Cabestany. Un voyage au nom de la mémoire et de la paix (L’Indep)

Sept jeunes de l’Espace Jeunesse ont participé à un séjour linguistique et culturel en Pologne, à Wolsztyn, dans le cadre du Triangle de Weimar. Une expérience marquante autour du dialogue, de la mémoire et de l’Europe de demain.

Ils étaient sept jeunes Français à représenter l’Espace Jeunesse lors de ce séjour d’échanges franco-germano-polonais. Une rencontre placée sous le signe de la mémoire et du vivre ensemble, rassemblant également huit jeunes Allemands et dix jeunes Polonais âgés de 12 à 17 ans.

Pour Noah, habitué des séjours de l’Espace Jeunesse, ce projet avait une saveur particulière : « C’était ma première participation dans le cadre du Triangle de Weimar. Les discussions ont porté sur la Seconde Guerre mondiale, pour confronter nos points de vue, comprendre comment chacun vit cette mémoire aujourd’hui ».

Au fil des discussions, des activités linguistiques et des conférences menées par des historiens, les jeunes ont découvert combien cette histoire commune les reliait. « La guerre a touché tout le monde, explique Noah. On s’est rendu compte que, même si nos familles en parlent de moins en moins, il est important de se souvenir ».

Entre visites culturelles à Wolsztyn et Pozna, ateliers ludiques et rencontres avec la municipalité, les participants ont aussi pris le temps de tisser des liens forts. « On a créé un groupe WhatsApp pour rester en contact. On parlait en anglais, ça nous a permis de progresser », précise Noah.

Ce séjour a également été l’occasion d’évoquer l’Europe d’aujourd’hui. « Là-bas, on se sentait plus européen que français ou allemand ou polonais », confie-t-il « On a envie d’un avenir de coopération, pas de guerre. Même si le monde inquiète parfois, je reste optimiste. »

Pour l’équipe d’animation, cette expérience illustre la force du dialogue entre jeunes générations. Grace au soutien de la municipalité, de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), du conseil départemental 66 et des partenaires polonais et allemands, le projet a permis à ces adolescents de comprendre l’Histoire autrement : en la partageant.

De Wolsztyn, les jeunes reviennent grandis, conscients du poids du passé mais confiants dans la construction d’un avenir commun.

Comme le résume Noah, « Personne ne veut revivre une guerre mondiale ». Et c’est peut-être là le plus bel enseignement de ce voyage européen.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 7 novembre 2025)

« Je vais être obligé de moins manger, de moins me soigner… » (L’Indep)

Ce jeudi 6 novembre 2025, entre 100 et 150 personnes ont défilé a Perpignan malgré la pluie à l’appel des organisations de retraités. Pour dénoncer les mesures d’austérité du projet de budget qui pourraient faire diminuer le pouvoir d’achat des aînés.

Les fortes pluies de la fin de matinée ont perturbé le cheminement de la manifestation. Le défilé s’est déroulé comme prévu entre le Castillet et le siège du Mouvement des entreprises de France (Medef), mais les trombes d’eau ont ensuite empêché l’ensemble du cortège de poursuivre jusqu’à la préfecture.

Reste que de nombreux retraités ont tout de même bravé le mauvais temps pour faire entendre leurs revendications ce jeudi. Entre 100 et 150 personnes ont pris part à la manifestation, qui avait pour objectif de dénoncer les mesures d’austérité prévues par le projet de budget du Premier ministre Lecornu, qui est en cours de discussion au Parlement. Projet qui, s’il était adopté tel quel, aurait selon les organisations de retraités un impact significatif sur le pouvoir d’achat des aînés.

« J’ai fait le calcul », indique Michel, un retraité de la RATP syndiqué à la CGT et résidant au Soler. « Si on additionne la fin de l’abattement de 10 % pour l’impôt sur le revenu et l’augmentation des mutuelles, pour un foyer comme le mien, cela représente un mois de pension en moins par an. Je vais être obligé de faire des choix, de moins manger, de moins me soigner… »

Antoine, un retraité du bâtiment pianenc, est également remonté. « Ce qu’on entend tous les jours est insupportable », juge-t-il. « L’impôt n’est pas juste en France. Ils veulent faire payer ceux qui n’ont pas les moyens, alors qu’il faudrait prendre l’argent là où il est. Avec toutes les mesures annoncées, je vais perdre 4 ou 5 % de pouvoir d’achat. Je vais être obligé de me priver, même si j’estime avoir une re traite qui tient la route. Alors imaginez ceux qui ont 1 200 euros par mois. »

De plus, les retraités soulignent avoir déjà été mis à contribution ces dernières années. Et nombre d’entre eux confient devoir aussi aider leurs enfants ou petits-enfants, qui sont eux-mêmes en difficulté.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 7 novembre 2025)

Manifestation des retraités à Perpignan

Malgré le mauvais temps, c’est plus de 200 retraité-es qui ont répondu à l’appel des organisations syndicales et associations. Après une manifestation dans les rues de Perpignan, avec un passage devant le MEDEF, une délégation à été reçue par un représentant du Préfet.

À cette occasion, 700 pétitions sur le thème de « la sécu, c’est vital », ont été remises.

Cette mobilisation, appelle à une suite… Au mois de décembre ?

Un clin d’œil amical, à nos camarades « actifs » présent-es à leurs côtés, dans un geste solidaire fort apprécié par les « aînés ».

Zohran Mamdani, le nouveau visage de l’Amérique anti-Trump (L’Indep)

Les candidats démocrates ont remporté mardi soir les trois premiers scrutins majeurs organisés depuis que le républicain Donald Trump est revenu à la Maison Blanche en janvier dernier, redonnant du souffle à un parti en difficulté depuis son revers électoral de l’an dernier et alors que se profilent les élections de mi-mandat au Congrès (midterms) l’an prochain.

Le socialiste Zohran Mamdani est élu maire de New York, concrétisant une ascension politique fulgurante qui a fait de lui l’une des personnalités les plus éminentes du Parti démocrate, tandis qu’Abigail Spanberger et Mikie Shemill ont nettement remporté les élections pour les postes de gouverneur en Virginie et dans le New Jersey.

Un test crucial

Ces trois élections étaient considérées comme un premier indicateur de l’état d’esprit de la population américaine après neuf mois de présidence tumultueuse de Donald Trump. Elles constituaient également l’occasion pour les démocrates d’évaluer différentes stratégies de campagne, alors que le parti peine à se remettre de sa défaite lors de la présidentielle de novembre 2024. Les scrutins de mardi se sont tenus, cependant, dans des régions qui penchent plutôt à gauche.

Mais, alors que nombre d’électeurs démocrates appellent au renouvellement du parti, les trois candidats victorieux pourraient le redynamiser et susciter une nouvelle vague d’engouement. Ils ont pour point commun d’avoir mis l’accent durant la campagne sur les problèmes économiques – en particulier le coût de la vie. Si Abigail Spanberger et Mikie Sherrill font partie de l’aile modérée du Parti démocrate, Zohran Mamdani s’est distingué en se décrivant comme un progressiste décomplexé dans la lignée du sénateur Bernie Sanders et de l’élue Alexandria Ocasio-Cortez.

Durant la campagne, Zohran Mandani a appelé à relever les impôts versés par les grandes entreprises et les plus fortunés afin de financer des politiques ambitieuses, comme le gel des loyers pour près d’un million d’appartements new-yorkais ou encore la gratuité des transports en bus dans la ville. À Wall Street, des patrons ont exprimé leur préoccupation à l’idée de voir un socialiste à la tête de la capitale mondiale de la finance. Donald Trump l’a décrit à tort comme un « communiste » et avait apporté lundi soir son soutien à son rival Andrew Cuomo, reitérant sa menace de réduire les fonds fédéraux alloués à New York, sa ville natale, si Zohran Mamdani gagnait le scrutin.

L’Indépendant, le 6 novembre 2025

Selon le PC, le budget 2026 pourrait particulièrement impacter les P.-O. (L’Indep)

La fédération départementale du Parti communiste tirait hier la sonnette d’alarme sur les conséquences qu’auraient certaines mesures d’austérité du projet de budget 2026 dans les Pyrénées-Orientales, marquées par un taux de pauvreté record.

À austérité nationale, impact local. Selon la fédération départementale du Parti communiste, le projet de budget de l’État pour 2026, actuellement en discussion au Parlement, s’annonce de bien mauvais augure pour les Pyrénées-Orientales, déjà marquées par un taux de pauvreté record. « On nous annonce notamment des coupes sombres dans la santé ou les transports et une baisse de 26 % des crédits alloués à la jeunesse et aux associations, alors que les difficultés s’accumulent déjà pour celles qui viennent en aide aux habitants les plus précaires », dénonce le porte-parole du PCF 66, Michel Coronas.

Selon le parti, les coupes budgétaires auraient des répercussions d’autant plus fortes dans les Pyrénées-Orientales que le département présente une croissance démographique supérieure à la moyenne nationale. « Il va donc y avoir une augmentation des besoins, mais moins de moyens pour y répondre », résume Michel Coronas.

Par ailleurs, si les mesures annoncées aboutissent, le budget pourrait également coûter cher aux collectivités du pays catalan. « Si on additionne toutes les dispositions prévues, on est sur une baisse des recettes de l’ordre de 4,6 milliards d’euros au niveau national. Le double de la réduction effectuée en 2025. C’est autant d’argent en moins pour assurer les services auprès de la population », s’inquiète le président de la coopérative des élus communistes et républicains des Pyrénées-Orientales, Jean-André Magdalou.

Face à l’austérité promise, le PCF prône « une tout autre logique, un choc d’investissement dans les services publics, qui généreraient à leur tour des recettes nouvelles ». Sur le modèle du programme mis en place en France après la Libération.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 6 novembre 2025)

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Dangers multiples

Le monde va mal. Passons vite sur les guerres, sur le règlement violent des conflits de tous ordres, sur les détresses en Afrique, au Moyen-Orient et en Ukraine, sur les destructions des êtres humains et des biens. L’humanité, dans tous les sens du terme, est menacée. Quelques états, dans le monde, mettent en danger la planète entière. Ajoutons les menaces dominatrices des USA à l’égard de l’Amérique latine, le blocus de Cuba, la course engagée au surarmement dans le monde, en France et ailleurs, l’absence de volonté d’agir pour la paix de la part des pays dominants. Assurément, si les peuples ne s’en mêlent pas…

La France va mal. Comme ailleurs, les puissances économiques nationales et internationales, capitalistes, écrasent les notions d’intérêt commun, de solidarité, d’égalité, de société, de progrès et de préservation de la planète. Elles sont au pouvoir. Elles sont aussi les hauts-parleurs de leurs propres intérêts. On n’est jamais aussi bien servi… Pédagogie oblige. Le bonheur n’est plus à l’ordre du jour. Délocalisations industrielles, pressions sociales sur les salaires et les pensions, remise en cause du formidable principe solidaire des cotisations sociales, services publics, qui appartiennent à tous, affaiblis. Les milliards improductifs « spoliés », parfois financés par de l’argent public, sont protégés avec les griffes et les chroniqueurs. Le Medef, le RN, les partis de droite sont en ordre de bataille. Ils attaquent, ensemble. Assurément, si le peuple ne s’en mêle pas…

Le département va mal. L’immense détresse des éleveurs locaux en est un exemple. Le chômage est en hausse, encore, pour une place de second département de France dans le domaine du sous-emploi et de la pauvreté. Les friches et les arrachages se multiplient. L’autoritarisme grandit. Assurément, si les citoyens « catalans » ne s’en mêlent pas, …

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4090 – vendredi 7 novembre 2025)

L’édito de Michel Marc. Dangers multiple
Souscription exceptionnelle

Focus

Retraites. Le choix de société en question
Les annonces

L’événement

Rénovation urbaine à Perpignan. Les vieux quartiers, dont Saint-Jacques
« Il n’y a aucune vision d’avenir »
Rénovation du quartier Saint-Jacques à Perpignan. Quelques questions/réponses
Une vision destructrice de court terme

Département

Élevage : Dermatose Modulaire Contagieuse. Silence, on tue
Crise viticole. Une autre façon de penser
Laïcité. Un débat avenir salutaire
Conseil départemental. Les assistants familiaux ont fait grève, massivement
Mémoire/ D’hier à aujourd’hui, pourquoi résister ?
Avis de décès
Le P.O.T Rando’ Club. Dimanche 9 novembre 2025 Arbousols
En Català. Les cinc arques. Capitol 3 (1)

Sport

TOP 14. Le jour se lève enfin à l’USAP

Culture

Aujourd’hui musique. Une belle longévité
Où sortir ?
Ambiance de rave
Film. L’étranger
Exposition. Rétrospective Patrick Jude
Vos dons, votre journal

France

Féminisme. Le consentement entre dans la définition pénale du viol
Apprentissage : sois jeune, pauvre et tais-toi !
Arcelor-Mittal. La nationalisation s’impose
Accord Franco-algérien. Du centre-droit au RN, Convergence affirmée

L’humeur de Jean-Marie Philibert

De l’unité… Si us plau

Découvrez d’autres articles chaque semaine sur le site
N’oubliez pas chaque semaine, s’informer pour agir
→ Le bulletin d’abonnement
Rendez-vous également sur la page Facebook du TC, Twitter et Instagram
pour suivre les actualités tout au long de l’année

Eus. Trafic ferroviaire Prades-Perpignan: le pont démoli (L’Indep)

Il était au centre de toutes les attentions depuis le déraillement du train le 24 juillet 2024.
Le pont percuté par la locomotive qui avait déraillé a finalement été détruit. « Sans aucune certitude d’être reconstruit », selon le maire de la commune Philippe Dorandeu « La SNCF fait des études préliminaires pour faire un nouveau pont, mais ça me semble compliqué ». De son côté, la SNCF confirme « qu’à la suite des travaux de dévoiement d’eau potable menés par la commune d’Eus et terminés le 30 octobre, SNCF Réseau a pu engager les travaux de démolition du pont depuis lundi 3 novembre ».

Vérifications d’usage

« Une fois les matériaux évacués, les équipes procéderont au confortement des talus au droit du pont avant de poursuivre sur les travaux de réfection de la voie et de la caténaire, opérations qui s’étaleront sur plusieurs semaines. À l’issue de ces travaux, les équipes SNCF Réseau procéderont aux vérifications d’usage sur l’ensemble de la section de ligne, non circulée depuis le 24 juillet 2024 (vérification des systèmes de signalisation, des passages à niveaux, mais également de la végétation aux abords des voies). Une fois ces contrôles réalisés, la voie pourra être restituée ». Le 23 septembre dernier, le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, confiait à L’Indépendant que « quoi qu’il arrive et quels que soient les différends, je veux que la circulation ait repris en janvier 2026 ». Tout semble sur la bonne voie.

Ph. C. (L’Indépendant, le 5 novembre 2025)