de la réforme des retraites. Nous voulons son abrogation mais aussi une augmentation des salaires, la création d’emplois et une vraie taxation des plus riches et plus hauts revenus ».

Au perchoir de l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a également annoncé relancer les discussions avec les partenaires sociaux, au printemps prochain, pour notamment border les contours de la future réforme des retraites. « Nous soutenions l’idée sa suspension », appuie Jean-François Virama, responsable départemental du syndicat UNSA. « Nous en sommes satisfaits. D’autant que le Premier ministre remet dans le paysage cette conférence avec les partenaires sociaux, nous espérons y être conviés ». Un sentiment partagé par Jérôme Capdevielle qui milite pour le retour de ce dialogue social. « Si la volonté est de relancer la discussion parlementaire et de redonner de la légitimité au corps intermédiaire, nous sommes dans le positif. Car c’est le cœur de la démocratie ». Dans cette même veine, Omar Belguellaoui estime que « la porte est ouverte à un vrai débat pour l’élection de 2027, loin des postures idéologiques ».

Mais la prudence reste de mise. Certes, les promesses sont posées sur la table de l’Assemblée nationale mais maintenant les syndicats attendent des actes.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 15 octobre 2025)

Rapport de la commission exécutive de l’USR-CGT 66 (02/09/25)

61 conflits ont été enregistrés dans le monde, répartis entre 36 pays ; Invasion de l’Ukraine par la Russie, conflit entre Israël et le Hamas, guerre au Soudan, mais aussi tensions majeures en mer de Chine, au Cachemire ou dans l’Arctique… Je me contente de la Palestine et de l’Ukraine…

Alors que deux millions de Gazaouis errent dans la soi-disant « zone humanitaire », le nouveau plan d’Israël présage d’un massacre aux proportions apocalyptiques. Alors qu’Israël contrôle déjà 85 % de la bande de Gaza, soumise à un blocus total et à la famine, le cabinet de sécurité a validé le plan d’occupation totale de la bande de Gaza, proposé par le Premier ministre d’extrême droite, Benjamin Netanyahou. Cette nouvelle annonce marque une nouvelle accélération des buts de guerre génocidaires d’Israël à Gaza. Le gouvernement Israélien souhaite complètement vider Gaza de sa population avant le 7 octobre, en déplaçant 1 million de Gazaouis. L’Europe qui arment moralement, financièrement et militairement le génocide à Gaza, ont, pour la plupart, condamné hypocritement le nouveau plan de Netanyahou ; ce sont pourtant les pays de l’UE avec les USA de Trump qui l’ont rendu possible en soutenant Israël depuis deux ans, à chaque nouvelle étape du génocide.

La CGT soutient et participe à toutes les initiatives de mobilisations permettant d’arrêter immédiatement le génocide en cours. Elle portera la proposition de faire du 21 septembre, journée mondiale pour la Paix, un temps fort de mobilisation nationale pour la Palestine. La France a enfin décidé de reconnaître l’État de Palestine, il est urgent de le faire sans délai, de cesser toute coopération avec le gouvernement d’extrême droite israélienne, de prendre des sanctions et de cesser toute livraison d’armes et de composants militaires.

En Ukraine, Trump tente encore de jouer le pacificateur, enchaînant ces derniers jours des réunions peu concluantes avec Poutine, puis avec Zelensky, en présence de plusieurs dirigeants européens. Ce qui en ressort principalement, Ce qui est clair c’est que malgré les annonces jubilatoires du dirigeant états-unien, les négociations, encore incertaines, entre Poutine, Zelensky, et Trump, dont les modalités restent floues, ne pourront que déboucher sur un résultat incertain, payé principalement par les populations ukrainiennes et russes déjà épuisées par des années de guerre.

La paix et le désarmement sont les urgences pour la planète et ses habitants :
Les camarades de la CE doivent participer en nombre aux différentes initiatives de Culture de paix, du 15 au 21 septembre, dont le programme est en cours de finalisation, avec un temps fort le samedi 20 septembre, avec la chaine humaine place de catalogne, et le dimanche 21 à Thuir, un banquet pacifiste.

C’est dans ce contexte internationale gangréné par des guerres et la montée en puissance des idées d’extrême droite dans le monde, sans oublier la guerre économique que livre Trump aux autres pays, au travers de l’augmentation des droits de douane que le gouvernement de Bayrou veut encore faire payer l’ensemble des travailleurs, actifs, retraités, sans emploi. Le gouvernement, au service du patronat, a annoncé un budget d’une violence inédite : vol de 2 jours fériés ; doublement des franchises médicales ; gel du salaire des fonctionnaires, des pensions, de toutes les allocations sociales (aides au logement, allocations familiales, allocation adulte handicapé…) ; réforme de l’assurance chômage ; suppression de 3000 postes de fonctionnaires avant des dizaines de milliers d’autres ; coupes dans les budgets des hôpitaux, des écoles, de la culture ; volonté affichée de remettre en cause la 5ème semaine de congés payés et précariser toujours plus les contrats… Si ce budget était adopté, chacune et chacun perdrait plusieurs centaines d’euros en 2026, nos services publics seraient considérablement affaiblis, et notre sécurité sociale en grand danger.

La dynamique de l’initiative citoyenne du 10 septembre démontre l’ampleur de la colère sociale. La CGT souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail. Elle appelle donc ses syndicats à débattre avec les salariés pour construire la grève partout où c’est possible.

Le bureau de l’USR propose d’appeler à un rassemblement, en concertation avec les décisions qui seront prises lors de l’AG de rentrée de l’UD, en fin d’après-midi et d’organiser dès aujourd’hui des distributions du tract d’appel de la CGT, lors de la distribution de notre journal Imagine sur les marchés, ainsi que la pétition nationale sur la sécurité sociale. (Le Tableau de distribution circulera pour inscription des camarades)

Afin de rentrer dans un processus de mobilisation sur le long terme, à partir du 10 septembre.

Toutes les organisations syndicales appellent à la mobilisation unitaire et interprofessionnelle par la grève et des manifestations partout en France le jeudi 18 septembre. À nous d’agir ! Rassemblons-nous et débattons des moyens pour préparer une mobilisation et des grèves les plus massives possible.

L’UCR a prévue, une journée de mobilisation des retraités le 23 octobre. Mobilisation qui se ferait dans les départements à nous de commencer à préparer cette journée avec les sections syndicales et en allant à la rencontre des retraités par la distribution de notre journal IMAGINE. Pour préparer cette journée, l’UCR propose de réunir des syndiqués retraités, le 25/09 dans le patio de la CGT pour débattre avec eux sur la situation sociale. Notre USR a la possibilité d’envoyer 2 ou 3 camarades, le financement serais pris en charge à hauteur de % par l’UCR. Avant le 23/10, il est possible qu’il y’ai un appel le 14/10 pour peser sur les négociations AGIRC-ARRCO. Chaque territoire choisira le mode d’action qui lui semble le mieux adapté à la situation. Rassemblement et/ou conférence de Presse.

Des AG de retraités sont à l’ordre du jour pour débattre avec les syndiqués de la riposte à engager contre ces projets néfastes : le 8/09 la section syndicale FNME, le 27/09 AG de la section des douanes, et le 29/09 ; les cheminots,

La CGT exige l’abandon du projet de budget et la mise en place de mesures d’urgence autour de 5 priorités, dont notamment :

  1. La justice fiscale : la taxation des patrimoines, des dividendes et des rachats d’action, la remise à plat des 211 Mds d’aides publiques aux entreprises, le rétablissement de l’ISF et la mise en place d’une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu et la justice sociale par l’abrogation de la réforme des retraites, première étape pour gagner la retraite à 60 ans, et une Sécurité sociale répondant aux enjeux actuels, rétablie dans ses prérogatives issues du programme du Conseil national de la Résistance.
  2. Dans ce cadre, nous devons continuer à organiser des débats avec les retraités, les actifs et la population sur notre projet de sécurité sociale intégrale, tel que celles déjà programmées.
  • Le 3/10 avec l’UD à Cabestany, avec la représentation de la pièce de théâtre « Croizat » en présence du petit fils d’Ambroise Croizat suivi d’un débat.
  • Le 4/10 appel à manifester devant la CPAM
  • Le 9/10 Débat ouvert à la population organisé par LSR à Thuir

Il faudra multiplier les interventions sur la sécurité sociale intégrale dans les territoires en lien avec les différentes UL du département.

Pour gagner sur nos revendications, nous avons besoin d’élevé le rapport de force. En affirmant que le syndicalisme retraité est une force d’avenir, nous réaffirmons son utilité, son ancrage dans les luttes. Car la lutte des classes ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise, pas plus que ne s’arrête notre engagement pour la transformation sociale avec le passage du statut de salarié actif à celui de retraité. Si nous voulons faire progresser le rapport de force en notre faveur, il est indispensable de proposer l’adhésion autour de nous. Nous vous proposons donc de stabiliser nos forces organisées et de travailler à leur reconquête. Nous sommes actuellement 639 syndiqués retraités dans le département, nous vous proposons un objectif de 700 FNI d’ici la fin de l’année. Nous vous proposons de valider l’objectif suivant : 3 adhésions minimum par section syndicale. Pour tenir cet objectif, il nous faudra aller à la rencontre des responsables des sections syndicales ou participer au AG de sections déjà programmées, ainsi que de contacter les secrétaire d’UL pour faire le point du nombre de syndiqués retraités dans leurs UL respectives.

Le vendredi 5 septembre, vous êtes conviés pour Les 130 ans de la CGT à la présentation du livre « 30 ans de Visa Off » par l’IHS CGT et vernissage de l’exposition en présence de Sophie Binet. Bourse du travail – Place Rigaud – Perpignan à 17H 30. (Thierry fera le point sur les commandes du livre) . À 19h30, buffet/repas (sur inscription), concert. Palais des Rois de Majorque – Perpignan

Place au débat.

Lycées professionnels, il y a urgence !

Toutes et tous mobilisé·es, par la grève et les manifestations, le 14 octobre

Les conditions d’études et de travail continuent de se dégrader d’année en année dans les lycées professionnels. Le manque de moyens et les réformes qui s’accumulent empêchent les établissements de remplir correctement leur mission de formation et d’émancipation de la jeunesse. La nouvelle terminale bac pro en est une parfaite illustration.

Le fiasco du parcours différencié dit Y est incontestable : élèves moins bien préparé·es aux examens, établissements complètement désorganisés, absentéisme catastrophique… Malgré le rétablissement de deux semaines de cours, maintenir le principe du parcours différencié sur quatre semaines, ne fera qu’accentuer les mêmes dysfonctionnements au mépris des élèves comme des personnels des lycées professionnels.

Suppressions d’heures de cours, remplacements d’enseignements par des dispositifs peu opérants, affaiblissement des contenus professionnels, les réformes s’empilent, sans qu’aucun état des lieux exhaustif et partagé ne soit jamais réalisé. La transformation des Brevets des métiers d’art au pas de charge pour créer une voie d’orientation spécifique et supprimer une année de formation est une étape supplémentaire dans l’affaiblissement de la formation professionnelle initiale. Si aujourd’hui les lycées professionnels tiennent, c’est uniquement grâce à l’engagement des personnels, malgré les entraves à l’exercice de leur métier et la perte de sens dans leur travail.

Le refus d’ouvrir de nouvelles formations répondant à la demande d’orientation des élèves et de leur famille a pour conséquence des classes surchargées dans plus de la moitié des lycées professionnels. Faute de places, des élèves se voient refuser l’entrée en CAP ou 2de pro.

Nos organisations FSU, CGT Éduc’action, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, SNALC, SUD éducation, CNT-FTE demandent un changement de cap pour les lycées professionnels avec un véritable dialogue social.

Dès à présent, nos organisations exigent :

  • l’abandon de tout parcours qui se fait au détriment des enseignements (abrogation du parcours personnalisé) ;
  • le rétablissement des examens de bac-pro sur la seconde quinzaine de juin dès cette année ;
  • un plan d’urgence pour les lycées professionnels publics répondant aux besoins des élèves : ouvertures de formations de CAP et bac pro, création des postes nécessaires (PLP, CPE, AESH, AED…), rénovation du bâti scolaire, notamment des ateliers.

Dès maintenant, elles appellent à organiser des réunions d’information syndicale pour faire un état des lieux de la voie professionnelle en cette rentrée, informer les collègues sur la poursuite des contre-réformes et débattre des exigences à revendiquer pour les lycées professionnels.

Pour que ces exigences aboutissent, nos organisations FSU, CGT Éduc’action, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, SNALC, SUD éducation, CNT-FTE appellent à se mobiliser par la grève et les manifestations le mardi 14 octobre.

Rassemblement devant la SEP Charles Blanc du lycée Picasso à 17h

Le PCF censurera Lecornu et se prépare à la dissolution (La Marseillaise)

La direction communiste, réunie samedi 11 octobre, a adopté à 88% une résolution appelant à construire « l’alternative pour le progrès et la paix ».

Pour les communistes, la censure est une évidence après la reconduite de Sébastien Lecornu à Matignon en dépit de son échec et de celui de ses prédécesseurs. « Nous censurerons, nous appelons à retourner aux urnes », a indiqué Fabien Roussel, secrétaire national, en ouverture du conseil national du PCF, qui se tenait à Paris, ce samedi. Pour le dirigeant communiste, il faut prendre la mesure du « dégoût de la politique », provoqué par l’attitude du président de la République, dont une majorité de Français souhaite le départ.

Les communistes ne doutent pas qu’une dissolution interviendra rapidement, peut-être d’ici vendredi prochain, car si le chef de l’État et son Premier ministre veulent à tout prix présenter le projet de budget ce lundi, c’est pour permettre à un texte d’austérité d’être lancé dans les délais constitutionnels et de servir de base de discussion, quelle que soit la suite des événements.

Périmètre du rassemblement

Au regard de la dislocation du socle commun et de l’inflexibilité présidentielle, la direction communiste table sur l’hypothèse de l’adoption d’une motion de censure dans la semaine suivie d’une dissolution. Dans cette optique, Fabien Roussel liste trois objectifs : « empêcher l’extrême droite de l’emporter, faire gagner la gauche et renforcer le PCF partout en France comme à l’Assemblée nationale ».

Dans la discussion, la question du périmètre du rassemblement a été posée, certains intervenants souhaitant renouer avec le périmètre du Nouveau front populaire, d’autres rappelant qu’il n’avait pas permis d’être majoritaires et que le PCF ne s’était vu attribuer qu’une cinquantaine de circonscriptions. Des limites qui avaient été pointées lors d’une conférence nationale du PCF après les dernières législatives.

Stéphane Peu, président communiste du groupe GDR a indiqué : « le groupe m’a donné explicitement mandat : aller partout où se discutent les conditions d’une alternative progressiste sans se substituer à la responsabilité exclusive du parti qui est de négocier un accord électoral. » Son homologue du Sénat, Cécile Cukierman, a fait part de son scepticisme sur un accord « à quatre, car dans les quatre, il y en a deux qui n’en veulent pas : le PS et la FI ».

Dans une résolution adoptée par 86 voix pour, 12 contre et 7 abstentions, les communistes lancent « un appel aux travailleurs et travailleuses, aux forces syndicales et associatives du pays et à toutes les forces de gauche, à débattre des propositions de rupture que nous portons, à s’unir pour obtenir le changement de politique tant attendu et pour battre la droite et l’extrême droite. » Le texte souligne aussi l’importance des municipales « pour protéger les habitants et développer les services publics locaux ».

Léo Purguette (La Marseillaise, le 13 octobre 2025)

Lettre publique de Canigou-Conflent-Santé à l’attention de M Jallat, Président de la Communauté de Communes Conflent Canigou

Copie à M Le Sous Prefet, M Le Président de l’ARS, M Le Président du CPTS, aux Maires et élus communautaires de Conflent Canigou

Monsieur,

La problématique concernant la santé dans notre territoire est criante. Vous le savez, nous sommes dans un désert médical et la situation va s’aggraver dans les prochaines semaines. Nous savons que le seul médecin généraliste sur la commune de Vernet-les-bains doit prendre sa retraite dans les prochains jours et que plusieurs médecins ont d’ores et déjà annoncé leur départ de la maison de santé de Prades.

La Communauté de Commune a pris la décision de lancer la création d’un centre de santé lors de son conseil communautaire du 5 juin 2025, ce qui semble être, dans le contexte actuel, une des meilleures solutions possibles pour répondre aux problématiques auxquelles nous sommes confrontés. L’association Canigou-Conflent-Santé se félicite de cette décision et remercie l’ensemble des élus qui ont voté pour cette décision.

Nous sommes particulièrement attentifs à l’évolution de ce projet. Depuis trois mois, les contacts que nous avons eus avec des élus nous emmènent à des interrogations. Nous sommes notamment inquiets vis-à-vis du dimensionnement du centre et sur l’implantation géographique des futurs praticiens. On nous a présenté comme prioritaire l’implantation de nouveaux médecins dans des zones déjà dotées ou à proximité d’offre médicale existante. Il apparait au contraire que les besoins les plus criants sont dans les parties hautes du territoire de la Communauté de Communes.

De plus, il semblerait que d’autres dépenses sont encore envisagées pour des solutions non garanties et non abouties comme un médecin itinérant ou des aides exceptionnelles à l’implantation. Ne pensez vous pas que cela puisse donner un sentiment d’éparpillement et risque d’obérer les moyens financiers disponibles pour la création d’un grand centre de santé qui apparait non seulement une solution plus pérenne mais également plus cohérente sur un plan purement économique ?

Nous demandons par la présente une rencontre avec Le Président de la,Communauté de Communes et nous vous demandons de bien vouloir nous informer des différentes évolutions.

Nous comptons sur les élus, pour s’assurer que l’offre médicale future soit à la hauteur des attentes ; ce qui commence par une présence prioritaire là où le besoin est le plus criant.

Le bureau de l’association Canigou Conflent Santé

M Jallat
Communauté de Communes Conflent Canigou
Château Pams – Route de Ria – 66500 Prades

M Didier Carponcin
Sous Préfecture de Prades
177 Av. du Général de Gaulle – 66500 Prades

ARS – Occitanie
26-28 Parc club du Millénaire
1025, rue Henri Becquerel – 34067 Montpellier

CPTS Prades
Maison de santé du Conflent
2 Avenue du Général Roques – 66500 Prades

L’édito du webzine. Macron, l’entêté

D’un côté l’idée que la majorité sorti des urne soit le Nouveau Front populaire est incongrue au yeux du Président Macron ; le NFP se dit pourtant prêt à gouverner. De l’autre, la macronie de déchire, sa marge de manœuvre se réduit de jour en jour obligeant Macron à renommer son ultime rempart, son fidèle soldat Lecornu.

Sans surprise, la rupture promise n’aura pas eu lieu, le président de la République choisit la continuité, quitte à enfoncer le pays dans la crise. À la sortie des 2h30 de réunion à l’Élysée, seuls la gauche et le président des députés Liot ont pris la parole sur le perron du palais présidentiel.

Ils ont conspué la teneur des échanges. « Nous sortons de cette réunion sidérés », lance la patronne des Écologistes Marine Tondelier. « Nous n’avons eu aucune réponse, si ce n’est que le Premier ministre qui sera nommé dans les heures prochaines ne sera pas de notre camp politique », prédit elle. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, poursuit « si le nouveau Premier ministre est dans le camp macroniste, nous ne pourrons pas l’accepter », prévient-il. Les Socialistes menacent : « il n’y a aucune garantie de non-censure notre part », tranche Olivier Faure, Premier secrétaire du parti. Laurent Panifous, député Liot, a estimé qu’il aurait fallu un net bougé sur les retraites.

Une débâcle annoncée

Aucun des membres des partis censés former ce qui était jusqu’alors nommé « socle commun » ne s’est exprimé. Pour Bruno Retailleau, « l’expression “socle commun” est morte dimanche soir, faute de confiance ». Pour lui, « s’il doit y avoir un avenir en commun, ce sera sur le fond, par une plateforme programmatique », a avancé le président des LR devant Emmanuel Macron.

Avec qui Sébastien Lecornu va-t-il former le gouvernement censé plancher sur le budget dès lundi en Conseil des ministres ? Son camp a implosé. Et la réforme des retraites, totem du second quinquennat d’Emmanuel Macron, semble être l’un des points de crispation majeur. Pourtant Élisabeth Borne, qui a imposé au pays une réforme des retraites injuste, illégitime et anti-démocratique, s’est dite ouverte à la suspension du texte. Cette simple évocation provoque l’ire de la droite et d’une partie du camp présidentiel. « Il n’y aura pas de ministre Horizons dans un gouvernement qui revient sur la réforme des retraites », indique Arnaud Péricard, porte-parole du parti d’Édouard Philippe sur BFMTV ce vendredi soir.

Les oppositions promettent la censure. Le « socle commun » se fracasse. Le Premier Ministre « le plus faible de l’histoire de la Ve République » présentera un budget lundi. Combien de jour va durer le troisième Premier ministre bis depuis la déroute de la macronie des dernières législatives ? Dissolution ? Démission de Macron ? Et après ? Dans quel état ils nous ont laissé la société française !!!

Dominique Gerbault